L’automne et son chant de nylon

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Le soleil qui darde de ses rayons le ciel d’automne est souvent le complice des passants qui errent à la recherche des dernières chaleurs avant le Général Hiver, cher à nos comptines enfantines. C’est aussi les derniers instants de liberté vestimentaire pour les plus frileux. Des passants, il y en avait des toutes sortes, des petits, des grands, des plus beaux, des moins beaux, des gais, des gays, des tristes. J’en faisais partie, à ma manière. Mon but était plutôt d’admirer les première parures qui rendent la vie plus agréable, quand les dames se couvrent les jambes de nylon.

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La chaleur, modérée mais présente, n’en incitait pas trop le port. C’était plutôt le calme de ce côté là. A propos de port, j’y étais, mais celui qui voit partir les bateaux. Un couple, plus amants que mari et femme, dans un début de trentaine capta mon regard. Il profitait aussi de ce dimanche ensoleillé. Madame, plutôt charmante, un joli tailleur clair avec une jupe serrée à hauteur des genoux, avait l’air de bonne humeur. Monsieur, un physique avantageux, semblait partager avec elle ce bonheur amoureux. Les jupes qui collent un peu aux formes sont toujours pour moi un spectacle ravissant, surtout quand elles sont bien balancées. De la distance où j’étais, les jambes de la dame paraissaient nues, ce qui ne m’étonna pas vraiment. Quand ils passèrent près de moi, je m’attardai un instant sur la jupe. Ou bien je me trompais, ou bien ces petites bosses à peines visibles sur la devant étaient celles d’attaches de bas. Je retrouvai la même impression quand j’eus une vison arrière de la dame. Tiens, tiens, bizarre. L’air de rien, je suivis le couple en m’attardant du regard sur les jambes. Oui, elle portait bien des bas. J’en eus pleine confirmation quand les bosses aperçues se firent plus distinctes suivant les mouvements. S’il fallait qualifier ces bas, je dirais presque qu’ils étaient invisibles, très transparents par la couleur et la finesse. Un bas fait pour celles qui veulent en porter sans en avoir l’air. Le couple s’assit sur la terrasse d’un petit bar en plein air. Et moi, que voulez-vous, j’en fis autant, aussi près que possible à une table libre. Ils commencèrent une discussion que je ne pouvais entendre, entrecoupée de petits bisous et de sourires complices. J’observais les mains du monsieur qui avaient une tendance certaine à se promener sur la jupe de sa compagne et à s’arrêter à un endroit précis. J’étais sans doute le seul à remarquer son manège, certainement trois à en connaître la raison. A la manière dont ils s’amusaient, j’étais presque sûr qu’il savait, mais n’avait pas encore vu. Madame avait sorti le grand jeu de la séduction en enfilant bas et porte-jarretelles pour se rendre à son rendez-vous coquin. Je l’imagine lui glissant à l’oreille juste après le premier baiser: « Chéri, j’ai mis des bas ». Il est certain que plus tard, la jupe volerait, mais en attendant le jeu continuait et le désir montait à petites doses. Ils finirent par s’en aller. Quant à moi, je n’en verrai pas plus, ce fut pourtant un instant de pur bonheur. Imaginer est parfois si titillant pour les sens.

Les surprises de l’hôtesse de l’air

Les belles soirées ne s’improvisent pas d’avance. En général quand c’est organisé, on se traîne comme des âmes en peine le verre à la main, à la recherche d’une ivresse qui ne se trouve pas dans son verre. J’en veux pour preuve cette histoire, qui fut l’une des plus charmantes dans mes observations en jambes gracieuses et bas qui dissimulent à peine la perfection d’une jolie peau.

Un samedi, en fin d’après midi. Client fidèle dans la boutique d’un copain branché musique, nous avions l’habitude de fêter, souvent avec son amie, la fin de la semaine en allant boire un verre. Lui, content de mon passage en ces lieux, dame le tiroir caisse était gonflé de quelques billets venant de ma poche. Moi, heureux d’avoir quelques nouvelles musiques à me mettre sous l’oreille. Une vieille passion dont l’ivresse m’aurait valu quelques retraits de permis de conduire, si la conduite en état d’ivresse musicale était sanctionnée par la loi. La minute fatidique de la fermeture de boutique allait sonner au clocher de l’horloge mentale du copain, quand soudain, comme dans les films à suspense, la porte du magasin s’ouvrit. Point de gangsters venant faire la quête pour les voleurs nécessiteux, mais un couple mal assorti, pénètre dans les lieux. Lui, le genre macho excité, elle, belle et gracieuse comme une brise de printemps venant faire fondre la neige. Des copains du patron que je ne connaissais pas, nous n’allions pas tarder à faire connaissance.

