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avec Miss Nylon et Miss Eva

LA PETITE ENCYCLOPEDIE SUR L’ART

DE PORTER LE BAS NYLON

Le bas nylon des nuls aux experts

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avec Miss Eva

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Photos – Interview

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Mon garage est punk

Il y a certaines chansons que j’écoute depuis 50 ans, d’autres que je pourrais écouter depuis le même laps de temps, mais dont je n’ai pu mettre ces écoutes en pratiques.

La raison en est bien simple, au moment de leur publication je n’ai pas pu en avoir connaissance et éventuellement les découvrir par l’écoute. Une grande partie de ces disques sont sortis dans un relatif ou total anonymat, publiés par des labels n’ayant qu’ne renommée locale ou un peu perdus parmi ceux des plus grandes compagnies. En faire un succès et en vendre des milliers de copies se heurtait à un grand principe, celui des charts ou hit parades qui reflétaient les parutions et les ventes et surtout la renommée d’un titre. Aux USA pour les 45 tours deux références faisaient la pluie et le beau temps, le Cashbox et le Billboard publiés hebdomadairement sous forme de journal avec 100 titres classés chaque semaine. Le Cashbox représentait plutôt la côte est  et le Billboard la côte ouest. Le Cashbox avait aussi des sous-classements  propres à certains styles de musique, comme la country ou le rythm’n blues. Un titre classé no 1 dans un de ces sous-classements pouvait n’atteindre qu’une place d’estime dans le classement général, ce n’est pas une règle absolue, mais un cas de figure assez courant. De plus, un titre pouvait être très bien classé dans l’un des charts national et plus mal dans l’autre. A la lecture de ces données on imagine assez facilement la difficulté de pénétrer dans un de ces classements, d’autant qu’un titre pouvait y figurer plusieurs semaines, la durée moyenne de leur présence étant d’environ deux mois pour les titres à grand succès. Environ une vingtaine de titres nouveaux remplaçaient ceux sortis. Sur une année il ne pouvait y avoir au maximum 52 no 1 en théorie, car certains succès pouvaient rester plusieurs semaines à la première place, voilà pour l’essentiel.

Ces deux journaux étaient lus dans le monde entier et servaient de référence, car il est évident qu’un gros succès là-bas pouvait aussi en devenir un ailleurs, ce qui pouvait pousser les labels ayant une stature internationale à les publier localement ou sous licence pour les labels de moindre importance. Par exemple en France, Vogue, Barclay, Decca, Emi, Philips, avaient la représentation exclusive d’un grand nombre de labels étrangers.

En Angleterre, le système était un peu le même, le New Musical Express, le Melody Maker, établissaient les classements de référence, mais limités à 30 places. En France, c’est un peu particulier, il n’y a jamais eu de classements officiels, mais on peut admettre que le hit parade de Salut les Copains servit de référence pour toutes les années 60.

Les USA avaient une autre particularité dans les années 50 et 60, celle d’avoir des stations de radios locales, une voire plusieurs dans tout les coins d’une certaine importance. Elles établissaient aussi un hit parade local, et quelques artistes locaux qui enregistraient sur un label du même cru pouvaient avoir la chance d’y figurer. Certains professionnels étaient attentifs à ces classements et pouvaient décider de récupérer un artiste local pour le propulser nationalement. Le cas le plus connu est Elvis Presley.

En tenant compte qu’ils existait à travers le monde des milliers de petit labels qui avaient publiés des disques sous forme de microsillons, il apparut à certains spécialistes qu’ils pouvaient contenir des trucs intéressants qui n’avaient jamais bénéficié d’une quelconque mise en lumière. Ces archéologues de la musiques errèrent à la recherche de cet Eldorado.

Le tout premier truc du genre vit le jour assez vite en 1972. Il est dû à l’initiative de Lenny Kaye futur guitariste de Patti Smith. Les artistes qui y figurent ne sont pas à proprement parler des inconnus, la plupart ont une discographie conséquente et on eu pour certains un bref moment de gloire dans la seconde moitié des années 60. Mais l’idée était là, rassembler en un double album paru chez Elektra, des titres plus ou moins connus et les mettre en lumière sous le nomination « d’artefacts originaux de la première ère psychédélique ».

