En passant

Inventaire musical à la Prévert (122)

Disques pour aventuriers

Des curiosités musicales, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Artiste :The Mothers Of Invention
Titre : Freak Out
Genre : underground, psyché, avant-garde
Label : Verve
No Catalogue :  V-5005-2
Année : 1966
Pays : USA
Meilleure enchère sur Ebay : 1220 euros (copie originale USA encore scellée)
Note : Les paroles sont de Catherine Ribeiro et la musique de 2Bis
.

Les Mothers Of Invention c’est bien sûr avant tout Frank Zappa, l’un des personnages les plus déroutants de l’histoire de la musique moderne. Ce premier album est une découverte pour pas mal de monde en 1966, de la musique comme on avait pas trop l’habitude d’entendre. Il y a du psychédélique, un panachage d’autres tendances musicale que l’on retrouve au fil des morceaux, mais c’est avant tout un disque d’avant-garde. On y entand les premières notes de ce que sera la démarche future du musicien, une expérimentation qui ne cessera vraiment qu’à sa mort, mêlée à son talent de guitariste. Malgré tout, cet album peut se classer dans ce qui est encore facilement accessible dans sa discographie, certains titres sont abordables, un amateur de psychédélique s’y retrouve assez facilement dans un séquence comme « Trouble Comin’ Every Day », il appartient bien au genre. Plus déroutant seront les morceaux qui laissent la part belle à l’improvisation, il peut paraître jazzman à certains moments. Mais c’est aussi un chef d’orchestre et il ne dirige pas un orchestre classique avec des violons. La musique classique à ses codes, la sienne pas vraiment et elle va où il veut l’emmener. C’est dans doute beaucoup plus difficile que de jouer dans une fanfare locale quand on fait partie de son groupe. c’est un art à part entière différent des autres.
L’album fut accueilli assez modérément aux USA, mais de manière beaucoup plus chaleureuse en Europe, Zappa sera souvent assez prisé sur le vieux continent. Dans sa parution originale européenne, l’album fut édité sous forme d’un album simple contrairement au double américain, qui est d’ailleurs le second album double publié dans l’histoire du microsillon. Les Américains avaient souvent tendance a réduire le nombre de plages des albums, qui contiennent cinq titres au lieu de six. Cela peut expliquer le manque d’enthousiasme des Ricains peu disposés d’acheter deux albums pour une musique somme toute assez nouvelle et pas trop accessible à la première écoute. Trois titres furent retirés et un raccourci pour l’édition européenne, assez bizarrement des titres plutôt faciles d’écoute. Vous trouverez les trois titres en bas du post.

Hungry Freaks, Daddy

I Ain’t Got No Heart

Who Are The Brain Police?

Motherly Love

Wowie Zowie

You Didn’t Try To Call Me

I’m Not Satisfied

I’m Not Satisfied

Trouble Comin’ Every Day

Help, I’m A Rock!

The Return Of The Son Of Monster Magnet

Les titres qui figurent seulement sur l’édition américaine d’époque

Go Cry On Somebody Else’s Shoulder

How Could I Be Such A Fool?

Anyway The Wind Blows

Documents

Trouble Comin’ Every Day, une des chansons de l’album en live, la versatilité de Zappa est évidente, c’est presque une autre chanson.

Muffin’ Man, live 1978

Avant de devenir célèbre, Frank Zappa avait déjà pas mal parcouru le monde musical en tant que producteur et compositeur. Le voici en 1963 au sein de Baby Ray & the Ferns avec « How’s your Bird? », un titre dont il est le compositeur, mais qu’il ne chante pas.

Alors que la France était très parcimonieuse pour éditer les célèbres rockers américains, Barclay qui à l’époque représentait le label américain Mercury en France, n’hésita pas à publier cet EP de Conway Twitty, (1933-1993) alors un célèbre inconnu ici et un débutant aux USA. Il est surtout connu aujourd’hui pour avoir été une méga star de la country music, mais il débuta bien comme prétendant au titre de roi du rock, enfin au moins comme prince. Cela est bien visible dans cet EP, le titre « Shake It Up » est un pur produit rock, les autres aussi mais dans un registre plus tempéré. Assez étonnant que ce disque ne fasse pas des scores très élevés, il est pourtant fort rare, mais je crois que pour une grande part, on a un peu oublié qu’il fut un rocker tellement la star country lui fait de l’ombre.

Conway Twitty – Mercury 14190, publié en 1957, meilleure enchère sur Ebay 74 euros

I Need Your Lovin’

Born To Sing The Blues

Maybe Baby

Shake It Up

Documents

Its Only Make Believe, sa chanson la plus célèbre adaptée par Dick Rivers en français « Je ne Suis Plus Rien Sans Toi »

Lonely Blue Boy, il « vola » ce succès à Presley, adaptation par les Pirates avec Dany Logan, « Dany »

LES DISQUES QUI N’EXISTENT PAS

Rêvons un peu. Les amateurs de vinyles sont par défaut des insatisfaits. Quand vous écoutez un album, je suis sûr qu’il vous paraît imparfait, il y a pratiquement toujours deux ou trois titres qui vous plaisent moins que les autres ou seulement deux qui vous plaisent. Le phénomène va se répéter si vous avez plusieurs albums d’une même artiste, vous adorez deux titres du premier, trois du second, un du troisième etc… cela peut aussi entrer en ligne de compte pour des 45 tours EP avec quatre titres. Quel est pour vous le disque parfait qu’il contienne quatre ou douze titres ? C’est ce que j’ai imaginé pour moi, je suis heureusement le personne qui connaît le mieux mes goûts. Alors voici des publications qui n’existent que dans mon imagination. Et comme j’aime le graphisme la pochette est également sortie d’un songe…

De la fumée de leur ami Jack

My Friend Jack

Have Some More Tea

It’s Just Your Way Of Lovin’

Waterfall

Documents

My Friend Jack, version alternative plus explicite au niveau des paroles dans son allusion à la drogue.

My Friend Jack, le version disco de Boney M, cet enregistrement n’est pas tout à fait un hasard, le guitariste des Smoke devint un ingénieur du son pour Boney M.