En passant

Bas nylons et vinyles en fusion (44)

Des titres faisant partie du garage punk sixties. Mouvement né aux USA quand les adolescent rêvaient de « faire » de la musique. Des centaines réussirent à graver quelques titres principalement sur des petits labels locaux, parfois récupérés par les grandes compagnies. Musique essentiellement spontanée sans contrainte commerciale, mais qui parfois engendre des pépites qui auraient pu se vendre à des milliers d’exemplaires. La plupart de ces artistes sont restés dans l’ombre, mais une ou deux poignées réussirent à acquérir un statut de plus ou moins grande légende. Dans les batailles, la victoire finale récompense les généraux, mais sans les soldats ils n’existent pas.
Voici des sélections de ces pépites plus ou moins brillantes, tirées des centaines de compilations qui existent de cette musique. Ceux qui comme moi l’explorent depuis longtemps, souriront certainement à l’écoute d’un titre ou d’un autre, ils penseront comme moi qu’il n’est pas nécessaire d’être des millions à apprécier un disque pour qu’il soit meilleur qu’un autre.

Chapitre 10

The Marauders – Nightmare

Merlynn Tree – Look In Your Mirror

Shady Daze – I’ll Make You Pay

Myddle Class – I Happen To Love You

Plague – The Face Of Time

The Angry – Walk In The Sun

Zuma – Night of The Sadist

The Talismen – Castin’ My Spell

The Oceans – She’s Gone

The Why Four – Hard Life

Documents

Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision ou autres durant les sixties

The Atlantics – It’s A Hard Life , Australie 1966

The Easybeats – Sorry, Australie 1966

La France n’a pas le monopole du disque de collection. Il existe ailleurs et même dans des quantités qui peuvent laisser la France loin derrière. Il n’y a pas de formule magique pour qu’un disque devienne un collector. Un des critères pour qu’il le devienne, c’est la rareté multipliée par son attrait pour les collectionneurs. Parmi les artistes, il faut distinguer ceux qui arrivent à franchir la porte du collectionneur, certains ne le sont peu ou pas, d’autres s’installent volontiers dans les discothèques personnelles. Ces critères sont très subjectifs, mais il est certain qu’il y a des disques qui atteignent des fortunes et d’autres dont on a de la peine à se débarrasser pour des sommes très modiques. Des artistes inconnus peuvent avoir des publications qui s’arrachent à prix d’or, tandis que des célébrités sont boudées par les collectionneurs. Nous allons nous promener régulièrement parmi certains de ces collectors internationaux dont vous ne soupçonnez peut-être pas l’existence, mais qui sont souvent des pièces qui se négocient à bon prix. Pour les albums je me contenterai d’un ou deux exemples et pour le reste l’intégralité des titres si disponibles sur Youtube. Vous ferez certainement des découvertes.

Beatles – Love Me Do promo UK

Plus la renommée d’un artiste est grande, plus on s’intéresse aux éditions de ce qui est rare ou qui sont autres que ce que l’on peut trouver normalement dans le commerce. Voici un cas qui concerne les Beatles et aussi le premier single et modeste succès (17ème) publié en Angleterre sur la label Parlophone. Il s’agit ici d’un disque destiné à la promotion. Cette particularité existe pour toutes les maisons de disques et les copies sont remises à titre gracieux aux médias afin qu’ils les diffusent sur les ondes, ce qui est en principe de leur bon vouloir et sans garantie. Dans le cas d’un 45 tours, en général la face que l’on signale comme étant la principale a un signe distinctif, mais ce n’est pas toujours le cas. EMI signalait cette face avec un grand A rouge sur l’étiquette par ailleurs différente d’une copie normale. Malgré tout on a vu des faces B faire devenir de grands succès, comme quoi les publieurs peuvent aussi se tromper dans l’appréciation.
C’est dans doute le disque promo des Beatles qui bat tous les records d’enchères, car il faut se rappeler qu’au moment de sa publication, les Beatles sont surtout des inconnus appréciés seulement par un noyau de fans du côté de Liverpool et aussi un peu en Allemagne. Parlophone qui veut les lancer a sûrement publié cette promo avec un nombre d’exemplaires limité comme pour un autre artiste débutant, ce sera différent par la suite bien entendu. La nombre de copies restreint, le nom de McCartney mal orthographié en McArtney, et le fait que la publication n’était pas accessible dans le commerce fait monter les enchères. Cette vente a eu 55 enchères.

UK 1962 – Beatles, Parlophone promo. Meilleure enchère sur Ebay, 17205 euros

Love Me Do

P.S. I Love You

Documents

Des clips des Beatles que l’on ne voit pas trop souvent…

The Beatles – Everybody’s Trying To Be My Baby, Chicago 1965

The Beatles – I Feel Fine, Blackpool 1965

Toujours la même chanson

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente.

Prenons une des chansons les plus connues des Beatles « A Hard Day’s Night » et un fait assez rare dans les adaptations en langue française, elle existe en quatre versions avec des paroles différentes. Voici ces quatre versions accompagnées de trois reprises pour le moins exotiques.

A Hard Day’s Night

En live probablement à l’Olympia de Paris en 1964

Les Baronets (Canada) – Laisse-Moi Me Reposer

en français

Les Lionceaux – Quatre Garçons Dans Le vent (1964) aussi par John William

en français

Frank Alamo – Je Me Bats Pour Gagner (1964)

en français

Beadochons – Hard Des Smacs (1992)

en français

Emil Gorovets – Tyazhelyy den’ (1968)

en russe

Mahendra Kapoor  (1965)

en hindou

Ernie dela Pena & The Big Three Sullivans (1967)

en tagalog philippin