Une invitation à l’apéritif chez le couple qui abritait ses amours dans un appartement pas très lointain, et c’est parti. Charmant appartement par ailleurs, une vaste pièce sous les combles, des bières qui circulent et de gentilles conversations, le cul posé sur un tapis très confortable. Il fut question de poursuivre la soirée dans un autre lieu, un restaurant où, parait-il, on mangeait bien. D’accord, d’accord, mais avant un petit tour dans les commodités, la bière ça surmène la vessie. Je me fais indiquer l’endroit et j’y pénètre. L’interrupteur de la lumière se trouvant sur la gauche, je l’actionne. Une salle bain avec tout le nécessaire. Une baignoire, un lavabo et cet objet dont nous tairons le nom, objet de ma visite en ces lieux. Autre découverte, plus inattendue celle-là, un séchoir à linge, amplement garni. La belle avait fait sa petite lessive, lessive qui en principe devait rester discrète. Une guêpière rouge et deux porte-jarretelles, l’un blanc, l’autre noir, des bas de même couleur, attendaient sagement que la dernière larme du passage dans la lessive, veuille bien quitter leurs délicats tissus.


Oh oh, la Belle était une adepte des dessous sexy. Je m’en serais douté un peu, mais là ,c’était vraiment une convertie. Je quittai les lieux avec regret, mais les yeux pleins d’étoiles. Retour vers les autres et regard à l’intéressée. Rien de spécial à signaler. Avait-elle oublié ses parures? Avais-je vu des choses qu’elle estimait visibles pour tous? Je n’en sais rien. L’histoire peut continuer…
Avant de partir pour le repas, la Belle alla faire un brin de toilette, Elle rappliqua en talons et avec une mini jupe qui méritait bien son nom. Je remarquai ses jambes gainées de noir. Je pensai immédiatement à un collant, la jupe ne pouvait cacher la moindre lisière de bas. Tant pis, je me résignai intérieurement, la soirée aurait quand même lieu. Direction les voitures. Il fut décidé que les hommes iraient  dans la voiture du copain et que moi j’emmènerais les deux dames présentes dans ma voiture. Elles décidèrent d’aller s’assoir sur le siège arrière, afin de papoter comme seules les dames ont le chic pour le faire. A un feu rouge, juste après le départ, je jetai un coup d’oeil dans le rétroviseur. Je m’aperçus que j’avais une assez belle vue sur les jambes de la Belle. La jupe avait un peu remonté sur les jambes et à mon grand étonnement je me rendis compte que c’était des bas et non un collant qui se cachait sous le peu de tissus qui avait servi à la confection de la dite jupe. Je me traitai intérieurement de con, car étant tellement parti dans mon histoire de collant que j’avais quelque peu baissé l’allure dans la recherche du détail révélateur. La jauge de température de ma voiture était bien calme, par contre je ne pouvais pas en dire autant, tellement la journée semblait faste en plaisirs visuels. Le repas, excellent par ailleurs, m’empêcha de me rincer l’oeil, car le sujet de toutes mes attentions était assis en face de moi, mais j’eus quand même un plaisir auditif. Délaissant les discussions viriles des messieurs qui comparaient les mérites des joueurs de l’équipe locale, je m’intéressai à celle des dames. L’amie de mon copain, plus observatrice que moi, avait remarqué que la Belle, par ailleurs hôtesse de l’air, portait des bas. Et presque naturellement la conversation roula sur le port des bas dans le métier d’hôtesse de l’air. Bon ,j’appris,mais je m’en doutais un peu que les bas n’étaient pas obligatoires dans l’exercice du métier, qu’elle n’en portait pas professionnellement, mais qu’il était défendu d’avoir les jambes nues. Je lui posai quand la question à cent balles, puisque qu’elles parlaient librement devant moi, pourquoi elle aimait les bas. Sans aucune gêne, elle me répondit que c’était à son avis bien plus sexy et confortable que les collants et que ça allumait bien son copain, bien qu’intérieurement je le pensais assez allumé comme ça. Elle m’avoua que dans ses bagages d’hôtesse, il y avait toujours un porte-jarretelles et que dès que l’occasion s’en présentait, elle délaissait ses collants. Vis à vis des collègues de travail, elle préférait une tenue plus passe partout. J’étais aux anges, bien que ces derniers soient, dit-on, sans sexe, je les imaginais bien volontiers en guêpière et bas à couture. Quelle belle soirée!

