Daniel et les souvenirs d’en bas (2)

Daniel nous revient avec ses souvenirs, souvenirs dont il se souvient très bien ou complètement oubliés. Il m’a avoué qu’en parcourant mon blog, ils refaisaient surface pour certains. C’est souvent ainsi quand on a beaucoup. Je lui donne une nouvelle fois la parole, en laissant son texte tel qu’il l’a écrit tout en rassemblant ces souvenirs disparates.

La presse parfois peut nous faire sourire.
C’est drôle, mais de parler de la presse me rappelle que dans les années noires, je veux dire quand le collant régnait en maître absolu, la presse n’était pas très présente pour parler bas.
Pourtant à cette époque je dévorais les revues féminines dans l’espoir de lire un article sur les bas… rien!
Puis un jour, c’était dans le journal “Elle”. Un titre énorme.
“Aujourd’hui, je remets des bas”.
Cet article faisait suite à la diffusion quelque temps avant d’un film avec Bébel et où la belle C. Deneuve enfilait une paire de bas en vitesse alors que notre Bébel arrivait par l’ascenseur.
S’ensuivait dans l’article une conversation avec une mère qui disait à sa fille d’essayer les bas et celle ci de lui répondre: “tu me vois faisant de la moto avec un porte jarretelles et des bas…
Puis d’autres femmes qui témoignaient…
J’ai lu cet article des dizaines de fois tellement il était rare que l’on parle bas dans ces revues…
Les temps étaient durs…je me raccrochais à ce que je trouvais…sans me “dé filer”.

Je remets le nez parfois dans de vieux numéros de Paris/Hollywood, de Cancan ou de Nadine…J’aimais beaucoup ces filles qui nous montraient leurs dessous, leurs bas, toujours avec un sourire.
Leurs poses n’étaient pas provocantes ni vulgaires. Le papier, la qualité photo de l’époque reproduisait bien le reflet du nylon au niveau des revers. Cette brillance me faisait rêver. J’ai été un de ces adolescents boutonneux qui se régalait de ces parutions de l’époque.
Nous nous les échangions entre copains…Quel délice alors de découvrir le nouveau N° DE P/H.
Maintenant la photo couleur, retouchée, parfaite et avec des mannequins qui montrent parfois les dents dans des poses vulgaires me désole un peu…mais bon! Il en faut pour tous les goûts.

Quand même, je me souviens du temps béni où les femmes avaient souvent des jupes près du corps et il était aisé de voir ces fameuses petites marques si révélatrices.
On voyait beaucoup aussi les marques de soutient-gorge, d’ailleurs ceux ci étaient visibles par transparence…Ah le bleu marine…!
Les femmes n’en faisaient pas toute une histoire.
Il a fallu que le PJ disparaisse presque complétement en 70 pour qu’ensuite les femmes en remettant des bas butent sur les petites bosses???…alors que les boucles de jarretelles sont bien plus plates qu’avant…?
A l’ère des caleçons, collant sans pied, jupe ultra courte, string qui dépassent quand c’est pas le porte jarretelles de Madonna qui est porté sur le jean’s….nos jeunes femmes nous montrent tout et ça coince pour une jarretelle sous une jupe un peu près du corps?
Pas mal d’amies et de relations de travail m’ont souvent dit qu’elles ne mettaient pas de vrais bas pour ce seul motif.
Avouons que c’est quand même dommage.
Je vais parler de ma Dame, qui met des bas régulièrement et ne se soucie pas de savoir si la jupe laisse deviner une petite bosse par le relief ou même par transparence.
Elle aime et elle est fière de porter des bas (souvent à coutures) et donc même si elle ne montre rien, ou alors accidentellement et aussi par jeu coquin, elle indique quand même qu’elle porte des bas.


