En passant

Bas nylons et noble cour

On a tous en étudiant l’histoire de France, entendu ou lu des titres qui qualifiaient la noblesse, le comte de Ceci, le marquis de Cela. On sait tous que dans la noblesse française avant 1789, le roi était le plus haut placé. On sait également, qu’un général est un plus haut gradé que colonel, et un colonel est supérieur à un capitaine. Mais savez-vous classer dans l’ordre l’importance les titres de noblesse ? Voici la liste des titres du plus haut au plus modeste.

  1. Roi
  2. Dauphin de France
  3. Prince
  4. Duc
  5. Marquis
  6. Comte
  7. Vicomte
  8. Baron
  9. Banneret
  10. Chevalier
  11. Écuyer

Certains de ces titres on bien entendu un équivalant féminin, mais pas tous, acquis par faveur royale, mariage, hérédité, ou par succession. On peut retrouver aussi avec certains titres une délimitation géographique qui correspondait au titre, principauté, duché, comté. Certaines ont survécu, la Principauté de Monaco par exemple, dont Albert est le prince. Certains titres de noblesse pouvaient aussi s’acheter. mais ils ne se vendait pas dans les échoppes. On pouvait aussi accéder à la noblesse en occupant certaines fonctions réservées, on parlait alors de noblesse de robe. Mais hiérarchiquement elle était plus ou moins subordonnée à la noblesse d’épée, considérée comme la vraie noblesse. Il est évident que les territoires se conquéraient souvent pas des faits d’armes. On peut considérer qu’il existe trois sortes d’ères de noblesse, celle d’avant 1789, celle acquise sous l’Empire, et celle obtenue depuis la Restauration. Juridiquement, elle n’existe plus depuis 1848. Un nom à particule n’est pas significative d’une appartenance à la noblesse, bien que plus de 90% de la noblesse en possède un. Il servait simplement à indiquer la provenance ou le rattachement à un lieu ou une origine. Aujourd’hui la noblesse française de descendance authentique se résume à quelques centaines de familles qui n’ont pas forcément eu accès à l’histoire dans sa partie la plus visible, mais dont on peut considérer qu’un peu de sang bleu coule dans leurs veines. On admet que parmi les bâtards de la noblesse et surtout les rois de France, il y a plus de 10000 personnes qui sont de lointains descendants de cette noblesse.

Avoir un titre de noblesse ne vous épargnait pas toujours les situations comiques ou tomber sur plus malin que soi. Guillaume de Bautru, un comte, était marie avec une dame qui prit bien entendu son nom. Elle exigeait de se faire appeler madame de Nogent, car la reine Marie de Médicis avec son éternel accent italien l’appelait « madame Beautrou ».
Le maréchal de Bassompierre, était une des coqueluches de ces dames à la cour. Anne d’Autriche, qui ne l’appréciait guère, fit remarquer aux dames de son entourage, que ses cheveux commençaient à blanchir. Il répondit à la reine : « Oui blanc de tête et vert de queue comme les poireaux. »

A moins d’être prof d’histoire, il est bien difficile d’avoir en tête le nom de tous les rois de France, j’en serais moi-même incapable. Il y en a eu 64 portant le titre de rois, 3 celui d’empereurs. Le premier fut Clovis (481- 511). Les plus longs règnes furent celui de Louis XIV (72 ans); Louis XV (58 ans); Philippe 1er (47) ans. Le plus court Jean 1er (4 jours). Le plus grands par la taille fut François 1er (1,98m). On distingue cinq familles royales, les Mérovingiens, les Carolingiens, les Capétiens, les Valois, les Bourbons. Voici la liste à partir des Valois en 1328. (cliquer pour agrandir).

On pout supposer qu’à certaines époques, être écrivain sous-entendait que l’on était un peu flemmard. Il est vrai que certains ne furent pas très prolifiques, un ou deux livres célèbres, cela suffisait à leur bonheur. Il en va tout autrement de Balzac qui fut un bourreau de travail. Tout en étant un des plus grands écrivains français, il en est aussi l’un des plus prolifiques. plus de 90 romans et nouvelles écrits sur une période d’un peu plus de 20 ans. je ne vais pas revisiter l’oeuvre de Balzac, mais m’attarder sur la petite histoire.


