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avec Miss Nylon et Miss Eva

LA PETITE ENCYCLOPEDIE SUR L’ART

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En passant

Inventaire musical à la Prévert (118)

Rares Explorations

On ne peut pas dire que le prix attient pas un disque de collection soit le reflet exact de sa qualité musicale. Mais il est un fait certain que quelques disques que l’on peut qualifier de plutôt rares peuvent atteindre de jolies sommes. Il faut distinguer la pièce rare d’une star, de celle d’un artiste qui l’est beaucoup moins. Dans cette catégorie, combiné avec la rareté, on peut en déduire une certaine reconnaissance envers l’artiste. Il paraît assez évident qu’un acheteur ne va pas dépenser une somme conséquente pour un disque qu’il déteste.
Explorons un peu ces disques, dont les noms n’évoquent pas forcément des cris d’enthousiasme chez tout le monde, mais qui sont des références pour des mélomanes branchés. Ceux qui ne connaissent peuvent toujours écouter et découvrir. Sous d’autres auspices, ils auraient pu devenir des grosses ventes. J’ai souvent constaté que les préférences musicales de pas mal de gens s’arrêtaient à ce que les médias pouvaient diffuser. C’est é quelque part une prison dont il faut s’évader.

Artiste : McChurch Soundroom
Titre : Delusion
Genre : progressive allemande
Label : Pilz
No Catalogue : 20 21103-7
Année : 1971
Pays : Allemagne
Meilleure enchère sur Ebay : 1688 euros
Note : L’album a une pochette double ouvrante

Formation éphémère originaire de Bâle en Suisse et emmenée par un italo-suisse Mario Chiesa. Le marché local étant assez peu fourni en éditeurs et maisons de disques, ils vont en Allemagne et enregistrent leur unique témoignage musical pour le label Pilz, sous-marque de BASF. Il est connu des amateurs de musique progressive allemande, car le pays fut le creuset d’un certain courant un peu décadent qui emmène avec lui les pionniers de la musique planante électronique avec des groupes comme Tangerine Dream. Popol Vuh, Wallenstein furent deux signatures de ce label parmi les plus connues. Evidemment avec le nom de Pilz qui signifie champignon en allemand, il ne fallait pas s’attendre à des publications pour bal musette. C’est aussi un label où pratiquement toutes les éditions originales sont des collectors assez cotés.
La musique McChurch Soundroom est dans la lignée des productions de ce label, on y trouve de la pop aux influences diverses, on l’associer à Jethro Tull pour la présence de la flûte, mais aussi certaines intonations qui peuvent penser à Deep Purple. Mais je trouve surtout qu’il est, sans en avoir l’air, une initiation au jazz rock qui commençait a être en vogue à cette époque. C’est encore une fois un voyage qu’il faut faire avec l’oreille, pour sûr que les miennes sont plutôt charmées.

Delusion

Dream Of A Drummer

Time Is Flyinge

What Are You Doin’

Trouble Part 1

Trouble Part II

Documents

Amon Düül II – Between The Eyes en 1970, l’un des groupes phare de la prog allemande

Wallenstein – Dedicated To The Mystery Land, live à Crissier en Suisse, 1973

Le label London France nous a plutôt fourni de jolis collectors, malgré des emballages parfois assez simplistes sans photo de l’artiste ou alors des photos à répétition. Heureusement ce n’est pas trop le cas ici où l’on peut admirer les artistes, c’est à dire ce groupe féminin noir. Justement dans les publications françaises, c’est justement ceux qui sont le plus prisés. Cette unique publication est en fait assez décalée par rapport à l’existence du groupe qui connut le succès dès 1957, et fut même un des premiers ensembles noirs féminins à percer aux USA. Deux titres figurant sur cette réalisation furent des succès bien classés dans le pays d’origine. Le groupe a bien traversé le temps, car les survivantes de la formation originale se produisent encore aujourd’hui. Je trouve que le terme de magie noire s’applique particulièrement bien à ce genre de musique.

The Chantels – LondonRE L 10.112-S publié en 1962, meilleure enchère sur Ebay 431 euros,

Well I Told You (avec vocal mêle additionnel (Richard Barrett le compositeur), en fait le titre est une réponse humoristique au « Hit The Road Jack » de Ray Charles

Still

Glad To Be Back

Look In My Eyes

Documents

Look At My Eyes, les Chantels en 2021

Maybe, leur plus grand succès, vers 2016

En passant

Bas nylons et vinyles en fusion (39)

Des titres faisant partie du garage punk sixties. Mouvement né aux USA quand les adolescent rêvaient de « faire » de la musique. Des centaines réussirent à graver quelques titres principalement sur des petits labels locaux, parfois récupérés par les grandes compagnies. Musique essentiellement spontanée sans contrainte commerciale, mais qui parfois engendre des pépites qui auraient pu se vendre à des milliers d’exemplaires. La plupart de ces artistes sont restés dans l’ombre, mais une ou deux poignées réussirent à acquérir un statut de plus ou moins grande légende. Dans les batailles, la victoire finale récompense les généraux, mais sans les soldats ils n’existent pas.
Voici des sélections de ces pépites plus ou moins brillantes, tirées des centaines de compilations qui existent de cette musique. Ceux qui comme moi l’explorent depuis longtemps, souriront certainement à l’écoute d’un titre ou d’un autre, ils penseront comme moi qu’il n’est pas nécessaire d’être des millions à apprécier un disque pour qu’il soit meilleur qu’un autre.