J’aime voir le regard des gens sur ses jambes.
Les yeux des hommes se trahissent rapidement et s’éclairent rapidement alors que ceux des femmes observatrices trahissent de la curiosité, de la surprise et parfois de l’intérêt.
Peut être un jour une actrice lancera une mode un peu près du corps et “la mayonnaise prendra”. Parfois il faut peu de chose…
J’aime beaucoup deviner une jarretelle sous un fin tissu. Le tout est que ça soit discret et là, ça ajoute au charme. J’aime aussi beaucoup regarder une couture et les points de réduction sur un fin mollet mais là le message n’est pas le même…
-Ah délicates jarretelles, tendez le fin nylon d’un bas à couture….
-Ah délicieuses jarretelles, laissez votre empreinte sous la fine soie d’une jolie robe….

A propos de strip tease, je me souviens quand j’étais gosse qu’il y avait sur les boulevards de Clichy et de Pigalle des salles de jeux avec des machines à sous qui montraient de rapides petits strip teases. Peut être glissions nous une pièce d’un franc à l’époque.
Les patrons ne nous laissaient pas toujours regarder car les “hirondelles” rodaient. Les images étaient médiocres et la musique faisait plutôt bruit de gamelle mais tant pis, quand on avait cramé une ou deux pièces on avait des images plein la tête…
Bravo pour ce thème de la musique et de l’effeuillage.

J’ai la chance de travailler sur un site énorme ou nous sommes très nombreux avec une très grande majorité de femmes.
Ma seconde chance est d’avoir une fonction qui me permet d’aller partout et d’être connu de la quasi totalité des personnes de ce site.
Alors oui, les secrétaires viennent au boulot en Lewis, en leggin’s, en pantacourt, en… et pas souvent en jupe, ni en robe.
Parce qu’elles prennent le RER bondé le matin, plein de petites odeurs le soir, parce qu’elles courent pour récupérer les enfants, pour faire leur deuxièmes journée de femme moderne à la maison, avec pas toujours un mari pour les soutenir…
Comme je les comprends, et j’aurais même pu rajouter  « et tout ça pour un salaire minuscule et souvent avec une disponibilité exemplaire ».
Alors je ne leur en veut pas à toutes ces secrétaires de n’être pas ce que nous, nous voudrions qu’elles soient.
Et puis, au milieu d’elles toutes, contre vents et marées, quelques unes continuent, et perpétuent le mythe. Notre mythe…
Il y a les irréductibles du talons hauts, celles en tailleur toute l’année, les quelques unes qui portent des bas et le font savoir parfois au détour d’une discussion en précisant..( je l’ai entendu il n’y a pas très longtemps) dans un bureau..
“Oui, parfois je mets des bas, genre Dim Up, mais je ne me sens pas prête pour mettre un porte jarretelles..”
.Alors moi, je ne dis rien, j’écoute et intérieurement je repense à mes copines, à ma soeur et à toutes ces jeunes femmes qui suppliaient leur mère de leur acheter leur premiers bas…
Mais il y a aussi les quelques unes qui pour rien au monde ne troqueraient leurs bas et leurs porte jarretelles contre une autre tenue.
A commencer par ma douce moitié qui se plait à dire que si elle avait été une secrétaire d’un patron, ça m’aurait couté cher en bas…
Elle a souvent été au boulot avec de vrais bas, personne ne s’en ai aperçu…sauf moi, qui avait le privilège parfois le matin d’assister à la cérémonie de l’enfilage et de l’accrochage des bas…
Elles sont quelques unes, et c’est pour moi, mes copines irréductibles.
Je leurs dis bravo, je leur dis merci de faire cette démarche, d’être ce qu’elles sont, de vouloir être belles et un peu sexy, pas trop au boulot, ça pourrais être mal interprété…
Et puis, et puis, je me dis que j’ai quand même une sacrée chance de travailler dans un univers presque totalement féminin.
Alors pour conclure j’avouerai bien volontiers que le fantasme de la secrétaire est bien présent dans mon esprit, comme celui de l’hôtesse ou celui de l’infirmière, mais que tous comptes faits, je me demande s’il vaut pas mieux que cela reste au niveau du fantasme…

Daniel et les souvenirs d’en bas

Daniel est un aventurier du nylon. A l’instar du Boss, il est parti un jour à la découverte, à sa manière, de cette matière mystérieuse dont il ne soupçonnait pas encore qu’elle l’accompagnerait tout au long de sa vie. Petit dernier d’une famille qui comptait des éléments féminins, il observait le rituel, à l’époque immuable, des bas qui s’accrochent et se décrochent. Attiré par ces sensations qui avaient le goût de l’interdit, comme seul l’interdit peut en avoir, il partait en exploration à la recherche des paires de bas qui traînaient négligemment ici et là.

