En passant

Bas nylons et Mr Spencer

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On l’oublie un peu, mais le Spencer Davis Group fit partie de cette poignée de groupes qui imposa la musique noire et le r’n’b en Angleterre. En plus de cela, ils eurent aussi pas mal de succès, c’est sans doute ce qui relégua leur démarche un peu au second plan. Leur premier album est truffé de reprises, et l’on ne peut que constater qu’elles sont loin de friser le ridicule. Le groupe contient un petit génie, il n’a que 15 ans quand il intègre le SDG, Steve Winwood. Il est multi-instrumentiste et dans le groupe il joue aussi bien de la guitare solo que des claviers. Sa voix est aussi un de ses atouts, elle sonne assez noire et il est le principal vocaliste du groupe, l’autre étant, aussi très compétant dans cet exercice, Spencer Davis. Ce dernier, vocaux et guitariste rythmique, est déjà un vieux routier. Il a en fait presque dix ans de plus que Steve Winwood, né en 1939. Il est passionné depuis toujours de musique, mais s’il est aussi capable de jouer de plusieurs instruments, il est aussi polyglotte. Il parle l’anglais, l’allemand et le français. Quand je l’ai rencontré, il m’a dit qu’il regrettait de ne pas pouvoir le parler plus souvent et qu’il l’oubliait un peu. En fait, son premier métier fut prof de langues, il était d’ailleurs surnommé « professeur » dans les clubs qu’il fréquentait. Nous trouvons encore Muff Winwood, le frère de Steve, basse et vocaux; Steve York, batterie. Ils sont signés par Island et seront parmi les premiers gros artistes du label qui deviendra rapidement une major.

Spencer Davis et votre serviteur

Allons faire un petit voyage dans la discographie du groupe, surtout ces titres qui remplissent les faces B et parfois un peu perdus dans les albums. Tous parus entre 1964 et 1967, à peu près dans l’ordre chronologique et ne concernent, sauf une exception, que la période avec Steve Winwood.

Le premier single, une version du titre de John Lee Hooker, aussi exploitée par les Animals, mais celle-ci est plus « nerveuse ».

Second single, reprise des Soul Sisters

Un titre emprunté aux Righteous Brothers, dans une excellente version.

Reprise d’un des premiers classiques de Ike & Tina Turner. C’est la chanteuse Millie (My Boy Lollipop) qui chante en second plan.

Un original composé par Spencer Davis, également au chant, très bluesy.

Belle reprise du classique popularisé par Ray Charles.

Reprise d’un très fort titre de la chanteuse de soul Betty Lavette.

Un original de Steve Winwod et Spencer Davis, pour moi un de leurs plus grands titres, le vocal et l’ambiance sont merveilleux.

Un classique de country créé par Joe Babcock et repris par un tas d’autres, même Johnny Hallyday en France.

Un titre en allemand, reprise d’une chanson populaire.

Du même compositeur que les premiers hits du groupe, le Jamaïcain Jackie Edwards, aussi exploité par les VIP’S

Un instrumental de Winwood et un peu de politique avec un certain Lumumba, les anciens connaissent.

Le classique de Presley / Orbison.

Un autre instrumental de Winwood.

L’incontournable classique d’Elmore James.

Le seul célèbre titre de Percy Sledge, qui va comme un gant à la voix de Winwood.

A l’époque, ils avaient passé sur Europe 1 à « Salut Les Copains », j’étais derrière mon transistor. On avait questionné le groupe en leur demandant quel était leur enregistrement préféré, Ils avaient répondu « High Time Baby », composition collective du groupe. Alors la voici…

La face B du premier single sans Winwood, un original de Spencer Davis, immortalisé par Allman Brothers Band.

Un document, le groupe en live pour la tv finlandaise, 1967. Les tubes « Gimme Some Lovin », « I’m A Man », « Georgia On My Mind », Dust My Blues » + interview

Le Spencer Davis Group actuel.

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2 réflexions sur “Bas nylons et Mr Spencer

  1. Bonjour M. Boss,
    Ce n’est pas que j’avais oublié ce groupe, avec des perles musicales, mais il est vrai que j’ai plus accroché au talent de Steve Winwood par le biais des groupes TRAFFIC et BLIND FAITH, voir avec Eric CLAPTON puis sa carrière solo ….
    Bonne semaine
    cooldan

    • Hello Cooldan,
      Oui en effet, Steve Winwood a mis d’autres beaux atouts dans son jeu par la suite. Le SDG fait partie de ceux que j’écoute encore régulièrement, je n’ai pas vraiment décroché. Mais de manière générale, j’ai toujours suivi ceux qui m’avaient impressionné à un moment ou à un autre. Même qu’à l’époque la première fois que j’ai entendu « A Whither Shade Of Pale » de Procol Harum, j’ai cru que c’était le SDG, il y a une certaine similitude entre les voix de Brooker et Winwood.
      Bonne semaine
      .

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