Mis à la porte (jarretelles)

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Ca c’est la définition du dictionnaire, ce n’est pas très sexy.

Vous avez remarqué combien de personnes l’écrivent faux? Pour ce lundi, j’espère vous avoir appris à l’écrire correctement, l’exercice n’est pas inutile. Il est écrit très couramment sans le s à jarretelles. C’est encore un de ces très logiques de la langue française au milieu d’un tas de trucs qui le sont beaucoup moins et surtout moins évidents.

Un porte-jarretelles, des porte-jarretelles

Il est évident et logique qu’un porte-jarretelles comporte plusieurs jarretelles, en général quatre. Voilà pourquoi il y a un s à jarretelles. Le trait d’union est obligatoire, encore un cas qui fait que la langue française fait un nouveau mot avec deux autres, d’où sa présence qui l’indique. Mais alors mettriez-vous un s à porte-arquebuse? 

La réponse est ça dépend…

L’arquebuse étant un vieux fusil sans doute moins lourd que votre belle-mère, mais qui vaut son pesant de ferraille, en porter un est déjà pas mal. On peut alors estimer qu’une arquebuse par porteur suffit à l’homme de peine. Donc s’il y en a plusieurs à porter, on peut penser qu’il y aura plusieurs porteurs.

Un porte-arquebuse

Des porte-arquebuses

Reprenons le titre de l’article en jeu de mots, mis à la porte (jarretelles). Cet homme a été mis à la porte, cette femme a été mise à la porte, masculin féminin. Mais on aurait pu aussi dire une mise à la porte, même si c’est un homme qui a été mis à la porte, car si on ne précise pas le genre, c’est mise qui devient le principal acteur, il s’agit d’un mot féminin: aujourd’hui nous avons procédé à une mise à la porte. Dans mon titre, j’aurais pu aussi écrire mise à la porte (jarretelles), comme il s’agit d’un jeu de mots et qu’ils échappent à une certaine logique grammaticale, c’est permis. 

Exemple: cette vielle histoire en jeu de mots où prennent part à une course de 50 kilomètres, une femme enceinte, un couple marié, un curé. Quel va être l’ordre d’arrivée?

1- La femme enceinte, car elle fait plus de cent

2- Le couple marié, car ils font du soixante-neuf

3- Le curé abandonne, car quelqu’un  a jeté de la poudre à récurer sur la route.

Quoi qu’il en soit, voici quelques photos sans fautes d’ortauxgrasfeu…23 082215 2 23 082215 3 23 082215 4 23 082215 5 23 082215 6 23 082215 7 23 082215 8 23 082215 9

 

Une petite ren… gaine?

J’ai demandé à mon ami Achille Talon, l’homme au langage fleuri et disert de nous faire une petite introduction.
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–  On m’a demandé de vous entretenir de la gaine, cet objet qui suscite l’admiration des foules béates sans effets faciles, rangées en files discontinues devant la vitrines des magasins de lingerie coquine. Ah la gaine! Objet de mes désirs les plus flous, mais néanmoins soumis à la vision nette de mon oeil expert, j’aborde le sujet en foulant d’un pied assuré les sarcasmes des ligues vertueuses du stationnement interdit dans les ronds points de l’incommensurable supériorité du plaisir roi.

– Inventée par on ne sait quel inconnu au sens inné de la détresse féminine pour soutenir les bidons statistiquement proéminents dans les annales du paraître bienséant en société, elle ne tarda pas à conquérir tous les coeurs qui sonnaient comme le battant d’un cloche agitée par un vent tempétueux.

– Adulée par les plus grandes stars, de la fée du logis, à celles non moins tonitruantes, qui s’étalent sur les écrans de Hollywood à Lamotte-Beuvron. Elle n’en finit pas de faire couler l’encre des journalistes avisés en mal de faits divers sensuels assaisonnés d’épices badines.

– Je me souviens comme tant d’autres quand nous étions de joyeux lurons avides de découvrir les charmes cachés de ces dames, toutefois accessibles aux plus téméraires, nous allions nous cacher dans les buissons du chemin qui menait au phare Felu, afin d’épier d’un regard hagard les demoiselles qui se déshabillaient pour se mettre en tenue de bain. D’une main déjà experte, elle libéraient ces merveilleux petits bas rattrapés par l’attraction terrestre, une fois l’accrocheuse jarretelle ayant accompli son devoir, soutenue par l’habile gaine. En vérité, je vous le susurre d’une voix brisée par une émotion bien légitime, nous avions les pulsations, principalement cardiaques, qui agitaient à bâtons rompus le tocsin de la volupté.