Chapitre 6

The Landlords – I’m Through With You

Swinging Machine – Do You Have To Ask

Dr Spec’s Optical Illusion – She’s The One

The Dovers – She’s Gone

Thee Sixpence – My Flash On You

Nobles – Something Else

The Heard – Stop It Baby

Chessmen – I Need You There

Burch Ray – Love Questions

Abstrack Sound – You’re Gonna Break My Heart

Documents

Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision ou autres durant les sixties

The Ventures – Bulldog, live Japan 1965

The Spotnicks – The Rocket Man, clip playback 1962

La France n’a pas le monopole du disque de collection. Il existe ailleurs et même dans des quantités qui peuvent laisser la France loin derrière. Il n’y a pas de formule magique pour qu’un disque devienne un collector. Un des critères pour qu’il le devienne, c’est la rareté multipliée par son attrait pour les collectionneurs. Parmi les artistes, il faut distinguer ceux qui arrivent à franchir la porte du collectionneur, certains ne le sont peu ou pas, d’autres s’installent volontiers dans les discothèques personnelles. Ces critères sont très subjectifs, mais il est certain qu’il y a des disques qui atteignent des fortunes et d’autres dont on a de la peine à se débarrasser pour des sommes très modiques. Des artistes inconnus peuvent avoir des publications qui s’arrachent à prix d’or, tandis que des célébrités sont boudées par les collectionneurs. Nous allons nous promener régulièrement parmi certains de ces collectors internationaux dont vous ne soupçonnez peut-être pas l’existence, mais qui sont souvent des pièces qui se négocient à bon prix. Pour les albums je me contenterai d’un ou deux exemples et pour le reste l’intégralité des titres si disponibles sur Youtube. Vous ferez certainement des découvertes.

The Animals – UK EP

Assurément il s’agit d’un groupe bien connu, les Animals, mais les premiers enregistrements demeurent assez énigmatiques, c’est à dire avant la période Columbia. En 1963, ils se rendent aux studios Graphic Sound et enregistrent à titre privé quatre titres qui correspondent tout à fait à ce qu’ils jouaient sur scène, Muddy Waters, Jimmy Reed, Bo Diddley, John Lee Hooker. Dans un premiers temps, il sont publiés sous le nom de Alan Price Combo et ensuite sous celui des Animals. Il n’existe probablement qu’une centaine de copies de chaque publication. Elles ont lieu sous le format d’un 33 tours et tournent à cette vitesse, mais les titres ne figurent que sur une face. Le but le plus probable fut dans un premier temps d’avoir quelque chose à vendre lors des concerts, mais encore plus sûrement obtenir un témoignage sonore à envoyer et présenter aux maisons de disques ou producteurs. Par ailleurs, le qualité sonore des enregistrements est très correcte. Après le départ d’Alan Price, et leur signature avec Decca, le label s’empressa de ressortir les titres sous le format d’un EP normal en Angleterre ainsi que quelques autres pays. Ils est évidemment bien plus facile d’en trouver une copie, bien qu’elles ne soient pas très courants. D’autres enregistrements provenant d’autres sources, comme les bandes avec Sonny Boy Williamson, virent le jour, mais elles sont postérieures à l’entrée des Animals au firmament. Ce pressage est le seul témoignage publié avant.

Angleterre 1963 – The Animals EP, Graphic Sound. Meilleure enchère sur Ebay, 608 euros
Angleterre 1965 – The Animals EP, Decca DFE 8643 . Meilleure enchère sur Ebay, 92 euros

I Just Wanna Make Love To You

Boom Boom

Big Boss Man

Pretty Thing

Documents

Les Animals à Paris en 1966. Vers 0’26, il y a une erreur dans la présentation, on voit d’abord Barry Jenkins et ensuite Hilton Valentine qui se roule parterre et non l’inverse.

Le concert, ce n’est pas une perle d’enregistrement, mais un document intéressant. Un visiteur affirme que les Animals ne se sont jamais produit à l’Olypia, ce qui est faux. Ils ne se sont probablement pas produits en tête d’affiche, mais lors de l’un ou l’autre Musicorama qui avaient lieu sur la scène de l’Olympia. Dans les commentaires au dos du EP français avec « Don’t Let Me Be Misunderstood », il est dit ceci et je pense qu’ils sont bien renseignés :

Toujours la même chanson

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente.

