En passant

Bas nylons et une chanson toujours bleue

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Une des premières grandes stars noires féminines de la musique fut Ethel Waters et cela nous fait remonter dans les années 1920, cent ans en arrière. Les spécialistes se souviennent d’elle, mais pour la plupart des gens, c’est plus difficile de la situer et en même de dire qu’elle était une chanteuse et une meneuse de revues musicales. C’est un modèle pour une chanteuse qui deviendra célèbre un peu plus tard Billie Holiday. dont les nouvelles générations se souviennent sans doute mieux. Mais si le nom de Waters s’est un peu perdu, il y a au moins deux chansons dont elle est la créatrice qui n’arrêtent pas d’être reprises « Stormy Monday » et celle dont nous allons parler ici, « Am I Blue ».

Ecrite par Harry Akst et Grant Clarke, un tandem blanc, l’enregistrement original date de mai 1929 et c’est un succès immédiat. Elle est reprise la même année  par une dizaine d’artistes et notamment par la chanteuse blanche Annette Hanshaw. Cela assure à la chanson un débouché sur le marché blanc, car n’oublions pas qu’en 1929, le racisme aux USA n’est pas une légende. Au fil des années, elle est constamment mise au répertoire par des grands noms de l’époque. Elle va surtout connaître une seconde jeunesse en 1957, quand Eddie Cochran l’enregistre dans une version plus proche du rock and roll que les versions précédentes qui lorgnent vers le jazz. Chanson type que l’on peu apprêter assez facilement à bien des sauces, elle n’est pas prête de tomber dans l’oubli. Sur un plan personnel, c’est le genre de truc qui m’aurait rendu un peu fou si j’avais eu 20 ans en 1929.

L’original, 1929.

La version d’Annette Hanshaw, 1929.

Bille Holiday, c’était quand même une sacrée chanteuse, 1941.

Eddie Cochran, c’est rock coco, 1957.

Ricky Nelson, 1957.

Ray Charles, toujours grand interprète, 1959.

Mose Allison, c’est bien sûr jazz, 1961.

Bette Midler, c’est plutôt bien réussi, 1972.

Cher sans Sonny, 1973.

Robert Gordon, rockabilly, 1979.

Linda Ronstadt, 1986.

The Go-Getters, 1996.

Pete Anderson & The Swamp Shakers, c’est tout le problème du rock en enregistrement digital, 2008.

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2 réflexions sur “Bas nylons et une chanson toujours bleue

  1. Hello M. Boss
    Au fil du temps ….on voit l’évolution …et ça finit en apothéose avec une version rock !
    Bonne semaine
    cooldan

  2. Hello Cooldan,
    Je préfère certainement les versions « modernes », mais pour moi les anciennes ne manquent pas de charme, mais celle d’Eddie Cochran est bien la première que j’ai entendue.
    Bonne semaine

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