En passant

Bas nylons et dessous en chapitres

UN SIECLE DE DESSOUS – Chapitre 1

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Cette article paru en 1901 est tirée d’un roman. Une doctoresse, chose encore peu courante, présente une thèse où il est question du corset. C’est aussi là où j’ai fait mes recherches que je trouve mentionné le mot jarretelle pour la première fois. Selon la plupart des historiens, elle a été inventé par Ferréol Dedieu en 1876, mais n’a de loin pas encore conquis tous les fabricants et les dames qui continuent à porter la jarretière. 

Source gallica.bnf.fr / BnF / DP

En passant

Inventaire musical à la Prévert (87)

Whalefeathers – Same – Excello France – 500 015, publié en 1970

En 1970 chez les disquaires, avec un peu de chance on pouvait trouver cet album puisqu’il existe en pressage français. Avec un peu de curiosité, on pouvait même essayer de l’écouter et pourquoi pas l’acheter. Je ne pense pas qu’il se soit vendu à des milliers d’exemplaires, puisqu’il est relativement difficile à trouver dans ce pressage, enfin c’est valable pour les autres aussi.
Whalefeathers est un groupe originaire de l’Ohio qui publia deux albums, celui-ci étant le second. Ils sont plutôt bons dans les reprises, quatre sur cet album dont le très connu « World Of Pain » de Cream, mais très compétents dans les créations originales. C’est de la pop teintée de psychédélique, mais assez inspirée de la cousine anglaise. Je pense que les fans de Deep Purple de cette époque ne seront pas complètement en terrain inconnu en écoutant certains titres. Pour moi, il existe quelques centaines d’albums pas très connus qui méritent une mise en lumière, en voici un dans la bonne moyenne.

Bastich

World Of Pain

I Don’t Need No Doctor

It’s A Hard Road (Back Home)

Pretty Woman

Shadows

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Sur un single, une version particulière du classique de Johnny Kidd

Collectors made in France

Un truc qui m’a toujours fait sourire en France, les publications concernant le rock and roll. Alors que cette musique déferlait sur le monde, ici on s’amusait à la parodier ou à en dire tout le mal que l’on en pensait. Les quelques rares disques d’authentique rock and roll publiés ici entre 1955 et 1960 ne le furent qu’au compte-gouttes. Sans doute dans un moment d’euphorie, on publia cet EP de Johnny Carroll en 1956, un pionnier du rock texan peu connu même aux USA, ce qui n’enlève rien à la qualité du bonhomme. Enfin, c’est toujours bon pour les collectionneurs.

Johnny Carroll and His Hot Rocks – CID – 100.569, publié en 1956, meilleure enchère sur Ebay 900 euros.

Hot Rock

Corrina Corrina

Crazy Crazy Lovin’

Wild Wild Lovin

Un clip de 1957

Envies de découvrir autre chose ?

La musique n’a pas de frontières. S’il y a bien un point où je suis très éclectique, c’est assurément la musique. Entre un disque de hard rock et un opéra, pour moi c’est de la musique. C’est la différence qu’il y a entre un plat de haricots et un entrecôte bordelaise, les deux pris dans leur contexte propre peuvent s’avérer délicieux. Je fouille, j’écoute, je trouve, et puis quelquefois je tombe sous le charme. C’est pour moi une quête permanente.
Je vous invite à partager ces découvertes au hasard. Des artistes qui ne font pas forcément la une des médias, mais qui ne sont pas dépourvus d’un certain magnétisme ou plus simplement nous présentent une belle vision musicale.

Qui veut aller loin ménage sa monture. Eh bien mon cheval doit tirer la langue, car nous allons faire escale dans un pays plutôt lointain, le Japon. J’ai toujours eu une certaine fascination pour l’Orient surtout quand il est à l’extrême. Pour nous tout est mystérieux là-bas, et la musique n’échappe pas à notre conception occidentale de la chose. Quelques airs sont parvenus chez nous comme « Sakura » ou « Kōjō No Tsuki », qui apporta un goût d’ailleurs dans la discographie des Scorpions. Et pourtant, les écouter chanter et jouer sur des instruments dont on ne savait même pas qu’ils existaient, cela donne envie de se verser un verre de saké et de mettre des images de poésie sur cette musique. Je crois que c’est une sorte d’espoir qu’ils nous adressent, eux qui savent si bien capter notre musique.

