En passant

Bas nylons et garage pro

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Pour changer un peu et en alternance, nous allons explorer une série de garage punk qui s’appelle « Mindrocker ». Elle fut publiée dans les années 1980. C’est en quelque sorte une concurrente des « Pebbles » et autres. C’est le label Line qui édita la série. Elle est un peu moins sélective dans les obscurités, explore aussi d’autres styles voisins. Alors, attendez-vous d’en écouter. On y trouve aussi des noms plus connus. Toutefois, cela reste une appréciation subjective, car pour le simple passant à une ou deux exceptions près, tous les noms, le classement dans un style précis, ne lui diront rien. La qualité sonore est de très haut niveau, on a sans doute recherché les meilleures bandes à disposition. Voici une sélection volume par volume.

Volume 1

The Brogues – I Ain’t No Miracle Worker

Chosen Few – Nobody But Me

Au Go Go’s – All Over Town

Chris Morgan & The Togas – There She Goes

The Tikis – If I’ve Been Dreaming

Mark & the Escorts – Get Your Baby

The Other Half – Mr. Pharmacist. Ce groupe est bien sûr très connu des spécialistes, ce titre est légendaire. Un très rare EP publié en France.

Jefferson Handkerchief – I’m Allergic To Flowers

Peanut Butter Conspiracy – Time Is After You. Egalement un groupe assez connu.

The Fire Escape – Love Special Delivery. Titre assez légendaire, un EP très collector en France.

The Lyrics – Wait. Un de mes favoris depuis longtemps.

Fenwyck – Mindrocker. Le titre qui donné son nom à la série.

Volume 2

The Del-Vetts – Last Time Around. Grand jeu de fuzz guitar.

The Banshees – Project Blue

Saturday’s Children – Deck Five. Inspiré du célèbre « Take Five » du Dave Brubeck Quartet.

The Knaves-The Girl I Threw Away

Pride and Joy – If You’re Ready

Sounds Unlimited – A Girl As Sweet As You

The Shadows Of Knight – Someone Like Me. Groupe légende du garage.

The Lost Agency – One Girl Man

Shady Daze – I’ll Make You Pay. J’ai toujours considéré ce titre comme géant. Ah si les rappeurs pouvaient nous en proposer des comme ça !

The Family – San Francisco Waits

The Cherry Slush – I Cannot Stop You

The Trolls – Don’t Come Around. Maintenant ce sont des autres trolls !

The Factory – High Blood Blessure

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En passant

Bas nylons et un clavier curieux

 

