En passant

Bas Nylon et journal endimanché

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L’Excelsior- Dimanche fut une hebdomadaire qui parut de 1923 à 1944. Il fut brièvement interrompu en 1940, mais reparut dans la zone libre jusqu’en 1944. Le journal se voulait plutôt familial, on y parle un peu de politique générale, de faits divers, de reportages plus ou moins culturels, sans oublier l’humour qui s’étala assez facilement dans ses pages. Mais le plus important, ce fut un des premiers journaux français à publier de la bande dessinée américaine. Dans le no 1 de mars 1923, on retrouve un certain bonhomme du dessinateur américain Martin Branner, qui deviendra populaire en France sous le nom de Bicot. L’Amérique à cette époque n’était pas en reste dans la prolifération de cet art, cela commence déjà au milieu du 19ème siècle. Elle prit même une certaine avance sur l’Europe dans les années 1930 en proposant des héros comme Superman qui devinrent vite très populaires en côtoyant des grosses machines comme les studios Walt Disney. De plus, en Europe on préparait la guerre et une fois celle-ci venue, il y eut des choses plus importantes à faire que de publier de la BD. Mais l’après-guerre permit un retour en force et l’Europe prit une belle revanche. Je vous invite à parcourir quelques extraits de ce premier numéro avec notamment la première planche de Bicot. Cliquer pour agrandir.

Une aventure de Bicot.

A table et suite humoristique !

Il s’agit ci-dessous d’un texte de Tristan Bernard

Des nouvelles plutôt drôles puisées chez la concurrence.

Source BNF, Gallica, DP

6 réflexions sur “Bas Nylon et journal endimanché

  1. Bonjour Mr Boss,

    Quelle rigolade !!! Des anecdotes qui donnent le ton d’une ambiance entre gravité et légèreté. La BD de Bicot rappelle celle de Bibi Fricotin ou de Buster publiés avant la 2GM.
    Pendant le conflit, la presse pour la jeunesse continuait à distraire les enfants. Ma maman lisait Bécassine ou « les âmes vaillantes » et mon papa de son côté lisait, lui, « les Pieds Nickelés ». De même, les dessins animés, essentiellement produits par les studios de l’Oncle Sam, se faisaient le relai de la propagande US, dont notamment Tex Avery ( cf. « The Blitz Wolf » entre autres).
    Après 1945, les productions américaines ont commencé à envahir l’Europe, connues sous le nom de « Fumeti » en Italie, dont le contenu fut retraduit pour les
    jeunes publics respectifs. Ah les mini-BD de poche comme Zembla, Nevada, Akim, Blek le Roc… des années 1970. Belle époque pour les éditeurs.
    Bon WE. Peter.

    • Hello Peter,
      Ben moi j’ai surtout commencé avec Tintin et Mickey en journal. Je me souviens aussi de Zembla et autres. J’adorais particulièrement la série science fiction avec Meteor et les aventures spatiales. De plus c’était d’un prix abordable et très bien dessiné.
      Bon week-end

  2. Hello Mr Boss,

    Oui, la science-fiction était moins présente que les aventuriers mais je me souviens aussi de Dr Cyclop(e) avec des robots ou des « monstres venus de l’Espace » ou encore des savants fous…C’est vrai que leur prix n’était pas excessif et avec dix Nouveaux Francs on en avait quelques-uns, chez les bouquinistes. Quant j’ai changé de région, il y a plus de trente ans, j’ai laissé pas mal de ces mini-BD à mon premier domicile, faute de place pour les emporter. Excepté les albums de Rahan « le fils des Ages Farouches » de Chéret et Lécureux que j’ai conservé (environ une dizaine). IL y a une quinzaine d’années, le magazine « Pif-Gadget » a été republié mais il n’a pas tenu longtemps. Quant j’étais gamin, on l’achetait assez régulièrement avec mon frère ( avec ses gadgets : les pois sauteurs du Mexique, le mini-tétard préhistorique…). Son tirage se montait à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires chaque semaine pendant quasiment dix ans et puis Flop ! De nos jours, ils ont quasiment disparu sauf chez les fans ou les collectionneurs.
    Bon WE. Peter.

    • Hello Peter,
      Je ne me souviens plus du prix que cela coûtait. Mais nous avions avec quelques copains une sorte de club d’échange pour les livres ou le BD. On les lisait et on se les prêtaient. J’étais surtout préposé à Mickey pour les journaux et à Fantômette pour les livres. Pour ceux dont on parle ici, genre Zembla, c’était les fils de la dame qui tenait le kiosque du village qui me les prêtaient. Ils étaient plus âgés que moi et les aînés travaillent déjà, ils avaient plus d’argent à disposition. Et puis, il y avait certains parents qui interdisaient la lecture de ces bouquins à leurs enfants. Cela me fait bien rire maintenant, surtout une mère qui était un vrai dragon avec son fils. Elle voulait qu’il lise seulement des livres « sérieux », elle voyait en lui un futur génie. Eh bien, il a fini comme conducteur de camions sur les chantiers. Ce n’est en rien déshonorable, mais j’imagine que ce n’était pas la carrière dont elle rêvait pour lui. Moi qui lisait ces livres « sataniques », je pense avoir mieux réussi professionnellement. Ce copain est d’ailleurs décédé subitement il y a une dizaine d’années, comme quoi les bonnes lectures ne sont pas une assurance de longue vie, pourrait-on penser ironiquement.
      Bon week-end

  3. Bonjour Mr Boss,

    Oui, c’était une époque bénie d’une certaine manière.
    Ma Maman nous faisait confiance pour les lectures et elle nous autorisait les « illustrés » sauf les revues dites « X » , ce qui était légitime. Et avec le temps, l’intérêt pur les sujets changent : mon frère était branché aéromodélisme, en statique comme les avions de chez Heller ou Matchbox ou navigante (bateaux, avions). Moi , je le suivais mais mon intérêt s’orientait sur les sciences et l’Histoire type Archéologie ou les fossiles. D’ailleurs, j’ai conservé l’album des vignettes Pannini de 1976 sur « les Animaux Préhistoriques « . Pour info(mais vous devez c sûrement connaître) trois sites pour vieux bouquins : http://www.chapitre.com et celui de : www. journaux-collections.com ou encore : http://www.le-livre.com.
    Bonne recherche. Et bon WE. Peter.

  4. Hello Peter,
    Mes parents n’exerçaient aucun contrôle sur mes lectures. Assez facile les revues X n’existaient pas dans les kiosques, il y avait tout au plus Playboy et quelques autres mais cela restait dans l’érotique. Je ne me suis jamais intéressé à ces revues, j’ai lu quelquefois Lui, mais pour des articles qui m’intéressaient, mais c’était rare. Par contre, j’étais plus un fan de Pilote qui déconnait bien et aussi le fameux Echo Des Savanes du début dont je dois encore avoir les premiers numéros dans un coin, là ça déconnait encore plus. Je dois en avoir déjà parlé, mais je possède des dessins signés de Mandryka (le Concombre Masqué), l’un des fondateurs de la revue. Je garde cela précieusement. J’ai de temps en temps des échanges avec lui, mais on parle surtout d’autres choses que de BD, plutôt musique ou littérature.
    Merci pour les liens, je vais aller voir il y en a un que je ne connais pas.
    Bon dimanche.

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