On a changé de d’endroit pour aller prendre un verre dans un club des environs. Vous devez penser sans doute, qu’il me manquait quelque chose pour que le plaisir soit total. Vous avez raison, mais cela dépend aussi ce à quoi vous pensez. Si c’est comme moi, la suite vous l’apprendra. L’excité, un peu pris par l’ambiance d’un slow emmena la Belle sur la piste de danse. Je ne sais pas s’il le fit exprès, mais en mettant ses mains sur les fesses de sa partenaire, il fit remonter, pas besoin de beaucoup, plusieurs fois la jupe dévoilant de coquines petites jarretelles noires. La température de l’endroit monta sans doute de quelques degrés en peu de temps, le spectacle en ayant conquis plus d’un.
Le lundi, au boulot, un copain me demanda si j’avais passé un bon congé. Que croyez-vous que je lui ai répondu?

Histoires en bas

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Pour commencer une petite histoire absolument véridique, mais dont je ne suis pas la vedette.

Un salle de tribunal de simple police avec un monsieur d’un certain âge appelé à comparaitre comme en dit en langage juridique.
Résumé des faits: l’accusé est accusé, c’est le cas de le dire, d’importuner une jeune demoiselle qui habite dans le même immeuble. Le monsieur un peu gêné se fait admonester pas le président, comme quoi ce n’est pas très élégant de sa part de s’intéresser d’un peu trop près à cette demoiselle qui n’a que faire de ses avances. Bon l’accusé, après une promesse de la laisser tranquille, s’en tire avec le minimum de la peine prévue au code pénal, l’affaire est classée et la plainte retirée devant ses engagements. Pour conclure le président demande à l’accusé s’il a quelque chose à ajouter. Oui, mais à voix basse…
– Et pourtant je suis sûr qu’elle porte des bas!

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Seconde histoire qui celle-là me concerne directement et pour cause.

J’avais la réputation d’être un solide célibataire et personne ne me connaissait de petite amie. En réalité j’ai toujours été très discret et je n’ai jamais mélangé ma vie sentimentale avec mes amitiés. De temps en temps, je filais retrouver une copine où je l’amenais chez moi surtout le weekend. Un soir, un peu parti en fête, j’ai amené un bande de copains-copines pour boire le traditionnel dernier verre à la maison. On était une petite dizaine de personnes dans mon salon,chacun en discussions selon les affinités. Tout d’un coup, j’entends un rire et voilà qu’un des invités extrait d’un sac exposé bien visible, tout un attirail de lingerie sexy, porte-jarretelles, bas, guêpières et le montre sans discrétion. On m’a vite demandé si de temps en temps je ne jouais pas au travelo dans mes soirées solitaires. Euh… j’avais un peu l’air con et les gens sont si méchants que ma réputation était pour ainsi dire faite.
En réalité, ma copine de l’époque avait tout simplement oublié une partie son assortiment de lingerie posé sur un coin de la bibliothèque, en rentrant chez elle le dimanche soir. Sur le moment, j’étais furax. Mais pour ne pas être en reste, j’ai invité tout le monde au bistrot un autre soir et pour une fois je leur ai présenté mon amie, à charge pour elle de sauver mon « honneur ». Ce qu’elle a fait sans se faire prier. Elle n’avait d’ailleurs pas à tenir secret son goût pour la lingerie. Une dizaine de témoins en avait vu une partie…

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Troisième histoire, où je fus juste un témoin

