En passant

Bas nylons et un célèbre barbu vu d’ailleurs

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Le fameux et énigmatique Landru a fait couler beaucoup d’encre, c’est le moins que l’on puisse dire. Les affaires criminelles ont toujours passionné les foules, de la concierge aux conversations de bistrot, chacun à son avis. Après la guerre 14-18 quand éclata l’affaire, tous les regards se tournent vers Paris. Il est de bon ton de trouver le personnage odieux, mais dans le secret des pensées, il n’en va pas toujours ainsi. Certains en mal d’expériences enchanteresses avec la femme, le considèrent comme un héros. Il se trouva quand même 4000 âmes qui votèrent pour lui aux élections qui se déroulèrent lors de l’affaire. Même en regard des médias assez dispendieux de l’époque, il n’y a guère que la presse qui peut relier les faits auprès du public, tout le monde avait fait sa connaissance. Sorte de feuilleton, ni radiophonique, ni télévisé, tout le monde ou presque avait envie de connaître un nouvel épisode de l’histoire. J’ai déjà parlé de lui ailleurs, mais si je reviens sur cette histoire, c’est pour l’aborder un peu d’une autre manière. J’ai bien entendu relu la presse de l’époque, mais j’en ai extrait les commentaires d’un chroniqueur qui voit la chose avec ses yeux. Je considère qu’une presse bien démocrate doit donner la parole à ses lecteurs et faire appel à un ou des éditorialistes éclairés, chose qui manque cruellement dans les feuilles de choux d’aujourd’hui.

Voici ces chroniques parues sur un journal local et les diverses réflexions que l’affaire inspira à celui qui signait sous le pseudonyme de Margillac entre fin 1920 et 1921. A la fin, vous trouverez un article marrant qui découle de cette histoire, mais qui prend une saveur particulière quand on sait que c’est peut-être un journaliste qui prétendait avoir un avis de « spécialiste » sur Landru et ses victimes.

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Et pour terminer, lisez cet article, tout le monde n’est pas Landru qui veut.

Sources Gallica, BNP, DP

En passant

Musique et petites culottes

De la musique avec rien que des nanas, moins facile à dénicher qu’on pourrait le penser.

Les Surfragettes, groupe de surf féminin dans une chanson que les fans des Yardbirds ou de Johnny Burnette connaissent bien.

Des Russes et de belles guitares entre surf et hypnotique, groupe actuel et plutôt intéressant.

Au tournant des années 1970, Fanny, des Américaines encore un peu baba cool.

Des Japonaises plutôt jeunes, la classe !.

Blackthorn, très glauque et russe.

Des jeunes qui font une belle reprise d’un titre de Metallica.

Les Pandoras, groupe garage féminin des années 80.

Les Orchids, l’un des nombreux groupes qui se nommaient ainsi, 1980

Les Runaways, du hard rock en plein punk, produites par le célèbre Kim Fowley.

Les Liverbirds, sans doute un des premiers exemples filmés du genre en 1965.

Un tas de nanas swing en Colombie.

En passant

Bas nylons et la bonne aventure

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Encore une fois nous allons nous attarder sur une chanson créée par un Noir qui passé à la postérité grâce à un relais considérable par les artistes blancs. Le créateur est Benny Spellman (1931-2011), un chanteur de R&B américain. En 1962, il enregistre ce que l’on peut considérer comme son unique succès très localisé au marché américain, « Lipstick Traces ». Sur la face B figure « The Fortune Teller », la chanson qui nous intéresse ici. Les deux faces sont écrites sous la plume d’un personnage très connu en musique, Allen Toussaint. Il utilise parfois un pseudonyme pour l’écriture, celui de Naomi Neville, un patronyme féminin qui est le nom de jeune fille de sa mère.