Un des personnages qui figurent justement dans cette compilation, Sky Saxon chanteur des Seeds, fut un des initiateurs de la suite en déclarant qu’il allait « trouver des disques qui étaient au moins aussi bons que ceux des Beatles ». Il ne fut pas le seul, mais un des initiateurs. Ce titres regroupés en compilations commencèrent à voir le jour vers la fin des années 70. Les premières furent la série « Pebbles », 28 volumes, et sa petite soeur « High In Mid Sixties », 22 volumes. A elles deux, cela fait une récolte de plus de 500 titres. Ils sont interprétés par des artistes obscurs pour l’immense majorité, principalement américains, mais on y trouve aussi quelques interprétations venues du vieux continent. Certains auraient pu faire des no 1 sans sans problèmes !

La phénomène gagna de l’ampleur et une multitude de trucs du genre virent le jour les années suivantes, « Mindrocker », « Boulders », Chocolate Soup For Diabetics », « Acid Visions ». Je dois en avoir personnellement plus de 200. En général, parmi les collectionneurs, on désigne ce style sous le nom de garage punk, mais cela peut aussi concerner des titres plus ou moins psychédéliques. Leur point commun est d’avoir été enregistrés dans les années 60 et être pour la plupart le fait de petit labels locaux ou les fonds de tiroirs d’une maison de disque plus conséquente.

Le deuxième depuis la droite est un personnage devenu connu, Iggy Pop

Au fur et à mesure que j’ai découvert ces compilations, bien des découvertes m’apparurent comme si je les écoutais en direct du paradis. Aujourd’hui, 35 ans plus tard, bon nombre sont devenus des classiques de mes écoutes. Et justement, si je ne les écoute pas depuis au moins 50 ans, ce n’est pas vraiment de ma faute. Mais du moment que c’est éternel…

En voici un fleuron sans ordre précis et sans commentaires…

Des bas et des eaux

En 1910, les voyages de noces peuvent se faire à Paris, c’est plus près que Venise. L’ambiance y est, certaines rues de Paris se transforment en canaux et s’il n’y a pas de gondoles, les barques ne sont pas rares. Il ne manque plus que le chant des gondoliers. « O Sole Mio »…

Justement le soleil, c’est ce qui a le plus manqué en ce début d’année, pluvieuse à souhait. Tout le bassin de la Seine est touché, Paris reste toutefois le point de mire du phénomène. Ce n’est pas la première fois que la Seine n’en fait qu’à sa tête, Paris est dans une cuvette, mais c’est la première fois qu’une de ses colères est médiatisée sur une grande échelle avec les moyens qui existent alors, la photo reliée par la presse et aussi un peu le cinéma. Mais n’ayons pas la mémoire courte, en juin 2016, une crue de la Seine sans atteindre l’étendue de celle de 1910, a aussi fait parler d’elle. Perdue dans un fatras d’informations comme nous avons l’habitude d’en recevoir aujourd’hui, elle ne fut presque qu’un banal fait divers. Il est vrai que l’urbanisme parisien maîtrise mieux les colères de la rivière. Mais il n’empêchera pas la pluie de tomber…  

Ailleurs ce n’est pas la joie non plus, on peut considérer que la France est sous l’eau, du moins à les pieds dans l’eau dans certains coins et de l’eau jusqu’au épaules dans d’autres endroits. Ces événements sont abondamment reliés par les journaux et l’on peut dire que ces inondations ont fait couler autant d’encre que d’eau.

Quelques chiffres et faits

Le 28 janvier la crue atteint son niveau maximum, la Seine à Paris s’est élevée de près de 9 mètres plus haut que son niveau habituel, le célèbre Zouave de pont de l’Alma a de l’eau jusqu’aux épaules.

Il a fallu une dizaine de jours à la Seine pour atteindre ce niveau.

La niveau normal sera retrouvé plus d’un mois après.

A partir du 20 janvier, pour les gros bateaux il est interdit de naviguer, ils risquent de toucher la maçonnerie du pont en hauteur. 

