En passant

Bas nylons et des rigolos d’un autre siècle

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Le journal satirique n’est de loin pas une invention nouvelle. Il existe pratiquement depuis l’invention de la presse. Pendant longtemps ce ne fut que des pamphlets à tirages limités et distribués discrètement, principalement sur une page. A partir du 19ème siècle, poussé par la Révolution ils fleurissent ici et là. Dans ses premières formes il s’agit surtout de textes et petit à petit des dessins font leur apparition, on a compris qu’un dessin vaut mille mots. Un hebdomadaire très intéressant parut de 1848 à 1855 Le Journal pour rire. Il fut fondé par Charles Philippon, né en 1800 à Lyon. Il se destine aux beaux-arts, mais un peu rebelle, il lui préfère le dessin satirique. Son journal est un bel exemple de journal satirique abondamment garni des dessins traitant le sujet sous la houlette des divers dessinateurs. Je vous en ai extrait quelques dessins d’un numéro paru en 1854. J’ai fait abstraction volontaire des dessins consacrés à des personnages depuis longtemps oubliés ou de faits qui firent l’actualité d’alors sans pour autant nous parler 160 ans plus tard. D’autres peuvent être transposés plus facilement au temps présent, dont certains ne manquent pas d’une certaine férocité envers ces bons bourgeois ou les politiciens. A s’aperçoit une fois de plus que toutes les époques ont leurs moments drôles. On peut cliquer les dessins pour les visualiser mieux.