En passant

Bas nylons et garage préhistorique

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Comme je l’ai expliqué dans d’autres articles, le mouvement punk suscita un regain d’intérêt à partir de 1976 pour les enregistrements de la décennie précédente, tous ces enregistrements qui furent plus ou moins responsables des bases de la musique punk et de manière plus ou moins évidente. On lui attifa le nom de garage punk, musique qui se croise parfois avec les premiers balbutiements de la musique psychédélique vers 1965-66. Nous avons longuement exploré le série « Pebbles » celle qui est à l’origine de tout cela en publiant des séries d’albums qui compilèrent une multitude de ces artistes, le plus souvent obscurs. En 1979, date de la publication du premier volume, elle ne fut pas la seule à adopter la même démarche. Elle est même coiffée au poteau par une série publié l’année précédente, mais qui ne publia que des 45 tours sous le nom de « Psychedelic Unknows »  éditée par le label Calico, distribué aux USA mais édité… en Chine! Un travail très artisanal qui arriva vite à épuisement. L’année suivante, le contenu est repris sur un unique album 33 tours de 20 titres publié en Angleterre sous le même nom. Le nom générique fut repris par la suite pour d’autres compilations, mais le seul, la vrai, l’originale, c’est celle que nous allons explorer dans cet article. Cet album contient des titres de haute volée. On en retrouvera certains dans d’autres compilations, mais à part les enregistrements originaux, c’est ici qu’ils apparaissent pour la première fois.

The Calico Wall – I’m A Living Sickness. Ce titre apparaît dans de nombreuses compilation, c’est un grand classique du genre. Même le 45 tous original fut réédité.

The Sound Sandwich – Apothecary Dream.

The Daybreakers – Psychedelic Siren.

The Split Ends – Rich With Nothin’.

The Nervous Breakdowns ‎– I Dig Your Mind.

Evil « I » – Love Conquers All.

The Cosmic Rock Show – Rising Sun. Cette disque est certainement la première version décadente en anglais du fameux « Pénitencier ».

Thee Sixpence – My Flash On You. C’est la reprise d’un célèbre titre du groupe Love avec Arthur Lee.

The Iron Gate – Feelin’ Bad.

Ides – Psychedelic Ride.

The Starfires – I Never Loved Her. Un des titres devenu un des grands classiques de cette musique.

The Kings Ransom – Shame. Aussi un titre qui est sorti de sa relative obscurité.

Caretakers of Deception – X+Y=13.

The Jury – Who Dat?

First Crow to the Moon – Spend Your Life. Apparaît aussi dans « Pebbles », devenu un classique.

We The People – In The Past. Le groupe le plus connu de la série et le seul titre qui bénéficia d’une adaptation française, Delphine « La Fermeture Eclair ».

The Painted Ship – Frustration. Aussi un grand classique du genre.

The Squires – Going All The Way. Un monument que j’ai écouté des milliers de fois. Figure aussi dans « Pebbles*

The Front Line – Got Live. Un joli titre bien remuant, à mettre dans un écrin.

The Nobles – Something Else.

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8 réflexions sur “Bas nylons et garage préhistorique

  1. Bonjour Mr Boss,

    C’est bon de revenir a la source.
    Du mouvement Punk, je ne retiens que le nom des Sex Pistols, qu’écoutaient certains de mes camarades de Collège de l’époque. Le look Punk était un peu le genre « gothique » des années 1975-1980 en quelque sorte. Contestataire.
    Comme les costumes de scène du groupe Kiss. Epoque assez fantaisiste dans sa mode.
    Amicalement. Peter.

    • Hello Peter,
      Tous à fait, le punk était un mouvement contestataire à contre pied du mouvement Hippie où tout était « peace and love. » le punk se déclinait en « pas de futur ». Bien entendu tout était axé sur une musique qui donnait le ton, assez simple dans son expression punk, deux ou trois accords suffisaient pour faire de la musique. Je me souviens une fois à Paris dans les années 1978-1979, j’avais un pull avec Jim Morrison le chanteur des Doors imprimé plus baba cool on ne faisait plus. Une nana très punk que j’ai croisé dans la rue a fait la réflexion : » Jim Morrison, il se fout de ma gueule ! « , c’est dire la petite guerre qui régnait entre les deux tendances. Mais enfin j’ai survécu à tant de honte !!!
      Bonne semaine

      • Hello Les,
        Petit veinard ! Je n’ai pas pu mettre cela à ma liste. Evidemment du fin fond de ma campagne, je ne pouvais guère tomber dessus au bistrot du coin. Le seul punk que j’ai approché c’est Dee Dee Ramone avec qui j’ai blagué après un concert, un mec d’ailleurs fort sympa et assez conventionnel dans la discussion.
        Bonne suite de semaine.

  2. Hello,
    Tout à fait d’accord avec vos propos , mais à l’origine dans les années 60 le mot Punk est simplement donné aux groupes qui jouent leur musique avec des guitares électriques , le côté contestataire est arrivé plus tard ….je dis ça, mais peut être je me trompe …M. Boss me corrigera si besoin.
    Bonne semaine à tous
    cooldan

    • Hello Cooldan et Peter
      En effet dans les années 60, les groupes qui faisaient du punk n’avaient aucune vue politique, du moins pas avouée. Les paroles des chansons sont pour la plupart de simples histoires entre garçons et filles, accompagnées de guitares et parfois d’orgue, très souvent de la marque Vox, un référence en la matière. Mais les mouvements contestataires existaient aussi, associés parfois à la pop, mais plus particulièrement au folk, Bob Dylan et Joan Baez en sont deux émanations connues. Des groupes comme les Doors ou Jefferson Airplane sont plus à classer dans les expériences qui explorent le mental ou la poésie surréaliste, souvent liés aux expériences sous hallucinogènes. C’est le fameux psychédélique qui fut une grande avancée dans la recherche de nouvelles sonorités. Pour moi, en terme d’avancée musicale pure, c’est le plus grand mouvement du 20ème siècle.
      Le punk est bien évidemment lié à la contestation, mais c’est un mouvement plus anarchiste, on est un peu contre tout, plus particulièrement l’esprit baba cool. Les hippies avaient une certaine recherche dans l’habillement, les punks s’habillent avec des guenilles, c’est là que l’on voit apparaître les fameux habits déchirés, jeans, t-shirts, cheveux teints en couleurs peu conventionnelles. L’épingle de sûreté est devenue un symbole. Bien entendu le tout fut peu à peu récupéré par la mode. C’est un peu comme le rap, au départ c’était une musique de ghetto publiée par des labels auto produits. Mais ce sont les grands labels qui signent les rappeurs. De révolutionnaires, ils sont devenus des petits bourgeois bourrés de fric.
      Bonne suite de semaine

  3. Merci pour cette sélection au top !
    J’adore votre site depuis pas mal d’années maintenant, j’y découvre toujours des pépites. Bonne soirée.
    Elodie.T

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