En passant

Bas nylon et un lotus pas bleu

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J’ai toujours eu une certaine fascination pour l’Orient, la Chine entre-autres. Ce n’est pas la Chine moderne qui m’intéresse, mais celle du passé, l’art en particulier et bien entendu la musique. Je dois aussi avouer que la cuisine chinoise ne me laisse pas indifférent. Je me souviens d’un canard laqué dans un restaurant chinois de Londres, qui coûtait presque rien, et qui m’a laissé une souvenir presque impérissable. D’après tous les retours que j’ai eus ou lus, l’hospitalité chinoise est extraordinaire, les touristes qui viennent nous visiter très chaleureux et respectueux. Dommage qu’on ne leur rende pas toujours la pareille. Quand je suis allé visiter le Mont Saint-Michel, pour ceux qui connaissent, je logeais à l’hôtel Mercure à côté du restaurant le Pré Salé. La porte de ma chambre donnait directement sur le passage qui est devant l’hôtel. Je prenais l’air en attendant le petit déjeuner. Voici un couple de Chinois qui s’amène. Arrivé à ma hauteur, il me font une petite révérence et me sortent un « bonjour » qui était plutôt « bojiour » et partent d’une éclat de rire, heureux d’avoir sorti un mot dans ma langue. C’est des petits trucs, mais cela vous met de bonne humeur pour la journée. Il y a 100 ans, la Chine était encore quelque chose d’assez mystérieux, il n’y a qu’à lire « Le Lotus Bleu » avec Tintin, pour avoir une idée des clichés qui circulaient à propos de ce pays. La photographie a certainement été un moyen de découvrir un peu ce pays et de s’en faire une petite idée vers la fin du 19ème siècle.
Victor Segalen (1878-1919) né à Brest, fut l’un des ces photographes Il fut aussi écrivain, poète, archéologue, cinologue et surtout médecin dans la marine. Fasciné par la Chine dont il apprit la langue, il y fit à partir de 1909 plusieurs séjours dont il rapporta de nombreuses photographies. Il s’intéressa notamment à la recherche de monuments des dynasties Han (-206-220), Tang (618-907) et intermédiaires. Il mourut prématurément en 1919. Son fils Victor fut un célèbre athlète et footballeur.
Nous allons parcourir quelques unes de ses photos en commençant par quelques portraits de lui enfant et adulte. Vous pouvez agrandir les photos.

Un peu de musique pour se mettre dans l’ambiance

Source BNP, Gallica, DP

 

4 réflexions sur “Bas nylon et un lotus pas bleu

  1. Bonjour M. Boss
    Merci pour ce voyage , je ne connais pas ce pays , mais ça me déplairait pas d’y aller, peut être pas en ce moment ….. le seul pays asiatique que j’ai visité est la Thaïlande .
    Bonne fin de semaine
    cooldan

  2. Bonjour Mr Boss,

    Merci de nous faire découvrir cet illustre inconnu.
    L’aventure exotique a tenté un certain nombre de jeunes gens à s’engager dans la Marine en cette fin de 19è. siècle. Et les récits et photos ramenés de leurs voyages enrichirent l’imaginaire de leurs contemporains. La conquête indochinoise n’est pas si éloignée dans les esprits…
    En effet, la lointaine Cathay paraissait mystérieuse car à l’autre bout du monde.
    Mais la Chine fut connue dès l’Antiquité pour son commerce de la Soie qui fit sa fortune. Plus près de nous, rappelons nous du périple interminable de seize ans des Polo père, oncle et fils, commerçants vénitiens, au 13è. siècle pour nous en rapporter les richesses.
    La civilisation millénaire de la Chine fascine toujours autant. Elle a permis l’invention de nombre d’objets du quotidien dont la fourchette de table.
    Napoléon 1er avait eu cette phrase prémonitoire à propos de la Chine : « Laissez la Chine dormir. Quant elle se réveillera, le monde tremblera ! » . Glaçant, non ?
    Et comment ne pas évoquer la Grande Muraille, gigantesque ouvrage maçonné de 5000 kms (surnommé : le mur des 10000 Li) , visible, dit-on, depuis la Lune.
    Les premiers caractères d’imprimerie, gravés sur des carrés d’argile, furent inventés par les Chinois autour du premier siècle de notre ère, de même que le papier. C’est par l’intermédiaire des marchands arabes au Moyen-Age que ce dernier fut connu en Europe. C’était un grand pays centralisé, gouverné par des mandarins. La communauté asiatique dans son ensemble est toujours soucieuse d’être en parfaite harmonie avec les gens qu’elle côtoie. Honneur et politesse sont leurs maitres mots.
    Dans « Tintin et le Lotus Bleu », de 1937, notre héros à la houppe s’attaque au trafic de l’opium et il fait le tour des faux-clichés sur la société chinoise dans une série de vignettes. A (re) découvrir pour les inconditionnels du célèbre reporter. Bonne lecture.
    Bon WE. Peter.

    • Hello Peter,
      Je serai toujours fasciné par les autres civilisations, il y a toujours quelque chose à apprendre d’elles et souvent ce n’est pas rien.
      Bon week-end

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