« Dès mon plus jeune âge j’ai été bercé, fasciné, comme hypnotisé par les bas de nylon que portait ma mère, ma grande soeur et aussi tout mon entourage féminin.
Très jeune, une envie irrésistible de passer des bas sur mes jambes d’enfant est née en moi et ne m’a jamais plus quitté.
Je devinais bien que ce n’était pas bien,  pas dans les normes…
Mais l’envie, au risque de me faire surprendre a toujours été la plus forte. Quelle révélation! Quelle douceur que ces quelques grammes de nylon tout plissé sur ma peau frissonnante. »

Oui, vous l’avez deviné, Daniel est devenu un travesti occasionnel. Mais c’est aussi, et c’est pour cela que je lui ouvre les portes de mon blog, un observateur attentif que tout ce qui est féminin et qui porte nylon autour de lui. A l’heure où tant de gens passent anonymement sur les blogs, lui, il désire raconter les souvenirs de toutes ces femmes auxquelles il a subtilisé d’un regard, un peu de leurs secrets cachés sous les jupes. Daniel, un homme heureux? On peut l’affirmer. Il a bouclé la boucle. S’il transforme parfois en travesti, il ne se cache pas dans quelque alcôve secrète. Son épouse est la complice de ces jeux. Eh oui cela existe…

Mais partons à la découvertes de ses anecdotes, de ses témoignages, de son pèlerinage, il en a tant à raconter. Merci à lui…

Premiers souvenirs…

Je me souviens d’une bonne qui travaillait chez ma cousine. Il y avait une épicerie. Souvent c’était elle qui montait sur un escabeau pour compléter les rayon de boites de conserves. Il fallait les lui passer une par une et c’était un peu long, mais j’adorais que ma cousine me fasse confiance. J’étais au pied de cet escabeau et tant d’années après je revois avec précision les dessous de cette bonne qui ne se souciait pas beaucoup de me dévoiler tous ces trésors.
Ma cousine lui donnait ses bas filés, mais peu importe elle les portait encore un peu. Elle avait de jolis jupons ou aussi des combinaisons en indémaillable. Quelle douceur pour mes petites mains quand j’en trouvais une qui séchait ou qui était en attente d’être lavée…
Curieusement comme j’étais encore très jeune je ne m’intéressais pas beaucoup aux culottes et encore moins à ce qu’elles cachaient.
Ce qui me fascinait, c’était les bas coutures, les bas noirs de fin nylon et les jarretelles qui les tendaient vers le haut. Toujours 4 jarretelles (c’est peut être pour cela que je porte essentiellement des PJ et serre taille à 4 jarretelles) c’est ce que je trouve le plus beau.
J’ai passé ainsi de longs moments au pied de cet escabeau que je bénissais. Et puis il avait une cave à vins dans laquelle on accédait par une trappe. Je me suis toujours demandé pourquoi ma cousine pour remonter l’escalier en bois très vertical, passait la première.
Souvent par la suite, j’ai eu envie de lui en parler mais je n’ai jamais osé. Je suis sûr qu’elle prenait plaisir à me montrer les dessous de sa jupe… la bonne aussi…
Puis j’ai eu aussi les institutrices…
L’une d’elle, était très sévère et nous prenions des gifles très souvent.
Elle passait dans les rangs de la classe et moi, j’admirais ses talons aiguilles, ses bas à couture, ses jupes serrées qui dévoilait l’emplacement de ses jarretelles.
Eh bien, si je l’admirais discrètement, je la haïssais aussi. Elle donnait aussi de très sévères fessées sur nos petites fesses déculottées devant les autres.
Je peux vous dire que personne ne bronchait. Ensuite elle nous envoyait sous son bureau…
Alors là, je tenais ma vengeance. Je regardais ses jambes dans la pénombre. Je les humais. Quel parfum émanait de ses jambes. Un vrai bonheur.
Elle devait être très agitée et elle se levait puis regagnait sa chaise.
Sa jupe remontait et me dévoilait les dentelles de ses jupons et il n’était pas rare qu’elle soit assise avec la jupe très remontée me dévoilant le revers de ses bas et les magiques jarretelles. Je regardais ces rubans tendus et la boucle des jarretelles qui pinçaient le revers me transportaient de joie. Je tenais ma vengeance, sous son bureau à admirer ses dessous…

