En passant

Bas nylons et voyage lointain (4)

Le Grand Voyage (4)

Venus

Venus est la deuxième planète du système solaire, à 108 millions de km, c’est aussi l’étoile la plus brillante du ciel. On la surnomme aussi Etoile du Berger. Puisqu’elle est entre nous et le Soleil, il faut toujours la chercher à proximité du Soleil. Selon les époques elle est visible avant ou après son coucher. Elle peut aussi être parfaitement invisible quand elle est de l’autre côté du Soleil. Elle présente aussi des phases comme la Lune.

Carte de Venus en projection Mercator

Bien qu’elle soit connue dans le ciel et observée par les hommes depuis toujours, elle resta longtemps entourée de mystère. L’observation à travers les téléscopes n’apporta pas de grands bouleversements dans sa connaissance, tout au plus l’on remarqua qu’elle était entourée d’une atmosphère qui ne laissait pas apparaître sa surface. Cette atmosphère présente une teinte assez unie de couleur blanchâtre, avec quelques détails plus sombres qui changent d’aspect. On parvint à savoir en l’observant, que cette atmosphère tournait en quatre jours autour de la planète.  Il fallut attendre 1962 et la sonde Mariner pour en savoir un peu plus et ce fut plutôt étonnant. Il règne à la surface une température de plus de 450 degrés, bien que l’épaisseur de son atmosphère  (300 km) retienne plus de la moitié des rayons solaires. Elle produit un effet de serre qui retient la chaleur au sol. La différence entre le jour et la nuit sur Venus n’est que de quelques dizaines de degrés. On put fixer sa période de rotation à 243 jours, ce qui fait qu’elle met plus de temps pour tourner sur elle-même que pour faire une révolution autour du Soleil (224 jours), tout en ayant une orbite rétrograde. Elle tourne en sens inverse des autres planètes, excepté Uranus qui en fait de même. Son orbite avoisine le cercle parfait.

Passage de Vénus devant le Soleil, il donne une bonne idée de la différence de taille

Les sondes d’explorations suivantes, une vingtaine, permirent l’affinage des connaissances sur la planète. On put analyser le contenu de l’atmosphère, dioxyde de carbone, acide sulfurique et chlorhydrique et autres trucs sympathiques. Cette atmosphère est à regarder comme les nuages de notre ciel. Au niveau du sol, la visibilité permet de voir au loin dans une ambiance laiteuse et jaunâtre, le souffre étant  très présent. Toutefois, la pression atmosphérique au sol est à peu près cent fois plus élevée que sur notre planète.

En 1982, deux sondes qui se posèrent sur la surface prirent des photos étonnantes. On eut la confirmation photographique qu’une intense activité volcanique a régné encore récemment sur la planète et est encore partiellement en activité. Son sol rocheux, apparaît de formation jeune à l’échelle géologique, peu de cratères d’impacts, sols encore en formation.

Surface de Vénus avec un volcan à gauche

On considère Venus comme une sœur de la Terre pour plusieurs raisons.  Sa taille est presque identique. Sa masse est le 80% de celle de notre planète. Les formations géologiques, montagnes, plaines, canyons, sont assez semblables. La composition chimique est identique sur bien des points, un noyau ferreux fait aussi partie de sa structure interne. La structure interne est semblable.  Par contre elle n’a pas de satellite et un champ magnétique très faible.

On possède une cartographie assez bien détaillée de sa surface. Elle peut paraître très tourmentée, mais en comparaison avec la Terre, le manque total de végétation augmente cette impression. La mesure entre le point le plus bas de sa surface et la plus haute montagne est d’environ 10700 mètres. Il est évident qu’avec les conditions qui règnent à sa surface, une tentative d’exploration par l’homme est tout à fait impossible. Il est certain qu’avec les moyens techniques dont nous disposons, il reste encore des découvertes à faire. Ce n’est qu’une question de crédits et de savoir le parti que l’on peu en tirer.

Surface de Venus avec des cratères de volcans

Faits étonnants

La rotation de l’atmosphère a sa dynamique propre. Pour une planète qui met 243 jours pour faire sa rotation, l’atmosphère elle le fait en sens inverse en 4 jours. Vus du sol, les nuages se déplacent à plus de 360 km/h.

