En passant

Bas nylons et voyage lointain (5)

Le Grand Voyage (5)

Mars

Mars est la quatrième planète du système solaire et celle que l’on connaît le mieux à part la nôtre. Pendant longtemps elle a fait fantasmer l’homme sur une possible existence d’un collègue qui l’habiterait. La faute en revient aux astronomes utilisant des téléscopes à la limite de la visibilité. Ils crurent remarquer des canaux à la surface, géométriquement alignés, ce qui ne pouvait induire une présence intelligente. De plus ces observations relevèrent des similitudes avec la Terre. Des calottes polaires qui changeaient d’étendue selon les saisons. Ces calottes impliquaient la présence d’eau, donc d’une vie possible. Un changement de couleur de sa surface appuyait encore cette théorie, les végétaux poussaient sur Mars. Pendant des dizaines d’années les théories les plus folles accompagnèrent la mythologie de Mars. Avec les progrès de l’optique, on abandonna l’idée des canaux, il s’agissait tout au plus de taches sombres sur la géologie de mars. On n’abandonna pas pour autant la présence d’une vie éventuelle. On peut observer la climatologie de Mars de manière plus précise et on en conclut qu’elle possédait une atmosphère, sa surface devenant totalement invisible lors de grandes tempêtes qui balayaient sa surface.

Ce fut une fois de plus l’envoi de sondes spatiales qui enlevèrent peu à peu les mystères qui pouvaient subsister. Elle se révéla dans toute sa complexité, elle devint un peu la planète des records par certains de ses aspects. Si elle peut être considérée maintenant comme une planète morte ou mourante, cela n’a pas toujours été le cas. Une gigantesque activité volcanique a par le passé modelé sa surface. Si tous les volcans ne sont plus en activité, les restes visibles en font des objets de taille considérable, bien plus que ceux qui couvrent la Terre. Le plus grand, Olympus Mons est à plus de 27 kilomètres de haut sur une base qui recouvrirait presque la France dans sa largeur. C’est le plus gros volcan connu à ce jour. Les sondes montrèrent qu’il n’y avait plus d’eau à la surface à l’état liquide. Les calottes polaires en ont bien, mais les caractéristiques actuelles de la planète font qu’elle ne peut se trouver que sous forme de glace ou de vapeur. La température moyenne en surface, assez froide, peut dans des conditions exceptionnelles monter au dessus de 0 degré, donc l’eau peut passer en théorie de l’état de glace à l’état liquide. Si l’eau liquide n’existe plus  en surface, on semble avoir de plus en plus la certitude qu’on peut en trouver sous la surface. On est certain, c’est confirmé par les études des dernières sondes, l’eau, du moins un liquide,  a coulé sur Mars en des temps reculés. Sur la surface, des vallées ont été formées par érosion. Une des plus spectaculaires formations géologiques, Valles Marineris, fait une balafre en diagonale  sur plus de 3000 kilomètres. Et elle présente toutes les caractéristiques d’un système créé par érosion sous l’effet de l’eau qui coule. On ne s’explique pas trop où cette eau a disparu et comment elle a coulé, mais une hypothèse souvent émise est l’échauffement de la planète à l’époque où les volcans étaient en activité, liquéfiant la glace. Par la suite elle se serait évaporée, l’atmosphère ténue de Mars ne permettant pas de la retenir.

Montage photographique sans les couches de glaces. La grande balafre au centre est le fameux Valles Marineris, un canyon de plus de 3000 km de long et profond de 8km à certains endroits. On remarque ici et là des rainures qui sont d’anciens lits de rivières asséchés. A gauche, trois des très gros volcans martiens.

Mais voyons quelques caractéristiques intéressantes de la planète.

Distance du Soleil : 206 à 249 millions de kilomètres, elle a donc une orbite assez excentrique. Vu de la Terre son diamètre apparent peut passer du simple ou double.

Taille de la planète. A peu près la moitié de celle de la Terre, mais sa surface totale est plus grande que les continents terrestres. Elle fait un tour du soleil en 686 jours, tandis que son jour propre dure 24,39  heures.

Météorologie : des nuages parfois abondants se déplacent dans l’atmosphère. La température moyenne est -60 degrés. Des violentes tempêtes soulèvent la poussière de sol et peuvent recouvrir entièrement la planète. Au point du jour, des brumes peuvent entourer les montagnes.