Le 28 janvier, environ 22 000 caves et des centaines de rues sont inondées par une eau fortement polluée avec des déchets de toutes sortes et des carburants comme le pétrole. Il y a des menaces d’épidémies à cause de l’eau non potable.

Dans le bassin de la Seine plus de 30 000 maisons furent touchées par les inondations.

Un des seuls points positifs, on déplora peu de morts.

La moitié du réseau métropolitain est inondé, déplacements difficiles.

Mais regardons par l’image quelques témoignages saisis par les photographes. Je vous les montre en vrac, les habitués de Paris et des environs reconnaîtront certains endroits. Nous commencerons par un article publié le 21 janvier 1910 dans le Petit Parisien, c’est à dire au moment où la situations de vient critique. L’article démontre bien que le phénomène est étendu à une bonne partie de la France. En bas des photos, une vidéo de trois minutes qui résume très bien la situation.

Source Gallica, BNP, DP

Vendredi en nylon (8)

Citations 

L’infini et l’éternité sont les deux mots les plus grands et les plus longs de la langue française

Le poète est le porte-parole de l’invisible

Les politiciens sont capables de faire deux choses en même temps, mentir et sourire

Chansons que j’écoute depuis au moins 50 ans

J’ai assez peu présenté des trucs français, il y en a quand même quelques uns qui font partie de ce demi-siècle d’écoutes. Alors un spécial France, mais vous verrez je ne m’écarte pas tellement de la ligne anglo-saxonne. Bien évidemment je pourrais mettre Richard Anthony et bien d’autres, mais ce serait malhonnête de prétendre que je les écoute depuis 50 ans. Je cite seulement ceux qui collent à la définition. 

Pour moi un des meilleurs trucs enregistrés dans les années 60, « made in France », un de ceux qui peut sans hésiter faire la pige aux Anglais. Des milliers de passages sur ma platine…

Sans doute un des chanteurs français que j’ai le plus écouté. J’ai sa discographie années 60 en entier et je puise ici et là un titre ou l’autre de temps en temps, il n’y a rien à jeter. La chose n’est pas si courante que cela pour le souligner, mais il sait vraiment chanter et possède une belle voix. J’ai même eu l’occasion de blaguer une demi-heure avec lui. Parmi la pléthore de titres de lui que j’écoute, j’ai choisi un de mes préférées, l’adaptation d’un titre des Zombies, adaptation qui n’a rien à envier à l’original. Un grand bonhomme.

L’indispensable Ronnie Bird et un titre qui avait non plus rien à envier aux productions anglaises, bien que les compositeurs en soient justement deux, Micky Jones (futur Foreigner/urgent) et Tommy Brown. Une parmi les 5 ou 6 de lui que j’écoute régulièrement. 

Alors là je vais sans doute vous étonner, et pourtant je ne résiste pas au plaisir de réécouter cette chanson très régulièrement, c’est un disque que je pourrais mettre dans la bibliothèque rose de mes écoutes. Elle avait juste 15 ans quand elle a enregistré ce titre, pour moi elle les a toujours et moi aussi en l’écoutant. Aujourd’hui, elle s’occupe avec passion de la protection des animaux. 

Dick Rivers, un bonhomme que j’ai suivi assez longtemps et qui savait produire de temps en temps des bons titres. Un bel original de 1966, toujours dans mes favoris. Le son de cette vidéo est un peu merdique mais on a l’image.

Cette chanteuse passa un peu comme un météore avec son « 7 heures du matin », plaisante chanson qui fut son seul succès, bien inspiré des productions anglaises. Ses disques d’époque atteignent des sommes folles aux enchères. Perso j’aime toujours.

Dans certains de ses titres France Gall se révélait une chanteuse assez originale par rapport à ses collègues. Si j’aime moins sa période Berger, par contre la plupart de son répertoire sixties ne m’est pas inconnu, j’y ai puisé quelques trucs qui tournent de temps en temps. J’ai bien celle-ci par exemple.

Mon premier contact avec celle qui deviendra l’une de mes chanteuses favorites à travers les groupe Alpes. Quand j’écoute leurs chansons, je remets souvent celle-là sur la platine. Charmant!

Un grand farfelu à l’humour décadent, un personnage comme on dit, le surréaliste du yéyé français. Musicalement c’est pas mal foutu, même si la titre est emprunté au fameux Screamin’ Jay Hawkins.

