En passant

Bas nylons et blues magnifié

Elles vient de là, elle vient du blues, cette citation extraite d’un disque de Johnny Hallyday est assez représentative de la musique du 20ème siècle. Il est certain que la musique pop à partir du milieu des années 1960 s’inspira largement du répertoire noir. Nombreux furent ceux qui mirent dans leur discographie des titres enregistrés parfois des dizaines d’années avant par un de ces plus ou moins obscurs bluesmen. Si les Noirs gagnèrent un peu d’agent, des fois pas du tout, grâce à cette mise en lumière il y gagnèrent la notoriété et de manière encore plus intéressante, la sortie du ghetto. Dans ce post nous allons comparer quelques un de ces titres entre la version originale et la reprise la plus célèbre, soit celle qui a mis le titre en valeur et incita d’autres artistes à le faire figurer dans leur répertoire, pour parfois en faire une version qui deviendra elle-même une référence. Nous retrouverons certains noms plusieurs fois d’un côté comme de l’autre. Il m’était impossible de citer tous les bluesmen qui bénéficièrent de cette manne. Pour une bonne part, ces disques dans leur version moderne fut pour moi une initiation, parfois sous le sourire ironique de mes copains d’école, vers des musiques plus consistantes et ont titillé ma curiosité pour découvrir ces artistes noirs qui figurent en bonne place dans ma discothèque personnelle avec toute leur magnificence.

Skip James – I’m So Glad (1931) / Cream 1966

Howlin’ Wolf – Spoonful (1960) / Cream (1966)

Robert Johnson – Crossroads (1937) – Cream (1968)

Sonny Boy Williamson I – Good Morning Little Schoolgirl (1937) – Ten Years After (1969)

Slim Harpo – I’m A King Bee (1957) / Rolling Stones (1964)

Billy Boy Arnold – I Wish Yiu Would (1955) / Yardbirds (1964)

Howlin’ Wolf – Smokestack Lightnin’ (1959) – Yardbirds (1964)

Sonny Boy Williamson II – Bye Bey Bird (1963) – Moody Blues (1965)

Big Joe Williams – Baby Please Don’t Go (1935) / Them (1965)

Howlin’ Wolf – I Ain’t Supertitious (1961) / Savoy Brown (1967)

Muddy Waters – You Need Love (1963) / Small Faces (1965) inspira Led zeppelin pour Whole Lotta Love

Otis Rush – So Many Roads (1960) / John Mayall & Bluesbrakers (1966)

Ike & Tina Turner – Gonna Find Me A Substitue (1963) / Pretty Things (1966)

Bo Diidley – Roadrunner (1959) / Anumals (1965)

2 réflexions sur “Bas nylons et blues magnifié

  1. Bonjour M. Boss,
    Comme le film qui sortira sur les écrans le 03 juillet où le réalisateur Danny Boyle, a imaginé un monde où les Beatles n’auraient jamais existé .Un musicien anglais cherchant à percer se réveille un matin et découvre qu’il est le seul à se souvenir des Beatles….je n’ose pas imaginer un jour me réveiller sans la musique Pop qui s’est inspiré du répertoire noir et qui nous a vu grandir …..et entendre seulement du Rap……….
    Bonne semaine
    cooldan

    • Hello Cooldan,
      En effet quel affreux cauchemar, du Rap rien que du Rap, beuh….! Heureusement maintenant même les Beatles s’étudient pendant les leçons de musique. De quoi faire des heures de colle si on avait osé à ces vieilles badernes qu’un jour cela arriverait. Le plus évolué que j’ai connu nous avait chanté une fois « le blues du dentiste » d’Henri Salvador en l’imitant assez bien. Pour le autres…
      Bonne suite de semaine

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