Atmosphère : Mars possède une atmosphère assez ténue, mais elle existe quand même. On y trouve de l’azote, du dioxyde de carbone, de l’argon et quelques traces d’oxygène. La hauteur moyenne de cette atmosphère est plus élevée que sur la Terre et la pression atmosphérique moindre.

Un paysage martien pris par une sonde, on remarque qu’il y a des montagnes

Climat : l’éloignement du Soleil étant plus grand  que chez nous, les rayons du soleil chauffent moins, mais ils arrivent plus directement sur la surface, peu freinés par l’atmosphère peu épaisse, ce qui compense un peu l’éloignement. Entre le jour et la nuit, les différences de températures sont plus significatives que sur Terre, d’autant plus qu’il n’y a peu ou pas d’effet de serre qui retient la chaleur comme sur la Terre. En étant pas trop difficile ce sont encore des températures acceptables pour l’homme avec quelques aménagements. Il est certain que vu le niveau des possibilités de la technique actuelle, Mars est la seule planète qui pourra éventuellement recevoir un jour la visite de l’homme. Il est probable que par le passé, la température moyenne était plus élevée et aurait pu favoriser l’apparition de la vie.

Saisons : comme l’axe de la planète est incliné de manière assez proche de la nôtre, il y a des saisons qui sont comparables, mais qui ne sont pas égales. Comme c’est le cas pour Mercure, l’excentricité de l’orbite  provoque des changements de vitesse selon que la planète est proche du soleil ou éloignée. Sur l’hémisphère nord, les hivers sont courts et chauds, l’inverse pour les étés. Pour le sud c’est le contraire. Pour un observateur extérieur, l’aspect de la planète et l’étendue des pôles varie avec les saisons, mais la couverture de givre peut aller bien au-delà des pôles sans pour autant rendre la surface complètement blanche.

Déplacement de nuages dans l’atmosphère de Mars (cliquer si nécessaire)

Volcanisme. Comme on l’a vu, il y a de gros volcans sur Mars. Les cinq  plus gros sont plus hauts que n’importe lequel de nos volcans terrestres. Toutefois les pentes sont très douces, ce n’est pas un cône comme la plupart des volcans que nous connaissons, excepté dans les environs du point de jaillissement de la lave, mais moins prononcé. Aucun n’est en activité. Sur la surface de Mars, ils apparaissent comme d’énormes verrues.

Olympus Mons est le plus gros volcan connu du système solaire. D’une hauteur de 27km, trois fois l’Everest. Posé sur le centre de la carte de France, il couvrirait les frontières est-ouest. Si vous étiez sur les pentes du volcan, vous auriez plutôt l’impression d’une plaine qui monte en pente douce et pas d’une montagne en forme de cône. Même si le cône vers le cratère est plus prononcé, du fait de la courbure de la planère, vous ne le verriez que quand vous êtes à quelques dizaines de kilomètres.

Géologie : ce n’est pas un secret pour les observateurs, Mars présente un teinte rougeâtre, on la surnomme d’ailleurs planète rouge. Le sol martien contient beaucoup de fer et proportionnellement plus de souffre que sur terre. La surface est parsemée de collines et petites montagnes, les plus hautes étant les volcans. Le sol est surtout un mélange de poussières et de cailloux de taille diverses, allant de la petite pierre au gros bloc de roche. Ils sont composés de différentes matières connues également chez nous. Comme dit précédemment, il y a de nombreuses traces, genre rivières asséchées, qui attestent de l’écoulement de liquide par le passé. Il semble qu’il peut y avoir occasionnellement de petits et très brefs écoulements, surtout au voisinage des pôles, on ne possède pas encore de certitude. Mais nous savons que les liquides comme l’eau ne peuvent en théorie séjourner très longtemps en surface. A l’intérieur de la planète, il y a un noyau en fusion. On peut observer quelques cratères d’impacts de collisions avec des météores. Une sonde a enregistré une secousse sismique relativement importante, ce qui pourrait indiquerait qu’il y a une activité tectonique sous la surface, peut-être provoquée par une activité volcanique souterraine. Il peut aussi s’agir de la chute d’un gros météorite.