Saviez-vous que Balzac se droguait ? Oh une drogue bien innocente que nous consommons à peu près tous, le café. Pour maintenir sa forme et surtout ses sens en éveil, il avalait entre 30 et 50 tasses de café par jour, pas du café au lait, mais un café bien corsé. Il avait malgré tout une vie assez organisée selon des horaires assez précis. Il était capable de rédiger une cinquantaine de pages d’un de ses romans en une nuit, il rédigeait surtout la nuit. Il pouvait aussi soudainement décider d’aller faire des longues promenades, toujours la nuit. Les oiseaux de nuit la nuit flânant dans les rues de Paris, auraient pu le croiser, vêtu de sa robe de chambre et de ses pantoufles. Pourquoi perdre son temps é se changer? Si vous passez par la ville de Neuchâtel en Suisse, faites un détour par la collégiale et le château qui surplombent le ville. Devant, vous trouverez deux bancs en pierre érodés par le temps. Posez vos fesses sur l’un d’entre eux et puis dites-vous que vous êtes assis sur un banc où il y a bientôt deux siècles en 1833, Balzac posa les siennes. Initialement, les bancs se trouvaient à un autre endroit, mais face à l’urbanisation ils ont été déplacés dans un endroit plus calme en apparence, sur cette colline où siège le gouvernement régional. A l’époque de son séjour, la région était encore sous le domination prussienne. Il était venu là pour rencontrer la comtesse polonaise Henska dont il était tombé amoureux et qui séjournait à Neuchâtel. Ils se marieront d’ailleurs quelques mois avant la mort de Balzac en 1850.

Les bancs qui servirent de lieu de rendez-vous, tels qu’ils paraissent aujourd’hui.

La comtesse Hanska mourut en 1882 à Paris à l’âge de 81 ans. Mariée à un comte plus âgé qu’elle, très cultivée elle parlait plusieurs langues dont le français. C’est en lisant Balzac qu’elle devint une de ses admiratrices et souhaita prendre contact avec lui. La rencontre avec Balzac a été décidée par un hasard. La gouvernante de ses enfants venait de Neuchâtel. C’est ainsi que lors d’un voyage, ils séjournèrent dans la ville. Balzac fit le voyage spécialement de Paris et ils purent se rencontrer. Ils tombèrent amoureux, surtout Balzac, mais ce n’est qu’à la mort de son mari que la comtesse peut épouser Balzac.

Le séjour de Balzac à Neuchâtel est assez bien documenté. On sait qu’il séjourna à l’hôtel du Faucon, grande maison à gauche sur la photo, pendant cinq jours. Ce n’est pas le seul personnage illustre qui séjourna en ce lieu. En 1816, il reçut la visite de Percy Shelley, le poète anglais, accompagné de sa femme Mary, celle qui qui écrivit le célèbre « Frankenstein ». En deux siècles, la rue n’a pas tellement changé d’aspect. L’hôtel qui n’existe plus est devenu un immeuble résidentiel, avec un fast food en bas.
Si vous avez vu le film téléfilm sur Balzac de 1999 avec Depardieu dans le rôle titre et Fanny Ardant dans le rôle de la comtesse, vous avez bien entendu vu la scène où ils se rencontrent à Neuchâtel. Les décors semblent assez différents de ce que nous voyons ci-dessus. Mais bien évidemment c’est du cinéma.

Source gallica.bnf.fr / BnF / DP / Documents privés transmis

12 réflexions sur “Bas nylons et noble cour

  1. Bonjour M. Boss,
    Je me serais sûrement trompé au moins 2 fois dans l’ordre des titres de noblesse
    Si je retourne Neuchâtel, j’irais voir les fameux bancs !
    Bonne fin de semaine
    cooldan

    • Hello Cooldan,
      Pour les titres de noblesse, j’ai aussi toujours un peu mélangé, et comme je n’en ai pas dans mes ancêtres…
      Neuchâtel est un jolie petite vile qui vaut le détour. La partie ancienne de la ville est très agréable et bien conservée.
      A propos de Balzac. Comme il ne connaissait pas sa belle, évidemment il n’avait pas sa photo, il se cachait derrière les arcades que l’on voit très bien sur la vieille image, en espérant l’apercevoir. Mais le premier contact eut lieu justement quand elle était assise sur un ces fameux bancs avec enfant et mari. Il aborda le couple et glissa dans la conversation quelques mots pour lui faire comprendre où elle pouvait le retrouver. Le film dont je parle dans l’article suppose une rencontre en hiver, il y a de la neige. C’est faux, elle a lieu en fin septembre et il n’y a pas de neige à Neuchâtel, on est en pleines vendanges.
      Bon week-end

