Bienvenue

Animation2015-2

2 000 000 de visiteurs sont venus sur ce blog

livres boss

avec Miss Nylon et Miss Eva

LA PETITE ENCYCLOPEDIE SUR L’ART

DE PORTER LE BAS NYLON

Le bas nylon des nuls aux experts

COUV - final tif déplacé 390 large

avec Miss Eva

couv-encadree

editions-nylon

En vente sur
amazon

 

En passant

Bas nylons et sciences

Il y a 160 ans en 1861, l’année de naissance de ma grand mère, où en était la science ? Pas facile de s’en faire une idée, tellement les choses nous paraissent évidentes. Ce qui est sûr, c’est que la photographie existe, on se déplace en chemin de fer, on peut aller dans les airs grâce au ballon, le télégraphe fonctionne. On ne parle pas encore au téléphone, mais il est en gestation. La radio, le phonographe sont encore un peu de la science-fiction, mais on étudie la chose. On perce encore les tunnels à l’explosif, Nobel n’a pas encore inventé la dynamite. Cette année-là, on découvrira des inventions qui vont devenir vite essentielles, l’ouvre boîte, la serrure de sûreté. Les académies de sciences existent bien entendu. Les membres se passionnent pour un tas de choses qui peuvent paraître peu évidentes pour le commun des mortels, mais dont ils vont être les bénéficiaires sans qu’ils s’aperçoivent qu’il y a toute une réflexion derrière, comme le simple fait d’amener de l’eau sur votre évier. Les phénomènes naturels sont bien visibles, mais encore mal cernés. On vient à peine de remarquer que les tornades aux USA sont des vents qui tournent comme une toupie. Une simple observation permit de le déterminer. On remarqua après le passage de l’une d’entre elles, que les arbres étaient couchés dans des directions différentes, de chaque côté du couloir de la tornade. Tout ceux qui possèdent un bagage scientifique ont divers intérêts et connaissances. Ils explorent un domaine ou l’autre, compilent des recherches et leurs résultats. Une sorte de concours existe, des chercheurs présentent leurs études et conclusions devant leurs pairs et les travaux les plus intéressants sont primés et dotés financièrement. Une revue scientifique L’Ami de sciences est publiée présentant ce qui est alors considéré comme un progrès scientifique. Voici un numéro datant de début de 1862 avec quelques extraits. On se fait une idée de ce qui peut faire l’objet de recherches.

Dans cette partie qui sert un peu d’introduction, on résume un peu les événements de 1861, il est surtout question de météorologie et aussi d’une assez méchante éruption di Vésuve, une de plus. On parle aussi de l’alimentation en eau de Paris, de la médecine qui explore d’autres chemins que les fameuses saignées qui furent à la mode chez les rois de France. Il est aussi question d’une certaine mécanisation de l’agriculture.

Eruption du Vésuve 1860

Dans l’article suivant, il s’agit en quelque sorte d’un courrier de lecteur à propos du chemin de fer. Il tisse gentiment sa toile, mais à part avoir réussi à construire des voies ferrées et faire rouler des trains dessus, on n’est guère plus loin. La sécurité est un point faible. La signalisation est encore optique et non pas lumineuse, elle s’enclenche mécaniquement et manuellement. Les freins hydrauliques n’existent pas, chaque wagon nécessite la présence d’une serre-frein. Au sol, chaque embranchement, chaque point stratégique, nécessite une présence humaine. Pour son roman La Bête humaine, Zola a dressé une étude exhaustive du monde des cheminots en allant observer leur travail sur place pendant des semaines. Il donne une idée de cette fourmilière et c’est encore bien après 1860. Un des problèmes soulevé par le lecteur dans sa lettre, est lié aux phénomènes atmosphériques et l’adhérence des roues sur les rails, un problème visiblement non résolu et il a l’air de connaître le sujet.

1860 – Ligne de chemin de fer sur les bords du lac du Bourget

L’alcool, un sujet vieux comme le monde. Mais à part constater qu’il enivre et donne la gueule de bois, on ignore encore passablement les effets qu’il provoque à l’intérieur du corps. Voici l’étude de trois chercheurs et les rlsultats sont assez étonnants.

1900 – Estampe sur les méfaits de l’alcoolisme

Source Gallica, BNF, DP

En passant

Inventaire musical à la Prévert (37)


Quelques centaines d’albums ont fait la légende de la musique moderne. Certains connurent un grand succès, d’autres restèrent dans une parfaite obscurité avant que la légende ne les rattrape. Nous allons explorer un de ces albums qui ne brilla pas particulièrement par un succès retentissant à l’époque de sa sortie, mais bien par le culte qu’il suscita quelques années plus tard en influençant une pléiades d’artistes. Il est le fait d’un groupe au nom étrange pour l’époque, 13th Floor Elevators, l’ascenseur pour le 13ème étage. Vous le savez peut-être, mais par superstition les bâtiments aux USA n’ont pas toujours ce fameux étage. Leur premier album est une des premières manifestation de la musique psychédélique, c’est un peu l’Adam et Eve du style et aussi un de mes albums préférés toutes tendances confondues.