L’eau : c’est encore et toujours la grande question qui se pose pour Mars. On sait qu’il y a de l’eau, même en très grande quantité, de quoi prendre des tas de bains. En surface, elle est gelée, mais la possibilité d’eau liquide en dessous semble de plus en plus se confirmer. C’est un point essentiel pour de futures explorations humaines.

Autres caractéristiques et faits remarquables.

On ignore encore à l’heure actuelle toutes les caractéristiques magnétiques précises de la planète. Il n’y a pas comme chez nous un pôle magnétique, on en est certain. Mais dans certaines régions, il semble quand même y avoir une activité magnétique mesurable.

Lorsque le Soleil se couche, il apparaît comme les deux tiers de sa taille vue de la Terre, il subsiste un crépuscule qui peut durer deux heures. Cela est dû à la poussière éclairée dans les hautes sphères de l’atmosphère.

Coucher de Soleil sur Mars

Mars possède deux minuscules satellites, Déimos et Phobos, de forme irrégulière,  27 × 22 × 18 km et 15 × 12,2 × 10,4 km. Le premier qui est proche de la surface n’est pas visible de partout sur la planète. Le second se lève à l’ouest et se couche à l’est. Ce sont deux objets qui sont connus depuis le 19ème siècle.

Deimos et Phobos, les deux satellites de Mars

Les sondes d’exploration ont filmé des tourbillons, genre de mini tornades qui se déplacent rapidement sur le sol

Mars pose une grande question qui n’est pas encore résolue, y-a-t-il eu l’apparition de la vie sur Mars?  Avec tout ce que l’on sait, si c’est non, il s’en est fallu de peu. Si c’est oui, elle n’a existé probablement qu’à l’état microbien. Reste encore d’en apporter la preuve, ce qui n’est pas fait. C’est la recherche principale de toutes les sondes envoyées là-bas. Trouver un fossile, une trace sûre, serait la découverte ultime. Ce serait la plus grande découverte de tous les temps, celle qui remettrait en cause bien des concepts dépassés sur lesquels reposent bien des croyances. Il faut chercher, le terrain est vaste, les sondes se déplacent à petits pas. La vie n’est peut-être apparue que dans un petit coin de la planète, encore inexploré. Parmi toutes les analyses que l’on a faites sur place à ce jour, aucune ne dit impossible. L’homme, s’il parvient à poser les pieds sur le sol martien, pourra certainement répondre à la question. Mais on peut imaginer aussi que le secret sera gardé, l’homme est-il prêt à admettre que la vie peut exister ailleurs, avec des certitudes et non plus des suppositions. Peut-être sait-on déjà, mystère. Quoiqu’il en soit, Mars sera la dernière chance avant longtemps d’avoir une réponse positive. Mais quand on sait qu’il existe des milliards de galaxies, de soleils, que des systèmes planétaires comme le nôtre existent ailleurs, que des planètes tournent autour d’autres soleils, il me paraît bien improbable qu’une ou l’autre n’abrite pas une vie quelconque. Le pire dans tout cela, c’est qu’on ne le saura peut-être jamais.

Paysage martien visible aux alentours d’une sonde d’exploration

Sue cette photo on peut voir les traces laissées par l’écoulement d’un liquide sur Mars

Spéculations

A part la Terre et vu que Mars est la planète la plus photographiée, que la NASA n’est pas avare de diffuser une grand nombre de photos, on tombe vite dans les extrapolations. Pour l’instant, les sondes d’explorations envoyées n’ont pas été approchées par un petit homme vert venu faire des grimaces devant la caméra, on reste un peu sur notre faim du point de vue de l’existence d’une vie actuelle ou passée. Il y a toujours des petits malins qui aiment émettre des théories fantaisistes. Le cas le plus célèbre est le fameux visage de Mars. Sur une photo transmise par la NASA, en faisant un agrandissement sur un point précis on obtenait ceci ;

Il saute aux yeux que cela peut ressembler à un visage, alors bien évidemment cette sculpture a été faite par des extraterrestres. Seulement il s’agit d’un jeu d’ombres sur une partie et des accidents de terrain sur l’autre qui font penser à un visage. La NASA n’a pas manqué le coche, sur une exploration suivante, elle a été photographier le même endroit et le visage avait disparu, modelé autrement par les vents de Mars. Bien entendu on cria au scandale, on nous cachait des choses, les complotistes débarquèrent. Rions un peu, j’imagine que les savants responsables de ces expéditions analysent tout à la loupe et s’ils veulent nous cacher des choses, il retiendront les preuves dans un coffre fort bien planqué. Le but des toutes ces expéditions, pour Mars plus que tout autre, est de trouver les preuves d’une vie ailleurs. Si un jour ils mettent le doigt dessus, je pense que les médias en parleront pendant un bon bout de temps, avec souligné en gros titres que c’est les Américains ou autres qui ont fait le découverte,.