Quand il m’arrivait de monter à Paris, j’avais pris l’habitude d’aller rendre visite à un petite boutique de lingerie vers le boulevard Clichy. Cela me permettait de faire quelques achats pour la copine du moment,  j’y allais pour affaires et elle n’était que rarement présente.   La boutique offrait des articles de qualité que j’aurais eu de la peine à trouver où j’habitais. Cette boutique était tenue par un charmant couple et nous étions, au fil des visites, devenus presque des amis. A vrai dire la clientèle était peu nombreuse et cela nous permettait de parler de la pluie et du beau temps et aussi pas mal de lingerie, car le proprio en était absolument dingue. Sa femme n’était pas en reste et argumentait de point de vue féminin. Voici un couple bcbg, visiblement pressé, qui entre.  La femme demande à voir des bas à couture, comme ceux qu’elle portait, précise-t-elle en s’adressant à la patronne,  en faisant demi-tour pour les lui montrer.  La patronne hésite et sort de derrière son comptoir pour faire le tour de la dame, un peu intriguée. J’avais compris le pourquoi de la chose, car bien sûr je n’avais pas regardé le plafond pendants ce temps-là. Les bas sans doute tenus par un porte-jarretelles inadéquat, avaient la couture qui était plutôt sur le côté de la jambe que bien aligné derrière.  La patronne lui offrit d’aller dans la cabine d’essayage afin de remettre les choses en place. Ce qu’elle fit sans se prier et repartit fièrement, les coutures bien droites, avec une nouvelle paire de bas à couture dans son sac.

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Du nylon à la fête foraine

Pour un adolescent dans les années 60, les distractions étaient bien plus rares que maintenant, surtout si l’on habitait pas une grande ville. La fête foraine avait un goût d’exotisme, spécialement quand elle venait seulement une fois par année. Les plaisirs offerts n’ont pas évolués d’une manière révolutionnaire depuis lors. Ca va un peu plus vite en un peu plus haut. Les grand classiques, autos tamponneuses, montagnes russes, stands de tir, sont toujours là. C’est dans ce décor bruyant et animé que j’ai connu un de mes premiers émois d’adolescent. J’avais repéré une jolie fille qui se promenait seule dans la fête. Comme c’était aussi mon cas, je n’avais de compte à rendre à personne. Ce qui me plaisait bien chez elle, c’est qu’elle était en jupe plissée et ses jambes habillées de nylon. J’optai pour un collant, car c’était de plus en plus la règle. Nous avons échangé quelques regards assez insistants et elle ne tournait pas la tête. Pensant que le chemin était libre, je l’ai abordée en lui proposant quelques tours sur les manèges. Elle n’a pas dit non et en avant l’aventure.

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On a commencé par un tour aux autos tamponneuses. Etant à cette époque assez timide, je vous jure j’ai bien changé depuis, j’avais une bonne excuse pour occuper mes mains, tenir le volant. A la fin du tour, on s’est promené et c’est là que je me suis arrêté devant un de ces jeux bêtes et idiots, qui servent à montrer notre force. Le jeu consistait en une tête de taureau dont il fallait rapprocher les cornes, opération assez difficile vu la résistance de ces dernières pour les rapprocher. C’était l’occasion de montrer à la belle qu’elle avait à faire avec un vrai « homme ». Je me suis magnifiquement planté, car l’aiguille qui indiquait le résultat m’avait classé dans le style « poupon au biberon » ou un truc comme ça. Mais j’aillais être récompensé autrement. Elle a demandé d’essayer aussi et je lui ai donné une pièce. La petite rusée a triché, s’est mis sur le coté de la tête et mettant son genou sur une corne et en tirant l’autre avec les deux bras. Résultat évidemment bien meilleur que le mien. Mais je m’en foutais complètement, j’étais en ébullition.

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En effet, en mettant son genou sur la corne, elle m’a offert une superbe vision sous sa jupe et j’ai pu constater la présente d’une jarretelle qui tenait un bas, car la coquine en était encore au porte-jarretelles et au bas. Vous dire que la fin de l’après-midi fut pour moi un ravissement, c’est peu dire. Je ne perdais pas une occasion de promener ma main sur ses jambes et de sentir la bosse de ses jarretelles. Finalement on s’est mis dans un coin un peu discret et on a commencé un festival de langues fourrées, tandis que mes mains remontaient le long de ses jambes et découvraient le haut de ses bas, que je m’arrangeais d’ailleurs pour ne pas perdre de vue au cours des pauses. Bien qu’elle retirait ma main quand je voulais aller à la rencontre de sa petite culotte toute blanche, elle me laissait tout loisir de me promener le long de ses bas et de sentir ce toucher à nul autre pareil.

