En passant

Bas nylons et des jeux

 

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Comme beaucoup de gens s’ennuient, alors pourquoi pas quelques jeux et visionner quelques films ?

Les solutions de jeux se trouvent tout en bas du post.

1 – Il y a 7 différences entre les deux photos, une est exprès à l’envers. Vous pouvez cliquer pour agrandir.

2 – Ce sont les parents d’un très célèbre personnage politique. Indice : il ne fut marié que quelques heures. Qui est-il ?

3 – Qui est cette personne dans une chaise roulante ?

4 – En astronomie que désigne-t-on par le nom de fourneau ?

5 – Dans la série les Cinq Détectives imaginée par Enid Blyton, aventures se déroulant dans une village anglais, un des héros s’appelle Fatty. L’auteur fait référence à un personnage très connu dans les années 1920. Qui est-il ?

6 – Un blindtest avec 5 extraits de 15 secondes d’instrumentaux très célèbres, tous année 60. Trouver le titre et l’interprète de la version proposée.

6 – Même exercice avec une denrée somme toute assez rare dans le yéyé français des années 60, les solos de guitare ou autre. En voici 5 dont 4 me paraissent relativement faciles, un étant assez difficile. Evidememnt, il fallait écouter ce genre de musique à l’époque ou la réécouter maintenant.

 7 – Retrouver le titre de ces 5 films, tous français, tous connus.

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En ces jours de confinement, pourquoi pas un peu de cinéma? Sur Youtube, il existe nombre de films qui sont visibles en toute liberté. Mon but est de vous en proposer quelques uns et d’attirer votre attention sur certains films qui valent le détour. Sans en avoir trop l’air, je suis assez cinéphile et plutôt bon connaisseur sur le cinéma depuis ses débuts jusqu’aux années 1960. C’est un choix personnel, mais avec le recul, on peut vraiment définir ce qu’est un film culte, celui qui l’est devenu. Aujourd’hui beaucoup de nouveautés nous sont annoncés comme de futurs film cultes, mais je demande à voir, bien que je ne pourrai pas le faire, ce qu’il en restera d’ici quelques dizaines d’années. De plus, le cinéma d’alors me semble moins empreint de considérations financières, bien entendu il faut de l’argent pour faire un film, mais cela me semblait plus secondaire.
Alors procédons ainsi, je vous présente brièvement un film via une affiche avec les précisions nécessaires. Si vous êtes intéressé, il vous suffira de cliquer sur l’affiche qui vous renverra sur Youtube où vous pourrez le visionner en toute tranquilité. Dans la mesure du possible, je sélectionne des films accessibles aux francophones, bénéficiant au moins d’un sous-titrage en français. Je commence par une série de trois films.

M, le maudit. Fritz Lang, 1931. Version originale sous-titrée français.

L’histoire se déroule dans une grande ville allemande, en grande partie dans des quartiers ouvriers, où sévit un tueur en série, qui s’attaque à de jeunes enfants et qui est activement recherché par la police. En raison de leur enquête minutieuse qui contraint les policiers à surveiller les quartiers populaires, celle-ci finit par inquiéter les criminels de la ville. Les principaux membres de la pègre locale vont alors se mettre à rechercher le tueur, à leur tour et le démasquer.
Avis personnel. L’un des plus grands films que j’ai vus. Il nous replonge dans l’Allemagne des années 1920, alors que le nazisme tisse gentiment sa toile. Par certains côtés le film est presque un documentaire. La misère, le chômage, la débrouille, défilent sous nos yeux. Dans sa période allemande, Fritz Lang nous a habitué à de grandes choses, Metropolis est un parfait exemple, la photographie de son film ne fait pas exception. Pour ce premier film parlant qu’il réalise, il exploite la parole et le son pour souligner l’action. Il nous restitue le parler allemand de l’époque et nul n’oubliera l’extrait de Peer Gynt siffloté par l’assassin quand il rôde. C’est habile, car chaque spectateur qui a vu le film s’en rappellera chaque fois qu’il l’entendra. Et puis, c’est aussi une fantastique interprétation de l’acteur principal Peter Lorre, son jeu devant le tribunal de la pègre est hallucinant. D’origine juive, il quittera l’Allemagne et finira par arriver à Hollywood où il poursuivra une carrière sans rôles aussi marquants, mais qui lui permettront de bons seconds rôles dans des films très connus comme « Le Faucon maltais » de John Houston. Le souvenir de son interprétation dans le film de Lang n’y est pas étranger. Rappelons aussi que Fritz Lang s’est inspiré de l’histoire de Peter Kurten, le tristement célèbre vampire de Dusseldorf. Lang assista à son procès. En fait c’est le premier film de l’histoire du cinéma traitant d’un serial killer.