J’arrêterai là, il y en a encore, il reste pas mal de choses qui peuvent prêter à de belles histoires sur Mars. A la première place on mettra trouver une trace de vie, En 2015, dans les gros titres on annonçait que l’on avait observé de l’eau couler sur Mars, enfin plus un suintement qu’un fleuve dans le genre du Nil. Depuis, l’information a été démentie, mais cela ne remet pas en question l’existence de l’eau sur la planète, elle existe mais sous forme de glace ou de vapeur, elle est victime de ce qu’on appelle la sublimation, passage de l’état solide à celui de gazeux. Peut-être, dans des circonstances exceptionnelles, dans un coin particulier de la planère, l’était liquide pourrait être présent en surface. Un mystère encore à éclaircir. Un point encore à éclaircir, la présence de décharges électriques semblables à la foudre. Depuis la Terre, on ne l’a jamais observé, mais il s’agirait plutôt de mini éclairs, invisibles de loin. Le futur est pour bientôt…

Une vidéo de la NASA avec une vue panoramique de Mars. Le film donne une bonne idée de la brillance du Soleil sur Mars, un peu comme comme en hiver chez nous.

Une reportage avec des sons de Mars et une sorte d’hélicoptère qui vole à la surface.

Source . NASA, Wikipedia


En passant

Bas nylons et voyage lointain (4)

Le Grand Voyage (4)

Venus

Venus est la deuxième planète du système solaire, à 108 millions de km, c’est aussi l’étoile la plus brillante du ciel. On la surnomme aussi Etoile du Berger. Puisqu’elle est entre nous et le Soleil, il faut toujours la chercher à proximité du Soleil. Selon les époques elle est visible avant ou après son coucher. Elle peut aussi être parfaitement invisible quand elle est de l’autre côté du Soleil. Elle présente aussi des phases comme la Lune.

Carte de Venus en projection Mercator

Bien qu’elle soit connue dans le ciel et observée par les hommes depuis toujours, elle resta longtemps entourée de mystère. L’observation à travers les téléscopes n’apporta pas de grands bouleversements dans sa connaissance, tout au plus l’on remarqua qu’elle était entourée d’une atmosphère qui ne laissait pas apparaître sa surface. Cette atmosphère présente une teinte assez unie de couleur blanchâtre, avec quelques détails plus sombres qui changent d’aspect. On parvint à savoir en l’observant, que cette atmosphère tournait en quatre jours autour de la planète.  Il fallut attendre 1962 et la sonde Mariner pour en savoir un peu plus et ce fut plutôt étonnant. Il règne à la surface une température de plus de 450 degrés, bien que l’épaisseur de son atmosphère  (300 km) retienne plus de la moitié des rayons solaires. Elle produit un effet de serre qui retient la chaleur au sol. La différence entre le jour et la nuit sur Venus n’est que de quelques dizaines de degrés. On put fixer sa période de rotation à 243 jours, ce qui fait qu’elle met plus de temps pour tourner sur elle-même que pour faire une révolution autour du Soleil (224 jours), tout en ayant une orbite rétrograde. Elle tourne en sens inverse des autres planètes, excepté Uranus qui en fait de même. Son orbite avoisine le cercle parfait.

Passage de Vénus devant le Soleil, il donne une bonne idée de la différence de taille

Les sondes d’explorations suivantes, une vingtaine, permirent l’affinage des connaissances sur la planète. On put analyser le contenu de l’atmosphère, dioxyde de carbone, acide sulfurique et chlorhydrique et autres trucs sympathiques. Cette atmosphère est à regarder comme les nuages de notre ciel. Au niveau du sol, la visibilité permet de voir au loin dans une ambiance laiteuse et jaunâtre, le souffre étant  très présent. Toutefois, la pression atmosphérique au sol est à peu près cent fois plus élevée que sur notre planète.