Il fut l’heure de rentrer, on avait pas encore la permission de minuit. Nous nous sommes donnés rendez-vous le lendemain, mais elle n’est jamais venue et je ne l’ai jamais revue. Ah oui encore une chose, elle s’appelait Francine. Peut-être lit-elle ces lignes?

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Balade rêveuse sur une étoile de nylon

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Un regard se promène sur la foule. Ce regard, il pourrait être le mien, mais j’ai décidé que ce serait le vôtre, Monsieur. Quand à vous Mesdames, vous êtes aussi présentes, de la plus belle manière, celle dont nous rêvons tous, un jour, de vous rencontrer.
Les silhouettes défilent, anonymes. Un pas rapide ou flâneur ajoute une cadence à leurs mouvements. Une dame vous dépasse, votre regard s’attarde sur ses jambes gainées de noir. Elle va on ne sait où, mais vous êtes prêt à la suivre jusqu’en enfer. Le rythme de ses talons sur la sol, martèle une musique céleste, assourdissant les bruits de la ville. Ce noir sur ses jambes a la couleur du désir, mais vous savez qu’il est juste là pour aguicher vos sens. Il y aura peut-être dans un futur incertain, des mains qui se hasarderont sur la finesse de ce voile. Vos mains, elles, resteront tristement dans vos poches, comme deux objets inutiles. Le spectacle ainsi offert sera, seul, votre couronnement. Derrière ses jambes qui avancent vers l’inconnu, vous serez le roi d’un instant, déchu quand la vision se noiera dans la foule.

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La salle d’un petit bistrot, c’est là que vous faites une halte. Un carrefour, où viennent les venus d’ailleurs, où partent les rassasiés d’un apéritif, d’un café, d’une petite faim. Elle est là, cette demoiselle à qui vous confiez vos espoirs. Dans l’irrégulier croisement et décroisement de ses jambes, vous guettez le Graal qui vous fera franchir la frontière de la lisière de ses bas. Le murmure du frottement du nylon vous entraîne dans une valse viennoise jouée par mille musiciens. Et vous tournez, tournez, souriant à l’ivresse des grands soirs, ceux où la lumière des lustres projette les ombres qui s’estompent au loin avec les notes de musique. Elle, indifférente au tourbillon qui envahit votre esprit, glisse ses doigts aux ongles rougis sur ses jambes. Pour un instant, ces doigts sont les vôtres. La valse s’arrête remplacée par un air romantique où chaque frottement est un accord de violon languissant. Elle, cette fois vous lance un regard aussi inquisiteur que le vôtre. Elle lit dans votre âme, amorce un sourire coquin, révélateur de son intuition. Un invisible Wagner commence à jouer pour vous le prélude de la Walkyie, l’orage va éclater. Le temps d’un éclair, elle fait remonter d’un geste innocent sa jupe, vous dévoilant ses secrets, très brièvement, trop brièvement. Sous le roulement de tonnerre, elle se lève et s’en va, estimant avoir payé son dû. Sous l’averse qui tombe, vous contemplez une photo imaginaire qui prendra place dans l’album qui n’existe pas.

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La voila, celle vers qui vous alliez. Un croissant de lune est accroché dans un coin des nues. La nuit est douce, invitation à la rendre infinie. Un petit restaurant, charmant, douillet, une fée à la cuisine, vous attend. Vous avez fait poser sur la table un bouquet de roses, elle les aime tant. C’est un peu plus loin, allons-y, mais rien ne presse. Vous avez eu le temps de remarquer encore une fois, que ses jambes sont divines. La couture des bas sombres montent de ses haut talons, séparant les reflets des lampadaires qui jettent des trouées lumineuses dans la nuit. Sa chevelure coule en ruisseaux blonds vers ses épaules. Son tailleur dissimule à votre regard la féérie de ses dessous, dont vous soupçonnez les secrets qui deviendront vôtres. Il n’y a pas si longtemps, en l’embrassant, vos mains se sont attardées le long de ses jambes, un doux toucher a renvoyé la peur des collants vers la placards maudits dont on espère perdre la clef. Un air de jazz, souligné par une contrebasse ensorcelante, suinte par une fenêtre ouverte, saluant votre passage. Ainsi vont les amants, au coeur de la nuit, nuit des désirs assoiffés d’absolu. Mais voilà, le charmant petit endroit, les chandelles allumées vous attendent. Quant à nous, nous resterons pudiquement sur le seuil. Notre tour viendra, en d’autres temps, d’autres lieux. Bonsoir

