En passant

Bas nylons et un amas de ruines

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Les gens heureux n’ont pas d’histoire, citation très connue que l’on pourrait transposer à un pays. De ce point de vue, la France ne fait sans doute pas partie de cette sorte d’élite. Au cours de son histoire elle a connu bien des mouvements d’humeur. Jusqu’à la révolution de 1789, nombre de malheurs pouvaient être imputés à la monarchie, puisqu’elle dirigeait la pays. Après cette révolution, les choses changent un peu, on voit apparaître la Première République (1792-1804), la réapparition des hommes forts qui mènent le pays ; Premier Empire Napoléon 1er (1804-1814 ; la Restauration, Louis XVlll (1814-1824), Charles X (124-1830); Monarchie De Juillet, Louis-Philippe 1er (1830-1848); Deuxième République, Louis Napoléon Bonaparte (1848-1852); Second Empire, Napoléon III (1852-1870); Troisième République, Alphonse Thiers (1871-1873). Au cours et après ( IV et V  Républiques) le système ne changera point, un président dirigera la République, excepté faite de l’occupation allemande. Pendant ce laps de temps, le peuple, cet éternel insatisfait, ne manque pas de faire savoir ce qu’il pense en l’exprimant à sa manière. La Commune de 1871 reste l’insurrection la plus connue. Je ne vais pas vous conter par le détail touts les faits et gestes de cette passe d’armes, mais l’envisager sous un autre aspect. En effet, historiquement on peut considérer que La Commune est la première révolte amplement documenté par l’image. On peut mettre un visage sur les principaux protagonistes, mais surtout avoir un aperçu des dégâts qu’elle causa au patrimoine, car ce fut une guerre destructrice spécialement à Paris. Sur les images, c’est assez impressionnant et l’on remarque qu’il ne s’agit pas de quelques rues dépavées ou de façades un peu abîmées. L’emploi en force de l’artillerie n’y est pas sans conséquences.

Sources Gallica, BNP, DP

6 réflexions sur “Bas nylons et un amas de ruines

  1. Bonjour Mr Boss,

    Merci pour ce bref tour d’horizon de notre Histoire.
    « le pouvoir de l’image ». Atout bien connu dans notre politique. Comme St Thomas, dit « l’incrédule : je vois, je crois ». Bref.
    Avec la Guerre de Sécession, la photographie fait son entrée dans l’Histoire.
    Elle vient étayer les paroles et suscite bien plus l’émotion plus que les mots
    Une des guerres modernes qui a marqué les esprits en France est la guerre de 1870 avec ses horreurs, ses drames et ses exactions.
    Dans son roman, « Boule-de-Suif « , Guy de Maupassant décrit la vie d’une
    « courtisane » pendant l’occupation de Paris par les soldats du Kaiser. Une version cinéma de ce roman fut réalisée dans les années 1950, avec Micheline Presle dans le rôle de Boule-de-Suif.
    Les Prussiens avaient utilisés les canons sur voie ferrée, aux effets dévastateurs.
    Et les photos ci-dessus témoignent de cette lutte fratricide entre Parisiens, lesquels s’étaient divisés entre « Versaillais » et « Fédérés », au lendemain de ce court mais meurtrier conflit .
    La transformation de Paris par le baron Haussmann, architecte en chef de cette gigantesque entreprise et nommé par Napoléon III en personne, s’en trouve alors comme défigurée. Notre belle capitale mettra du temps à s’en relever. Mais assez vite, pour recevoir les visiteurs lors de l’Exposition universelle de 1889 ! Exposition qui verra la « Dame de Fer », clou de cette parade, se dresser sur le champ de Mars après des mois de travaux harassants dirigés par l’ingénieur Gustave Eiffel. Cet ingénieur a signé les plans du viaduc du Garabit dans le Cantal, ouvrage avant-gardiste pour l’époque : lumière et solidité étaient les maitres-mots.
    Mr Eiffel sera mandaté par le gouvernement pour le percement du canal de Panama mais des malversations entrainèrent la faillite et l’obligèrent à en céder l’aboutissement de sa construction aux Etats-Unis…
    Bon WE. Peter.

    • Hello Peter,

      Merci pour ces développements.
      Heureusement qu’il reste toutes ces archives que l’on a bien voulu conserver. Je ne dirais jamais assez l’importance de le faire. Et surtout de pouvoir y avoir accès.Je passe des heures à les visionner.
      Bon weekend