En 1982, deux sondes qui se posèrent sur la surface prirent des photos étonnantes. On eut la confirmation photographique qu’une intense activité volcanique a régné encore récemment sur la planète et est encore partiellement en activité. Son sol rocheux, apparaît de formation jeune à l’échelle géologique, peu de cratères d’impacts, sols encore en formation.

Surface de Vénus avec un volcan à gauche

On considère Venus comme une sœur de la Terre pour plusieurs raisons.  Sa taille est presque identique. Sa masse est le 80% de celle de notre planète. Les formations géologiques, montagnes, plaines, canyons, sont assez semblables. La composition chimique est identique sur bien des points, un noyau ferreux fait aussi partie de sa structure interne. La structure interne est semblable.  Par contre elle n’a pas de satellite et un champ magnétique très faible.

On possède une cartographie assez bien détaillée de sa surface. Elle peut paraître très tourmentée, mais en comparaison avec la Terre, le manque total de végétation augmente cette impression. La mesure entre le point le plus bas de sa surface et la plus haute montagne est d’environ 10700 mètres. Il est évident qu’avec les conditions qui règnent à sa surface, une tentative d’exploration par l’homme est tout à fait impossible. Il est certain qu’avec les moyens techniques dont nous disposons, il reste encore des découvertes à faire. Ce n’est qu’une question de crédits et de savoir le parti que l’on peu en tirer.

Surface de Venus avec des cratères de volcans

Faits étonnants

La rotation de l’atmosphère a sa dynamique propre. Pour une planète qui met 243 jours pour faire sa rotation, l’atmosphère elle le fait en sens inverse en 4 jours. Vus du sol, les nuages se déplacent à plus de 360 km/h.

Il n’est pas impossible qu’en des temps reculés, Venus fut une possible candidate à l’apparition de la vie. Les conditions ayant changées par la suite, principalement à cause d’une activité volcanique démentielle provoquant l’augmentation de la température et l’épaisseur de son atmosphère. On sait que dans certains coins de cette atmosphère, il règne actuellement des pressions et des températures tout à fait semblables aux conditions terrestres.
Elle est aussi la seule planète capable, dans des conditions optimales, de créer une ombre sur la Terre du fait de sa luminosité. Cela reste toutefois une ombre très ténue, bien moindre que celles que peut créer la Lune. Elle est aussi dans certains cas visible pendant le jour, mais dans tous les cas le premier astre visible au coucher du Soleil.
Certaines observations et mesures faites par les sondes semblent indiquer la présence de quelque chose qui ressemble à la foudre, il y aurait donc des éclairs sur Venus. Mais ce n’est en rien comparable à nos orages terrestres, apparemment il ne tombe pas quelque chose qui ressemblerait à de la pluie, même composée d’autre chose que de l’eau. La température au sol confine tout ce qui pourrait ressembler à un liquide dans l’atmosphère, La visibilité sur la surface de la planète porte très loin, donc il n’y pas de nuages qui traînent sur le sol, tout est « dans les nuages » entre 45 et 70km au-dessus de la surface. Ces histoires d’éclairs sont encore controversées et on ne sait pas non plus si les éventuels éclairs atteignent le sol ou restent dans l’atmosphère.

Histoires Parallèles


George Adamski est un personnage célèbre dans les années 1950. A l’heure où le connaissances au niveau des planètes étaient encore assez superficielles, chacun pouvait y aller de ses théories. On savait certes pas mal de choses, la durée des révolutions autour du Soleil, leur taille, la plupart des gros satellites étaient connus. On en connaissait une dizaine pour Jupiter alors qu’aujourd’hui on en recense plus de 80, la plupart de taille minime. La découverte de Pluton ne remonte qu’à 1930, on la considère comme la neuvième planète du système solaire, bien que maintenant elle est rétrogradée au rang de planète naine. Paradoxalement, ce sont les plus proches de nous qui nous paraissent les plus mystérieuses, Mars et Vénus. On ne possède qu’un seul moyen pour les découvrir visuellement, le télescope. Le plus grand et puissant à l’époque est celui du Mont Palomar, près de San Diégo en Californie. Même si il est performant, on est encore loin de voir les petits détails de Mars. On a tout au plus infirmé l’existence des fameux canaux de Mars, qui avaient enflammé les astronomes de 19ème siècle. On supposait que d’hypothétiques Martiens avaient creusé un système d’irrigation pour alimenter des régions sèches de la planète. Des télescopes à la limite de la visibilité avaient présenté les détails visibles de la surface comme étant des ouvrages effectués par un intelligence locale. Pour Venus, c’est encore plus restrictif, on ne voit pas la surface et tout devient imaginable.
George Adamski, un astronome américain amateur né en Pologne, alla plus loin. Il inventa toute une histoire dans laquelle il fit des rencontres avec, entre autres, des habitants de Venus, enfin surtout un qu’il décrit comme blond aux yeux bleus. Il affirma aussi avoir voyagé dans une soucoupe volante. Il écrivit plusieurs livres dont « Les soucoupes volantes ont atterri » qui furent des succès de librairie. Il montra des photos de la soucoupe comme preuve de ses dires. Sa mythomanie ne survivra pas aux explorations des sondes spatiales, surtout celle qui envoya les premières images de la surface en 1975.

