En passant

Bas nylons et garagistes sans salopettes

Place aux dames et demoiselles. Les sixties ne sont pas avares de groupes féminins, on peut se rappeler des Shirelles, des Ronettes, des Crystals. des Chiffons, des Supremes. Ces ensembles eurent leur heure de gloire, mais ils ne furent que des ensembles vocaux. Pourtant les groupes vocalo-instrumentaux féminins existent aussi, mais c’est un parent assez pauvre dans les contexte des sixties. Il ne faut pas croire que ces demoiselles n’avaient pas envie de gratter la guitare et de former des groupes. Il y en a qui tentèrent l’expérience et qui furent signés par des labels plus ou moins importants. On peut le dire, pratiquement aucune de ces formations ne connut un succès d’envergure. les plus chanceuses se contentèrent d’une réputation locale de leur vivant et quelques unes trouvèrent plus tard une sorte d’aura auprès des encyclopédistes que revisitèrent les obscurités liées aux sixties. Une majorité de ces enregistrement peuvent assez facilement se glisser dans les garage punk et un peu le psychédélique. On y retrouve des titres originaux et bien sûr des reprises, parfois excellentes, comme les Motels qui repiquèrent « Bend Me, Shape Me » à American Breed et qui peut même surclasser l’original. Il était presque naturel qu’une série de ces compilations qui apparurent dans les années 1980, soient consacrées uniquement à ce genre de formations, parfois des solistes avec accompagnement d’appoint pas forcément féminin, mais orientés garage. La série s’intitule « Girls In The Garage » et regroupe des artistes en majorité américains, les plus nombreux en tentatives, mais en fait il s’agit plutôt d’un survol international de ce qui se faisait dans le genre. Le point commun, ce sont des femmes au commandes et leur profession de foi est garagiste. Voici le premier volume.

MA SELECTION DE CET ALBUM

The Continental Co-Ets

1966 – Minnesota

Medley Of Junk

The Continental Co-Ets – Medley Of Junk
Denise & Co -Take Me As I Am
The Puppets – Ain’t Gonna Eat Out My Heart
The Models – Bend Me, Shape Me
The Chymes – He’s Not There Anymore
The Bittersweets – Hurtin’ Kind
The Interpreters – Get The Message
The Id – Those Ever-Lovin’ Baby Blues
The Glass Opening – I’m On Your Prey
The Belles – Come Back
Luv’d Ones – Up Down Sue
Kim And Grim – You Don’t Love Me
The Beatle-Ettes – Only Seventeen
Cathy Rich – Wild Thing
Althea & The Memories – Worse Record Ever Made

Dans d’autres articles je vous présente des productions françaises qui eurent le privilège d’être publiés au format EP, c’est à dire quatre titres par disque, un phénomène typiquement français qui n’a pas vraiment un équivalent ailleurs pour les fifties et les sixties. Il en existe des milliers. Mais le 45 tours single existe aussi, souvent pressé en quantités limitées et surtout destiné à la promotion et pour les jukeboxes. Ceci perdura tout au long de la vogue du EP qui commença à décliner à partir de 1967. La publication en single devint la règle, sauf des exceptions de plus en pus rares. Pour certains artistes, ils sont devenus un objet de recherche par les collectionneurs, encore plus s’ils sont présentés dans une pochette avec une photo. les fans d’Hallyday connaissent bien la chose. Mais que ce soit avant, pendant, ou après 1967, quelques publications atteignent parfois de jolies sommes.

Même sous la dictature général Franco, le rock and roll essaya de se faire un nom en Espagne. Deux ans avant que le groupe Los Brincos parvienne à imposer en France avec un certain succès le beat espagnol, Bruno et ses Rockeros tentèrent de percer en France, dans un style plus rock and roll. Elle se résuma en un single publié en 1963 par Festival avec un texte de présentation au verso signé Bruno Coquatrix. Cela ne suffit pas à faire émerger des profondeurs cette publication avec un original sur la face A et une reprise rock du célèbre standard « Perfidia ». Il en reste un petit collector recherché par les fans qui se rappellent encore qu’il existe. Le chanteur, sous le nom de Bruno Lomas, connut une assez belle carrière jusqu’à son décès en 1990. C’est une sorte d’Adriano Celentano version espagnole entre variété et rock and roll, mais il fit beaucoup de reprises.

Bruno Et Ses Rockeros – Bel Air 121 045  – Publié en 1963. meilleure enchère sur Ebay 68 euros.

2 réflexions sur “Bas nylons et garagistes sans salopettes

  1. Bonjour M. Boss,
    Très sympa ces Girls au Garage, j’ai bientôt ma voiture à faire réviser, j’aimerais bien connaître l’adresse de l’un de leur garage ! notamment vous l’aurez bien compris : The Beatle-Ettes.
    Bruno LOMAS à repris quelques titres des Beatles, sur des EP’s espagnols , hélas pas sur ce EP Français….il aurait encore plus de valeur !
    Les reprises c’était sa spécialité !
    Bonne semaine
    cooldan

    • Hello Cooldan,
      Ah ben la mienne elle tombe en panne bien souvent, je ne sais pas ce qu’elle a !
      Les Beatle-Ettes, en plus le titre est pas mal, ça bouge bien.
      Malgré plusieurs voyages en Espagne au tournant des 70’s, je n’ai pas fait très attention à Bruno Lomas, Il est vrai que je recherchais plutôt les groupes dans le style à Los Brincos.
      Bonne suite de semaine

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