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Suivons cette dame…

Vrac de nylon et vieux papiers (39)

Eclats de nylon et une une certaine duchesse pas piquée des vers

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Les vieux papiers ou comment les journaux et autres nous donnent une vision de ce que furent la vie et l’actualité en d’autres temps

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Des chroniqueurs plus ou moins officiels propageaient les petits potins des cours royales, le célèbre Saint-Simon au temps de Louis XIV en est un bel exemple. Pour les choses un peu plus croustillantes, on peut aussi se référer aux correspondances échangées entre les diverses personnalités rattachées à la noblesse. Pour écrire, il fallait avoir bénéficié d’une certaine éducation, alors presque uniquement dispensée aux gens qui pouvaient se l’offrir, on est encore très loin de l’école obligatoire. Pas mal de femmes, c’est un hommage qu’il faut leur rendre, avaient la plume belle et même légère dans certains cas, pour décrire les moeurs de leurs temps. Souvent elles s’ennuyaient pendant que les hommes faisaient la guerre et après l’aiguille l’encre coulait tout naturellement  sur la papier. Madame de Sévigné et sa correspondance fait encore le bonheur des amateurs du genre. Dans un tout autre style, Elisabeth-Charlotte de Bavière dite la Palatine ou Liselotte fut responsable d’une nombreuse correspondance, on parle de 60000 lettres, notamment avec sa cousine la duchesse Sophie-Charlotte de Hanovre.

Pour ceux qui ignorent tout de l’histoire de France, remémorons-nous quelques faits sur sa personne. Elle n’est pas n’importe qui, elle est l’épouse en secondes noces de Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV et devient ainsi sa belle-soeur et seconde dame de la cour après la reine à l’âge de 19 ans. Comme très souvent dans la royauté, c’est un mariage d’état, imposé par Louis XIV. En passant l’alliance, on agrandit les territoires ou on s’assure de la loyauté de quelques souverains qui peuvent devenir des ennemis, et surtout le sang bleu reste pur, une constante angoisse des rois de France.

Bien entendu de par ses origines elle est Allemande et noble, de religion calviniste, et née dans le Palatinat en 1652. Un mariage avec le frère du Roi-Soleil est une sacrée promotion pour cette fille de bonne famille noble, mais relativement modeste comparée à celle où elle va devenir une personnalité de premier plan. La cour de France est à cette époque la plus prestigieuse d’Europe. On est en somme en plein conte de fée, la princesse va épouser le beau ténébreux. Elle doit certainement se monter un peu le bourrichon, il est vrai que son futur mari est plutôt beau mec, puissant mais moins que son frère, riche. Mais tout cela elle le découvrira quand elle le rencontrera, le Palatinat est bien loin de Versailles. En plus de ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que son futur mari est surtout intéressé par les hommes et que les gens de la cour mènent une vie plutôt dissolue. 

Du haut de ses à peine vingt ans, sans être une beauté resplendissante, elle a son charme qu’elle perdra assez vite en devenant dodue, par ailleurs est assez garçon manqué dans ses attitudes.  Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’après son mariage en 1671, convertie au catholicisme, elle deviendra très vite une célébrité dans le monde qui tourne autour de Louis XIV, pas toujours à son avantage. De caractère entier, honnête, généreuse, pétillante, indépendante, elle s’emm… royalement de sa nouvelle vie, mais assumera néanmoins son rang, disons tout de suite qu’il y a pire comme contraintes. Malgré les moeurs spéciales de son mari, elle réussira quand même à fournir trois successeurs éventuels au trône. Son fils Philippe d’Orléans, non ce n’est pas une erreur de ma part il s’appelle comme papa, était désigné pour devenir roi si le petits fils de Louis XIV futur Louis XV venait à mourir. Il deviendra quand même Régent avant qu’il accède au trône. 

Louis XIV semble l’avoir aimée en tout bien tout honneur, du moins dans un premier temps, la qualifiant sans doute avec une certaine affection de « grande gueule »,  car il était toujours très courtois dans son parlé encore plus avec les dames. Ils avaient de nombreux points communs, notamment la chasse, où excellente cavalière elle participait vaillamment. 