Le voleur de bicyclette. Vittorio De Sica, 1948. Film en version française.

Antonio Ricci, quarante ans, vit dans une banlieue populaire de Rome, à Val Melaina, avec sa femme et ses deux enfants. Au chômage depuis deux ans, il a finalement la chance de trouver un emploi de colleur d’affiches, à condition qu’il ait une bicyclette. La sienne étant gagée au mont-de-piété, Maria, sa femme, y porte trois paires de draps afin de récupérer l’indispensable vélo. Le lendemain matin, il se rend à son travail, accompagné de Bruno, son fils de 7 ans, qui travaille dans une station-service. Ce même matin, alors qu’il a commencé sa tournée, sa bicyclette lui est volée, anéantissant d’un coup tous ses espoirs. Vainement, il se lance à la poursuite du voleur dans les rues de Rome, il doit se résoudre à porter plainte auprès de la police, qui lui laisse peu d’espoir.
Avis personnel. La première fois que j’ai vu ce film, c’était en 1966. L’école nous l’avait offert dans un cinéma de quartier comme cadeau de Noël en séance spéciale. Comme j’ai du sang italien dans les veines grâce à ma mère, j’étais un peu prédisposé à aimer le cinéma italien. Très souvent considéré comme un des meilleurs films de l’histoire du cinéma, une belle preuve que les grands films n’ont pas besoin d’une histoire compliquée pour charmer. Entièrement tourné en décors naturels avec des acteurs complètement amateurs, le résultat est là. Une banale histoire de vol qui nous entraîne dans la vie et les moeurs à l’italienne. Vittorio De Sica, dont ce n’est pas le seul film qui mérite le détour, réussit à nous montrer qu’il n’y a pas besoin de caprices de vedettes et de cachets fous pour faire un coup de maître avec une caméra et l’art de la diriger. Le cinéma d’après guerre en Italie est une étoile qui brille très fort dans les salles obscures.

La Nuit de morts vivants – George A. Romero, 1968. Film en version française.

Barbra Blair et son frère Johnny se rendent en Pennsylvanie pour venir se recueillir sur la tombe de leur père. Ce rite annuel irrite Johnny, qui cherche à effrayer Barbra, en lui affirmant que les morts vont venir la chercher. Barbra, énervée, s’isole, et se fait agresser par une personne à la démarche mécanique et au visage ravagé. Son frère la défend, mais meurt dans la lutte, la tête fracassée contre une pierre tombale. Barbra s’enfuit et se réfugie dans une ferme isolée, où elle découvre le corps mutilé d’une femme. Voulant quitter la maison, elle est confrontée à l’homme du cimetière et d’autres étranges personnages menaçants. Un routier afro-américain, Ben, la rejoint, et barricade portes et fenêtres avec des planches. Il trouve aussi une radio et un fusil de chasse. Barbra s’évanouit, et reste en état de choc à son réveil.
Avis personnel. Oublions tous les films de zombies et n’en gardons qu’un, celui-là! Contrairement aux deux films précédents que l’on peut considérer comme des chefs d’oeuvre, celui-ci en est aussi un, mais en plus l’appellation de film culte trop souvent employée à tire-larigot lui va comme un gant. Il n’y a pas un centimètre des lieux du tournage qui ne soit pas régulièrement visité par des fans en goguette, pas un des acteurs du film qui n’aie pas signé des centaines d’autographes pour autant qu’il se soit manifesté dans une des conventions qui réunissent des gens venus du monde entier. Tourné avec un tout petit budget, il aurait sans doute coûté une fortune si la tension des scènes devait se louer avant le tournage. Les Zombies du film sont horribles de simplicité, ils dépendent de l’état de leur état de fraîcheur au sortir de la tombe. Mais ils s’avancent, ils viennent vers vous, ils ont le temps, l’éternité c’est la nuit dans laquelle brille une lumière qu’ils veulent éteindre, celle de votre vie. Le seul moyen d’y échapper, c’est de penser que c’est du cinéma, mais tout le monde n’y arrive pas. Ceux qui ont échappé aux créatures retournent sur les lieux pour se rassurer et se convaincre que c’était juste un cauchemar. Cinquante ans après, c’est toujours très fort et toujours en noir et blanc, il paraît que l’on rêve peu en couleurs.

