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En passant

Bas nylons et un autre garage

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Suite de l’exploration des séries « Pebbles » et du garage punk. Vous pouvez voir ici un descriptif concernant ce mouvement musical ici et écouter la chronologie consacrée aux trois premiers albums de la série. Dans ce post, j’ai omis volontairement le volume 4 qui n’est pas à proprement par du garage punk, mais de la surf music. Il présente une sélection d’artistes assez connus dans ce style, mais qui explore quelques titres un peu oubliés de leur discographie. Nous entamons donc ce post avec le volume 5.

Little Phil & The Night Shadows – The Way It Used To Be

The Gentlemen-It’s A Cry’n Shame

Escapades – I Tell No Lies

The Fe Fi Four Plus 2 – I Wanna Come Back From The World Of LSD

The Satyrs – Yesterday’s Hero

Yesterday’s Children – Wanna Be With You

State Of Mind – Move

Le volume 6 de la série « Pebbles » est consacré à l’Angleterre. On trouve aussi comme aux USA, des artistes qui enregistrèrent dans des conditions un peu différentes, mais dont le résultat est assez semblable. La différence réside surtout que l’Angleterre est moins vaste territorialement et les petits labels beaucoup plus rares. Ce sont surtout des obscurités enregistrées et publiées par des grands labels. On sent l’influence des chanteurs noirs américains dont on exploite le répertoire. 

The Fairies – Anytime At All

David John & The Mood – Bring It To Jerome

The Wheels – Road Block

The Rats – Spoonful

The Betterdays – Here ‘Tis

Le volume sept reprend les obscurités américaines.

The Dovers – She’s Not Just Anybody.

Sunday Funnies – A Pindaric Ode

The Craig – I Must Be Mad

The Denims – White Ship

The Heard – Stop It Baby

Hysterics- Everything’s There

 

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En passant

Bas nylons et vieux habits

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Encore des affiches ! Dans tout ce qui peut attirer mon oeil, cette dernière n’est pas la plus mal placée. Nous avions vu des affiches qui concernaient les magasins de jouets, allons faire un tour dans les magasins qui ne concernent pas seulement les enfants, mais un peu tout le monde. Celles que je vous propose sont très anciennes, elles furent dessinées en 1850 et 1858, ce qui nous fait remonter d’environ 170 ans dans l’histoire. A travers elles, nous commençons de voir poindre ce qui deviendra le grand magasin. Un peu plus tard, il sera pratiquement une nécessité pour chaque ville de quelque importance d’en avoir au moins un ou deux. Vers 1860, la population de Paris avec la banlieue compte environ 2 millions d’habitants. Cela fait un potentiel de clientèle assez considérable, d’autant plus que le chemin de fer peut amener du monde depuis les environs. Le marketing existé déjà, du moins il se met en place. On a compris que dans un magasin qui vend des articles de pêche, on viendra y acheter des articles de pêche. Mais, si à côté il y a un rayon qui vous propose des journaux, du pâté en boîte, des clopes, des bouteilles de pinard, cela pourra donner des idées à la clientèle. Alors laisser le client se balader librement dans ce qu’il n’est pas venu en principe acheter, cela peut l’inciter à faire des dégâts dans sa bourse. La société de consommation plantait ses premiers clous. Toutefois vers 1850, on trouve surtout des magasins d’habillement, le reste viendra, mais l’idée de grandeur et du choix de plus en plus vaste se fait pressante et présente. Les fameuses Galeries Lafayette ouvrirent en 1894 avec une surface de 70 m2, le placard à balais aujourd’hui. Alors voici à quoi pouvait ressembler l’habillement vu à travers les affiches un peu après 1850. Les images sont cliquables pour une meilleure vue.

Tex Avery

Walt Disney

Source Gallica, BNP, DP

En passant

Exploration en terre musique inconnue (46)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1975 – Betty Davis / Shut Off The Kight. Elle fut brièvement la femme de Miles Davis. Elle se lança au cours des seventies dans une carrière de chanteuse plutôt funk. Mais c’est d’une cuvée supérieure. Disque rare.

1968 – Donovan / Wear Your Love Like Heaven. Dans les publication française de Donovan, il n’y a rien de vraiment rare. Cela se partage entre le courant et le moins courant. Dans cette seconde catégorie, on peut assez facilement ranger ce disque qui n’est pas son titre le plus connu. Mais ce n’est absolument pas un disque coté.

1959 – Annette (Funicello) / First Name Initial. Bien qu’elle soit une vedette aux USA, sa discographie française se résume à presque rien du tout. Cette première publication de 1959 annonce un peu le style surf à venir. mais les Beach Boys ne sont pas encore dans la course pour le populariser. Disque néanmoins assez rare.

1963 – The Essex / Easier Said Than Done. Un no 1 aux USA, pourtant cette chanson n’a laissé que peu de traces dans la mémoire collective, ce n’est pas trop la chanson que l’on fredonne sous la douche. Publié en France surtout sous la réputation que les Surfs en avaient fait une adaptation française (Pas Si Simple Que Ca). C’est une rareté assez évidente, d’un intérêt surtout pour les collectionneurs qui connaissent.