Mais c’est bien par ses écrits que l’histoire lui réserve une place d’honneur. C’est presque un cas unique, car à travers sa correspondance on peut apprendre mille et une petites anecdotes sur la vie de la cour royale. Elle n’épargne personne, moins encore ceux avec qui elle a des rapports tendus, pas plus qu’elle ne se place sous un angle avantageux. Il faut quand même lui reconnaître qu’elle ne manque pas d’une certaine objectivité, la noblesse qui l’entoure est prête à bien des bassesses pour obtenir des avantages auprès des puissants. Elle considère volontiers que les grands doivent montrer l’exemple. Elle trempe assez facilement sa plume dans le vitriol et appelle un chat un chat. Ses récits ne sont pas toujours exempts de vulgarité ou de mots grossiers, mais l’humour n’y est pas non plus absent. A les lire aujourd’hui, on a peine à croire qu’il furent écrits par une duchesse de haut rang, il y a plus de 300 ans. Elle mourut en 1722, 7 ans après Louis XIV, à l’âge de 70 ans. 

Pour le fun quelques extraits de sa correspondance…

Dans une lettre à sa cousine la duchesse de Hanovre en octobre 1694, elle fait part de ses misères intestinales, ou plutôt sur les moyens restreints mis à disposition pour les soulager. Il est vrai que l’on attachait assez peu d’importance sur les lieux d’aisance et leur construction en nombre suffisant. Les couloirs du palais de Versailles et ses environs n’étaient pas réputés pour sentir spécialement la rose dans chaque recoin. Son texte est un morceau de m… non plutôt d’anthologie qui ramène la noblesse au rang du bas peuple, n’étant pas épargné par les lois de la nature. Elle qui se réclamait d’essence divine, c’est raté!

« Vous êtes bien heureuse d’aller chier quand vous voulez ; chiez donc tout votre chien de soûl. Nous n’en sommes pas de même ici, où je suis obligée de garder mon étron pour le soir ; il n’y a point de frotoir aux maisons du côté de la forêt. J’ai le malheur d’en habiter une, et par conséquent le chagrin d’aller chier dehors, ce qui me fâche, parce que j’aime à chier à mon aise, et je ne chie pas à mon aise quand mon cul ne porte sur rien. Item, tout le monde nous voit chier ; il y passe des femmes, des hommes, des filles, des garçons, des abbés et des suisses ; vous voyez par là que nul plaisir sans peine, et qui si on ne chiait point, je serais à Fontainebleau comme le poisson dans l’eau. Il est très-chagrinant que mes plaisirs soient traversés par des étrons ; je voudrais que celui qui a le premier inventé de chier, ne pût chier, lui et toute sa race, qu’à coups de bâton. Comment, mordi ! qu’il faille qu’on ne puisse vivre sans chier ? Soyez à table avec la meilleure compagnie du monde, qu’il vous en prenne envie de chier, il vous faut aller chier. Soyez avec une jolie fille, une femme qui vous plaise ; qu’il vous prenne envie de chier, il faut aller chier ou crever. Ah ! maudit chier, je ne sache point plus vilaine chose que de chier. Voyez passer une jolie personne, bien mignonne, bien propre, vous vous récriez : ah ! que cela serait joli si cela ne chiait pas ! Je le pardonne à des crocheteurs, à des soldats, aux gardes, à des porteurs de chaises, et à des gens de ce calibre-là. Mais les empereurs chient, les impératrices chient, le pape chie, les cardinaux chient, les princes chient, les archevêques et les évêques chient, les généraux d’ordre chient, les curés et les vicaires chient. Avouez donc que le monde est rempli de vilaines gens, car enfin, on chie en l’air, on chie sur terre, on chie dans la mer, tout l’univers est rempli de chieurs et les rues de Fontainebleau de merde, car ils font des étrons plus gros que vous, madame. Si vous croyez baiser une belle petite bouche avec des dents bien blanches, vous baisez un moulin à merde ; tous les mets les plus délicats, les biscuits, les pâtés, les tourtes, les perdrix, les jambons, les faisans, tout n’est que pour faire de la merde mâchée, etc. »  

Se riant d’elle-même, elle fait part d’une considération sur sa vie sexuelle.

« Si l’on peut recouvrer sa virginité après n’avoir pas, pendant dix-neuf ans, couché avec son mari, pour sûr je suis redevenue vierge ! ».