Folk japonais

Sakura

Dark Temple

The Moon Over The Ruined Castle

Lullaby Of Takeda

Tsugaru Jongara Bushi

En passant

Bas nylons et vinyles en fusion (9)

Les Cramps, groupe emblématique apparu au tournant des années 80, est une sorte de machine à remonter le temps, tout en lorgnant vers le futur. Ils puisent leur inspiration dans le rockabilly, le psychédélique, le garage, avec une prédilection pour ce qui est déjanté, décadent, et un peu trash. Pour ceux qui avaient 15 ans 1980 et qui kiffaient le groupe, ce fut pour eux l’occasion d’aller voir avant ce qui se passait quand papa écoutait de la musique. Bien sûr le punk est passé par là, et les vieilleries prennent un nouvel air qui les projette vers le futur. Nombre de leurs reprises s’identifient maintenant via leur interprétation. Mais ils ne font pas que des reprises, il y a aussi des originaux qui parsèment leurs albums.
A partir de 1986, une série de compilations « Born Bad » revisitent presque tout ce que les Cramps on fourré dans leur discographie au fil du temps, mais aussi dans des reprises qu’ils jouent sur scène, et bien entendu des titres qui 10 ou 20 ans avant sonnaient déjà comme du Cramps. Ces compilations, d’abord éditées sur disques pirates, sont un régal absolu pour ceux qui en ont marre de Radio Nostalgie version fast-food. Elles contiennent des obscurités, mais aussi des noms et des titres très connus, mais n’est pas une inspiration pour les Cramps qui veut, il y a un petit côté d’inspirateur agréé.

Commentaires sur ce volume 3 – Il fait aussi une part assez belle belle aux obscurités venues du rockabilly. Mais nous y trouvons aussi les Trashmen avec « Surfin’ Bird » précédés par deux titres des Rivingtons, justement les titres qui ont inspiré les Trashmen pour leur fameux titre, un des premiers authentiquement punk bien avant son avènement. Parmi les artistes connus, Jack Scott immortalisé à jamais avec son slow « My True Love », ici dans un titre plus rock. Et puis, il y a aussi Jett Powers qui scandalisera un peu l’Angleterre en perdant son pantalon sur scène, sous le nom de P.J. Proby. Entre chauves-souris et loups-garous, c’est un joyeux mélange.

Kip Tyler & His Flips – Jungle Hop

The Busters – Bust Out

Jett Powers – Go Girl Go

The Riptides – Machine Gun

The Rivingtons – Mama-Oom-Mow-Mow

The Rivingtons – Birds the Word

The Trashmen – Surfin’ Bird

Andre Williams – Bacon Fat

Andre Williams – Jail Bat

The Frantics – Werewolf

Del Raney’s Umbrellas – Can Your Hossie Do The Dog

Jack Scott – The Way I Walk

Andy Starr – Give Me A Woman

Herbie Duncan – Hot Lips Baby

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Hasil Adkins

Quelques années plus tard, Jack Scott et son très bon pour la drague

P.J. Proby sur scène en 1966 revisite West Side Story

La France n’a pas le monopole du disque de collection. Il existe ailleurs et même dans des quantités qui peuvent laisser la France loin derrière. Il n’y a pas de formule magique pour qu’un disque devienne un collector. Un des critères pour qu’il le devienne, c’est la rareté multipliée par son attrait pour les collectionneurs. Parmi les artistes, il faut distinguer ceux qui arrivent à franchir la porte du collectionneur, certains ne le sont peu ou pas, d’autres s’installent volontiers dans les discothèques personnelles. Ces critères sont très subjectifs, mais il est certain qu’il y a des disques qui atteignent des fortunes et d’autres dont on a de la peine à se débarrasser pour des sommes très modiques. Des artistes inconnus peuvent avoir des publications qui s’arrachent à prix d’or, tandis que des célébrités sont boudées par les collectionneurs. Nous allons nous promener régulièrement parmi certains de ces collectors internationaux dont vous ne soupçonnez peut-être pas l’existence, mais qui sont souvent des pièces qui se négocient à bon prix. Pour les albums je me contenterai d’un ou deux exemples et pour le reste l’intégralité des titres si disponibles sur Youtube. Vous ferez certainement des découvertes.

UK 45 tours – The Pharoahs

En Allemagne dans les années 50/60 de nombreux artistes anglophones allaient distraire les GI’s, les Beatles en sont un exemple connu. Mais il arrivait aussi que les soldats mettent la main à la pâte. Ce fut le cas pour les Pharoahs, un quintet vocal noir composé uniquement de militaires en service. Dans le style doo wop, ils enregistrèrent un EP qui ne fut publié qu’en Angleterre. Il contient la reprise du célèbre standard « The White Cliffs Of Dover » et trois titres originaux. Si vous n’avez jamais vu ce disque, rassurez-vous, moi non plus.

UK 1958 – The Pharoahs – Decca – DFE 6522. Meilleure enchère sur Ebay 1240 euros

The White Cliffs Of Dover

Broken Heart, Crying Eyes

Shirley / Parting

Toujours la même chanson

Il est rare qu’une chanson ne soit jamais reprise si elle a eu un peu de succès. Quand on est lassé d’une version, il peut s’avérer plaisant d’en écouter une autre. Il arrivé même que l’on soit étonné par une reprise à laquelle on se s’attendait pas ou encore découvrir le créateur de la version originale. dont on ignore complètement l’existence. C’est un jeu où je me défends très bien. Alors selon ce principe, je vous propose en premier la version originale, en second une reprise française ou autre, et en troisième une autre version, que vous ne connaissez pas forcément.

Ray Charles – Hit The Road Jack (1961)

Richard Anthony – Fiche Le Camp Jack (1961)

Jerry Lee Lewis – Hit The Road Jack (1964) Une deux versions qui existent.