J’ai eu dans mon entourage, souvent des visions de jupes trop relevées, trop courtes, sur des escabeaux.
D’ailleurs, ça me rappelle un détail que l’on ne voit plus aujourd’hui.
Dans leur façon de mettre leurs bas les femmes, parfois, faisaient un pli au revers de leur bas comme s’ils avaient été trop long, alors que ce n’était pas le cas.
Je ne comprenais pas pourquoi elles ne réglaient pas leurs jarretelles un peu plus courtes pour fixer les revers correctement.
Je disais me trouver désespéré de la disparition des bas.

Oh bien sûr celle-ci ne s’est pas faite du jour au lendemain et dans ma famille, mère, cousines ne cédèrent pas tout de suite et jamais pour certaines.
Je me souviens à ce sujet là, d’une publicité dans les revues de l’époque( l’écho de la mode) peut être ou l’on voyait une énorme paire de ciseaux qui s’apprêtait à couper net le ruban d’une jarretelle. Le slogan: “Fini les jarretelles” Porter le bas*$_^;:…
C’était en fait l’ancêtre du bas Dim up. Je haïssais cette publicité car j’avais compris que les créateurs voulaient supprimer la belle lingerie.
J’ai du me rendre à l’évidence. Le bas que je chérissais disparaissait.
La longue traversée du désert commençait pour moi.
Les notes (pam pam pam pam!!!!) de la pub pour les collants Dim me vrillaient les oreilles et je pleurais le souvenir de leurs ancêtres” les bas Dimanche”.
Mes seuls refuges étaient quelques films en noir et blanc où l’on apercevait parfois une belle actrice mettre ou ôter un bas devant la caméra…(Merci F. Truffaut et les quelques autres qui n’abdiquèrent jamais devant les dictats de la nouvelle race de couturiers, Paco Rabanne…etc…
Ah!!! La jarretière… Arletty a eu cette parole magique en disant:
” La jarretière! C’est le dernier obstacle avant le bonheur.”
Elle avait tout compris.
La belle Laura Antonnelli a déclenché en moi une vague de bonheur, quand je l’ai vu perchée sur son escabeau, tout en sachant que le jeune fils de la maison regardais sous ses jupes, les magnifiques bas à couture qu’elle portait avec tant de naturel et d’élégance aussi. Ce jeune acteur, a perdu dans le film sa virginité avec la belle Malicia, mais je crois qu’il a aussi perdu la vie en se suicidant quelques années plus tard… Amoureux de Malicia ou peut être de ses jolis dessous??
Ce film (vu des dizaines de fois) me donna le goût pour les films Italiens de l’époque… Oh bien sûr, pas des grands films mais ou la place des femmes avec leurs jolis dessous n’était jamais oubliée.
Et puis il y a eu le film culte: “La Clef”.
Un autre vrai bonheur de voir la délicieuse Stéfania Sandrelli évoluer dans des tenues d’une rare élégance, et qui laisse le vent soulever sa robe sur la plage ou dans une gondole pour nous laisser admirer ses jambes magnifiques que de merveilleux bas noirs ennylonnent de la plus exquises des façons.
Pour finir mon trop long propos ( c’est plus fort que moi dès qu’il s’agit de bas…) ceux qui disaient que les gaines, corsets et autres porte jarretelles étaient dangereux pour la femme et sa manière de conduire, ne sont que les descendants de ceux qui nous expliquaient que le train tuerait tout le monde et qu’il était impossible de respirer à plus de 40 km/h…