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Je suis toujours époustouflé de tout ce que l’on peut trouver comme renseignements sur la Toile. On peut presque dire que tout ce qui s’est passé ces 150 dernières années, même des faits anodins, peut en partie être reconstitué. Les journaux numérisés sont une suite inépuisable de renseignements A cela viennent s’ajouter des sites dédiés à la mise en ligne d’archives pour un sujet ou un autre. Il n’y a pas besoin de beaucoup de matériel, un ordinateur, des moteurs de recherche, savoir ou aller. Voici quelques pistes, je n’indique que les sites gratuits.
– Les archives de journaux en ligne, il y en a des milliers.
– Le site Find A Grave. Un cimetière virtuel. C’est une idée américaine et parfois ils en ont de bonnes. C’est centré sur les USA, mais on peut trouver quelques autres lieux. Là-bas, l’organisation des cimetières est assez différente. Le principal avantage, c’est d’avoir de la place. Dans la majorité des cimetières on peut trouver des tombes très vieilles, les secteurs ne sont pas désaffectés au bout de quelques dizaines d’années, malgré tout il peut y avoir des exceptions dans les très grandes villes. Il y a principalement deux tendances sur ce site, des Américains qui recherchent leurs racines européennes, des Européens ou autres qui recherchent des ancêtres émigrés en Amérique et leur descendance. Pour faire les recherches, on peut compter sur la participation de milliers de bénévoles inscrits sur le site, qui vont faire l’inventaire des cimetières et prennent des photos de toutes les tombes qu’ils trouvent. On peut également contacter l’un ou l’autre pour une recherche particulière, rechercher une tombe que l’on suppose être à tel endroit, c’est le cas par exemple quand un cimetière n’est pas entièrement exploré. Des millions de noms et de tombes figurent sur le site. On peut aussi aller dans la rubrique célébrités qui recense un peu tout ce qu’il y a comme personnes connues, vedettes, politiciens, inventeurs, et j’en passe. On peut encore déposer des fleurs virtuelles sur une tombe ou l’autre. On peut mesurer la popularité d’un défunt. Pour des recherches approfondies ou collaborer, commenter, il suffit de s’inscrire et c’est gratuit.
Family Search. C’est le site des mormons qui ont pour but de recenser tous les êtres vivants qui ont un jour vécu sur notre bonne vieille Terre. C’est bien sûr incomplet, mais on peut y trouver pas mal de renseignements et avec un peu de chance vous y trouverez quelques ancêtres, une partie de ma famille y figure. C’est aussi participatif.
Je vous présente en deux articles différents, deux faits que j’ai pu vérifier par moi-même, et qui m’ont conduit à une sorte d’enquête sur la Toile. L’un concerne la presse quotidienne, l’autre consiste à faire « parler » une vidéo et il vous montrera qu’elles peuvent être très parlantes. Le premier permet de se faire une idée sur la vitesse de l’information autrefois, et aussi découvrir passablement de choses en y mettant le temps. Le voici…
On a tous un événement ou l’autre qui reste gravé dans notre mémoire, ils se gravent d’autant mieux lorsqu’ils concernent un événement tragique ou inhabituel. Il m’arrive de fouiller les archives de la presse pour en retrouver un, je veux surtout savoir ce qu’il m’en reste en mémoire par rapport à ce qui s’est réellement produit. Je recherche avant tout dans la presse locale, car ce sont des événement que j’ai vécu « en direct ».
Nous somme en février 1962 et il s’agit d’un incendie. Avec mes parents, nous nous promenions en ville quand nous avons vu une maison en feu dans une rue voisine. Il y eut un mort, ironiquement une personne qui veillait un mort. Voilà ce que je cherchais à confronter avec mes souvenirs. Mais en fouillant les archives, je suis tombé sur une ancêtre de cette personne décédée presque 70 ans auparavant. Visiblement, cette famille habitait dans la maison incendiée depuis belle lurette. La personne en question est décédée à Oakland, près de San Francisco aux USA en 1894. Elle était mariée avec un Américain. Comment se sont-ils rencontrés en Europe ? Mystère. Cependant, je penche pour un religieux, genre pasteur. Il était assez courant que des prêcheurs toutes tendances viennent prendre des ordres et des finances en Europe pour la propagande en Amérique. D’un autre côté, cela semblait assez en vogue dans la famille de la défunte, pasteur, missionnaires. L’âge du décès de la femme d’après l’avis mortuaire mentionne « dans sa 29ème année », mais ne donne pas la date du décès. Par contre un entrefilet paru dans The San Francisco Call  donne une date, le 24 octobre 1894, mentionne brièvement le décès. Il précise mieux son âge, 28 ans et trois mois. ce qui fait qu’elle serait née en 1866. Toujours en fouillant, j’ai découvert qu’un fils nommé Thomas est né le 8 mars 1886. Il a eu une fille née en 1931 et décédée en 1993. Lui-même est devenu assez âgé puisqu’il est mort en 1973, ce qui fait environ 87 ans. Le point commun à tous ces décès, c’est qu’ils ont eu lieu à Oakland et les corps sont enterrés probablement dans le même cimetière, qui est aussi celui ou repose Elisabeth Short, plus connue sous le nom de Dahlia Noir.

La tombe d’Elisabeth Short, le Dahlia Noir

Abordons maintenant le point qui m’intéressait, à savoir combien de temps avait mis la nouvelle pour arriver dans la famille, d’où la publication de l’avis mortuaire dans la presse locale. Cette date est le 11 décembre 1894, il donc fallu environ 45 jours / environ 5 semaines pour que le nouvelle parvienne au destinataire. Par quelle moyen a-t-elle été transmise ? Je crois qu’un simple courrier sous forme de lettre a mis son temps pour arriver à destination, mais elle est arrivée à bon port. Il reste toutefois le cas d’une personne qui aurait voyagé et transmis oralement la nouvelle à la famille, mais cette hypothèse ne me semble pas trop envisageable, je ne la sens pas comme on dit. Possible, mais peu probable au vu des moyens de l’époque. Il y a quand même un côté pathétique dans cette histoire, faire un tel voyage pour mourir « d’une pénible maladie » jeune dans un pays où l’on est arrivé suite à une rencontre à des milliers de kilomètres de là. Et aussi d’un con qui a déterré cette histoire, parce qu’il a vu un incendie.

