En passant

Bas nylons et des pochettes pas pour costards

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Vous n’ignorez sans doute pas que je suis un grand amateur de musique. Si je suis devenu un collectionneur de vinyles, c’est par intérêt pour la chose, mais encore plus par le graphisme des pochettes de disques. En France nous avons eu la chance d’avoir une production énorme de 45 tours EP’s, c’est à dire les 4 titres qui étaient emballés dans des pochettes illustrées. Contrairement aux pays qui éditaient les 45 tours simples dans une pochette à trous générique, nous avions un contact visuel avec l’interprète dont la photo figurait en général sur la pochette. A l’instar de la peinture dont les plus célèbres tableaux ne sont disponibles pour nous que par les reproductions, la pochette du disque peut être aussi considérée dans ce sens comme une oeuvre d’art, même si nous ne verrons jamais l’original. Il y a des centaines de pochettes de disques qui sont entrées dans l’histoire autant par la pochette que par le contenu, même si parfois ils sont seulement connus d’une poignée d’amateurs.
Quelques dessinateurs ou graphistes sont célèbres pour avoir dessiné l’une ou l’autre pochette, d’autres en ont fait un métier. En France, nous avons un artiste qui s’est passablement illustré dans ce domaine, c’est le cas de le dire, même s’il n’a jamais accédé à la notoriété. Encore pire, l’on ne sait pas  vraiment ce qu’il est devenu. Il a illustré ou mis en scène plus de 500 pochettes de disques et aussi des affiches de cinéma, même  s’il n’est pas toujours crédité. Il se nomme Jean-Claude Trambouze, ce nom dira quelque chose chose aux collectionneurs de vinyles curieux, surtout s’ils ont une collection assez conséquente. J’en ai extrait quelques unes, surtout celles avec un dessin pleine pochette au recto sans photo de l’artiste. Il faut considérer ces pochettes et leurs dessins au même titre qu’une affiche de cinéma ou de publicité. C’est de l’art moderne.

J’ai mis au début les quatre pochettes qu’il avait dessinée pour les Tornados, il est vrai que les titres principaux du groupe instrumental se prêtaient particulièrement bien pour une illustration en rapport avec le thème abordé. La première consacrée au fameux satellite de télécommunications « Telstar » lancé en 1962, doit en avoir fait rêver plus d’un. Elle n’est pas tout à fait étrangère à mon intérêt pour l’astronomie, l’image a un énorme pouvoir de séduction. Si certains ont vite couru acheter un revolver en plastique en lisant Lucky Luke, moi je suis plutôt parti dans les étoiles. Les pochettes suivantes se suivent selon l’année de publication.