Juillet 2009. Il faut faire des kms pour apercevoir une Belle qui porte des bas.
Parfois la chance est là.
14 juillet 1990. La foule est là. Massée entre le pont Bir Hackeim et le Trocadéro.
Je l’aperçois de loin. Elle porte un imperméable???
A-t-elle peur d’un orage? Le temps est au beau fixe.
Ses jambes sont gainées de noir…Curieux pour un 14 juillet…
Elle a a peu près la trentaine…je lui dis bonjour. Elle me dit bonjour.
Je lui propose de regarder le feu d’artifice d’une façon inédite pour elle. Intriguée, elle accepte.
Ainsi nous regardons le feu depuis la terrasse d’un immeuble de grande hauteur voisin. Elle est sous le charme.Moi aussi mais je ne lui dit pas que c’est grâce à ses belles jambes… C’est elle qui m’a dit plus tard dans la discussion, qu’elle portait des bas plutôt que des collants. Je ne lui avait rien demandé…Comme quoi des fois.
Un peu plus tard, j’ai pu vérifier qu’elle ne m’avait pas menti…

A suivre

En classe nylon, témoignage

Notre ami Ludovic se rappelle de quelques souvenirs qui le ramènent sur les bancs de l’école. Il est question d’une prof de physique-chimie qui avait quelques habitudes vestimentaires et celles dont il aime à se souvenir s’arrêtent à la hauteur de ses jambes. L’invention du nylon est justement un résultat de la matière enseignée par la belle prof. Peut-être avait-elle envie d’en faire la démonstration? Peut-être se reconnaîtra-t-elle dans ce témoignage? Pour ce qui est de nous, elle vit à travers les mots de Ludovic, merci à lui!

Quand j’étais en première, j’ai eu comme prof de physique-chimie une jolie blonde d’environ vingt cinq ans aux jambes ravissantes, agrégée s’il vous plait, comme quoi il ne faut pas toujours médire des blondes.
De taille moyenne, elle avait toujours des talons hauts, s’habillait de préférence dans les tons bruns ou clairs, et avait le bon goût de ne mettre des pantalons qu’au plus dur de l’hiver, quelques jours par an à peine.
Je ne l’ai jamais vue jambes nues, même en septembre ou à la fin du mois de juin. Sous les jupes et les robes qu’elle portait la plupart du temps, ses jambes étaient toujours gainées de nylons fins. En hiver ses jambes tendaient vers le brun. Elles étaient plus claires au printemps et en été sous ses robes légères.
Détail merveilleux, elle mettait souvent de vrais bas à couture, des « fully fashioned » selon le terme consacré que j’ai appris depuis, bien reconnaissables aux talons en pointe et aux pointillés des diminutions sur le mollet. J’avais repéré ce détail parce que ma propre mère en a porté bien après que la mode en fût passée, avant de les abandonner définitivement plus tard, sujet dont bien entendu je n’ai jamais parlé avec elle. Dr Freud, est-ce là une explication de mon goût incontournable pour cet atour féminin ?Je reviens à ma jolie prof blonde. Quand, parfois, ses nylons étaient sans couture, on ne pouvait savoir, comme ses jupes étaient au genou, s’il s’agissait de bas ou de collants. On peut raisonnablement pencher pour la première hypothèse…
En cours d’année elle s’est mariée, sûrement avec un homme de goût puisque Mademoiselle C, une fois devenue Madame D, a continué de pratiquer la même élégante alternance. C’est à se demander si cet homme heureux n’était pas à l’origine de la façon dont la belle agrégée habillait ses jolies jambes…
Inutile de dire que j’étais d’une assiduité et d’une ponctualité proches de la perfection avec toujours cette délicieuse petite angoisse : « Alors, aujourd’hui, avec ou sans couture ? »
L’année suivante, en terminale, je l’apercevais dans les couloirs avec le même intérêt, puisqu’elle avait gardé ses bonnes habitudes. Malheureusement, ayant quitté le lycée une fois mon bac en poche, je l’ai depuis et à mon grand regret perdue de vue.