En passant

Inventaire musical à la Prévert (90)

USA – The Trashmen – Surfin’ Bird- Garrett / Soma – LPGA-200 publié en 1964

Un album tout à fait légendaire puisque que l’on y trouve un titre qui figure dans l’histoire de la musique comme l’un des premiers titres de punk, « Surfin’ Bird ». Nous sommes pourtant en 1964, bien avant que ce style musical apparaisse. De plus, le nom du groupe Trashmen, qui signifie les éboueurs servit plus tard pour désigner un autre style, le trash, déchet, ordure. Il est certain que les Trashmen en enregistrant leur hymne, ne pensaient surtout pas créer un nouveau genre musical, ils le firent inconsciemment, mais cela suffit à faire d’eux des légendes. Pourtant, le titre n’est pas une nouveauté du point de vue vocal, c’est même un plagiat. Il est emprunté à deux titres des Rivingtons, « Papa-Oom-Mow-Mow ».et « The Bird’s The Word », à l’origine un groupe de doo-wop. Cela leur valut même quelques ennuis avec les compositeurs originaux. Mais la machine était lancée et elle monta comme une fusée dans le hit parade américain, rapportant un titre de gloire à un groupe originaire du Minnesota, état assez peu représenté dans la course au sommet des charts.
Cela valait bien un album et il fut enregistré. Les Trashmen n’étant pas trop compositeurs, on fit appel à des compositeurs extérieurs pour les originaux et à quelques reprises venues de Buddy Holly, Barrett Strong, les Astronauts, Dick Dale, Jimmy Dee & The Offbeats, ainsi qu’un titre traditionnel latino. Le fameux titre est crédité au batteur Steve Wahrer, c’est d’ailleurs lui qui assume la performance vocale. L’ambiance est plutôt surf, c’est normal il sévit à cette époque, on y retrouve quand même un titre original dédié au hot rod « The Sleeoer » l’équivalant voiture de la planche de surf. Le titre fut publié en EP en France et constitue un très bon résumé des titres de l’album. Il est assez courant.
Les Trashmen durent se contenter de ce seul vrai succès, cela n’empêcha pas, après une séparation en 1967, de se reformer occasionnellement. En 2008 et 2010, il tournèrent en Europe dans de nombreux pays avec les trois membres originaux encore en vie, le batteur est décédé en 1989.

Surfin’ Bird

Misirlou

Money

Tube City

Kuk

It’s So Easy

King Of The Surf

Henrietta

Malaguena

My Woodie

Bird Bath

The Sleeper

Documents

Surfin’ Bird en 2015

Henrietta en 2009

Séquence humour

Pierre Gilbert – Les Yéyés

Collectors made in France

Avant de devenir un phénomène incontournable de la pop, Pink Floyd débuta assez modestement du point de vue succès, ils furent même passablement ignorés en France. C’est bien sûr l’époque que bien des amateurs considèrent comme la plus grande, celle avec Syd Barrett. Il est indéniable que musicalement c’est drôlement plus créatif, mais aussi un peu plus compliqué comme approche. Fort de cela, il est évident que les publications du début sont autrement plus rares que celles des heures glorieuses. Et pourtant, il y a toujours quelques irréductibles qui les recherchent et sont capables de mettre un bon prix pour en posséder une. Entre une copie de « Another Brick On The Wall » et ce single paru en 1967 presque confidentiellement, question prix il faut multiplier par 100. Je vous laisse apprécier si c’est musicalement 100 fois mieux, mais pour sûr question recherche, c’est nettement supérieur.

Pink Floyd – Columbia – CF 135, publié en 1967, meilleure enchère sur Ebay 500 euros.

Apples And Oranges

Paintbox

Envies de découvrir autre chose ?

La musique n’a pas de frontières. S’il y a bien un point où je suis très éclectique, c’est assurément la musique. Entre un disque de hard rock et un opéra, pour moi c’est de la musique. C’est la différence qu’il y a entre un plat de haricots et un entrecôte bordelaise, les deux pris dans leur contexte propre peuvent s’avérer délicieux. Je fouille, j’écoute, je trouve, et puis quelquefois je tombe sous le charme. C’est pour moi une quête permanente.
Je vous invite à partager ces découvertes au hasard. Des artistes qui ne font pas forcément la une des médias, mais qui ne sont pas dépourvus d’un certain magnétisme ou plus simplement nous présentent une belle vision musicale.

Angelo Badalamenti est un compositeur américain d’origine italienne. Il a travaillé avec beaucoup de monde et collaboré à la musique de nombreux films et séries La série télévisée est souvent considérée comme un art mineur, mais une bonne série tv est meilleure qu’un navet au cinéma. Du fait de son accès facile et des fréquences de diffusion, la musique des séries pénètre assez facilement dans l’oreille du spectateur. Il y a certainement plus de musiques de séries qui sont connues que celles qui peuvent se trouver au générique de films célèbres. Je pense que beaucoup de personnes seraient incapables de donner le titre d’un film d’Hitchcock en écoutant son générique. Il y a bien quelques musiques de films qui sont célèbres, mais peu font de belles carrières en parallèle du film. Angelo Badalamenti a composé la musique de la série « Twin Peaks » et du film qui lui fait suite, une assez fameuse musique qui glisse son charme dans les illustrations musicales de diverses scènes. C’est entre jazz et planant en passant par la cold wave. Il y a même un thème qui aurait pu venir tout droit de Miles Davis. En voici quelques extraits parmi ceux qui m’ont le plus marqué, entre la série et le film.

Twin Peaks

Thème

The Bookhouse Boys

Fire Walk With Me

Dance Of The Dream Man (sax solo)

The Pink Room