En passant

Inventaire musical à la Prévert (97)

Ten Years After

UK 1968 -Ten Years After / Undead – Deram – DML 1023

Comme la plupart des formations pop, Ten Years After ont fait leur écoles avec le jazz. C’est assez audible dans leur second album de 1968 « Undead », live at Klooks Kleek. Lors de sa parution à l’époque, malgré sa pochette plutôt psychédélique, c’est presque un album de jazz. C’est un peu trompeur, car dans la réalité il s’agit d’un concert standard du groupe, mais certains titres joués figurent sur le premier album, on ne garda donc que les « inédits » ce qui nous donne des titres allant plutôt vers le jazz. Le groupe fonctionne d’ailleurs comme un orchestre de jazz, où chacun y va de son solo. par ailleurs il y a entre eux une assez belle alchimie, Tous sont musiciens d’envergure, un peu dominés par l’immense talent du guitariste Alvin Lee. Les titres écartés resurgirent plus tard lors des rééditions en CD, ce qui nous donne une aperçu plus réaliste du groupe qui est aussi très inspiré par le blues. Nous y trouvons également la première mouture de « I’m Going Home » qui sera plus tard un monument musical de Woodstock. On peut considérer Eric Clapton, Jimi Hendrix, Jimmy page, comme de grands guitaristes, et ils le sont, mais Alvin Lee peut leur faire une certaine ombre.
Je vous ai restitué l’album avec tous les titres et compléments. C’est un des disques qui m’incita d’aller à la rencontre du jazz. Merci Ten Years After !

I May Be Wrong, But I Won’t Be Wrong Always

[At The] Woodchopper’s Ball

Spider In My Web

Summertime / Shantung Cabbage

I’m Going Home

Spoonful

Standing At The Crossroads

I Can’t Keep From Crying Sometimes / Extension On One Chord

Documents

Spoonful à Bouton Rouge en 1968

I May Be Wrong, But I Won’t Be Wrong Always, live en 1983, c’est à l’origine un morceau de Count Basie

La plupart des groupes français vers 1965-66 étaient plutôt conventionnels, les Lionceaux ou les Missiles s’inscrivaient plutôt dans un genre mainstream. De plus, face aux artistes solistes, ils étaient moins prisés. Quelques uns firent preuve d’un peu plus d’audace musicale, allant vers une tendance plus garage punk américain ou psychédélique. On peut se rappeler des 5 Gentlemen, des Problèmes, des Falcons, des Solid Senders, et quelques autres. Le Bain Didonc s’inscrit dans cette vague avec cet unique EP sorti en 1966 et qui contient des chansons plus aventureuses musicalement, enrobés de paroles que l’on peut qualifier d’un rien fantaisistes. Il aura sans doute manqué quelques passages radio pour que la mayonnaise monte, mais il y avait un potentiel face aux élucubrations d’Antoine ou les cactus que plantaient Dutronc. Ce fut quand même un fiasco total au niveau des ventes et du succès. Pour certains d’entr eux ce ne fut que partie remise, car ils connaîtront un succès bien plus conséquent avec le groupe Il Etait Une Fois. A côté de cela, Serge Koolenn fit une très belle carrière d’arrangeur et de compositeur, il collaborera longtemps avec Dick Rivers. Cette publication est à inscrire dans les top collectors parmi les tentatives du genre.

Le Bain Didonc – Riviera – 231177, publié en 1966, meilleure enchère sur Ebay 600 euros.

Marcelle

Taré…Zon

4 Cheveux Dans Le Vent

Achetez Notre Disque

Documents filmés qui n’ont rien à voir avec le disque… Stick And Stones et Barbara Ann

LES DISQUES QUI N’EXISTENT PAS

Rêvons un peu. Les amateurs de vinyles sont par défaut des insatisfaits. Quand vous écoutez un album, je suis sûr qu’il vous paraît imparfait, il y a pratiquement toujours deux ou trois titres qui vous plaisent moins que les autres ou seulement deux qui vous plaisent. Le phénomène va se répéter si vous avez plusieurs albums d’une même artiste, vous adorez deux titres du premier, trois du second, un du troisième etc…
Cela peut aussi entrer en ligne de compte pour des 45 tours EP avec quatre titres. Quel est pour vous le disque parfait qu’il contienne quatre ou douze titres ? C’est ce que j’ai imaginé pour moi, je suis heureusement le personne qui connaît le mieux mes goûts. Alors voici des publications qui n’existent que dans mon imagination. Et comme j’aime le graphisme la pochette est également sortie d’un songe…

Pour ce premier jet voici un EP des Beatles, bien entendu avec eux je pourrais en sortir plusieurs du même genre. Je me suis arrêté spécialement vers la première époque, avec quatre titres qui figurent parmi ceux que j’ai le plus écouté dès que j’ai eu un électrophone. Je mets en premier le titre qui restera pour moi la plus belle chanson des Beatles, celle dont je collectionne les reprises par d’autres artistes.

Things We Said Today

I’m Down

And I Love Her

Long Tall Sally