En passant

Bas nylons et vinyles en fusion (4)

Les albums de compilation existent depuis les débuts du microsillon. Il y a principalement deux tendances. La première est du style « Best Of », c’est à dire qu’il regroupe en général des titres d’un artiste qui sont issus de différents enregistrements qui peuvent s’étaler très largement dans le temps et la carrière de l’artiste. Le seconde fait plutôt appel à des artistes différents, évoluant plus ou moins dans un style ciblé, sous un thème précis, ou regroupant des artistes du même label. Il n’y a en fait aucune règle, c’est très vaste. A partir de 1967, Philips France a édité une série d’albums de compilation sous le titre de « Made In England ». Elle présente un intérêt évident, au moins pour les plus fauchés, car elle regroupe des noms connus et surtout pratiquement que des hits. Avec le prix d’un album, parfois proposé en petit prix, il permet d’obtenir des succès plutôt réputés, alors qu’il aurait fallu acheter plusieurs EP’s pour les acquérir tous. Bien sûr, ces compilations sont publiés avec un décalage de quelques mois, le temps que les succès se tassent un peu et ne stoppe pas la vente des premières éditions. Mais le décalage est assez minime et tout le monde se rappelle encore de ces succès. Voici un volume sorti en parallèle à cette série, intitulé « Dance With » et ne contient que des succès originaux.

Dave Dee Dozy Beaky Mick and Tich – Save Me

The Troggs – 66 5 4 3 2 1

The Merseys – Rhythm Of Love

The New Vaudeville Band – Winchester Cathedral 

The Walker Brothers – Deadlier Than The Male

The Pretty Things – Progress

The Troggs – Night Of The Long Grass

Pamela Pamela – Wayne Fontana

The Four Seasons – Tell It To The Rain

Manfred Mann – Semi-Detatched Suburban Mr. James

The V.I.P.’s – I Wanna Be Free

Spencer Davis Group – Gimme Some Lovin’ 

Document

Les V.I.P.’s en vrai live à la tv française

La France n’a pas le monopole du disque de collection. Il existe ailleurs et même dans des quantités qui peuvent laisser la France loin derrière. Il n’y a pas de formule magique pour qu’un disque devienne un collector. Un des critères pour qu’il le devienne, c’est la rareté multipliée par son attrait pour les collectionneurs. Parmi les artistes, il faut distinguer ceux qui arrivent à franchir la porte du collectionneur, certains ne le sont peu ou pas, d’autres s’installent volontiers dans les discothèques personnelles. Ces critères sont très subjectifs, mais il est certain qu’il y a des disques qui atteignent des fortunes et d’autres dont on a de la peine à se débarrasser pour des sommes très modiques. Des artistes inconnus peuvent avoir des publications qui s’arrachent à prix d’or, tandis que des célébrités sont boudées par les collectionneurs. Nous allons nous promener régulièrement parmi certains de ces collectors internationaux dont vous ne soupçonnez peut-être pas l’existence, mais qui sont souvent des pièces qui se négocient à bon prix. Pour les albums je me contenterai d’un ou deux exemples et pour le reste l’intégralité des titres si disponibles sur Youtube. Vous ferez certainement des découvertes.

The Eyes – UK EP

Les Eyes ont la réputation d’avoir produit un des EP’s les plus rares et les plus recherchés des sixties. C’est vrai que ce n’est pas un truc très courant. Musicalement cela ne fait pas l’ombre d’une doute, ils suivent la voie des Who de l’époque. Ils poussèrent même le vice d’enregistrer un titre du nom de « My Degeneration ». Le groupe ne connut sous ce nom qu’une existence assez éphémère entre 1964-67. Il n’en reste pas moins que c’est un produit bien ficelé, révélateur des premières lueurs d’un psychédélique à la sauce anglaise. Ils enregistrèrent à la même époque un album de reprises des Roééing Stones sous le pseudo de Pupils. Mais ça, c’est beaucoup moins rare, bien que ceux qui savent qu’ils se cachent derrière ont tendance à faire un peu monter les enchères.

UK 1966 – The Eyes – Mercury 10035 MCE. Meilleure enchère sur Ebay 1067 euros

When The Night Falls

I’m Rowed Out

The Immediate Pleasure

My Degeneration

Bonus

Voici justement un titre de cet album de reprises des Rolling Stones « I Wanna Be Your Man », que les Stones empruntèrent aux Beatles. Au niveau du son et de l’interprétation, c’est assez une copie carbone. Il manque quand même la voix de Mick Jagger.

Toujours la même chanson

Il est rare qu’une chanson ne soit jamais reprise si elle a eu un peu de succès. Quand on est lassé d’une version, il peut s’avérer plaisant d’en écouter une autre. Il arrivé même que l’on soit étonné par une reprise à laquelle on se s’attendait pas ou encore découvrir le créateur de la version originale. dont on ignore complètement l’existence. C’est un jeu où je me défends très bien. Alors selon ce principe, je vous propose en premier la version originale, en second une reprise française, et en troisième une autre version, que vous ne connaissez pas forcément.

Dionne Warwick – Don’t Make Me Over (1963)

Nancy Holloway – T’en Va Pas Comme Ca (1963)

The Swinging Blue Jeans- Don’t Make Me Over (1966)

2 réflexions sur “Bas nylons et vinyles en fusion (4)

  1. Bonjour M. Boss ,
    Pour The EYES,, je me suis contenté des ré-éditions EP’s et compilation CD , je ne pouvais pas laisser passer ça !……tout ce que j’aime !
    Bonne semaine
    cooldan

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