En passant

Bas nylons et bêtes affiches

Merci de prendre note que la période des vacances approchant, les futurs articles risquent de rompre un peu la routine habituelle. Je vais faire selon mes envies entre deux occupations balnéaires. Mais rassurez-vous, il y a aura quand même de quoi vous divertir, d’autant plus que je n’ai pas l’intention d’aller faire une expédition dans le désert. Excellentes vacances si vous en prenez et rien n’empêche alors de passer dire un petit bonjour, vous risquez plus de voir des bas nylons ici que sur la plage de Saint-Trop !

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Poursuivons dans la thématique des affiches. Cette fois-ci voyons celles qui concernent quelque chose qui nous touche directement d’une manière ou d’une autre, les animaux. Notre principal rapport avec l’animal est celui dit de compagnie, pas le plus courant, mais il y a quand même un nombre impressionnant de personnes qui en possèdent un. Encore plus nombreux sont ceux qui les fréquentent de manière plus indirecte dans l’assiette. Nous sommes des carnivores, et ce n’est pas toujours ce que l’on fait de mieux. Personnellement, je ne suis pas végétarien, mais j’ai toujours eu un rapport un peu distant avec la bidoche. Je fais même assez souvent des repas sans viande. Pas plus tard qu’aujourd’hui en écrivant ces lignes, je n’ai pas mangé un seul bout de viande, il est 22 h 51 et je vais très bien. Mais il y a bien d’autres domaines où nous pouvons croiser un animal au propre comme au figuré. On peut aller au zoo, au cirque, jouer au tiercé, ou se prendre pour un coq, les animaux ne sont pas loin. Un conseil si vous voulez en voir, allez dans une forêt, planquez-vous dans un coin en restant peinard, et vous verrez qu’il y a de la vie. Dès que les affiches apparurent, l’animal se trouva bien entendu invité à y figurer pour diverses raisons. Voici une quinzaine d’affiches qui nous montrent, souvent de belle manière, que l’animal est assez « affigénique ». Toutes furent publiés un peu avant ou après 1900. On peut cliquer pour un meilleur aperçu.

Une affiche m’a surtout fait tiquer, celle sur le raticide, par ailleurs superbement illustrée. Depuis la mise à l’honneur de la bestiole par les punks, elle a perdu un peu le côté souffre que l’on voulait toujours lui coller. Il est vrai que le rat a transmis la peste et d’autres maladies dans les siècles passés, d’où ce côté un peu malfaisant. Pourtant, le rat est un animal très sociable s’il est apprivoisé par l’homme, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, très propre. Doué d’une intelligence certaine, il est capable d’apprendre des tours et de résoudre des énigmes. Il peut se montrer très affectueux envers ses propriétaires et rechercher leur contact pour des caresses, même de vous apporter un mouchoir en papier quand vous éternuez ou de dénouer vos lacets. Il a des expressions corporelles assez visibles pour chaque humeur, la plus spectaculaire étant ses yeux qui sortent presque des orbites quand il est content. Quelques vidéos tournée par des gens conquis, je les comprends.

Un vrai cirque

Les rats sont des pantouflards

Une vidéo où il « sort ses yeux », là il plane

Source Gallica, BNP, DP