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avec  Miss Eva

LA PETITE ENCYCLOPEDIE SUR L’ART

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En passant

Music Emporium (24)

Poursuivons notre exploration des sixties suisses.

The Four Shakers – Groupe instrumental de Genève qui exista de 1962 à 1968. Ils furent après les Aiglons le groupe instrumental le plus populaire du côté de la Suisse francophone. Mais leur notoriété franchit plus péniblement les frontières du pays, malgré des  parutions en Italie et au Japon et des concerts en France. Ils furent signés par Philips qui publia 3 EP’s  dont le dernier ne figure qu’en pressage suisse, le plus rare. Ils jouèrent un tour pendable à leurs rivaux, les Relax. Sur leur premier EP figure une reprise de « Natacha » composée par un membre des Relax, Gérald Matthey. Leur version est plus proche du style Shadows, avec seulement des guitares, contrairement à celle des Relax où il y a de l’orgue. Elle se vendit beaucoup plus que l’autre, aidé par la popularité du groupe et aussi une promotion plus visible. Le disque des Relax est difficile à dénicher, tandis que celui des Four Shakers est, toute proportion gardée, presque courant dans les foires aux collectors. A part cette « reprise », les reste de leur répertoire n’est fait que de titres originaux plutôt du genre intéressants pour les fans d’instrumental et de Shadows. Sur le troisième EP figurent deux titres vocaux. A leur séparation, certains membres furent impliqué occasionnellement dans d’autres formations et le soliste, Daniel Nicollin, remonta en 2008 un groupe de tribut aux Shadows. Voici quelques titres, du moins ceux qui sont visibles sur Youtube. Un CD de compilation a été publié en 2004.

Premier EP 1963

Natacha.


Ecclesia.


Canon.


Spleen.


Second EP 1964.

Convoi.


O’Casey Ranch.


Fiesta.


La Vallée Des Adieux. Comme je n’ai pas trouvé l’original voici une reprise par Giorgio Zizzo, très proche du son original.


Le Petit Prince – Voilà un personnage qui occupe une place particulière dans la musique yéyé, made in Switzerland. Comme beaucoup de jeunes, il voulait devenir chanteur. Doué d’une assez belle voix, il passa du rêve à la réalité en se faisant remarquer par le fameux Ken Lean. Agé d’une dizaine d’années, il devient une vedette. Claude François le parraine, Sur le moment ça l’aide passablement, avant de subir un retour de manivelle. Il enregistre son premier disque en 1963, « C’est Bien Joli D’Etre Copains », il en existe une version où il est accompagné par les Aiglons. Le titre devient très populaire et on parle de lui dans Salut les Copains. Les disques suivants sont aussi couronnés d’un certain succès, surtout celui où il chante en duo avec Frank Alamo. Sa discographie n’est pas ridicule si on se place du point de vue yéyé, comparé à ce que les « grands » faisaient. Largué peu élégamment par Claude François  en pleine tournée (voir son témoignage plus bas), il est aussi confronté à une mue de sa voix. Il enregistre un dernier disque en 1968 et disparaît de la circulation. Il vécut assez mal son passage à l’anonymat mais retrouva une certaine stabilité dans la religion. Il est décédé en 2025.

1963 – C’est Bien Joli D’Etre Copains, chanson originale.


1963 – C’est Pas Drôle. Une composition de Jean-Jacques Debout.


1964 – Chante Avec Moi. En duo avec Frank Alamo.


1964 – Ma Princesse.


1964 – Evy Aime Jerry. Adaptation d’un titre de Donna Lynn de 1963. C’est un pendant féminin américain du Petit Preince.


1964 – Tout Sauf Une Rose.


1968 – Mrs Brown. Son dernier disque, reprise de « Mrs Brown You Got A Lovely Daughter » d’Herman’s Hermits.

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Documents.

Le Petit Prince en 2018, raconte l’histoire avec Claude François.


Quelques années plus tard à la tv suisse.


Un enregistrement en public où il chante « Dis-Lui » avec Claude François.


Les Etoiles Filantes – C’est l’exemple type d’un groupe local qui essaya et parvint à enregistrer un disque. Un EP paru sur le label Jaccoud en 1966, dont cela doit être la seule publication. Il s’agit de l’initiative du propriétaire d’un magasin de disques et de sono dans la ville de Fribourg, avec un groupe originaire du coin. C’est un disque évidemment très rare avec des titres en anglais et en français, mais tous originaux dans un style soft beat. Je ne sais absolument ce que ce groupe est devenu, mais j’en ai trouve un extrait.

Something.

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En passant

Vinyles en fusion (207) 

Intéressons-nous un peu à l’Europe des sixties et ce qui fut son fond musical, principalement distillé par la radio et un peu la télévision. La plupart des grands succès furent d’origine anglo-saxonne et la plupart couvrent tous les pays européens, Elvis Presley ou les Beatles marquent des points autant en Espagne qu’en Finlande. Localement, ces hits seront souvent repris en adaptation dans une langue nationale. Il arriva même que des artistes nationaux crèvent les frontières pour obtenir un succès sur le plan européen, c’est le cas pour l’Italie, la France, la Hollande notamment. Voici à partir de 1960, mois par mois, des titres qui furent incontestablement populaires dans leur version originale pour le mois en question.

1967

Janvier 68 – The Monkees – Daydream Believer

Février 68 – John Fred & His Playboy Band – Judy In Disguise

Mars 68 – Manfred Mann – Mighty Quinn

Avril 68 – The Beatles – Lady Madonna

Mai 68 – Cliff Richard – Congratulations

Juin 68 – Tom Jones – Delilah

Documents

Des demoiselles francophones peu connues durant les sixties

Vivre Pour T’aimer

La pop en version étrangère

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.

Silence Is Golden, version originale The Four Seasons, 1964
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Version en en italien par The Tremeloes, 1968

Hit The Road Jack, première version enregistrée Percy Mayfield, 1960
Bien plus célèbre par la reprise de Ray Charles en 1961
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Version en allemand par Jack Van Doorm, 1961

 Baby Let’s Play House, version originale Arthur Gunter, 1954
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Version en français par Lucky Blonde, 1979

Des chansons tradition folk de partout

La musique est le plus beau lien entre les cultures. Qui écoute celle des autres n’a pas envie de leur déclarer la guerre.

Ecco La Primavera – Francesco Landini (Italie 14ème siécle)

Ashville Junction – Hoyt Axton (USA Caroline du Nord)

Utirumavunga – Inuit folk song (régions polaires)