En passant

Bas nylons et un premier de l’an pas terrible

*****

1915, un premier janvier pas comme les autres, le premier de la grande guerre qui dure depuis cinq mois et qui durera encore presque quatre ans. Ce jour-là Le Petit Parisien publie son numéro habituel. On y parle bien sûr de la guerre, le plus petit fait d’arme positif est mis en exergue. En face, l’ennemi ne reste pas les bras croisés, mais ce ne sont que broutilles de futur vaincu. En lisant le numéro on est presque étonné de voir que la vie continue, la publicité, les petites annonces, les faits divers, une pointe d’humour. Je vous ai extrait un panachage de ces articles, vous y verrez la vie il y a plus de cent ans. Depuis, le temps a coulé comme l’eau de la rivière. Il n’en reste plus que l’écho de son clapotis perdu dans les labyrinthes du temps, avec quelques fantômes qui servirent jadis de décor.