Il n’est pas impossible qu’en des temps reculés, Venus fut une possible candidate à l’apparition de la vie. Les conditions ayant changées par la suite, principalement à cause d’une activité volcanique démentielle provoquant l’augmentation de la température et l’épaisseur de son atmosphère. On sait que dans certains coins de cette atmosphère, il règne actuellement des pressions et des températures tout à fait semblables aux conditions terrestres.
Elle est aussi la seule planète capable, dans des conditions optimales, de créer une ombre sur la Terre du fait de sa luminosité. Cela reste toutefois une ombre très ténue, bien moindre que celles que peut créer la Lune. Elle est aussi dans certains cas visible pendant le jour, mais dans tous les cas le premier astre visible au coucher du Soleil.
Certaines observations et mesures faites par les sondes semblent indiquer la présence de quelque chose qui ressemble à la foudre, il y aurait donc des éclairs sur Venus. Mais ce n’est en rien comparable à nos orages terrestres, apparemment il ne tombe pas quelque chose qui ressemblerait à de la pluie, même composée d’autre chose que de l’eau. La température au sol confine tout ce qui pourrait ressembler à un liquide dans l’atmosphère, La visibilité sur la surface de la planète porte très loin, donc il n’y pas de nuages qui traînent sur le sol, tout est « dans les nuages » entre 45 et 70km au-dessus de la surface. Ces histoires d’éclairs sont encore controversées et on ne sait pas non plus si les éventuels éclairs atteignent le sol ou restent dans l’atmosphère.

Histoires Parallèles


George Adamski est un personnage célèbre dans les années 1950. A l’heure où le connaissances au niveau des planètes étaient encore assez superficielles, chacun pouvait y aller de ses théories. On savait certes pas mal de choses, la durée des révolutions autour du Soleil, leur taille, la plupart des gros satellites étaient connus. On en connaissait une dizaine pour Jupiter alors qu’aujourd’hui on en recense plus de 80, la plupart de taille minime. La découverte de Pluton ne remonte qu’à 1930, on la considère comme la neuvième planète du système solaire, bien que maintenant elle est rétrogradée au rang de planète naine. Paradoxalement, ce sont les plus proches de nous qui nous paraissent les plus mystérieuses, Mars et Vénus. On ne possède qu’un seul moyen pour les découvrir visuellement, le télescope. Le plus grand et puissant à l’époque est celui du Mont Palomar, près de San Diégo en Californie. Même si il est performant, on est encore loin de voir les petits détails de Mars. On a tout au plus infirmé l’existence des fameux canaux de Mars, qui avaient enflammé les astronomes de 19ème siècle. On supposait que d’hypothétiques Martiens avaient creusé un système d’irrigation pour alimenter des régions sèches de la planète. Des télescopes à la limite de la visibilité avaient présenté les détails visibles de la surface comme étant des ouvrages effectués par un intelligence locale. Pour Venus, c’est encore plus restrictif, on ne voit pas la surface et tout devient imaginable.
George Adamski, un astronome américain amateur né en Pologne, alla plus loin. Il inventa toute une histoire dans laquelle il fit des rencontres avec, entre autres, des habitants de Venus, enfin surtout un qu’il décrit comme blond aux yeux bleus. Il affirma aussi avoir voyagé dans une soucoupe volante. Il écrivit plusieurs livres dont « Les soucoupes volantes ont atterri » qui furent des succès de librairie. Il montra des photos de la soucoupe comme preuve de ses dires. Sa mythomanie ne survivra pas aux explorations des sondes spatiales, surtout celle qui envoya les premières images de la surface en 1975.

Une des photos de soucoupes volante signée Adamski. Il s’agirait en fait d’un montage avec une lampe utilisée en médecine, les boules blanches étant des ampoules.

Différents articles parlant de Adamski, en 1959 pour ceux en français et 1955 pour celui en anglais

Ceci dit, les possibilités de vie dans l’univers sont gigantesques, des milliards de galaxies recensées avec des milliers de soleils qui les composent, cela fait quand même du monde au balcon. Même quand on observe l’univers il peut sembler chaotique, mais il semble aussi régi par certaines lois que l’on commence à percevoir. De toutes les matières qui le composent, on suppose, pour ne pas dire nous avons de fortes certitudes, que la rencontre d’un certain nombre d’entre elles peuvent donner naissance à certaines formes de vies qui vont du microbe à de belles machines comme l’être humain. Cette apparition de la vie est peut-être le résultat du hasard, ce n’est pas certain, mais il paraît impossible qu’ici et là, la vie n’est pas apparue sous une forme ou une autre, Dans le système solaire, il subsiste encore un doute pour Mars dans le passé, pour les autres planètes toutes les connaissances que nous avons montrent des mondes plutôt inhospitaliers. Il est une goutte d’eau dans un océan et l’océan c’est grand.
Il est aussi possible que des êtres venus d’ailleurs, pas des Vénusiens, viennent nous rendre de petites visites, les fameuses soucoupes volantes. On possède quand même d’assez solides témoignages de gens qui ne sont pas des fanfarons, Ils possèderaient alors des moyens qui nous sont inconnus. Des extraterrestres? Des mondes parallèles?. Je m’intéresse à la chose depuis plus de 50 ans et je n’ai pas de réponses toutes faites. Certains livres de l’astrophysicien Jacques Vallée offrent des pistes intéressantes, c’est scientifique et hors sensationnel. A lire.

Une petite vidéo qui résume l’essentiel

A suivre

Sources NASA, Wikipedia