  2. Bonjour Mr Boss,

    Merci pour ce très intéressant rappel de notre Histoire.
    C’est au programme d’Histoire en classe de 5è. que l’on étudie la période du Moyen-Age, avec la féodalité et les tragiques Croisades.
    Le titre le plus souvent utilisé, dans la littérature en particulier, est le Comte.
    Titre issu du latin : Comites. C’est le règne de l’empereur Charlemagne ( 1,92 m !) qui mit en valeur ce titre avec les Comtes Palatins, sorte de garde rapprochée comme le furent les mousquetaires du Roi-Soleil.
    Le titre de Marquis désignait un Comte dont le domaine frontalier à une puissance étrangère, s’appelait « Marche « . Le comte Roland, qui fut le neveu de l’Empereur reçut le titre de « Comte de la Marche de Bretagne » car cette province était indépendante à cette époque et menaçante pour le pouvoir impérial. Il faudra attendre le 16è. siècle pour la voir rattachée au domaine royal. En allemand, l’équivalent est « MarkGraf  » ou Margrave francisé.
    D’ailleurs, d’après des études historiques, il y aurait quelques milliers de personnes issues de la descendance directe de Charlemagne. La principauté d’Andorre, codirigée par l’évêque d’Urgel et le Président de la République, fut fondée dès le Haut-Moyen-Age et ses privilèges durèrent jusqu’à nos jours. Au 13è. s., le comte de Foix, Gaston Phébus, régnait sur une partie des Pyrénées au delà desquelles s’étendait l’Espagne, devenue musulmane depuis l’an 711, année de la défaite des troupes wisigothes du roi Rodéric (devenu Rodrigue dans la littérature espagnole). En Europe, citons notamment la petite principauté du Liechtenstein, coincée entre la Suisse et l’Autriche.
    Sous l’Ancien Régime, on distinguait la noblesse de robe et la noblesse d’épée.
    La première désignait les magistrats et autres dignitaires au service du pouvoir royal. La seconde était la récompense pour haut fait d’armes, par la diplomatie ou au cours de campagnes militaires. Disparue à la Révolution, elle fut rétablie par Napoléon dès son arrivée au pouvoir.
    Contrairement à la France, nos voisins européens n’ont pas subi les affres de cette période trouble et sanglante et la noblesse y est toujours présente et… prospère. Et les avantages du monde moderne ont remplacé carrosses et chandeliers !
    Bon WE. Peter.

  3. Re-bonjour Messieurs,

    Dans l’édition du dico Larousse de 1975 (que j’ai conservé) , les titres de noblesse sont classés tels quels et illustrés des couronnes correspondants au rang de chacun. Le Duc vient de « Dux » en latin ,et signifie « qui conduit ». Et cet aristocrate commandait à plusieurs Marquis et Comtes qui étaient vassal.
    En italien, on peut retrouver le titre de « Duce » et en langue roumaine (d’origine latine, et importée par les légionnaires en garnison ) le mot « Conducator », « le Chef « , qui fut tristement porté par un certain chef d’Etat aujourd’hui disparu…
    Bon WE. Peter.

  4. Hello Peter,
    Je profite pour répondre au deux.
    On peut observer qu’il y a encore certains pays qui sont directement gouvernés par des familles royales, le plus souvent de manière assez symbolique. On entretient un certain folklore. Je crois qu’il est temps que cela prenne fin, c’est des survivances du passé. Tous ces titres cela me fait bien rigoler, cela ne prouve en rien la qualité d’une personne.
    A propos des descendants des rois de France. J’ai lu à quelque part qu’ils en avaient trouvé un qui était chauffeur de bus. Il ne le savait même pas.
    Oui on oublie bien souvent que le roumain est en partie une langue latine, mais bien mélangée avec les langues voisines. Je connais un expatrié, quand il parle dans sa langue, on arrive quand même à saisir un mot ou deux.
    Merci pour les commentaires, vous connaissez bien l’histoire, bravo !
    Bon week-end

