En passant

Inventaire musical à la Prévert (78)

The Zombies – Begin Here – UK Decca LK 4679, 1965. Rod Argent, claviers, vocaux; Colon Blunstone chanteur soliste; Paul Atkinson, guitare; Chris White, guitare basse, vocaux: Hugh Grundy, batterie,

Une des chansons sixties qui me colle le plus à la peau, c’est le « She’s Not There » des Zombies, je l’ai écoutée des milliers de fois. Mais il ne faudrait pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt, le groupe reste un monument d’originalité. Assez curieusement, ils furent assez dédaignés dans leur pays natal, l’Angleterre. Par contre les USA les hissèrent haut dans le hit parade. Peut-être le fait le plus marquant dans leur patrie fut la sortie de ce premier album en 1965. Durant leur première assez brève existence, ils se séparèrent en 1968, il ne publièrent que deux albums, dont on peut considérer le second comme un chef d’oeuvre absolu. Mais pour l’instant occupons nous du premier, il n’est pas à jeter aux orties pour autant. Il est assez marqué par le R&B, avec la reprise de standards assez connus venant de Bo Diddley ou Muddy Waters ou de la Tamla Motown. Mais le groupe avait aussi ses compositeurs attitrés, Rod Argent et Chris White. Le premier pas très sûr de son talent voulait mettre en face principale une reprise du célèbre « Summertime » pour leur premier disque. Il fallut l’insistance du directeur artistique pour qu’ils optent pour « She’s Not There », le reste est on peut dire historique. Il en existe au moins une centaine de reprises par divers artistes, la plus célèbre étant sans doute celle de Santana. Cet album est l’occasion de se rappeler la magnificence de certains de leur titres originaux comme « I Remember When I Loved Her » une belle petite perle soutenue par la voix particulière du chanteur. Note : »She’s Not There » cette chanson doit absolument être écoutée dans sa version mono, celle que je vous ai mise ci-dessous. Dans l’édition stéréo, les frappes de la batterie sont différentes et ne donnent pas le même relief à la chanson.

She’s Not There

Summertime

Roadrunner

I Can’t Make Up My Mind

The Way I Feel Inside

Work’n’Play

You Really Got A Hold On Me

Sticks And Stones

Can’t Nobody Love You

Woman

I Don’t Want To Know

I Remember When I Loved Her

What More Can I Do

I Got My Mojo Working

Documents

Les Zombies en 2019 lors de la cérémonie de leur introduction au « Rock And Roll Hall Of Fame ». Tous les membres originaux sont présents sauf Paul Atkinson décédé en 2004.

Clip de 1966 « Gotta Get A Hold Of Myself »

Une de ces jeunes chanteuses anglaises qui passa comme une météorite dans le ciel de Paris. Quand cela ne marche pas très fort dans son pays d’origine, on recherche des débouchés dans d’autres pays. C’est son cas, et en signe de bienvenue Decca France publia un EP en 1966. Il y eut des passages à la télé française, mais cela ne sembla pas l’aider à se faire un nom ici. Apparemment elle vit toujours, est mariée, et chante encore occasionnellement bien que son dernier disque date de plus de 50 ans. Mais il y a encore et toujours quelques nostalgiques et collectionneurs qui se souviennent d’elle.

Trully Smith-  Decca 457.115 M, publié en 1966, meilleure enchère sur Ebay 132 euros.

Love Is Me Love Is You

My Smile Is Just A Frown Turned Upside Down

You Are The Love Of My Life

Interview BBC, la chanson commence vers 1’15

Lonely Heart

Envies de découvrir autre chose ?

La musique n’a pas de frontières. S’il y a bien un point où je suis très éclectique, c’est assurément la musique. Entre un disque de hard rock et un opéra, pour moi c’est de la musique. C’est la différence qu’il y a entre un plat de haricots et un entrecôte bordelaise, les deux pris dans leur contexte propre peuvent s’avérer délicieux. Je fouille, j’écoute, je trouve, et puis quelquefois je tombe sous le charme. C’est pour moi une quête permanente.
Je vous invite à partager ces découvertes au hasard. Des artistes qui ne font pas forcément la une des médias, mais qui ne sont pas dépourvus d’un certain magnétisme ou plus simplement nous présentent une belle vision musicale.

J’y ai fait allusion récemment en vous présentant une chanson où il brocardait un certain Adolf avec une moustache. Giorgius fut un chanteur comique qui sévit dans les années 1920 et 30. Certaines de ses chansons ont passé à la postérité, les Charlots en reprirent quelques unes. Il arrive qu’on les chante encore aujourd’hui. Même si certaines ont 80 ans bien tassé, elles ne manquent pas d’un comique qui peut encore faire rire aujourd’hui, celle intitulée « Ah Quelle Vie Qu’on Vit » est même assez prophétique. Il est évident que l’on y parle des choses d’alors, il n’est pas question d’ordinateurs piratés ou de président à talonnettes, mais une bagnole ou un vélo pouvait être jadis source d’aventures cocasses. Musicalement on peut distinguer un air de swing à la française dans certaines de ses chansons. Il eut quelques ennuis à la libération pour avoir amusé l’occupant, il se convertit en auteur de polars, Il mourut en 1970, âgé de 78 ans.

Ca C’est De La Bagnole (1938)

Ah Quelle Vie Qu’on Vit (1930)

En Vélo (1940)

Au Lycée Papillon (1936)

Dure De La Feuille (1937)

Sur La Route De Pen-Zac (1939)