– Il me sied de saluer ici, en levant le chapeau de l’exquise douceur qui recouvre le désir masculin, le retour de cet objet à l’aube d’un jour qui annonce que les artificiers vont allumer la mèche égrillarde des canons d’une mode croustillante dont les miettes parsèmeront les tiroirs secrets où madame range ses plus troublants atouts et atours sans détours.

 

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Le Golf Drouot en disques

Liverpool a eu sa Cavern, la France a eu son Golf Drouot. Il fallait bien un temple pour organiser la venue, assez tardivement, du rock and roll en France. On sait que de très grand noms sont sortis de ce lieu après l’avoir hanté. Pour n’en citer qu’un, Johnny Hallyday. Son histoire est à peu près connue de tous les fans des années 60, spécialement ceux qui l’ont fréquenté. 

Pas mal de monde a profité de sa renommée pour aguicher un public de jeunes dans l’intention de lui vendre quelque chose, la marketing n’est pas une invention nouvelle. Devenu l’endroit à la mode, tout ce qui pouvait se rattacher à son nom pouvait faire rêver. Des garçons en cuir noir qui draguaient des filles qui portaient des bas Golf Drouot (ça a existé), il y en a eu sans doute des centaines. 

Monsieur Barclay en homme d’affaires avisé ne pouvait pas passer à côté de cela. Il est à la tête du plus grand label indépendant que la France aie compté et qui porte son nom. Mais à côté, il y a une multitude de sous labels qui gravitent autour de la maison mère, Riviera, Bel Air, pour les principaux. Il est aussi le représentant exclusif pour les licences de grandes maisons anglophones comme Atlantic, Chess. C’est presque naturellement qu’il décide d’exploiter le nom du Golf pour en faire une nouvelle étiquette et enregistrer des artistes qui ont gagné leur réputation en se produisant sur la scène devenue célèbre, le tremplin comme cela s’appelait. Son idée était sans doute de découvrir une vedette aussi grosse que le Johnny national. L’histoire ne dura que deux petites années et une douzaine de publications, entre 1963 et 65. D’autres maisons feront aussi référence à l’endroit, mais Barclay détient la seule qui arbore le nom comme marque propre.  C’est justement de cette discographie que nous allons parcourir.

Golf Drouot 71 001 – Les Jumelles – Rendez-vous jeudi.

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Deux frangines, jumelles comme le nom l’indique, inaugurent le label. Elles étaient parait-il, vendeuses de pompes dans un magasin avant de partir sur le chemin du vedettariat, du moins tenter le coup. Ce n’est pas à proprement parler un succès ni même très attachant musicalement, bien que vocalement plutôt bon. Le plus drôle est encore la conception de la pochette avec son effet miroir. Elles enregistreront encore deux disques pour un autre label, Barclay ne semblant trop enclin à leur offrir une seconde chance.

Golf Drouot – 71 002 – Les Aiglons – Stalactite

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Incontestablement la meilleure réussite du label, celui qui est encore le plus dans les mémoires. Cinq garçons mineurs venus de Lausanne en Suisse tentent leur chance crânement. Ils sont même plutôt doués. Ils fonctionnent en groupe instrumental, les Shadows sont encore très présents. Ils bénéficient de la présence de Ken Lean, un compatriote aux dons d’arrangeur évidents. Le titre principal « Stalactite » est une pure merveille de son et quelque chose de bien original pour l’époque, différent de l’habituelle inspiration à la Shadows que tout le monde veut alors imiter. Le réussite sera magnifique, le titre est un succès dans plusieurs pays et il entre même dans les charts américains. Le groupe est rebaptisé Eagles pour sa publication par le label Smash. C’est le seul titre du label dont la vente peut se mesurer en centaines de milliers d’exemplaires en tenant compte des nombreuses rééditions successives, 4 à ma connaissance.

Golf Drouot – 71 003 – Ron et Mel – Kansas City

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Deux frangins anglais assez globetrotters font une escale en France, le temps d’enregistrer un disque pour ce label et un autre pour Decca. Ils ont laissé quelques souvenirs. Mel Williams est encore aujourd’hui très connu et apprécié dans les pays anglophones. 