  5. Bonjour Mr Boss,

    En effet, les rois et reines sont plutôt de nos jours des souverains, dirais-je, d’ « apparat, au sens que les affaires sont déléguées au membres de leurs gouvernements.
    « Monarchies constitutionnelles »: presque un paradoxe. Le roi « de droit divin » gouverne sans partage et la constitution encadre ses pouvoirs.
    Quant on regarde la carte de l’Union Européenne d’avant1996, on compte autant de républiques que de monarchies. Depuis, tout a changé…
    Merci pour votre compliment, Ma passion pour l’Histoire vient de notre histoire familiale assez mouvementée avec deux exils « forcés » en un siècle. J’ai des ascendances bretonne, normande et alsacienne, côté paternel et, côté maternel, italienne, maltaise, et aussi polonaise par alliance. Toute cette diversité m’a donné le goût de la recherche. Chacun de nous est une toute petite histoire dans la grande Histoire.
    Bon WE. Peter.

  6. Hello Peter,
    Le compliment était mérité. Pour un peu que nous soyons curieux, on peut faire de l’histoire de mille manières, c’est un vaste domaine. Si j’aime l’histoire ancienne, ma spécialité serait plutôt la musique moderne, j’agis un peu comme historien dans un domaine un peu nouveau, comme d’autres peuvent agir dans d’autres connaissances. Il y a un peu des spécialistes pour tout, certaines époques, certains faits. à chacun son truc, tout mérite considération. Il m’arrive assez souvent qu’on me demande si j’étais prof. Je ne l’ai jamais été, mais je constate que j’ai beaucoup de potes qui sont dans l’enseignement, ils doivent un peu déteindre sur moi. Pas plus tard que cette semaine, j’ai envoyé des voeux d’anniversaire à l’un d’entre eux, qui est aussi un peu écrivain. Dans ce genre de choses, je ne fais jamais dans les banalités, j’essaye de trouver quelque chose d’un peu original. Il m’a remercié en me disant que j’étais un artisan des mots. Venant de sa part, c’est un beau compliment. C’est décidé, quand je serai réincarné, je serai prof d’histoire !!!
    Ma famille est un peu comme la vôtre. Pour une moitié j’ai des origines savoyardes qui remontent au 17ème siècle côté paternel et grand-père. Côté paternel grand-mère, ils sont partis de la Perse / Iran, il y a 1500 ans, alors j’ai un peu de lointain sang arabe. Côté maternel, mon grand-père était milanais et ma grand-mère venait de Travedone en Lombardie. J’ignore tout des précédents ancêtres car l’état civil avant 1900 en Italie, c’était un peu le bordel. mais il y a encore aujourd’hui des familles qui portent leurs noms respectifs. Ce qui est sûr, par certains côtés je suis bien italien, à table notamment.
    Bon dimanche.

  7. Hello Mr Boss

    Ton ami qui est prof d’histoire a raison : tu es un artisan des mots. J’ai le souvenir d’une citation en classe de philo (1984): « Heï techne mimetaï ten physis » = l’art imite la Nature ». Pour les Grecs, art et technique se correspondaient visiblement.
    L’art de manier les mots. Comme Raymond Devos (= le renard , en flamand), un jongleur des mots. Il y a des personnes qui captivent leur public en maniant la langue parlée. Et ce n’est pas donné à tout le monde. Tu as peut-être sans le savoir une prédisposition familiale. Sait-on jamais.
    Ainsi je me souviens que mon père me disait que j’étais aussi doué pour le dessin que ne l’était son frère aîné.
    Côté famille, ton parcours est encore plus ancré dans le temps que le mien.
    Puisque tu parles de la Perse, je me permets d’évoquer qu’au milieu du 3è. de notre ère, au cours d’une énième campagne de Rome pour conserver ses provinces moyen-orientales, l’empereur Valérien est capturé près d’ Edesse par le roi de perse Shapour 1er, ainsi qu’une partie de ses légions romaines. Valérien y termina sa vie emprisonné. Parmi ses soldats romains, certains d’entre eux étaient chrétiens et diffusèrent l’enseignement du Messie. Les Chrétiens de cette partie du Moyen-Orient étaient de rite dit « Nestorien » et le sont toujours.
    Rassembler les archives familiales pour retracer son histoire relève du jeu de pistes. Mais dans cette quête, une boussole ne nous est d’aucune utilité. Hélas !
    Bon WE. Peter.

