En passant

Bas nylons et une pierre particulière

Il est parfois amusant de constater comment une chanson peut entrer dans la légende et devenir presque exclusivement attribuée à un artiste qui l’a en fait empruntée à un autre, même s’il n’est pas le premier à la faire. C’est là que la popularité d’un artiste peut aspirer tout ce qu’un autre a pu faire. Je suis assez pinailleur sur le sujet, mais les deux tiers du mérite revient au créateur de la dite chanson. La chanson qui nous occupe aujourd’hui est « I’m Not Your Steppin’ Stone », que pas mal de gens attribuent aux Monkees, ce qui est en réalité absolument faux. Couplée en 45 tours à leur fameux hit « I’m A Beliver », elle ne pouvait que pénétrer facilement dans les oreilles des teenagers en empruntant cette voie, d’autant plus qu’elle a des atouts pour le faire. La-dessus peuvent se greffer tous les phénomènes propres à la promotion d’un artiste et de ses enregistrements. Car dans ce cas précis pour l’original, ce n’est pas tellement le fait d’un groupe obscur mais bien d’un band qui était plutôt très connu aux USA, Paul Revere & Raiders, au potentiel évident. Même si avant de figurer au répertoire des Monnkees, elle est encore précédée par l’excellente reprise faite par Liverpool Five, ce n’est que grâce aux Monkees qu’elle gagnera ses galons de notoriété. Les compositeurs en sont Tommy Boyce et Bobby Hart, un duo aux multiples hits, occasionnellement aussi interprètes. Elle retrouvera une seconde jeunesse grâce au mouvement punk et plus particulièrement aux Sex Pistols qui l’enregistrent pour leur second album « Great Rock And Roll Swindle », aussi bande sonore de film. Elle n’a pas disparu des répertoires, car ceux qui l’interprètent encore aujourd’hui peuvent se recommander de deux écoles, celle des sixties et celle du punk. Partons en exploration…

L’original, Paul Revere & Raiders, début 66.

La première reprise, W.C. Fields Memorial Electric String Band, mai 1966

La très très bonne version de Liverpool Fine, un rien aux sons psychédéliques, juin 1966.

La version des Monkees, clip en playback, novembre 1966. Il existe des petites différences entre les versions mono et stéréo. Leur version ne démérite pas.

Première reprise en Angleterre par the Flies, assez intéressante, fin 1966.

Les Sex Pistols, version punkisée, 1979.

Les Merton Parkas, revival mod, 1979

Modern Rocketry, un air disco, 1983.

Long Tall Shorty, très énergique version, 1985.

The Krewmwn, un groupe psychobilly, 1988.

Intruder, du hard rock, 1989.

Version garage par Feminine Complexe, 1997.

Sky Saxon, ex chanteur des Seeds, sauce garage sixties, 2008.

Un version en live par Metallica.

Ce qui reste des Monkees en 2015, ceux qui sont au premier plan.

2 réflexions sur “Bas nylons et une pierre particulière

  1. Bonjour M. Boss,
    C’est souvent le cas pour beaucoup de titres et comme on dit l’élève dépasse le maître ….d’où le fait d’en oublier le maître !
    bonne semaine
    cooldan

  2. Hello Cooldan,

    C’est un des attraits de la pop, transformer un truc basique en quelque chose de plus fouillé, bien que cela ne soit pas toujours le cas Il reste quand même le fait que l’on aie envie de reprendre une chanson que l’on juge attrayante. Cela existe aussi dans la musique actuelle, bien que l’on constate assez souvent que c’est plus du saccage que de la mise en valeur.
    Bonne semaine

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