Un disque dont je me demande encore pourquoi il n’a pas été censuré. Une adorable intrusion dans les paradis artificiels à la sauce française. Je trouve cela nettement supérieur à ce que faisait Sheila à la même époque, dit-il dans un éclat de rire!

Et pour terminer un peu de chanson française, mais oui j’en écoute aussi. J’ai commencé timidement par en acheter quelques disques avant de m’y consacrer plus largement dans les années 70. Un de mes premiers de typés chansons françaises et que j’ai vraiment adoré était celui-ci. Je le considère comme un monument.

 

Le Boss bosse sur les bosses

Voici la dame qui déambule dans la rue, celle qui pénètre dans le bar ou celle qui vient vers vous pour un tendre rendez-vous. Il se peut aussi qu’elle soit assise ou allongée sur un divan. Qu’importe la pause. Même si sa tenue n’a rien rien de remarquable, entendez par là qu’elle ne porte pas un tailleur griffé Christian Dior, elle porte ce qui la rend féminine, un jupe, une robe, mais Dieu merci pas de pantalons. Mais gageons qu’elle s’habille avec goût, elle est de celles qui ont l’élégance naturelle.  Si vous êtes un amateur de bas, nul doute que votre regard se perdra sur la jupe de la dame à la recherche de votre Graal. Ce dernier est si peu de choses, un signe tangible que la personne porte des bas. Une bosse, un relief, et voilà votre regard qui s’illumine. Selon les circonstances, très visible ou à peine perceptible, il vous fait déjà rêver sur les mille attraits qui vous sont destinés ou seulement soumis à votre vision faisant naître en vous autant de regrets.
Pénétrons dans l’imaginaire de la femme. En ces temps où porter des bas, c’est un peu repartir à la conquête de la féminité, il y a celles  qui l’assument pleinement. Oui, je porte de bas, c’est visible et alors? D’autres, moins téméraires, hésitent. Oui, je veux bien porter des bas, c’est mon secret, alors je veux qu’il le reste. Je ne souhaite pas sortir dans la rue ainsi vêtue, même si personne n’en sait rien. De chaque choix personnel découlera la conclusion visible ou non. Bien sûr, la préférence masculine ira sans doute vers l’option visible, diable le spectacle est séduisant, mais restons sages. Pensons que si c’est une inconnue, la visibilité n’est très certainement pas une invitation. Allons un peu plus loin, je fais appel à vous messieurs, si vous étiez partie prenante, que votre compagne porte des bas dans ses sorties, alors visible ou invisible? J’en vois qui hésitent déjà, la question est grave et mérite réflexion.  Avouons que le comportement le plus galant, c’est de laisser le choix à l’intéressée, conscient ou non.
Maintenant à savoir si ce petit indice révélateur angoisse ou laisse la femme indifférente, c’est une question à laquelle je laisse les porteuses de bas répondre. Quelle que soit leur avis, il est de toute manière respectable et je m’en voudrais d’influencer une tendance ou l’autre. Je prends l’image au vol quand elle se présente, juste cela et rien de plus.
Ces considérations ne sauraient se passer de quelques illustrations.  Alors je suis parti en chasse et j’ai ramené quelques trophées, si l’on peut dire Pour respecter les images de la personne, si d’aventure c’était involontaire,  je n’ai gardé que la section révélatrice.  Comme dans un certain guide, on pourrait leur attribuer des étoiles, ça je vous laisse faire. Entre la chose que l’on soupçonne et celle nettement visible, il y a tout un monde et je crois bien que je ne suis pas le seul à l’explorer. Je suis parfois  un peu un voyeur de l’imaginaire, je préfère ce que l’on devine à ce que l’on voit.
















Bas nylon et on mange quoi ?

La France a toujours été réputée pour son art de la gastronomie. Je suis bien d’accord avec cela, bien que je trouve qu’elle en a pris un sacré coup dans l’aile, ça c’est la faute à l’industrie alimentaire et aux Ricains qui ne savent pas cultiver la sensation du goût et de la finesse dans l’art de préparer un plat.