A quoi pouvait ressembler Oakland vers cette époque ? En fouillant dans les archives américaines des universités, c’est aussi un moyen de trouver des informations, un livre publié en 1897 apporte quelques éclaircissements. La traduction du nom de la ville signifie « pays des chênes », elle donne une idée des origines de son nom. C’est une ville en pleine expansion. En 1860 il y a 1500 habitants, 10000 en 1870,  34000 en 1880, 48000 en 1890, 66000 en 1900, 150000 en 910, 430000 aujourd’hui. Je pense que vous connaissez plus ou moins la situation de la ville, elle se trouve en regard à l’est de San Francisco, séparée par un bras de mer. Les deux villes sont reliées aujourd’hui par le Bay Bridge, un pont routier de 7 kilomètres. Le livre que j’ai consulté désigne la ville comme celle des églises, des écoles et des collèges. Jadis, on pouvait la considérer comme une ville d’immigrés à très forte densité blanche, nul doute que les résidents appartiennent à une petite bourgeoisie en devenir. Les photos que j’ai récoltées montrent qu’elle a déjà un peu l’aspect de la ville typique américaine, avec la plupart des rues alignées perpendiculairement, bâtiments plutôt en hauteur. On est loin de la ville avec rue unique, le saloon, et le bureau du shérif. Pourtant nous ne sommes pas si éloignés de cette époque héroïque. Lors du terrible tremblement de terre en 1906, la ville ne fut pas épargnée. Les photos suivantes vous donneront une idée plus précise. Elles sont toutes d’avant 1900, sauf indication contraire.

La suivante date d’un peu après 1900, prise à vol d’oiseau sûrement depuis une maison plus haute. Celle en-dessous montre le même endroit aujourd’hui.

Je vous propose un petit film, il fait quand même 12 minutes. tourné à San Francisco en 1900. En fait la date est inexacte, cela a été filmé par Mills Brothers en 1906, A Trip Down Market Street, 4 jours avant le célèbre tremblement de terre. La caméra a été posée sur un tramway tiré par une câble, un moyen de faire un travelling tout simplement. Le film est riche d’enseignements, d’abord il donne un réel aperçu de la vie dans une ville américaine début du 20ème siècle. On remarquera surtout que c’est un joyeux bordel, les véhicules déjà nombreux vous coupent la route, les piétons sont bien imprudents, les dames et les messieurs élégants. Et surtout on ne voit pas d’obèses, contrairement à aujourd’hui où presque un sur deux l’est. C’est à regarder dans les détail, vous y remarquerez sans doute quelques curiosités comme ce bonhomme que l’on aperçoit plusieurs fois (depuis le milieu du film, veste gris foncé et chapeau noir, à un moment on le voit accroché derrière une voiture et tout à la fin entrant dans la gare), qui a l’air de suivre le tramway. Dans les commentaires, on trouve un visiteur qui affirme que le jeune marchand de journaux qui court devant le tramway (vers 6’50) est son grand-père. Au même moment à droite, derrière la voiture,, le bonhomme dont je vous ai parlé ci-dessus.  Le bâtiment que l’on voit au fond est la gare du ferry qui existe toujours. Pour les mélomanes, la première musique entendue est la « Gnossienne no 3 » d’ Erik Satie, un précurseur de la musique planante. Elle colle parfaitement avec film.

Hier et aujourd’hui

A suivre

En passant

Inventaire musical à la Prévert

Pour ce premier billet nouvelle formule, j’ai décédé d’aller faire un tour musical en Allemagne durant les sixties. Après l’Angleterre, il est le pays qui a le plus influencé l’avènement de la Beatlemania et de la musique beat en général. Redisons-le encore une fois, ce n’est pas tout à fait un hasard, mais une suite de la seconde guerre mondiale. En effet, les Américains laissèrent sur place un important contingent militaire. Comme ce n’est pas une armée qui est à un sou près pour le moral de ses soldats, les distractions en tous genres suivent l’intendance. La musique en fait partie et pour des raisons pratiques, on fait appel à des artistes qui parlent la même langue qu’eux et aussi ceux qui sont géographiquement les plus proches, c’est à dire les Anglais. Hambourg devient une sorte de centre culturel américain et on aime cette culture, encore plus le côté matériel qui l’accompagne. Le quartier qui attire le plus les GI’s en goguette est celui de Sankt-Pauli. On y trouve des boîtes de nuit, des bars à musique, même des prostituées. C’est là qu’atterrissent les Beatles au tournant des sixties, mais il y a en a eu des dizaines d’autres, présents ou à venir. Il ne faut pas imaginer les Beatles en vedettes à cette époque. Non, ils sont juste un groupe qui joue de la musique américaine à la manière de galériens. On les écoute ou pas, mais à force de jouer chaque soir des heures durant, ils vont acquérir la technique des instruments et de la scène, c’est un acquis précieux pour la suite. A travers cela et tout le reste, les artistes anglais presque ignorés dans leur pays, trouvèrent des oreilles plus réceptives en Allemagne. C’est un sujet que je connais assez bien, et c’est intéressant.. Voici une première livraison et partie très résumée de ce qui se passait au niveau musical dans ce pays. Ce n’est bien sûr qu’un survol. Mais j’y reviendrai.