A propos de Madame de Maintenon épouse morganatique de Louis XIV, une de ses têtes de pioche dont elle est malgré tout responsable de sa présence à la cour 

« la vieille guenipe n’a jamais voulu que je me mêlasse de quoi que ce fût, car elle ne voulait pas que j’eusse des motifs de causer avec le roi ».

A propos de sa belle-fille, Françoise-Marie de Bourbon.

Elle rajoute plus loin que « son orgueil et sa mauvaise humeur sont insupportables, et sa figure parfaitement désagréable : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à un derrière, sauf votre respect. Avec cela, elle est toute de guingois, elle a une prononciation affreuse, comme si elle avait la bouche pleine de bouillie, et une tête qui branle toujours. Voilà le beau cadeau que nous a fait la vieille ordure (La Maintenon)… mais la naissance tient lieu de tout… Elle tourmente ferme son mari ».

On peut trouver de larges extraits sur la Toile de ces lettres

La sociologie du regard

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Il y a mille manières de regarder une dame assise à quelque part ou passant dans la rue. Dans certains pays c’est presque un sport national. On peut faire partie du plus grand nombre, ceux qui regardent tout ou n’importe quoi selon son gré. J’en ai même vu qui attribuaient des notes, heureusement pour eux qu’elles ne rendaient pas la pareille, car certains auraient bien vite fermé leur caquet!
Enumérer toutes les directions que peuvent prendre un regard, ce sur quoi il s’arrêtent plus particulièrement, est une affaire d’observation. Un jeu qu’il m’arrive de pratiquer et riche d’enseignements est de regarder le regardeurs, attraper leurs expressions au vol. J’ai pu observer un phénomène que j’ai appelé Charlot, un rusé coquin qui filme les dessous de ces dames quand elles portent des jupes ou des robes, un upskirteur pour parler branché. J’ai pu l’observer en action et les méthodes qu’il emploie pour parvenir à ses fins. Je pourrais presque donner des cours! Je ne sais pas quel est son Graal, mais il  cherche à l’atteindre régulièrement et dépense une belle énergie pour le faire. Si je n’étais pas devenu adepte de ces observations de traverse, je n’aurais certainement jamais découvert sa petite manie. On peut aussi constater avec aberration ce que les gens sont peu observateurs. Son manège, bien que discret est quand même assez visible. Je le piste sur la Toile, pour voir s’il ne diffuse pas ses vidéos à quelque part. A ce jour je n’ai rien trouvé, mais assez bizarrement il semble avoir disparu de la circulation depuis quelques temps- Peut-être s’est-il fait attraper ?

Bien que je déplore cette manière de forcer le destin, c’est le meilleur moyen pour qu’un jour toutes les femmes portent des pantalons, il n’en reste pas moins que je ne manque jamais de me rincer l’oeil avec ce que ces dames veulent bien nous montrer volontairement ou accidentellement, il y a bien assez d’occasions rien qu’avec cela. Par ailleurs, la Toile nous en offre des quantités astronomiques.

Part contre, on peut aussi rester bredouille, comme cette histoire personnelle qui m’est arrivée à Bruxelles avec ma copine d’alors. Nous étions de sortie et nous nous sommes arrêtés dans un bar pour boire un verre. Nous nous sommes assis sur un de ces tabourets de bar haut sur pattes. Elle avait les jambes tournés vers l’extérieur en direction de quelques tables dont une était occupé par un monsieur seul. Je crois qu’il ne pouvait pas ignorer que ma copine portait des bas, c’était je pense, un tantinet visible. Eh bien le monsieur ne s’est jamais intéressé à la chose, le regard vissé sur le sol, il n’a pas relevé la tête tout le temps que nous étions là. 

Pour ma part, depuis que le bas a quelque peu disparu de la circulation à la fin des années 60, le jeu qui commande mon regard consiste surtout à savoir si une femme porte des bas à la place des traditionnels collants. Eh oui il y en a encore, je les remercie en passant, le tout est de les croiser au bon moment. C’est comme le jeu du démineur à l’envers, il y a beaucoup de  cases qui sont minées, il faut trouver celles qui ne le sont pas. Tu vois passer une femme en jupe, allez hop un collant, tu exploses! Mais quel bonheur quand ces petits indices nous font savoir qu’elle porte des bas. Ces petits indices justement, plus ou moins visibles qui nous le font savoir, en voici quelques uns pour débutants. Soupçons de bas, l’enquête se poursuit.

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