Je n’ai jamais envisagé un seul instant qu’il puisse y avoir une race supérieure, par contre il y a des cultures, qui sans être supérieures, ont plus l’art de préparer des choses succulentes à manger. Bien qu’étant capable d’avaler n’importe quoi, je préfère nettement un plat préparé par un cuisinier d’obédience latine à un d’essence germanique. Les Latins, sans doute un peu parce que j’en suis un, ont le don de me plaire dans la préparation de la boustifaille. La France est sans doute le pays qui me charme le plus, mais l’Italie, l’Espagne, le Portugal, ont aussi des cuisines très intéressantes. La cuisine du Maghreb est aussi digne d’un grand intérêt, immensément variée et très colorée, très abondante en légumes. La cuisine indienne et chinoise m’intéressent aussi par ce qu’en j’en ai goûté, mais pour en être tout à fait sûr, il faudrait aller sur place. A ce propos je tiens à souligner qu’il y a quelque chose que j’ai constaté, c’est assez visible dans le vin. Vous pouvez goûter un bon cru de Bourgogne sur place, il vous paraîtra comme ceci ou cela, mais excellent. Achetez-en quelques bouteilles identiques à celui que vous avez bu, dégustez-le à 1000 km de là, sous un climat différent, vous verrez qu’il ne sera jamais aussi bon que le même que vous avez dégusté en Bourgogne. Sans se transformer en piquette, il perdra de son caractère. Il y a une alchimie invisible qui fait que la conjugaison de différents facteurs changent aussi la donne du vin. Je me demande d’ailleurs si la même chose n’est pas valable pour les aliments. Evidemment difficile de manger une bouillabaisse à Marseille et d’emporter les restes pour le manger au sommet du Mont Blanc pour voir si c’est différent.

Ces petites remarques faites, passons à table, mais d’une manière un peu spéciale, je vous invite à une bouffe dans les tranchées.

Une différence notable entre les deux grandes guerres du 20ème siècle, c’est la nourriture et l’approvisionnement. Pendant l’occupation allemande, on crevait la dalle, on mangeait mal et peu. Tout le territoire à partir de 42 était sous la juridiction allemande après l’occupation de la zone dite libre. Pendant la première guerre, la situation était radicalement différente, il y avait une zone de combats qui s’étendait de la frontière nord vers les Flandres à celle de l’est en dessous de la ville de Bâle en gros, sans grande pénétration des troupes allemandes. Donc le reste du territoire était resté français, avec toute sa logistique intacte et un approvisionnement sans trop de problèmes. Il était encore relativement facile de manger normalement et à peu près tout. On peut se référer à l’histoire du fameux Landru, il n’apparaît jamais dans son parcours qu’il ait eu des problèmes d’approvisionnement avec ses conquêtes, tout au plus un manque de fric pour se procurer ses petits plaisirs quotidiens.

Dans une certaine mesure, les fameux Poilus, ceux qui étaient sur le front pour se faire casser la gueule ne sont pas morts de faim, mais plutôt par les balles ennemies. Il pouvait arriver de temps en temps qu’une unité combattante soit en rupture d’approvisionnement à la suite d’une rupture avec l’arrière à la suite d’un mouvement de front, mais dans la plupart des cas, la logistique suivait.

Dans chaque période de l’histoire, il y a toujours des personnages qui sont un peu en marge, des originaux en quelque sorte. Eh bien figurez-vous que pendant la guerre, certains s’amusaient à collectionner les menus pendant que d’autres collectionnaient les blessures. Ce n’est en fin de compte pas une mauvaise idée, car ils ont maintenant valeur de témoignages. Que mangeait-on il y a 100 ans, est-ce différent de ce que l’on s’empiffre aujourd’hui, et qui mangeait quoi et quand ?

Je me suis arrêté sur une collection de documents qui concernent directement le front, le lieu ou se situaient les combats, ceux où cela chauffait comme on dit. Certes, il ne faut pas non plus s’imaginer que l’ordinaire était composé de foie gras aux truffes ou que les menus étaient imprimés quotidiennement sur du papier parchemin et distribué à chaque soldat à l’appel du matin. Non, c’est moins sélect que cela et ne concerne pas toujours le soldat sous le feu ennemi. Imaginez un Poilu en train de désosser délicatement sa poularde de Bresse, alors que les obus ennemis pleuvent autour de lui!