  2. Bonsoir Mr Boss,

    Tu as tout à fait raison. Ces témoignages du passé visuels resteront dans la mémoire collective. Dans ce sens, la conservation reste primordiale.
    A condition qu’elle échappe à tout type de destruction. A ce propos, les archives communales sont importantes pour qui s’intéresse à l’histoire de sa propre famille. Ainsi les villes d »Alsace et de Lorraine occupées pendant et après la guerre de 1870 ont vu une partie de leurs archives municipales brûlées par les soldats prussiens. D’où la quasi impossibilité aujourd’hui dans certaines communes de retrouver les traces quelconques d’une filiation. Restent en dernier recours les archives du diocèse, conservées à l’évêché. Si tant est qu’elles aient pu échapper au sacrilège du pillage…
    Pour la recherche généalogique, en France, concernant la période de l’Ancien Régime, le premier « écueil administratif » reste la Révolution Française avec tous les bouleversements tant politique que social et humain qu’elle a engendrés…
    Passé ce cap difficile, la quête est plus aisée et l’on peut remonter dans le temps.
    De plus, C’est notre bon roi François 1er qui, le premier, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, en 1539, a exigé que les actes civils soient rédigés désormais en langue d’ oïl, le Français parlé, et non plus en latin, utilisé jusqu’à cette date.
    Il a laissé aussi sa « patte » culturellement parlant.
    Féru de littérature, il a ordonné que pour chaque parution d’un ouvrage, en France, un exemplaire en soit conservé dans les archives de son château d’Amboise, avant que ceux-ci soient transférés au Louvre sous Louis XIII. Une manière aussi pour le pouvoir royal de surveiller pamphlétaires et austres mécontents. C’est aussi à cette époque, que Théophraste Renaudot, premier journaliste de temps modernes, publie sa « Gazette », qui consistait en quelques feuillets sur l’air du temps. Que de temps a passé depuis…
    Bon WE. Peter.

    • Hello Peter,
      Rien ne devrait se perdre, mais j’ai parfois l’impression que ceux qui devraient se charger de cela ne sont pas toujours à la hauteur. Encore faut-il savoir ce qui est important ou ne l’est pas et pour cela il n’y a qu’un seul espoir, la culture. Je me targue d’être un assez bon connaisseur en histoire régionale, mais quand je vois ce dont les gens se débarrassent en croyant que ce sont des choses sans importance, cela fait un peu peur, il y a encore du travail.. Bien sûr, les collectionneurs et spécialistes dans un domaine le savent, mais on voudrait mettre les choses à l’abri, en sécurité, mais c’est difficile, on ne nous aide vraiment pas. Les moyens mis à disposition sont limités, souvent par manque de crédits, et pourtant au prix où sont les gigaoctets sur disque dur, c’est assez ridicule.
      La France dans ce domaine se défend assez bien .avec Gallica par exemple. Dans d’autres pays, c’est hélas le désert.
      Les relevés paroissiaux sont des petites mines d’or, et pour autant que cela soit à l’épreuve du temps, on y trouve les traces de beaucoup de monde. Le site de mormons aux USA est assez bien dodu, mais il y a encore beaucoup de vides. Il faut se méfier des sites de généalogie, surtout les payants, car bien souvent ils reprennent juste les archives des journaux, donc rien de bien neuf.
      Enfin, longue histoire…
      Bon weekend.
      .

  3. Bonjour Mr boss,

    Tout à fait d’accord avec toi.
    Garder ou ne pas garder ? le dilemme de toute personne qui veut conserver une trace de sa vie ou des siens pour la postérité, des objets personnels ou autre fac-similé.
    Tout conservateur de musée y est confronté.
    Mon métier de documentaliste s’attachait essentiellement à archiver et à rechercher l’information sur quelque support que ce soit: articles, photos, encyclopédies, diapositives, films sur CDRom. J’ai effectué ma courte carrière sous contrat pour l’Education Nationale, en lycée général puis professionnel.
    Fournir l’information la plus pertinente pour les élèves en particulier, pour des travaux dirigés ou des exposés sur thème ou pour du travail personnel.
    Tout repose sur le système de classification de Dewey qui répertorie l’information au plus précis possible. Ce numéro de classe est un peu l’équivalent de notre numéro d’INSEE personnel. Une information mal archivée est une info perdue puisque introuvable !
    Documentaliste et journaliste sont deux professions qui sont « cousines » en quelque sorte dans la mesure où elles « manient » l’information.
    De toute l’Europe, la France reste certainement l’un des pays les mieux équipés en matière de conservation de la mémoire collective, sans compter les initiatives privées. Certaines fondations participent financièrement à ces travaux de conservation ou de restauration.
    « L’Homme qui nie son passé n’a pas d’avenir » (proverbe japonais).
    Un travail de longue haleine qui n’est pas prêt de s’achever…
    Bon WE. Peter.

  4. Hello Peter,
    En effet le rôle du documentaliste est très important, il aide à constituer un bagage du souvenir. qui pourra être utile à d’autres. Il m’arrive de plus en plus souvent d’être informé que quelqu’un que je connais est décédé. A part le souvenir qu’ils peuvent laisser dans la mémoire de ceux qui les ont connus, il ne reste rien. Ils ne laissent pas de traces, car ils n’ont rien fait pour apporter une pierre à l’édifice de la connaissance ou de la création. Cela on peut le faire, même modestement, dans une infinité de domaines. C’est dommage.
    Bon dimanche

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