Solutions de jeux

2 – Ce sont les parents de Hitler.

3 – C’est Eric Clapton.

4 – C’est le nom d’une constellation dans l’émisphère sud.

5 – Le personnage auquel fait allusion Enid Blyton est Roscoe Arbuckle dit Fatty célèbre acteur comique obèse du muet. Elle nomma son héros Fatty, car c’est un des rares personnages de Blyton inspiré d’une enfant qu’elle a connu qui était un peu grassouillet et très intelligent et curieux. Contrairement aux autres héros créés par Bylton et traduit en français, l’histoire n’est pas transposée en France, elle se déroule dans un village anglais.

6 – 1 Les Shadows / Gonzales 2 Les Chantays / Pipeline 3 Les Tornados / Telstar 4 Dick Dale / Misirlou 5 Les Ramrods / Ghost Riders In The Sky.

7 – 1 Les Pirates / Oublie Larry 2 Johnny hallyday / Johnny Reviens / 3 Ronnie Bird Fais attention / Les Chaussettes Noires / Dactylo Rock 5 Les Missiles / Boum Boum.

8 Dans l’ordre : La Grande Vadrouille / Les Bidasses En Folie / Le Magnifique / Le Cercle Rouge / Le Dernier Metro

 

2 réflexions sur “Bas nylons et des jeux

  1. Bonsoir Mr Boss,

    Merci de nous distraire en proposant jeux et vidéos.
    Evidemment, le cinéphile a opté en premier pour les instantanés des films.
    Les trois films que vous présentez ont été très rarement diffusés. Excepté peut-être au ciné-club sur FR3, le dimanche soir, à partir de minuit , avec un cycle consacré à un réalisateur en particulier.
    Le film « la nuit des morts-vivants » a été tourné la même année que la parodie « vampirique » du « Bal des Vampires  » de et avec Roman Polanski, entouré de son épouse Sharon Tate, entre autre. Personnellement, je préfère le second au premier.
    Quant aux images extraites, je les connaissais, excepté le dernier. En voyant Andréa Ferréol j’ai pensé à la mini-série « Au bon beurre » de 1979, où elle jouait un couple d’épiciers sous l’Occupation, enrichi par le « black market ». Mais j’avais tout faux !!! L’ image provient du film « le dernier métro » avec Deneuve et Depardieu que l’on aperçoit à droite, de trois-quart (?). Film rediffusé sur FR3 l’année dernière.
    Avec le jeux des différences, je n’en ai trouvé que trois. Question musique, ce n’est guère mieux… à peine la moitié. Je n’ai pas vraiment ce que l’on appelle « l’oreille musicale ». On ne se refait pas. Et merci pour ces charmantes demoiselles qui viennent égayer nos monotones journées.
    Sur ces mots, bonnes fêtes de Pâques à vous. Peter.

    • Hello Peter,
      En effet, le ciné-club a programmé beaucoup de ces vieux films. Depuis je me suis un peu rattrapé avec le DVD, car j’en ai trouvé passablement sur ce support. Pour « Le Bal des Vampires » je l’avais vu au cinéma quand il est sorti, j’avais bien rigolé. Quand j’ai rédigé mon article, j’ai pris de mémoire quelques films célèbres dont j’ai tiré une image. Pour « Le Dernier Métro », que je n’ai pas vu depuis une éternité, je ne me souvenais plus qu’ Andréa Ferréol avait joué dans ce film. J’ai pu aussi rafraîchir ma mémoire.
      Enfin le but était surtout d’aiguiller les visiteurs sur des films visibles sur Youtube. Mais il est vrai que ceux que j’ai choisis font partie de ceux que j’admire plus.
      Enfin par ces temps où tout n’est pas gai, essayons de nous distraire agréablement, sans trop tomber dans la facilité.
      Joyeuses Pâques à vous aussi.

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