En passant

Bas nylons et garage suivant

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Suite de l’exploration des séries « Pebbles » et du garage punk. Vous pouvez voir ici un descriptif concernant ce mouvement musical. Allons faire une excursion dans la série « High In Mid-Sixties ». C’est le pendant de l’autre série, même origine, même style, sauf que la musique est répartie selon les états américains ou régions regroupant plusieurs états. On peut trouver parfois des artistes connus, mais dans d’obscures publications un peu ou complètement oubliées. La répartition de l’influence et de la production musicale est très inégale aux USA. De plus, certaines villes sont des phares reconnus pour être le berceau d’un style ou un autre. Nashville, Detroit, Chicago, New Orleans, San Francisco, en sont quelques unes et si vous êtes un peu connaisseur, vous pouvez leur attribuer un style précis. Il en va de même pour les états, certains sont très prolifiques en productions qui arrivent au succès, d’autres presque inexistants. On avait également un certain chauvinisme à aduler un artiste qui avait une réussite spectaculaire sur le plan national ou mondial. Par exemple, les fameux Kingsmen et leur « Louie Louie » firent le tour du monde. Originaires de l’Oregon, un état justement parmi les pas trop prolifiques au niveau des artistes bien en vue, il parut évident que tous les orchestres locaux se devaient de les imiter. C’est aussi un peu le cas pour les Trashmen et « Surfin’ Bird », mais eux viennent du Minnesota. D’autres états comme le Wyoming ou le Montana ne sont pas réputés pour être des creusets de talents. La population du Montana ne recense que 0,4% de population noire, ce qui fait que la musique dans cet état est plutôt orientée vers une tendance blanche comme la country music ou le bluegrass (survivance et adaptation à la sauce américaine de la musique folk principalement anglo-saxonne importée d’Europe). Cela ne veux pas dire que l’on n’écoutera pas ou jouera du blues dans le Montana, mais c’est plus rare qu’en Louisiane, qui compte 30% de Noirs. Malgré tout, l’influence des racines noires est prépondérante dans toute la musique moderne aux USA.
Le garage punk est par essence une musique presque exclusivement interprétée par les Blancs, les instruments se limitent presque toujours aux guitares, orgues ou claviers, batterie. Dans l’imagerie populaire, certaines marques d’instruments, notamment les guitares, sont rattaches à des styles musicaux : Gibson pour le rock and roll, Fender pour la surf music, Vox pour le garage punk, mais c’est loin d’être une règle absolue, John Lennon en a utilisé une.

Volume 1 2- 3 – Californie – Los Angeles et environs

Answer- I’ll Be In

Sean & The Brandywines / She Ain’t No Good (reprise des Anglais the Clique  adapté en France par les Lionceaux « Tu Fais Fausse Route »)

The Standells / Someday You’ll Cry. Il s’agit bien ici des créateurs de « Dirty Water » dans une obscurité des débuts

The Grains of Sand – That’s When Happiness Began (reprise des Anglais the Montanas)

The Starfires – Linda

Terry Randall – S O S

The Sandals – Tell Us Dylan (reprise d’un titre créé en France par les 5 Gentlemen « Dis-Nous Dylan » dont ils firent eux-mêmes une version anglaise sous le nom de Darwin’s Theory)

The Chymes – He’s Not There Anymore (un des rares groupes féminin du genre découvert par Howard Kaylan des Turtles)

The Bees – Trip to New Orleans

Ken & The Fourth Dimension – Rovin’ Heart

The W. C. Fields Memorial Electric String Band – I’m Not Your Stepping Stone (reprise du titre connu par les Monkees, mais créé par Paul Revere & Raiders)

Opus 1 – Back Seat 38 Dodge

The Nite Walkers – High Class (On retrouve des réminiscences de « Gloria » des Them)

Somebody’s Chyldren – I’m Going Back To New York City

Hunger!- Colors

The Fantastic Zoo – Light Show

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The Human Expression – Every Night

De tous les titres qui figurent dans ces séries, il y en a une poignée qui ont gagné un statut de titre légendaire et si on publiait un album « best of » celui-ci y figurerait certainement. Bien que complètement passé inaperçu à sa sortie en 1966, de plus publié sur un tout petit label, le groupe entra dans la lumière grâce à leurs titres qui apparurent par la suite dans diverses compilations, dont ce titre sur le volume 3 de la série que nous explorons. Sur les premiers pressages, comme on n’avait pas trouvé une copie en bon état, on le publia avec les grattements d’un vinyle usé. Les copies originales de leur discographie peuvent se vendre à plus de 2000 dollars. Depuis, le titre a intéressé la nouvelle génération de garage punkers, j’en note au moins une dizaine de reprises. En 1994, le label Collectables a sorti une compilation de ce qui existait du groupe, c’est à dire 3 singles, des démos et des inédits. Une de ces démos « Readin’ Your Will » a aussi conquis quelques artistes qui ont fait une reprise. Il existe une anecdote savoureuse sur le groupe, qui illustre que parfois on peut se tromper de manière catastrophique. Un compositeur alors inconnu, Mars Bonfire, proposa une de ses compositions au groupe qui la refusa. Un peu plus tard un autre groupe l’accepta et l’enregistra, le groupe s’appelait Steppenwolf et le titre « Born To Be Wild »:

La démo de « Readin’ Your Will ». C’est un titre wui résume très bien tout l’esprit du garage punk et puis quel chanteur !

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Hamilton Streetcar – Invisible People

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2 réflexions sur “Bas nylons et garage suivant

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