Golf Drouot – 71 004- Les Aiglons – Panorama

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C’est de nouveau les Aiglons. Il faut  savoir que le label ne publie pas un disque toutes les semaines, ce qui explique que celui-ci est proche du premier selon le numéro de catalogue. Toutefois après le succès du précédent, Barclay est pressé de remettre une compresse.  Le groupe l’avouera bien volontiers, ils auraient voulu le préparer avec plus de soin. Entraînés dans une tournée à travers plusieurs pays, il est plutôt enregistré sur le tas. A l’époque, les temps de studios d’enregistrement sont quasiment minutés. Quand on est encore sous la magie de « Stalactite », il est moins aisé de retrouver un équivalent  parmi les quatre titres proposés. Mais ce n’est pas pour autant un désastre, le style « aiglon » est bien présent. Ce sera encore une bonne vente  et probablement la deuxième en terme de quantité et de licence internationales parmi toutes les publications. 

Golf Drouot – 71 005- Moustique – Je Suis Comme Ca

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Il est encore aujourd’hui une authentique légende du rock and roll rattachée au Golf Drouot. Il n’a jamais renié sa foi envers cette musique. C’est presque naturellement qu’il figure sur ce label, nous pourrions dire pour son plus grand malheur. Il avait un potentiel certain que Barclay ne sut pas ou ne voulut pas exploiter. Ce premier disque assez bien achevé fut un de ceux qui se vendit honorablement et un des trois artistes du label qui est honoré de plus d’une publication. C’est un rock and roll plus version années 60 que années 50, ce qui n’enlève rien à son charme. Ce qu’on peut lui reprocher, un manque total de compositions originales, mais dans ce domaine Moustique est très loin d’un cas isolé.

Golf Drouot – 71 006- Christophe – Reviens Sophie

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Oui c’est bien le Christophe qui enregistra « Aline », le seul qui deviendra une star après avoir passé par les disques Golf Drouot. Toutefois, ce n’est pas ce disque qui lancera sa carrière, il est assez confidentiel dans sa discographie. Chistophe n’a jamais caché sa passion pour le blues et cela est très audible sur ce disque, trois originaux et une reprise. Sa carrière est longue, avec des hauts et des bas, incontestablement  ce disque fait partie des hauts.

Golf Drouot – 71 007- Les Doodles – Reviens Sophie

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Excellent groupe qui servit d’accompagnateurs et de compositeurs pour le disque de Christophe exploite ici le style instrumental. On trouve dans leurs rangs Michel  Delancray, qui deviendra un compositeur à succès pour un tas d’artistes, Pascal Danel,  Eric Charden, Dalida, Dick Rivers. C’est encore un de ces disques libellé Golf Drouot pas facile à dénicher.

Golf Drouot – 71 008 – Marijan – La Course Folle

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Revenons indirectement aux Aiglons. Interprété par Marijan, futur Michel Orso et son tube « Angélique », « La Course Folle » n’est autre qu’une version vocale de « Stalactite ». Si cet arrangement n’a pas la saveur de l’original, c’est quand même assez plaisant. Nous retrouvons également les Doodles qui servent d’accompagnateurs, ainsi que deux titres de leur disque instrumental transformés en version vocale. C’est certainement l’un des plus difficiles à dénicher en copie originale, c’est d’ailleurs la seule issue possible, car il n’existe pas de réédition. 

Golf Drouot – 71 009 – Les Aiglons – Tennessee


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Revoici les vedettes du label dans un disque assez plaisant surtout pour « Troïka » qui marche assez bien sur les traces de « Stalactite ». Le succès ne sera pas vraiment au rendez-vous pour ce disque. Petite consolation le titre « Sunday Stranger », une reprise, servira d’indicatif pour une émission de radio « Bal 10-10 ». 

Golf Drouot – 71 010 – Les Vicomtes – Oui C’est De Toi 

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Ce disque est une spécialité. Initialement publié sur Barclay, il est repris pour le label Golf Drouot ou l’inverse. Il y a des bizarreries dont on ignore la raison. Ce groupe, un septet, a une approche plus jazz que yéyé, mais qui préfigure la tendance qui venir un peu plus tard avec le r’n’b. Ils furent les vainqueurs de la Guitare d’Or à l’Olympia en 1963. Ironiquement ce n’est pas l’instrument le plus présent dans leurs titres. 