L’année suivante, les Beatles commencent à marquer des points et entraînent toute un pléiade de jeunes loups aux dents plus ou moins longues. Parmi eux les Merseybeats se mettent sur les rangs. Ils ont un contrat avec Fontana et hésitent encore sur le choix des titres pour le premier 45 tours. En fait, ils ont retenu deux chansons, deux reprises, l’une est « It’s Love That Really Counts » de Dionne Warwick et l’autre « The Fortune Teller » de Benny Spellman. Lors d’un concert, ils soumettent au vote du public pour savoir lequel devait figurer en face A du premier single. Les fans votent pour la chanson de Dionne Warwirck, ce qui permettra aux Merseybeats d’avoir un premier modeste succès. Mais « Fortune Teller » est bien présent en face B et est certainement artistiquement plus achevé et original que le slow de la face principale. C’est une première mise en valeur de cette chanson en Angleterre et elle ne manquera pas d’attirer des futurs clients qui ne sont pas tous des inconnus.

La même année, les Rolling Stones se l’approprient pour leur second disque au dos d’une reprise de « Poison Ivy » des Coasters. Quelques exemplaires sont pressés, mais à la dernière minutes on se ravise au profit de « I Wanna Be Your Man » la composition des Beatles et premier hit des Stones. Elle apparaîtra un peu plus tard sur l’album « Go Live If You Want It » doublée d’une ambiance live, mais c’est bel et bien l’enregistrement studio qui figure sur le disque. La chanson est décidément condamné aux faces B. Ce sera encore le cas avec la reprise suivante, celle de Toy Jackson ex-bassiste et co-chanteur des Searchers. Mais son aura, à travers les innombrables reprises en font plus qu’une simple face B. C’est ce que nous allons voir.

La très rare publication française de 1962

L’original, 1962

Les Merseybeats, 1963, ma favorite.

Les Rolling Stones, 1963

Tony Jackson & Vibrations, 1965, très bonne version.

The Hollies, 1965.

Le groupe allemand, the Stellas, sur un 45 tours qui avait la particularité d’être en stéréo, chose rare en1966.

The Throb, Australie 1966.

The Hard Times, USA 1966

Thee Sixpence, futurs Strawberry Alarm Clock, USA, 1966.

The Fire Escape, USA, 1967.

Les Who l’ont eue dans leur répertoire live des années 60, mais voici une version studio de 1969.

Les Who sur l’album « Live At Leeds », 1970.

Le groupe français Dogs sur leur premier album, 1979.

Le groupe punk anglais 999, 1981

Robert Plant (Led Zeppelin) avec Allison Krauss, 2007.

Les mêmes en live, 2008.

Un document assez pathétique, le pauvre Benny Spellman a moitié impotent se rappelle quelques souvenirs (2009).

Il faut aller sur Youtube pour la regarder.

 

 

En passant

Bas nylons et un amas de ruines

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Les gens heureux n’ont pas d’histoire, citation très connue que l’on pourrait transposer à un pays. De ce point de vue, la France ne fait sans doute pas partie de cette sorte d’élite. Au cours de son histoire elle a connu bien des mouvements d’humeur. Jusqu’à la révolution de 1789, nombre de malheurs pouvaient être imputés à la monarchie, puisqu’elle dirigeait la pays. Après cette révolution, les choses changent un peu, on voit apparaître la Première République (1792-1804), la réapparition des hommes forts qui mènent le pays ; Premier Empire Napoléon 1er (1804-1814 ; la Restauration, Louis XVlll (1814-1824), Charles X (124-1830); Monarchie De Juillet, Louis-Philippe 1er (1830-1848); Deuxième République, Louis Napoléon Bonaparte (1848-1852); Second Empire, Napoléon III (1852-1870); Troisième République, Alphonse Thiers (1871-1873). Au cours et après ( IV et V  Républiques) le système ne changera point, un président dirigera la République, excepté faite de l’occupation allemande. Pendant ce laps de temps, le peuple, cet éternel insatisfait, ne manque pas de faire savoir ce qu’il pense en l’exprimant à sa manière. La Commune de 1871 reste l’insurrection la plus connue. Je ne vais pas vous conter par le détail touts les faits et gestes de cette passe d’armes, mais l’envisager sous un autre aspect. En effet, historiquement on peut considérer que La Commune est la première révolte amplement documenté par l’image. On peut mettre un visage sur les principaux protagonistes, mais surtout avoir un aperçu des dégâts qu’elle causa au patrimoine, car ce fut une guerre destructrice spécialement à Paris. Sur les images, c’est assez impressionnant et l’on remarque qu’il ne s’agit pas de quelques rues dépavées ou de façades un peu abîmées. L’emploi en force de l’artillerie n’y est pas sans conséquences.

