Bas nylons et un petit de la capitale

Pendant presque 70 ans Le Petit Parisien fut un des principaux quotidiens de la Troisième République, fondé en 1876. Il a tiré jusqu’à trois millions d’exemplaires. Comme beaucoup de journaux qui ont une longue existence, il se situera dans diverses tendances politiques. Plutôt de gauche à ses débuts, il se décale vers la droite après la première guerre mondiale. Après l’invasion de 1940, il devient un journal collaborationniste et le restera jusqu’à la fin, son dernier numéro paraissait le 17 août 1944. Son dernier directeur, Jean Dupuy, également ministre et homme politique, fit partie de ceux qui furent jugés pour collaborationnisme. Il fut néanmoins acquitté. Il tenta sans réussite de relancer le journal.

Dans la plupart des derniers numéros d’août 1944, on peut trouver un dessin humoristique et politique, bien évidemment se moquant des libérateurs, comme si l’Allemagne avait encore un espoir de gagner la guerre, alors que l’armée d’invasion était aux portes de Paris. Voici ces dessins, qu’il faut bien remettre dans leur contexte, celui d’un journal de propagande et collaborationniste. Toutefois certains, en y regardant bien, expriment quand même quelques doutes sur la « victoire finale » si chère à Hitler. Mais s’il y a bien quelque chose qui n’a pas de frontières, c’est l’humour.

Source Gallica, BNF, DP

4 réflexions sur “Bas nylons et un petit de la capitale

  1. Bonjour M. Boss,
    Tout ça, comme vous dites est bien à laisser dans son contexte, pour pas qu’il y est d’ambiguïté ! quoiqu’il en soit on peut noter l’humour et comme on dit : « on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui  »
    il faut savoir discerner selon le contexte et hélas c’est pas toujours le cas pour certains, je parle pas de nous bien sûr.
    Bon weekend
    cooldan

    • Hello Cooldan,
      En effet, remettre dans le contexte. En pensant que ces dessins sont parus juste avant la libération, on y imagine que certains ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez. C’est doublement comique, une première fois on rit de ceux qui se berçaient d’illusions, et une seconde fois quand on rit en sachant ce qu’il s’est passé après. Même Hitler dans son bunker, quelques jours avant son suicide, imaginait qu’il allait encore gagner la guerre. Dans son entourage immédiat, personne n’osait lui faire la moindre remarque de peur qu’il entre dans une de ces colères dont il avait le secret. La propagande ne fait illusion qu’un temps, mais certains en sont tellement imprégnés qu’ils en font une certitude.
      On tout rire de tout encore plus spécialement de ceux qui se sont trompés.
      Bon weekend

  2. Bonjour messieurs,

    Triste et douloureuse époque !
    Un écrivain , contemporain du Roi-Soleil (Boileau ou Racine) s’exclama par la bouche d’un de ses personnages (?) : « Il faut s’empresser de rire d’un malheur avant que d’avoir à en pleurer ! « . Le malheur des uns fait le bonheur des autres? Hum… pas certain. « Ite Missa Est ».
    Bon WE. Peter.

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