Mais il apparaît quand même qu’à certaines occasions et pour ceux qui en avaient les loisirs, l’ordinaire était plutôt plaisant. Une manière sans doute de donner du coeur à ces braves qui feraient l’impossible pour ne pas voir des cuisines de campagne remplies de choucroute déferler dans leurs tranchées. La patrie passe aussi sans doute par l’estomac!

J’en ai sélectionné une dizaine, certains étant illustrés par des dessins qui ne manquent pas d’humour et qui littéralement « bouffent du boche ». L’ordre est chronologique de de 1915 à 1917.

La guerre est sans doute la plus grosse connerie humaine, mais la guerre par le rire est aussi une manière de faire mourir… de rire!

Source BM Dijon, DP

Vendredi en nylon (7)

Citations vertes et pas mûres

Elle était tellement exhibitionniste qu’elle mettait une culotte pour pas qu’on la reconnaisse.

Un intelligent peut devenir con mais le contraire est plus difficile.

La seule compétition où je suis arrivé premier était une course de spermatozoïdes!

Faisons un peu connaissance

Certains d’entre-vous me connaissent pour de vrai, pour les autres voici quelques traits de ma personne pour vous situer le personnage, sous la forme d’un petit jeu auquel il vous faudra répondre par vrai ou faux. Réponses en bas de la page.

1  J’ai lu pratiquement tous les San-Antonio

2  Je suis un mordu de la chasse

3  Je voulais devenir conducteur de locomotives

4  Je suis un fou de vitesse

5 Je peux manger absolument n’importe quel plat ou nourriture

6  Je parle très bien l’allemand

7  J’ai été complètement ivre une seule fois dans ma vie

8  Je suis déjà allé en Chine

9  J’ai une cousine qui a une rue qui porte son nom à Vienne

10  J’adore jouer au poker

Chansons que j’écoute et pochettes que je regarde depuis au moins 50 ans

Pour commencer les Yardbirds, eh bien oui! Je pense que quand ils ont enregistré cela vers fin 1965, il n’y avait pas beaucoup de groupes qui pouvaient les surpasser. Il y a une incongruité dans cette vidéo, si vous trouver laquelle c’est que vous connaissez bien le sujet.

Pour moi ce disque figure parmi les deux plus belles minutes capturées dans un studio anglais pendant les années 60. C’est un titre absolument démentiel, un vocal rageur, une guitare aux riffs qui jettent des éclairs, un batteur qui imite le tonnerre, tout ça c’était les Sorrows groupe anglais complètement mésestimé. Pour ma part, c’est un truc qui tend au sacré, que j’ai écouté des milliers de fois. A tous ceux qui pensent que c’est de la musique de fous, peut-être, mais alors c’est absolument pas contagieux, je peux en témoigner!

Une de ces chansons qui m’ont fait aller vers d’autres horizons, si vous avez trop rêvé la nuit passée, ça tombe bien voici une remède.

Ca c’est absolument inoubliable, je dirais même plus inoubliable!

Quand j’ai commencé d’acheter des disques, les groupes de Liverpool étaient à la mode. Un de ceux que j’aimais bien était Gerry et les Pacemakers, un temps rivaux des Beatles. Il y a deux ou trois titres que j’écoute encore d’eux, celui qui est le plus resté dans mes préférés c’est celui-ci…

Une de ces chansons dont il est difficile de se passer quand on l’a entendue une fois, n’est-ce pas Mr Bowie?

Un bel exemple de ce que l’on classait dans le style beat. Empruntée aux Renegades, c’est cette version là que j’ai connue en premier et que j’écoute depuis toujours. Le genre de trucs que je me repasse vingt fois de suite.

Il y a certaines choses que les Noirs feront toujours mieux que les Blancs, ça par exemple!

Entendu à Salut les Copains et acheté… 

Aujourd’hui encore j’aime les instrumentaux à la Shadows. Un des premiers disques du genre que j’ai possédés, c’était un de ces disques que l’on trouvait dans les bacs des soldes. Il s’agissait d’un groupe finlandais, mais ça je ne l’ai appris que bien plus tard, the Sounds, ils avaient repris en l’électrisant un air instrumental de par là-bas, Emma. Il est certainement dans mon top ten des disques du genre que j’ai le plus écoutés. J’adore ce son!