Sources Gallica, BNP, DP

De New York à San Francisfolk

Il y a des artistes qui servent de canalisateurs pour un style ou un autre. Quand ils arrivent à se maintenir à un certain niveau de popularité, nul doute qu’ils ouvrent la porte à ceux qui ont assez de curiosité pour en savoir plus. Si j’aime le folk américain, c’est sans doute grâce un peu au Kingston Trio ou aux Brothers Four. Si ces derniers sont à mon avis plus authentiques, les premiers ne déméritent pas bien que certains puristes les classent dans un style de variété « folklorisante ». Personnellement j’aime bien, l’étendue de leur répertoire permet de remonter aux chansons qui ont fait l’histoire du folklore américain, sans doute l’un des plus intéressants du fait de la rencontre de multiples cultures. La conquête de l’Ouest reste une des principales sources d’inspiration. il n’y a pratiquement pas un personnage, bon ou mauvais, qui marqua cette histoire, qui n’a pas une chanson qui raconte sa légende. De même, les vastes plaines, les lieux particuliers, les amours heureuses ou malheureuses, sont autant de sujets pour en faire une chanson.
Le Kingston Trio fut populaire dès son célèbre « Tom Dooley » enregistré en 1959, un arrangement sur une chanson d’origine africaine. Pour bon nombre des leurs titres directement puisés dans la tradition ou compositions venant d’autres grandes références comme Woody Guthrie ou Pete Seeger, leurs versions restent incontestablement populaires. Par exemple, le fameux « Greenback Dollar » (« Sacré Dollar » par les Missiles) composé et enregistré par Hoyt Axton, a gagné les oreilles du public grâce à la version du Kingston Trio.
J’ai fait une sélection d’un douzaine de titres dans leur discographie, des titres que vous avez peut-être entendus par d’autres, mais que me paraissent intéressants et qui viennent tous de la tradition du folk, même si certaines peuvent avoir un petit air d’être venues d’ailleurs.

En passant

Bas nylons et une chanson triste

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Les Yardbirds furent sur bien des points un groupe très innovateur. L’histoire se rappelle avant tout des trois fameux guitaristes qui officièrent dans la première époque, Eric Clapton, Jeff Beck, Jimmy Page. Après le départ de Clapton et l’apparition de Beck, l’orientation du groupe changea passablement. Du blues plus ou moins traditionnel qui alimenta les premiers sillons, Beck se posa en précurseur d’une avancée musicale qui fait encore la réputation du groupe. L’année 1965 est un tournant majeur dans l’histoire de la musique, la révolution est autant sociétale que musicale. Tout en revendiquant un nouveau mode de vie, on explore à fond de nouveaux sons, de nouvelles manières de concevoir la musique. En toile de fond, la musique psychédélique pose ses premiers jalons, de futurs grands noms comme les Doors sont à l’affût. Les Yardbirds sont déjà présents et à côté de succès  bien calibrés aux sonorités bien nouvelles, ils vont enregistrer pour la première fois dans l’histoire de la pop, un titre inspiré du chant grégorien. Le titre en sera « Still I’m Sad » et à ce jour il reste toujours une référence incontournable dans leur discographie. Jusque-là, le groupe n’a pas vraiment de compositeur attitré parmi les membres, le principal composteur est extérieur, Graham Gouldman qui sera le pourvoyeur des trois premiers gros hits. Mais malgré tout, on s’essaye à la composition, le résultat aboutira au premier album studio qui sera exclusivement composé d’originaux signés par les membres. Toutefois, le bassiste Paul Samwell-Smith, aussi directeur musical, et le batteur Jim Mc Carty font bande à part pour la composition de « Still I’m Sad ». L’idée est venue comme ça, il leur a paru intéressant d’explorer cette voie. Certains essais furent testés dans les toilettes d’un lieu public pour profiter de la résonance des lieux. Une fois le titre mis au point et enregistré, on hésita pour savoir s’il figurait en face principale du prochain 45 tours, l’autre titre étant le resplendissant « Evil Hearted You », la troisième composition de Gouldman pour le groupe. Finalement, le disque fut lancé sur le principe de la double face A. Le disque connut un succès considérable, mais au fil du temps « Still I’m Sad » est celui qui est le plus resté dans les mémoires, d’autant plus qu’il fut repris de nombreuses fois.

