En passant

Bas nylons et un premier de l’an pas terrible

*****

1915, un premier janvier pas comme les autres, le premier de la grande guerre qui dure depuis cinq mois et qui durera encore presque quatre ans. Ce jour-là Le Petit Parisien publie son numéro habituel. On y parle bien sûr de la guerre, le plus petit fait d’arme positif est mis en exergue. En face, l’ennemi ne reste pas les bras croisés, mais ce ne sont que broutilles de futur vaincu. En lisant le numéro on est presque étonné de voir que la vie continue, la publicité, les petites annonces, les faits divers, une pointe d’humour. Je vous ai extrait un panachage de ces articles, vous y verrez la vie il y a plus de cent ans. Depuis, le temps a coulé comme l’eau de la rivière. Il n’en reste plus que l’écho de son clapotis perdu dans les labyrinthes du temps, avec quelques fantômes qui servirent jadis de décor.

3 réflexions sur “Bas nylons et un premier de l’an pas terrible

  1. Bonjour Mr Boss,

    Le premier jour de l’Année est en principe un jour de liesse familial mais dans un contexte de guerre, c’est différent. On essaie de conjurer la mauvaise augure en redoublant de joie. En août 1914, de part et d’autres des frontières, on mobilise « la fleur au fusil » et tous espèrent rentrer dans leurs familles pour les fêtes de Noël. Sur les parois des wagons fleurissent des slogans « A Berlin » et « Nach Paris » enthousiastes !!! Hélas, c’est une cruelle déception !
    Les coupures de presse donne une  » photographie » de la société de l’époque.
    On continue de vivre au mieux en tremblant à chaque nouvelle du front.
    Les années 1915 et 1916 sont des moments charnières avec une extension du premier conflit mondial vers l’Europe orientale avec les batailles du détroit des Dardanelles et de Salonique et leurs lots de victimes. Ainsi, l’actuelle Turquie, alors noyau territorial de l’Empire Ottoman qui se rangea du côté des régimes autoritaires dès 1914, sera l’une des grandes perdantes du conflit. Le traité de Sèvres en 1920 remodèlera ce grand espace territorial… Mais ceci est une autre histoire…
    Bon WE. Peter Pan.

    • Hello Peter,
      Merci pour ce rappel d’histoire auquel je souscris pleinement.
      Mon père m’a passablement raconté d’anecdotes sur la déclaration de guerre en 1914. Il se souvenait en particulier qu’il faisait une chaleur à crever et qu’un cirque présent sur une place pas très loin d’où il habitait avait cédé ses places à demi-prix avant de partir en catastrophe, Il y avait trois mois qu’il s’était marié avec sa première femme, heureusement il n’était pas mobilisable, réformé pour difformité des doigts de pied. Cela nous faisait bien rire car c’était un marcheur increvable, il doit au moins avoir fait à pied 10 fois le tour de la Terre. C’est tant mieux pour lui, car il a une fille qui est née en avril 1915, une demi-soeur pour moi, devenue presque centenaire.
      Mais comme il est dit dans la chanson de Prévert et Kosma « Barbara » :
      – Quelle connerie la guerre !
      Bon week-end

  2. Bonjour Mr Boss,

    Merci pour cette anecdote personnelle.
    Le vers de la chanson de Prévert et Kosma (Vladimir, le compositeur de musique ?) est reprise dans un sketch de l’humoriste Roland Magdane à ses débuts (« Lettre à Maman » ? ).
    Bon WE . Peter.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.