Réponse au questionnaire : questions impaires vrai ; questions paires faux

Bas nylons et boutons

 

Les films qui ont des enfants pour héros forment une classe à part dans l’histoire du cinéma. Les enfants sont les aventuriers auxquels les autres enfants veulent s’identifier dans l’idéal. Plutôt rares sont les films où ils sont presque un mauvais exemple. La Guerre des Boutons en est une belle illustration, bien que prenant racine dans ce qu’il existait assez couramment dans nos belles campagnes de la fin des années 50. Imaginez un monde où il n’y a pas de télévision, d’ordinateurs, de téléphones connectés. Encore plus à l’époque où l’histoire est née de la plume de Louis Pergaud, le poète et écrivain franc-comtois, mort comme soldat en 1915.

Au début des années 60, Yves Robert pour les besoins de son film, la transpose dans une époque plus contemporaine à son film, bien que cela ne se remarque que par quelques détails, l’éclairage public est électrique, des habits « modernes », des allusions faciles à dater dans le temps. Mais cela ne change rien à la destinée du film, les jeux, pas interdits, mais non plus très recommandables des enfants n’ont pas foncièrement changés en 60 ans.

Il y a aussi l’idée assez forte alors, d’appartenir à une communauté centrée autour d’un village, les habitants du village voisin sont presque des étrangers, des ennemis. Sans doute les plus âgés d’entre vous qui ont grandi ailleurs qu’en ville, ont éprouvé ce genre de sentiment. De là à déclarer une guerre symbolique avec quelques gentils fait d’armes, détruire la cabane des « ennemis », ou crever quelques pneus de bicyclette, font partie de ce folklore construit de toutes pièces.

Le roman de Pergaud n’échappe pas à cette ambiance, bien que librement inspiré le film en restitue l’essentiel, le combat entre ceux de Longeverne contre ceux de Velrans. Les prises de guerre sont de véritables trophées, les boutons de culotte ou les bretelles de l’ennemi qui l’obligeront à se balader en tenant leur culottes et fuyant pour ne pas dévoiler leur intimité, comble de la honte. Les expéditions commando pour aller écrire sur les murs du village voisin qu’ils sont des peigne-culs. La quête prudente de la bande qualifiée de couilles molles par l’adversaire pour en savoir la signification.

A côté de vedettes confirmées, Jean Richard, Jacquea Dufilho, Michel Galabru, on notera l’extraordinaire performance de Martin Lartigue dans le rôle du Petit Gibus, le petit de la bande qui veut imiter les plus grands et qui assène au tout au long du film et de ses déboires la phrase culte : si j’avais su j’serais pas v’nu ! Les interprétations des enfants sont d’ailleurs bien moins stéréotypées que celles des adultes, ils sont naturels. Entre un Jean Richard qui vaut ce qu’il vaut en agriculteur et un Jacques Dufilho qui est certainement meilleur ailleurs, le choix est vite fait, on préfère la jeunesse. Les adultes ne sont en quelque sorte que les figurants des enfants, qui n’ont rien à perdre, rien à prouver.

On suit ce petite monde avec fidélité et amusement. Il nous entraîne à sa suite dans un tourbillon de bons mots et de situations cocasses. La guerre locale finit même par s’étendre au monde des adultes, sans doute jaloux de ne pas pouvoir s’amuser avec l’innocence de l’enfance à ces jeux qu’eux mêmes inspirent. C’est à ce moment là qu’ils s’aperçoivent que l’enfance les a quittés pour toujours et que l’été et l’automne de la vie se confondent avec le temps des regrets. Le film se termine sur une phrase qui résume toute la saveur du film : dire que quand on sera grands on sera aussi cons qu’eux !