L’original

La version française par… les Compagnons de la Chanson !

Le version jazzy de Manfred Mann, instrumental 1966.

Les mêmes dans une version en live, 1966.

Un trio de jazz sur le fameux label Blue Note. the Three Sounds, 1967.

La reprise de Rainbow, hard rock,1975.

La reprise par les stars du disco Boney M, qui fit beaucoup pour immortaliser la chanson en face B de Ma Baker, 1977.

Une version en finlandais, Markku Aro, 1977.

Version de Minimal Compact, groupe new vawe, 1986.

Une autre version française, « Le Chagrin », Ramon Pipin, 1992.

Gregorian, 1999.

Version hard rock, Axel Rudi Pell, très belle voix, qui rappelle un peu celle du chanteur des Scorpions.

Rainbow en live, 2017.

Les Yardbirds, formation actuelle en live, 2016.

En passant

Bas nylons et clowneries

Quand j’allais au cirque étant enfant, il y avait une chose qui m’intéressait particulièrement, les clowns. Même si je vais rarement au cirque maintenant, je n’ai pas tellement changé d’avis, le clown me fascine toujours, me traiter de clown est presque un honneur. Le personnage a remplacé peu à peu les bouffons de jadis, plus attitrés à une cour. L’origine propre du nom est incertaine et lointaine, mais le nom français semble être adopté depuis la nomination anglaise au 19ème siècle. C’est n’est vraiment qu’à partir des cirques itinérants qu’il devient plus facile à approcher. Son extravagance vestimentaire et son maquillage grotesque en sont les premiers signes visibles, du moins dans la tradition. Certains clowns plus modernes sont habillées presque normalement, moins repérables à première vue, mais tout aussi drôles. En général, ils sont aussi dotés d’une autre spécialité, jongleur, acrobate, musicien, mime. Pour moi, le grand clown est celui qui est seul sur scène et ne parle pas ou peu et arrive à faire rire, mais ils peuvent aussi être plusieurs et arriver au même résultat, c’est juste un peu plus facile, ils peuvent faire des gags à tout de rôle. Devenir célèbre en étant clown n’est pas donné à n’importe qui. Dans les pays francophones, les Suisses Grock et Dimitri, les Français Achille Zavatta ou la famille Fratellini, sont des noms qui reviennent souvent et qui sont pratiquement connus dans le monde entier.

A part le domaine de la scène, il en est une autre où le clown resplendit de toute son aura, la photographie. Alors pour illustrer ces propos, voici une série de photos où le clown est roi, suivi de petits films et de quelques chansons, car la chanson s’est maintes fois emparée de ce personnage.

La fameux Grock, sur scène alors âgé de plus de 70 ans.

Un extraordinaire clown américain, que j’avais vu au cirque et qui m’avait impressionné, George Carl.

Gianni Esposito et Dimitri.

Edith Piaf

Claide François sur une adaptation de Gary Lewis & Playboys.

Frank Alamo sur une adaptation de Manfred Mann.

Laurent en 1967, titre original.

Sources Gallica, BNP, DP