Première partie.

Lee Curtis & All Stars. Lee Curtis fait partie de ces personnages que j’aime bien, d’autant plus que j’ai eu le plaisir de le rencontrer, il m’avait invité à un de ses concerts en Allemagne. Cela m’a permis de refaire un plongeon dans le beat allemand, car dans les musiciens qui l’accompagnaient on trouvait à la guitare Peter Hesslein, un grand guitariste. Il a joué avec les German Bonds, electric Food, Lucifer’s Friend (il y est encore), et même James Last. C’est un de ces musiciens qui peut jouer n’omporte quoi avec n’importe qui. Un autre ancien des German Bonds, Niels Taby, était à la batterie. Aux claviers il y avait Franz Jamash, dont je reparlerai un peu plus loin. En 1961-62, Lee Curtis fut un rival des Beatles à l’époque de la Cavern à Liverpool. Il enregistra plusieurs disques en Angleterre, mais c’est en Allemagne qu’il devint connu en étant le chanteur résident au fameux Star-Club de Hambourg. Chanteur résidant, cela veut dire celui qui occupe la scène entre les passages de vedettes ou quand li n’y a rien de spécial à l’affiche. Il a calculé s’être produit plus de 7000 fois dans le club. Surdoué vocalement avec une voix à la Presley, il eut l’occasion d’enregistrer deux albums et quelques singles qui sont aujourd’hui de jolis collectors. Personnage haut en couleur et haut tout court, il mesure 1,90m, il vit passer dans son groupes des musiciens comme Pete Best, premier batteur des Beatles, Bob Garner de Creation. Mais en tant que chanteur résident au Star-Club, il rencontra tout le gratin de la musique des années 60, Beatles (il m’a dit qu’il avait des albums autographiés), Chuck Berry, Jerry Lee Lewis, Gene Vincent, Fats Domino, Johnny Kidd, Johnny & The Hurricanes et j’en passe. Il a une anecdote sur chacun. Parler avec des personnages comme lui est une expérience extraordinaire. Et il est d’une gentillesse à toute épreuve, durant une douzaine d’heures passées avec lui, j’ai bu une dizaine de bières et je n’en pas payé une, il m’avait dit : « Quand Je viens en Allemagne, je ne paye jamais une bière, alors il en sera de même pour toi ! ». Souvenirs souvenirs !

Une reprise de « Boppin’ The Blues » de Carl Perkins bien nerveuse. D’après ses affirmations, l’enregistrement a été fait dans une halle de gymnastique.

Le voici en live en Allemagne en 1967. Le personnage qui est à l’orgue est Franz Jamash « Mr Piggy », il était aussi présent au concert auquel j’ai assisté. Il est très populaire en Allemagne. Etant aussi comédien, il est apparu plus de 200 fois dans une série télévisée comique allemande « Dittsche » où il tient le rôle récurrent d’un client de bar. D’après ce que j’ai vu de lui, ce n’est pas trop un rôle de composition. Il a aussi fait partie d’une des nombreuses moutures des Rattles, le groupe des sixties le plus célèbre en Allemagne. Il est décédé en 2017.

The Rattles  Les Rattles, justement les voici. Ils furent réellement les Beatles allemands au niveau de la popularité. Dès 1963, ils enregistrèrent une série de LP’s et de 45 tours qui connurent leur heure de succès pour certains. Ils furent aussi le premier groupe allemand qui s’exporta en Angleterre où quelques publications virent le jour. Ils eurent même l’honneur d’un fan club avec un hit en 1970 « The Witch ». Ils firent passablement de reprises, mais dans une moindre mesure ils étaient aussi capables de créer quelques originaux qui tenaient la route. Leur principal problème fut un changement continu de personnel, le bassiste et quelquefois chanteur Herbert Hildebrandt, est à peu près le seul membre constant du groupe jusqu’à aujourd’hui puisqu’ils sont toujours en activité. On retrouve certains membres comme Achim Reichel ou Frank Dostal dans d’autres formations ou comme producteurs à succès au fil des ans. Le France publia deux EP’s, l’un chez Barclay et l’autre chez Fontana qui intéresse particulièrement les fans pour une bonne raison. Il contient une reprise de « Sha-La-La-La-Lee » des Small Faces, mais en Allemagne il parut sous le pseudonyme de The « In » Crowd, tandis que la France le crédite bel et bien aux Rattles.