Chanson assez emblématique du répertoire de Chuck Berry enregistrée en 1959. Elle ne connut vraiment le succès qu’après le retour de Chuck Berry sur scène vers 1964, après un séjour en prison pour détournement de mineure. L’admiration que les Beatles et les Rolling Stones lui portent, ainsi qu’une flopée d’autres artistes, lui assurent une renaissance et un succès constant. Impossible de l’oublier, ses chansons sont presque partout. On pourrait, pour les Beatles et les Rolling Stones, presque sortir pour chacun d’eux, un album de reprise signées Chuck Berry. Au niveau des paroles, certaines de ses chansons sont assez représentatives de ses observations de la jeunesse d’alors, sortant un peu des traditionnelles histoires de teenagers en mal d’amour qui sont légion chez ses concurrents.

Memphis Tennessee

Chuck Berry, version originale (1959)

Danyel Gérard – Memphis Tennessee  (1991)

en français, existe en plusieurs autres reprises, mais cette version est la plus populaire

Don Backy – Una Ragazza Facile (1965)

en italien

New Jordal Swingers – Julevise (1975)

en norvégien

Locos Del Ritmo – Memphis (1965)

en allemand

Riblja Čorba – Crna Gora, Bar  – (1990)

en serbe

Bernd Spier – Memphis Tennessee (1964)

en allemand

En passant

Dimanche en quelques manches d’automne (12)

Deux musiques pour se mettre en train

The Blazers – Witch Doctor

Johnny Cymbal – Mr Bass Man

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Blue Velvet

Un standard de la variété larmoyante, un peu oubliée dans sa version originale, c’est surtout la version de Bobby Vinton qui est à l’honneur. Elle est remise en lumière en 1986 dans le film de David Lynch du même nom.

Tony Bennett, version originale, 1951

la version qui la mit définitivement en lumière, Bobby Vinton, 1963

Rétroviseur

Il y a 43 ans en 1979 début décembre, ces chansons squattaient le hit parade américain ou anglais, et pour certaines envahir la France.

Styx – Babe

Supertramp – Take The Long Way Home

Cliff Richard – We Don’t Talk Anymore 

KC & The Sunshine Band – Please Don’t Go

Donna Summer / Barbara Streisand – No More Tears

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelques peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Vanilla Fudge – Need Love

Brian Poole & The Tremeloes ‎– Candy Man

Troggs – I’m On Fire

The Loading Zone & Linda Tillery – No More Tears

Julie Driscoll & Brin Auger – I Don’t Know Where You Are

Des trucs originaux

Ces chansons furent toutes des succès dans leur adaptation française. Il faut trouver la version originale en anglaise et ce n’est pas toujours facile.

1) Dick Rivers – Frappe De Toutes Tes Forces

2) Johnny Hallyday – Cheveux Longs Et Idées Courtes

3) Nicoletta – La Musique

4) Claude François – Jacques A Dit

5) Eddy Mitchell – J’avoue

Solutions – 1) Sandie Shaw / I’ve Heard About Him // 2) Ferré Grignard – My Crucified Jesus // 3) Gene Pitney / Angelica // 4) 1910 Fruit Company / Simon Says // 5) Tom Jones / Untrue

Repêchages en vrac

Rien que des instrumentaux sixties par des groupes pas forcément très connus en France

The Hurricane Strings – The Mexican, Hollande 1962

The Eagles – Bristol Express, UK 1962

Group X – Roti Calliope, UK 1963

The Ryth’men – The Jag, Suisse 1965 

The Somebodies – Tico Tico, Germany 1964

Séquence humour

Les Petits Chanteurs A La Gueule De Bois / Chanteur De Salle De Bain

Partis rejoindre les étoiles

Paul Tesluk (1940 – 2022)

Il était le dernier survivant de la formation originale de Johnny & The Hurricanes

Red River Rock

Shel Macrae (1943 – 2022)

Chanteur et guitariste rythmique pour les Fortunes entre 1966 et 1977

Freedom Come Freedom Go

Irena Cara (1959 – 2022)

Chanteuse célèbre des années 1980

What A Feeling

Daniel Rühle (1949 -2022)

Guitariste et clavier pour le groupe pop suisse The Shiver

Hey Mr Holy Man (1969)

Christine McVie – Perfect (1943 – 2022)

Chanteuse, claviers, compositrice, elle a fait partie de Chicken Shack et ensuite de Fleetwood Mac dans les années le plus glorieuses du point de vue succès, mais peut-être pas les plus musicalement intéressantes. Elle fit aussi quelques tentatives en solo.