Le film eut quelques difficultés à voir la nuit des salles, car il ne trouva aucun distributeur en France. Ici on peut encore souligner que le cocorico national salua bien évidemment la réussite du film qui fut un véritable succès en salles, mais que c’est grâce à Warner, boîte américaine par excellence, que le film parvint dans les salles du monde entier. La production elle-même ne doit rien à personne, c’est Yves Robert et sa célèbre compagne, Danièle Delorme, qui l’assument pour le compte d’une maison de production dont ils sont les fondateurs.

Pour ma part, c’est le film que j’ai raté au moment de sa sortie. Je ne l’ai découvert que plus tard avec mes yeux d’adulte. C’est peut être le genre de film qu’il faut justement visionner avec ce regard, ne pas le voir durant l’enfance et le ranger dans les souvenirs qui vont avec, qui s’effacent pour faire place à d’autres guerres. C’est sans doute pour cela qu’il m’a marqué et qu’il est entré par la grande parmi mes classiques de l’écran, avec ceux qui me font toujours rire, même si je sais d’avance à quel moment je vais rire.

Distribution

Les enfants

  • André Treton : Lebrac, le chef des « Longevernes »
  • Michel Isella : L’Aztec des Gués, le chef des « Velrans »
  • Martin Lartigue : Petit Gibus, un gamin de Longeverne
  • François Lartigue : Grand Gibus, un gamin de Longeverne et grand frère de Petit Gibus
  • Marie-Catherine Michonska-Faburel : Marie Tintin, la protégée de Lebrac
  • Jean-Paul Maîtrot (alias Jean-Paul Queret) : Bacaillé, le traître de la bande à Lebrac
  • Daniel Janneau : La Crique, l’intellectuel de la bande à Lebrac
  • Patrick Loiselet : Le gamin de Longeverne qui prononce la réplique culte : « Tu fais honte aux pauvres, Lebrac. C’est pas républicain, ça. »
  • Daniel Tuffier : Le gamin de Longeverne qui cherche ses lunettes lors de la première bagarre avec les « Velrans »
  • Christophe Bourseiller : Gaston, l’enfant qui teste l’insulte « Couilles molles » sur son père
  • Jean-Denis Robert : Le gamin de Longeverne qui transporte La Crique en vélo
  • François Bazinsky : Un gamin de Longeverne
  • Gérard Aubry : Un gamin de Longeverne
  • Claude Bourseiller
  • Jacky Delory
Les adultes
  • Jacques Dufilho : Le père de l’Aztec des Gués
  • Yvette Etievant : La mère de Lebrac
  • Michel Galabru : Le père de Bacaillé
  • Michèle Méritz : La mère de l’Aztec des Gués
  • Jean Richard : Le père de Lebrac
  • Pierre Tchernia : Bédouin, le garde-champêtre
  • Pierre Trabaud : L’instituteur de Longeverne
  • Claude Confortès : Nestor, le facteur
  • Paul Crauchet : Le père Touegueule
  • Henri Labussière : Le paysan sur son tracteur
  • Yves Péneau : Le surveillant général
  • Robert Rollis : Le père de « Migue la Lune »
  • Louisette Rousseau : La mère de Bacaillé
  • François Boyer : Le curé à vélo
  • Bernard Lambert : Le bûcheron

La plupart des enfants acteurs ne firent qu’un bref passage dans le cinéma. Le plus endurant fut le Petit Gibus qui tourna un autre film avec Yves Robert Bébert et l’Omnibus (1963), où il tient un rôle de petite peste  paumé dans le train. par son grand frère, (un tout jeune Jacques Higelin). Martin Lartigue est aujourd’hui retiré dans le Sud et établi comme peintre. 

Autour du film

Le film figure dans la douzaine de films ayant eu le plus d’entrées en salles.

Le film engendra aussi une célèbre chanson « Y’a mon pantalon et qui s’est décousu », un rien grivoise.

Il fut presque censuré aux USA, à cause des très pudiques scènes du nus qui figurent dans certaines scènes.

Le film est connu au japon tant et si bien quûne marque de sous-vêtements et de chocolats portent le nom de Petit Gibus.

La film a reçu le prix Jean Vigo, un pris qui récompense les films à l’esprit indépendant.

Le roman de Pergaud a été adapté plusieurs fois à l’écran, mais la version d’Yves Robert reste sans hésitation celle de référence.

Le Petit Gibus avant et maintenant