1964 – Go To Him, un original composé par Achim Reichel.

1965 – Une assez belle reprise du standard de Muddy Waters traitée à la manière locale.

1966 – It’s My Fault. un bon original

« The Witch » fut leur seul titre que l’on peut considérer comme international. Il fut enregistré  et publié deux fois. La première fois  en 1969 avec un vocal masculin  qui n’obtint pas de succès. Ce fut la seconde version dans laquelle ils font appel à une chanteuse qui sera le hit. Voici ces deux versions.

La première, 1969

La seconde, 1970

1964 – Jimmy & The Rackets / Black Eyes. Jimmy Duncombe est aussi un de ces musiciens émigré en Allemagne qui se bâtit une certaine réputation sans être vraiment une star. On le retrouve aussi comme accompagnateur de Carl Perkins lors de tournées européennes. Il a enregistré une flopée de 45 tours et d’albums en solo ou avec son groupe. Il est toujours en activité et vit en Suisse. Le voici dans une reprise du célèbre air tzigane « Les Yeux Noirs » et il prouve qu’il sait jouer de la guitare dans cet enregistrement qui va crescendo. Le clip est un montage.

1964 – Black Eyes

1965 – Michael & Firebirds – Lass Sie geh´n (She´s Not There). Il s’agit d’une reprise du « She’s Not There » des Zombies en allemand et par un groupe allemand. Ecoutez bien la voix, reconnaissez-vous la voix du chanteur de Los Bravos dans « Black Is Black » ?  En bien c’est le même chanteur dans les deux titres, Michael Volker Kögel devenu Mike Kennedy. Récemment, j’ai eu une prise de bec avec une Espagnole que voulait soutenir mordicus que que le chanteur de Los Bravos était espagnol. Alors j’ai sorti mon téléphone, Wikipedia, et lui ai prouvé le contraire. Ah ces Espagnoles !

1965 – Mama Betty’s Band / Wie John Paul George Und Ringo. Il existe passablement de chansons en hommage aux Beatles chantées en français ou en anglais, mais cela existe aussi en allemand. Voici un exemple avec ce groupe. Pour la petite histoire, c’est une adaptation, mais ils ont été la chercher assez loin. Sans vouloir être un précurseur, le compositeur anglais en tandem avec Ken Jones (plus tard producteur des Zombies), avaient enregistré un single en 1958 « The Popocatepetl Beetle ». Comme l’on sait que « Beetle » est une des probables inspiration pour le nom des Beatles, ils ont vite été chercher ce titre et lui coller des paroles allemandes. Voilà toute l’histoire.

The Beatles. Les Beatles, s’ils firent leurs premières armes phonographiques en Allemagne en accompagnant Tony Sheridan, tout le monde ne sait pas qu’ils enregistrèrent aussi en allemand. Officiellement ce fut « I Want To Hold Your Hand – Komm Gibt Mir Deine Hand » et She Loves You – Sie Libt Dich ». Plus officieux, il existe une version de « Get Back – Get Raus » dans la même langue. Pendant longtemps on ne la trouvait que sur les bootlegs.

Parmi les enregistrements avec Tony Sheridan, il existe une version de « My Bonnie » avec l’intro chanté en allemand.

Et voici ce que l’on peut officiellement considérer comme le premier disque officiel enregistré par les Beatles en solo. Cela fut capté le 23 juin 1961 à Hambourg pour le compte des disques Polydor.

1965 -The Stellas / The Fortune Teller. Ce disque qui est un petit collector allemand a la particularité d’avoir été publié en stéréo, chose assez rare à l’époque pour un 45 tours simple. Au verso d’une reprise de « Wooly Bully » de Sam The Sham & The Pharaohs,  se trouve cette assez bonne reprise de « The Fortue Teller » de Benny Spellman, un favori des groupes anglais puisqu’il fut aussi repris par les Merseybeats, les Rolling Stones, les Who, les Downliners Sect. Unique enregistrement du groupe. Le voici en mono.

1964 – The Details / What Shall I Do. Voila ce que je peux considérer comme du garage punk à la mode allemande. Les Details font partie de ces dizaines de groupes allemands plus ou moins professionnels qui eurent la chance de pouvoir enregistrer un seul et unique disque qui par la suite deviennent de petits ou grands collectors. On les déniche assez souvent ces artistes sur des labels de seconde catégorie. Ici il s’agit de Bellaphon qui était à l’époque un label un peu secondaire, mais qui grandira pour devenir une major dans les années 1970. IIs eurent même l’occasion d’avoir les Beatles sous leur étiquette avec les fameuses bandes enregistrées au Star-Club.

A suivre

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