Golf Drouot – 71 011 – Moustique – Joy Joy Joy23  072415-3

Seconde et dernière apparition de Moustique. Construit sur le même principe que le précédent avec quatre adaptations, Little Richard, Eddie Cochran, Ronnie Hawkins, Ritchie Valens. En qualité c’est égal au précédent, mais au niveau ventes c’est nettement en retrait, il n’atteint que 5 à 10% des ventes du premier, ce qui le rend bien plus difficile à trouver en original. Il faut bien prendre en considération que la jeunesse d’alors s’intéresse plus aux Beatles et aux Rolling Stones qui émergent. Coller des paroles françaises sur des rocks américains fait déjà un peu ringard. Malgré tout, Moustique ne cessera jamais de chanter du rock et d’enregistrer encore quelques titres dont un CD autoproduit. Jamais vraiment entré complètement dans l’ombre, il lui arrive encore de se produire dans des salles bien remplies. C’est une des piliers du temple du rock français.

Golf Drouot – 71 012 – Les Aiglons – Rosko

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Le disque certainement le plus bâclé des Aiglons. Pas tellement pour son contenu assez écoutable, mais par le manque d’enthousiasme de la production. Ce n’est pas visible à première vue ou écoute, mais il y a quelques changements. Ken Lean a  été viré de chez Barclay et la formation n’est plus celle dont on avait presque l’habitude. La photo de la pochette ne tient aucun compte de ce changement. De plus, 2 titres sont inversés. Ajoutons que la promotion a été quasi inexistante. C’est leur chant du cygne, le groupe se sépare et un seul restera musicien professionnel.

Golf Drouot – 71 013 – Les Night Rockers – I Can Tell

Golf Drouot – 71 014 – Les Night Rockers – Dance To The Rock

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Ce sont les deux disques du label qui ont résolument une optique anglophone. Pour cela, il a fallu qu’un groupe belge assez dans la lignée des Rolling Stones, vienne se produire au Golf. Musicalement et scéniquement assez remuants, c’est peut-être ceux qui on le plus risqué de démolir le club lors d’un concert, pour le moins les spectateurs sont subjugués. Dans la foulée ils enregistrent deux disque pour le label, entre originaux et reprises. Assurément de l’excellent matériel qui peut rivaliser avec les anglais de l’époque, surtout avec un chanteur qui chante très bien dans cette langue. On peut regretter que le premier ait été assaisonné d’un faux public avec une introduction d’Henri Leproux. Certainement les plus recherchés par les collectionneurs étrangers.

A ma connaissance, la liste des publications s’arrête ici, Barclay n’a pas continué d’exploiter ce filon, qui je crois n’était pas bourré de pépites, vu sous l’aspect financier. Sur une quinzaine de publications, une a été un réel succès, les Aiglons et « Stalactite ». Moustique pour son premier disque arrive sans doute second ex-acquéo avec les Aiglons pour leur deuxième. Les autres n’ont sans doute pas dépassé les quelques copies vendues auprès de ceux qui fréquentaient le Golf, et encore je me demande quel était leur argent de poche, ou ce qu’il leur restait après avoir acheté les disques des idoles plus en vue. La difficulté à trouver certaines publications est là pour en témoigner. 

Le catalogue a quand même été exploité par la suite. Dans les années 70, une compilation en album comprenant les Aiglons, Moustique, les Night Rockers, « Les Folles Années Du Golf Drouot », 33 tours Barclay. Au début des années 80, un 33 tours 25 cm Barclay, avec les Aiglons, 2 premiers disques et Moustique, premier disque. Les quatre titres de Christophe peuvent se trouver sur le « Disque D’Or » paru en 1976 chez Barclay. A l’heure actuelle et en CD, on peut trouver les Aiglons et Moustique en intégrale du label Golf Drouot. Les titres de Christophe peuvent se trouver sur le CD « Les Trésors Cachés » de 1997. 

Prends-en de la gaine!

Alors ça va les vacances?

Moi ça roule. Occupé à mille choses, je n’ai presque pas le temps de dormir. Comme annoncé, le blog est un peu en coup de vent. Je m’excuse auprès des commentateurs qui n’ont pas eu de réponse de ma part, si si j’y tiens, mais cela se fera plus tard dans la semaine.

Ah ces gaines qui ne manquent pas d’un certain charme, on pourrait presque dire qui en ont de plus en plus. Elles semblent même régulièrement adoptées par certaines qui portent des bas au quotidien ou très souvent. Alors bravo mesdames, vous me connaisse, je ne puis que vous encourager  à continuer de le faire. Prenez-en de la gaine!

A bientôt 
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