Une des photos de soucoupes volante signée Adamski. Il s’agirait en fait d’un montage avec une lampe utilisée en médecine, les boules blanches étant des ampoules.

Différents articles parlant de Adamski, en 1959 pour ceux en français et 1955 pour celui en anglais

Ceci dit, les possibilités de vie dans l’univers sont gigantesques, des milliards de galaxies recensées avec des milliers de soleils qui les composent, cela fait quand même du monde au balcon. Même quand on observe l’univers il peut sembler chaotique, mais il semble aussi régi par certaines lois que l’on commence à percevoir. De toutes les matières qui le composent, on suppose, pour ne pas dire nous avons de fortes certitudes, que la rencontre d’un certain nombre d’entre elles peuvent donner naissance à certaines formes de vies qui vont du microbe à de belles machines comme l’être humain. Cette apparition de la vie est peut-être le résultat du hasard, ce n’est pas certain, mais il paraît impossible qu’ici et là, la vie n’est pas apparue sous une forme ou une autre, Dans le système solaire, il subsiste encore un doute pour Mars dans le passé, pour les autres planètes toutes les connaissances que nous avons montrent des mondes plutôt inhospitaliers. Il est une goutte d’eau dans un océan et l’océan c’est grand.
Il est aussi possible que des êtres venus d’ailleurs, pas des Vénusiens, viennent nous rendre de petites visites, les fameuses soucoupes volantes. On possède quand même d’assez solides témoignages de gens qui ne sont pas des fanfarons, Ils possèderaient alors des moyens qui nous sont inconnus. Des extraterrestres? Des mondes parallèles?. Je m’intéresse à la chose depuis plus de 50 ans et je n’ai pas de réponses toutes faites. Certains livres de l’astrophysicien Jacques Vallée offrent des pistes intéressantes, c’est scientifique et hors sensationnel. A lire.

Une petite vidéo qui résume l’essentiel

A suivre

Sources NASA, Wikipedia

En passant

Bas nylons et voyage lointain (3)

Le Grand Voyage (3)

Mercure

Mercure est la planète la plus proche du Soleil. Elle est nettement visible à l’œil nu, mais on ne peut que la voir dans certaines circonstances.  Il faut toujours la chercher à proximité du soleil, mais elle est le plus souvent « noyée » dans l’éclat du Soleil. Etant entre nous et lui, c’est avec Venus, une des deux planètes qui peuvent passer devant le disque solaire, moment idéal pour son observation, mais elle reste visible comme un point sur une orange. Comme Venus, selon sa position, elle présente des phases comparables au croissant lunaire. Pendant longtemps elle est restée assez mystérieuse, son diamètre étant plus petit que celui de la Terre, plus d’une moitié. Les quelques observations faites avec les teléscopes depuis 200 ans ont quand même noté que la surface était visible et présentait un aspect rocheux qui se confirma avec l’évolution de la technique. Finalement, on en arriva à la comparer avec la surface de la Lune, ce qui se confirma avec la sonde Mariner qui la survola en 1974. On crut aussi pendant longtemps qu’elle offrait toujours la même face au Soleil, comme la Lune avec la Terre. On sait maintenant que c’est inexact, mais nous avons également appris d’autres choses, ce qui en fait une planète avec des particularités assez étonnantes.

