En passant

Bas nylons et vinyles en fusion en (12)

Les Cramps, groupe emblématique apparu au tournant des années 80, est une sorte de machine à remonter le temps, tout en lorgnant vers le futur. Ils puisent leur inspiration dans le rockabilly, le psychédélique, le garage, avec une prédilection pour ce qui est déjanté, décadent, et un peu trash. Pour ceux qui avaient 15 ans 1980 et qui kiffaient le groupe, ce fut pour eux l’occasion d’aller voir avant ce qui se passait quand papa écoutait de la musique. Bien sûr le punk est passé par là, et les vieilleries prennent un nouvel air qui les projette vers le futur. Nombre de leurs reprises s’identifient maintenant via leur interprétation. Mais ils ne font pas que des reprises, il y a aussi des originaux qui parsèment leurs albums.
A partir de 1986, une série de compilations « Born Bad » revisitent presque tout ce que les Cramps on fourré dans leur discographie au fil du temps, mais aussi dans des reprises qu’ils jouent sur scène, et bien entendu des titres qui 10 ou 20 ans avant sonnaient déjà comme du Cramps. Ces compilations, d’abord éditées sur disques pirates, sont un régal absolu pour ceux qui en ont marre de Radio Nostalgie version fast-food. Elles contiennent des obscurités, mais aussi des noms et des titres très connus, mais n’est pas une inspiration pour les Cramps qui veut, il y a un petit côté d’inspirateur agréé.
Commentaires sur ce volume 6 – On sent bien à travers ces morceaux ce qui a influencé assez directement les Cramps. En tête de liste on peut citer les Sonics et dans une moindre mesure les Wailers, d’ailleurs copain d’écurie des précédents et titre commun aux deux formations. Parmi les noms très connus, les Ventures dans un titre à l’ambiance particulière. Et puis les Sparkles, seul titre de l’album a avoir eu une édition française chez Festival en 1968.

Dean Carter – Jailhouse Rock

Lee Dresser And The Krazy Kats – Beat Out My Love

The Ventures – The Fourth Dimension

J.J. Jackson and the Jackals – Oo-Ma-Liddi

The Sonics – He’s Waitin’

The Wailers – Dirty Robber

Carol Connors – Yum Yum Yamaha

Flower Children – Mini Skirt Blues

The Sparkles – Hipsville 29 B.C.

Jim Lowe – Green Door

Mel Smith – Pretty Pleated Skirt

Runabouts – When I Got The Blues

Tommy Jim Beam & The Four Fifth’s – The Golden Boy

R. Lewis Band – Get off the Road

Documents

The Sonics – Psycho

En 2015, les Sonics live en studio, exceppté le batteur et le bassiste, ce sont les membre originauy

La France n’a pas le monopole du disque de collection. Il existe ailleurs et même dans des quantités qui peuvent laisser la France loin derrière. Il n’y a pas de formule magique pour qu’un disque devienne un collector. Un des critères pour qu’il le devienne, c’est la rareté multipliée par son attrait pour les collectionneurs. Parmi les artistes, il faut distinguer ceux qui arrivent à franchir la porte du collectionneur, certains ne le sont peu ou pas, d’autres s’installent volontiers dans les discothèques personnelles. Ces critères sont très subjectifs, mais il est certain qu’il y a des disques qui atteignent des fortunes et d’autres dont on a de la peine à se débarrasser pour des sommes très modiques. Des artistes inconnus peuvent avoir des publications qui s’arrachent à prix d’or, tandis que des célébrités sont boudées par les collectionneurs. Nous allons nous promener régulièrement parmi certains de ces collectors internationaux dont vous ne soupçonnez peut-être pas l’existence, mais qui sont souvent des pièces qui se négocient à bon prix. Pour les albums je me contenterai d’un ou deux exemples et pour le reste l’intégralité des titres si disponibles sur Youtube. Vous ferez certainement des découvertes.

Hank Mobley

Le jazz présente aussi de belles pièces de collection. J’en vois quelques uns qui sourient déjà, ils ont une belle collection de Sidney Bechet. Désolé de les décevoir, mais c’est un peu le circuit touristique de cette musique, ce qui n’enlève rien au charme que peut avoir le style New Orleans. C’était certainement une révolution dans les années 1920, mais 30 ans plus tard, c’est presque un produit de consommation courante. Mais le jazz a aussi fait sa révolution, dans les années d’après guerre est apparu le bebop. C’est bien entendu du jazz, mais il a beaucoup plus de liberté de création, c’est disons plus psychique, plus compliqué. La saxophone, la trompette, la guitare électrique, le batterie, la contrebasse, la batterie, sont des instruments typiques du style, ensemble ou séparément. Des noms comme Charlie Parker ou Diizzy Gillespie sont intimement liés au genre. Un des labels les plus prestigieux pour le bebop est le fameux Blue Note, une sorte de Graal pour les musiciens de jazz. En édition originale, notamment celles des années 1950, certaines publications valent un joli pactole. En voici une, un album de Hank Mobley qui tout le monde ne connait pas. Les illustration sonores sont en stéréo bien qu’à l’époque il fut publié en mono.

USA 1957 – Hank Mobley – Blue Note  – BLP 1568. Meilleure enchère sur Ebay 8704 euros

Mighty Moe And Joe

Bag’s Groove

Double Exposure

Toujours la même chanson

Il est rare qu’une chanson ne soit jamais reprise si elle a eu un peu de succès. Quand on est lassé d’une version, il peut s’avérer plaisant d’en écouter une autre. Il arrivé même que l’on soit étonné par une reprise à laquelle on se s’attendait pas ou encore découvrir le créateur de la version originale. dont on ignore complètement l’existence. C’est un jeu où je me défends très bien. Alors selon ce principe, je vous propose en premier la version originale, en second une reprise française ou autre, et en troisième une autre version, que vous ne connaissez pas forcément.

Neil Sedaka – You Mean Everything To Me (1960)

Les Gendarmes – Vivre Sans Toi (1966)

Helen Shapiro – You Mean Everything To Me (1962)