Bas nylons et petites têtes

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Apparus en 1965, les Small Faces connurent une assez belle notoriété jusqu’en 1969 où ils se séparèrent et joignirent divers d’autres formations qui eurent aussi leur heure de gloire comme Jeff Beck Group, Faces, Humble Pie. A l’instar des Who ou les Kinks, ils furent les représentants du mouvement mod, influencés à leur débuts par le r’n’b noir américain. Ils commencèrent d’enregistrer chez Decca puis signèrent avec le label Immediate fondé par le manager et producteur des Rolling Stones, Andrew Loog Oldham. Un critique disait à propos des Small Faces, que Decca ne semblait pas trop avoir pris conscience qu’ils étaient peut-être les meilleurs artistes sur ce label après les Rolling Stones. Sans doute eux aussi pensèrent ainsi, et en quittant Decca ils rebondirent dans le succès, mais écrivent une nouvelle page dans leur création musicale qui se teinte de psychédélique à la sauce anglaise. Il est rare que les groupes qui atteignent une certaine notoriété comme créateurs et laissent de vraies traces dans l’histoire, n’aient pas dans leurs rangs d’habiles compositeurs. Ici, nous trouvons un duo à la Lennon – McCartney, Steve Marriot le guitariste et Ronnie Lane le bassiste. A l’exception de leurs deux premiers hits, ils signeront tous les autres succès. Nous trouvons également  Ian McLagan aux claviers, il remplaça Jimmy Winston parti après le second single. La batterie est tenue par Kenny Jones, qui est aujourd’hui le seul survivant de cette formation. La discographie du groupe n’est de loin pas insignifiante au niveau du contenu. On y trouve quelques belles reprises et des compositions qui n’ont pas à rougir d’être persuasives. Parcourons ces titres qui remplirent les faces B et les albums, en respectant une certaine chronologie et en laissant de côté les hits flamboyants.

PERIODE DECCA

Nous commencerons par un titre, très symbolique de leur maestria, qui est une reprise remaniée de Muddy Waters, dont Led Zeppelin s’empara quatre ans plus tard pour « Whole Lotta Love » sans trop en reconnaître la source d’inspiration. Cela leur valut quelques ennuis avec le compositeur original, Willie Dixon. Les Small Faces le créditèrent à Dixon. alors que Led Zeppelin, plagiant un peu l’arrangement des Small Faces, s’attribuent le crédit de la composition.

Titre instrumental qui servit souvent de fond sonore lors de l’émission « Salut Les Copains ».

PERIODE IMMEDIATE

Adapté par Johnny Hallyday « Je N’ai Jamais Rien Demandé »

C’est le titre des Smal faces que j’ai le plus écouté, 50 ans après je ne m’en lasse pas.

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4 réflexions sur “Bas nylons et petites têtes

  1. Bonjour M. Boss,
    J’adore ce groupe qui a toujours été très créatif.
    Un petit complément toujours en lien avec Paul McCartney (Beatles) , en 1978 Jimmy McCulloch : a joué avec les Small Faces sur l’album : 78 in the Shade – Jimmy à la guitare sur Thinking About Love & You Ain’t Seen Nothing Yet…mais avant et bien sûr celui-ci a été membre des Wings de 1974 à 1976 .
    Bonne semaine
    cooldan

    • Hello Cooldan,

      Je suis un peu comme vous, j’adore aussi et je les ai suivis régulièrement en achetant la plupart de leurs disques. Ils font partie de mes bons souvenirs.
      Bonne semaine

  2. Bonsoir Messieurs;

    Toujours un peu cette influence des Beatles dans leur look. Je découvre. Merci d’enrichir mes connaissances.
    Bonne semaine. Peter.

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