Surface de Mercure

Son orbite est la plus excentrique de toutes les planètes dites locales, c’est à dire proches du Soleil et nos voisines. Sa distance du Soleil varie de 46 à 70 millions de kilomètres, autant dire que vue d’en haut elle ne tourne pas de manière très ronde autour de lui. Sa révolution, à la vitesse très chaotique et irrégulière du fait de sa proximité avec le Soleil, est de presque 88 jours. Par contre elle fait un tour sur elle-même en 58 jours ce qui donne des journées ou des nuits très longues. Dans la réalité, une journée complète durera le temps que la planète fasse deux fois le tour du Soleil. Il en résulte une journée mercurienne plutôt « étrange » pour un observateur qui serait situé à la surface de Mercure. A certains endroits celui-ci verra le Soleil se lever puis se recoucher, puis se relever à l’horizon est, et à la fin de la journée à l’ouest, le Soleil se couchera puis se relèvera, pour se recoucher. Ce phénomène s’explique par la variation de la vitesse orbitale de Mercure. Quatre jours avant le périhélie (distance la plus proche du Soleil), la vitesse (angulaire) orbitale de Mercure est exactement égale à sa vitesse (angulaire) de rotation ; le mouvement du Soleil semble s’arrêter. Puis aux alentours du périhélie, la vitesse orbitale de Mercure excède sa vitesse de rotation et le Soleil semble alors avoir un mouvement rétrograde; il paraît retourner là d’où il vient, traversant le ciel d’ouest en est, durant environ quatre jours, avant de reprendre un mouvement apparent normal, c’est-à-dire se déplaçant d’est en ouest.

Glace apparente au pôle nord de Mercure

Elle avoisine le cercle parfait dans sa rotondité et son axe est presque à la verticale, le moins penchée des planètes du système solaire. Quand il fait jour, la température en surface peut monter à plus de 400 degrés, tandis que sur la face dans la nuit, la température descend à plus de -200 degrés en certains endroits. Encore une fois, c’est un record pour une planète. C’est aussi la moins massive du système solaire, mais sa densité avoisine celle de la Terre. Comme elle, c’est une planète tellurique, c’est à dire que le centre interne de la planète est en fusion, mais entouré d’un noyau solide, roche, fer. Elle ne possède presque pas d’atmosphère. Par contre on a découvert quelques endroits vers les pôles où de la glace semblerait couvrir le sol en permanence. On ne s’explique pas très bien sa présence, une théorie possible est de l’eau lâchée par une comète qui aurait heurté ou passé très près de la planète. Cette glace subsisterait dans certains endroits qui ne sont jamais exposés aux rayons du Soleil, chose possible en haut et en bas de la planète. L’inclinaison étant faible, les rayons arrivant à angle droit, n’éclaireraient jamais le sol, surtout s’ils sont derrière un accident de terrain comme un colline par exemple.

Mercure passant devant le Soleil

La présence de nombreux cratères, comme sur la Lune, indique que le sol de la planète a peu évolué au cours des millénaires. Le principal attrait pour un observateur est la contemplation de ces cratères dont certains sont énormes. Pour l’homme, elle ne représente pas une planète habitable, mais on pourrait tout de même envisager de brefs séjours, là où règne une température abordable, dans les mêmes conditions qu’un séjour sur la Lune. Comme pour les autres planètes telluriques, on possède une cartographie assez détaillée de sa surface, de l’ordre de 250 mètres.

Curiosité. La sonde Messenger qui est parvenue dans la banlieue de Mercure en mars 2011 pour ausculter la planète a effectué un voyage de 6 ans pour y parvenir. En tout, elle n’aura employé que 600 litres de carburant pour ce voyage. Etonnant non ? En fin de compte c’est assez simple. Un objet envoyé dans l’espace ne reste jamais immobile, il se déplace en subissant l’influence des astres environnants. C’est ainsi que les sondes et autres fusées arrachés à l’attraction terrestre traversent l’espace. La présence de carburant et de moteurs s’emploient seulement pour corriger la trajectoire, le reste du temps ils sont arrêtés. La fameuse sonde n’a employé que 600 litres de carburant, 100 par année. La première sonde Voyager expédié en 1977, fonctionne toujours et envoie encore des données plus de 45 ans après. Elle se déplace vers la frontière du système solaire. Et tout ça sans le moindre arrêt à une station-service.

Une petite vidéo qui résume l’essentiel

A suivre

Sources : NASA