Bas nylons et cinq têtes à Clark

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Dave Clark Five fut un ces groupes qui tint le haut du pavé pendant plusieurs années. De fin 1963 à 1970, ils seront présents dans les classement mondiaux régulièrement. Un peu comme dans le football, en pleine Beatlemania, les villes anglaises soutenaient leurs musiciens et les buts marqués étaient en fait des hits bien classés dans le hit parade. Liverpool s’est taillé la part du lion, mais Birmingham, Manchester, et pour le Dave Clark Five, Tottenham leur ville d’origine, étaient aussi dans la course. Des succès ils en connurent, mais c’est surtout aux USA que leur étoile brillera le plus intensément, ils classèrent plus d’une quinzaine de titres dans les charts. A l’instar des Beatles, ils avaient un duo de compositeurs très efficace, Dave Clark le batteur et Mike Smith le clavier et chanteur. Un peu comme leurs prestigieux rivaux, les compositions n’étaient pas toujours écrites 50/50, mais toutes signées Clark-Smith, même si parfois un compositeur extérieur comme Ron Ryan participe aussi, mais n’est pas toujours crédité. Par contre Lenny Davison le guitariste,  Dennis Payton, guitariste, saxophoniste, participent parfois à la composition et sont crédités. Seul Rick Huxley le bassiste, n’a apparemment jamais composé. Dave Clark est certes un musicien, mais il est aussi un hommes d’affaires, il sera le producteur du groupe durant toute sa carrière et prolongera bien au-delà sa main mise sur ses productions. Il a de ce fait rarement autorisé les rééditions, ce qui fait qu’il faut se rabattre sur les publications d’époque pour écouter le groupe. En revanche le site web officiel propose en écoute libre un grand nombre de titres. Le style de l’orchestre est assez particulier, essentiellement basé sur la rythmique, au détriment de la mélodie. C’est plutôt de la musique pour bouger. Ce sera toujours la carte de visite dont on se rappelle le plus. Curiosité: ils ont dans leur discographie deux chansons qui ont le même titre mais qui sont complètement différentes  « Everybody’s Knows », dont les second sera un gros succès (no 2 en Angleterre). Le groupe a aussi enregistré de nombreux instrumentaux, dont certains sont déchaînés et contrastent avec leur apparence plutôt BCBG, on retrouve aussi cette tendance parmi quelques titres chantés. La France les a toujours plus ou moins boudés, ce n’est guère qu’à travers quelques reprises que l’on peut se souvenir d’eux, les plus connues étant sans doute « Les Yeux Bleus (Over And Over) » de Sacha Distel et « Que Calor La Vida (The Red Ballon) » par Marie Laforêt. Ce sont deux hits du DCF, mais qui sont des reprises, la première de Thurston Harris et la seconde de Raymond Froggatt. On retrouve par ailleurs dans la discographie des chanteurs français comme Monty, Sylvie Vartan, Noël Deschamps, Jean-Claude, Vic Laurens, les Volcans, les Baronets, plusieurs de leurs titres ou succès, toutes des reprises de titres originaux du groupe.
Partons en exploration dans cette discographie des titres secondaires, chose pas trop difficile car ils ont sortis autant d’albums que les Beatles, essentiellement aux USA. C’est pour une bonne part, là que se situe les belles découvertes. Les titres précédés de *** sont des originaux. C’est à peu près dans l’ordre chronologique.

Le temps passe et pour les anciens c’est parfois un sacré exercice de mémoire de savoir qui est encore de ce monde parmi tous ces musiciens qui firent partie de ces multitudes de formations qui firent un jour l’histoire musicale moderne. Pour les sixties, la plupart sont aujourd’hui au moins des septuagénaires, d’autres sont partis dans les étoiles. Voici pour la situation pour Dave Clark Five, il est reste encore deux parmi nous:  Dave Clark, 80 ans (assis) et Lenny Davison, 75 ans. en arrière plan. Cette photo est typique de la mise en scène chère à Dave Clark, il se démarque toujours des autres, ici il est assis et les autres sont debout. Il est aussi souvent au premier plan, habillé différemment, lors des concerts sa batterie est souvent sur un podium.

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*** Premier enregistrement du groupe en 1962 avant la gloire.

*** Un des premiers titres assez remuants, qui n’est pas sans rappeler « Twist And Shout ».

*** Un premier instrumental, sans doute inspiré de Johnny & The Hurricanes

*** Très représentatif de leur style. Ce fut mon premier disque du groupe, souvenirs, souvenirs !

*** Une instrumental très jazzy. Ils composèrent quelques trucs du genre qui auraient pu servir de générique à une série tv.

*** Repris par les Volcans « Sans Hésiter ».

*** Ce ne fut pas à proprement par un hit pour eux (une face B en Angleterre), mais il cartonna aux USA. La chanson deviendra internationalement connue plus tard notamment par la reprise de Julian Lennon, le fils de John.

*** Un titre très rock and roll.

*** Un titre calme, un clip extrait du film « Having A Wild Weekend » avec Dave Clark

*** Un titre extrait du film « Catch Us If You Can »

*** Un de ces instrumentaux tonitruants, je ne sais pas ce qu’ils avaient consommé.

*** L’intro est très inspiré du « Brand New Cadillac » de Vince Taylor

*** Très r’n’b

*** De la même veine

*** Il y a un tube là-dedans, cela aurait mérité un single.

*** Une assez belle face B et bien pop

*** Encore un titre bien allumé, un petit moment d’hystérie, le vrai titre est « Five By Five ».

*** Même que le précédent mais en version intégrale

Un document. Comme les Beatles, ils firent une « Royal Performance », mais en 1966. Ils interprètent l’original et tube maison « Nineteen Days », mais dans la deuxième partie se trouve une belle reprise de « Georgia On My Mind », qui comme tout le monde ne le sait pas n’est pas un original de Ray Charles, mais un titre des années 30, qu’il a popularisé de belle manière.

Un petit reportage sur le groupe en 1964 qui montre bien leur popularité.

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2 réflexions sur “Bas nylons et cinq têtes à Clark

  1. Bonjour M. Boss,
    Un des rares groupe anglais ( le deuxième) à s’imposer aux USA et ont même réussi à mettre leur reprise de Carl Perkins « Glad all over » Numéro 1 , devant les Beatles !!
    « No time To Lose » est vraiment très proche de « Twist and Shout »
    Dommage que le groupe se soit dissous en 1968, lorsque Dave Clark se soit lancé dans le cinéma.
    Bonne semaine
    cooldan

  2. Hello Cooldan,
    Dave Clark a longtemps hésité entre le cinéma et la musique. Il n’a obtenu que des rôles de figurants, ce qui l’a sans doute poussé vers la musique, et c’est tant mieux. Il aura quand même l’occasion d’être la vedette avec son groupe de films musicaux, un peu comme les Beatles.
    Une chose que je tiens à rectifier et qui est très souvent dite, je l’ai lu des dizaines de fois, leur hit « Glad All Over » n’est pas une reprise de Carl Perkins de sa chanson homonyme, mais une composition Clark / Smith / Ryan. Je ne sais pas d’où est partie cette histoire, mais elle a la vie dure, La chanson de Perkins a bien été reprise, mais par les Beatles pour la BBC, mais ça je pense que vous connaissez. Il existe peut-être une petite similitude dans le refrain des deux versions, mais les paroles sont totalement différentes. Ceci dit vous êtes mille fois pardonné, car comme je l’ai dit, cette affirmation est très courante, je n’ai que rarement vu la bonne version.
    Bonne semaine.
    Et pour s’en convaincre, la version de Perkins :

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