    • Hello Peter,
      Je ne sais pas si j’ai des prédispositions familiales, mais mon père était plutôt un joyeux drille. Toutefois son humour était plutôt classique, je serais plutôt Devos. Je peux essayer de chercher pour trouver quelque chose de drôle, j’y arrive parfois, mais le plus souvent c’est inné, une situation quelconque et un jeu de mots me vient à l’esprit. La meilleure recette est d’avoir en mémoire une citation drôle ou une phrase célèbre et la détourner au profit du présent. Cela fait toujours rire. Mais pour moi le plus beau, c’est de pouvoir enjoliver les phrases avec de belles images, C’est ce que j’essaye de faire quand je fais des voeux ou j’écris pour un deuil. Les belles phrases ça marche très souvent avec les dames, elles y sont plus sensibles que les hommes.
      Pour mon ascendance côté Iran, je pense qu’ils ont fui l’invasion des Sarrazins, étant des chrétiens. Pour autant que je sache, nous avons toujours été catholiques, il paraît d’ailleurs que mon prénom était l’apanage des familles catholiques, c’est un généalogiste qui me l’a dit.
      Bonne semaine

  8. Bonjour Mr Boss,

    Vous êtes donc sous un patronage sacré…
    D’ailleurs, côté apostolat, après le soir de la Pentecôte, les Apôtres partirent sur les routes de l’Empire et au-delà, pour diffuser la parole du Maître. Ainsi, l’apôtre Jean, au 1er siècle, partit évangéliser l’actuelle Turquie et finit sa vie sur l’île de Patmos où il rédigea l’un des quatre Evangiles.
    Saint Thomas, surnommé : l’Incrédule, ( » Parce que tu as vu, tu as cru ») apporta la Bonne Parole du Christ jusqu’à l’actuelle Inde (ancienne ville de Mylapore où il finit tragiquement), en passant par le Moyen-Orient. De son côté, saint Paul, le seul apôtre né citoyen Romain, parcourut tout le bassin méditerranéen en prêchant, avant d’être arrêté et exécuté pendant la persécution de Néron, en 68 de notre ère.
    Bref, une époque trouble de persécution jusqu’à l’Edit de Tolérance de l’empereur Constantin 1er, en l’an 313 qui faisait désormais du Christianisme naissant la religion officielle de l’Empire…
    Amicalement. Peter.

  9. Hello Mr Boss,

    Pour compléter mon post, je précise que Constantin était le fils de Hélène, Chrétienne et d’un Décurion, converti. Son accession au trône impérial l’amène donc à mettre fin aux persécutions de ces prédécesseurs dont la dernière fut édictée par Dioclétien en 303/305. On appelle aussi son « Edit de Tolérance » l’Edit de Milan ». Milan qui verra à la Pâques 397 le baptême d’une des grandes figures de l’Eglise: St Augustin, auteur d’une grand savoir théologique et reconnu dès lors comme un des  » Père de l’Eglise ». Les autorités religieuses allaient désormais s’employer à évangéliser les populations « barbares » avec plus ou moins de succès. Mais ceci est une autre (longue) histoire…
    Amicalement. Peter.

    • Hello Peter,
      Oui le terme de barbares était employé avec une large diffusion. A charge de revanche, quand les Musulmans tentèrent d’envahir l’Europe, on était des mécréants et tout le toutim. Les religions se sont trop ridiculisées au cours de l’histoire, c’est en fin de compte un genre de politique destiné à asservir les gens. Pour ma part, il y a longtemps que j’ai pris mes distances avec les religions. Je n’empêche personne d’y croire et de pratiquer, c’est une liberté fondamentale. Moi j’en ai une de plus, celle de ne pas y adhérer. Il m’arrive parfois d’en discuter avec un ou l’autre, mais je le fais avec des personnes qui ont une certaine culture, Le sujet est sérieux, il faut en parler non pas avec des journalistes qui s’occupent de la rubrique des chien écrasés, mais des éditorialistes.
      Ceci dit, quand on s’intéresse à l’histoire il y a toujours deux sujets qui reviennent constamment, les guerres et les religions, parfois les deux en même temps.
      Merci pour les développement, ca rafraîchit la mémoire.
      Bonne fin de semaine

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