1963 – Anita Humes – I’m Making It Over. C’est la chanteuse du groupe précédent qui s’empressa d’enregistrer en solo sans trop de résultats. C’est à classer dans le même tiroir que le précédent, c’est rare, mais il y a quelques amateurs dont le rêve est surtout d’en trouver une copie sans trop dépenser.

1967 – Dyke & The Blazers / Funky Walk. C’est à n’en plus pouvoir le type même du disque que l’on pouvait entendre en 1967 dans la mouvance James Brown. La seule différence, c’est que celui-ci, seule publication française en 45 tours est assez difficile à trouver, il faut quand même quelques billets et pièces en euros pour une copie. C’est tellement ciblé que leur enregistrement de 1966 « Funky Broadway », fournit une hit à Wilson Pickett.

1970 – Exuma – Exuma, the Obeah Man. Chanteur venu des Bahamas, ses disques sont recherchés aujourd’hui parce qu’ils avaient un peu cette saveur de musique exotique mélangée à une sauce électrique. Ses disques ne sont pas parmi les raretés du siècle, mais ils sont assez bien cotés. Peut-être même parfois un peu trop.

1965 – The Manchester Playboys – And I Do Just What I Want. Groupe anglais de r’n’b erratique qui enregistra une petite poignée de disques et tourna un peu partout. Sous la houlette de Bobby Graham, un requin et batteur de studio, connu chez nous pour s’être occupé de pas mal des sessions d’Eddy Mitchell à Londres, ils enregistrèrent ce titre extrait d’un EP publié par Barclay. C’est une reprise de James Brown. Barclay avait plus ou moins un arrangement avec Graham pour publier en France du matériel en exclusivité. C’est ainsi que d’autres publications collectors proviennent de la même source, Il y a les Hairy Ones, In-Betweens (futurs Slade), London All Stars (dans lequel Jimmy Page tient la guitare), et ici les Manchester Playboys avec cet EP plutôt coté. Vocalement c’est assez bien torché.

1972 – Fela ( Ransome) Kuti – Egbe Mi O. Chanteur venu du Niger, il fit une belle carrière par la suite et devint une référence pour son style de musique africaine avec un mélange de jazz et de funk. Comme c’est souvent le cas, les débuts sont assez modestes, une fois connu les collectionneurs recherchent les vieilles éditions plus ou moins rares. C’est un peu le cas ici, et il faudra quand même mettre quelques bons euros pour éventuellement en dénicher une copie et la mettre en collection. Le fait que le fameux Ginger Baker participe à l’enregistrement pousse un peu les enchères. Le titre de la chanson est en version abrégée sur le 45 tours, car il dure plus de 12 minutes.

1967 – Benny Latimore / There She Is. En 1966-67 il y a eu une nombre assez conséquent de disques édités sous étiquette r’n’b. Bien sûr les James Brown, Otis Redding , Wilson Pickett, se partagent le succès, les autres rament un peu. C’est le cas pour Benny Latimore dont ce premier 45 tours français ne parvient pas au succès. D’une cotation moyenne, cette pièce relativement rare intéresse quelques inconditionnels du style.

1966 – Plinio Maggi / Io Ti Amo. Rien de tel pour participer à la grande soupe du festival de San Remo que d’avoir le nom d’une marque de potages. Sa carrière de chanteur est assez courte et sa participation au festival ne lui amena rien, il ne fut même pas retenu pour la finale. Le problème avec ce genre de chansons,  c’est que dans le cadre d’un festival, il y en a des dizaines comme celle-là.  Par la suite il retourna exercer son vrai métier, pharmacien, tout en menant en parallèle une carrière de compositeur. C’est plutôt cette dernière que l’histoire a retenu. Festival, une marque de circonstance, tenta quand même une publication française dont je n’ai jamais vu la moindre copie.

1966 – Lucio Dalla / Paff… Bum. Toujours à San Remo en 1966, le précédent ne fut pas le seul à se planter, des noms plus prestigieux sont écartés. Comme c’est l’habitude à ce festival, les chansons sont interprétées par deux artistes, l’un italien, l’autre étranger. Suite à l’idée très farfelue de leur producteur, les Yardbirds sont en compétition, et même deux fois. Une fois avec Bobby Solo pour « Questa Volta » et l’autre avec Lucio Dalla pour « Paff… Bum ». Ni l’un ni l’autre ne seront en finale. Les Yardbirds honnirent pour toujours « Questa Volta », même que Jeff Beck refusa de participer à l’enregistrement. Par contre, il gardèrent l’autre, à peine plus présentable dans leur discographie, en enregistrèrent une version anglaise sur des paroles concoctées par le bassiste d’alors, Paul Samwell-Smith. On retrouve notammant cet enregistrement sur la face B de l’édition allemande originale en 45 tours de « Shapes Of Things. La France publia la version en italien de Lucio Dalla sur un très rare EP.

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