The 13th Floor Elevators était un groupe de rock américain originaire d’Austin, Texas, Etats-Unis, formé par le guitariste et chanteur Roky Erickson, le joueur de cruche électrique Tommy Hall et la guitariste Stacy Sutherland. Le groupe vécut de 1965 à 1969, et pendant cette période a sorti quatre albums et sept singles pour le label International Artists
Les Elevators ont été le premier groupe à qualifier leur musique de rock psychédélique, la première utilisation connue du terme apparaissant sur leur carte de visite en janvier 1966. Le documentaire You’re Gonna Miss Me de 2005 attribue spécifiquement à Tommy Hall l’invention du terme « rock psychédélique », bien que des artistes tels que les Holy Modal Rounders et les Deep aient décrit leur musique comme « psychédélique » auparavant. Leur influence contemporaine a été reconnue par des musiciens des années 1960 tels que Billy Gibbons de ZZ Top, Peter Albin de Big Brother and the Holding Company et Chris Gerniottis de Zakary Thaks.
The Psychedelic Sounds of the 13th Floor Elevators est le premier album studio du groupe. Le son de l’album, qui comporte des éléments de psychédélisme, de hard rock, de rock garage, de folk et de blues, est remarquable pour son utilisation de la cruche électrique, comme sur le seul tube du groupe, « You’re Gonna Miss Me », qui a atteint le numéro 55 du Billboard Charts avec « Tried to Hide » en face B. Un autre single de l’album, « Reverberation (Doubt) », a atteint la 129e place du Billboard’s Bubbling Under Chart.
La dessin de la pochette de l’album est célèbre pour son graphisme bourré de références. Le dos de couverture de l’album, datant d’août 1966, utilise les mots « The Psychedelic Sounds of : The 13th Floor Elevators », qui est censé être la première utilisation du mot « psychédélique » en référence à la musique qu’il contient. Deux autres groupes ont également utilisé le mot dans les titres des LP sortis en novembre 1966 : « Psychedelic Lollipop » des Blues Magoos, et « Psychedelic Moods » par The Deep.
La France ne mordit pas à l’hameçon, bien qu’un EP fut publié par Riviera en 1966, comprenant leur modeste succès américain  » You’re Gonna Miss Me » et une version alternée de « Tried To Hide ». C’est une des plus belles pièces de collection des éditions françaises, une copie s’est vendue à plus de 5000 euros.
Le principal protagoniste du groupe, Roky Erickson, a assez bien survécu à sa légende. Il a eu l’occasion d’enregistrer des albums intéressants, il fut même signé par CBS, tout en se produisant dans le monde entier. Il est décédé en 2019.
Mais parcourons cet album avec les oreilles…

You’re Gonna Miss Me
Roller Coaster
Splash 1
Reverberation
Don’t Fall down
Fire Engine
Rhru The Rhythm
You Don’t Know
Kingdom Of Heaven
Monkey Island
Tried To Hide
Document TV 1966
Roky Erickson en 1984
Roky Erickson Billy Gibbons ( ZZ Top) – Two Headed Dog
Interview en 2011
La fameux EP français de 1966

Durant les sixties, la discographie française de distingua par le nombre impressionnant de publications qui furent faites sous la forme de EP, c’est à dire quatre titres, deux par face. Le principe de base était un peu mercantile, on vendait deux fois plus de marchandise sur la réputation d’un titre principal ou d’un succès, le 45 tours simple avec deux titres était réservé à la promotion et aux jukeboxes. L’avantage principal de ces EP’s demeurait dans le fait que ces éditions étaient présentées dans une pochette avec le plus souvent une photo de l’artiste et un emballage cartonné et plastifié plus résistant à l’épreuve du temps. L’Angleterre et les USA eurent beaucoup moins recours à ce genre de publications. Le plus souvent, la règle était le 45 tours simple emballé dans une simple pochette à trous permettant de voir l’étiquette du disque. Aujourd’hui ces fameuses disques EP’s français, surtout ceux concernant des artistes étrangers, sont recherchés par les collectionneurs du monde entier car ils sont uniques dans leur genre et peuvent parfois atteindre des sommes folles s’ils sont très rares. Au fil des semaines, je vous en présenterai quelques uns parmi ceux qui attirent justement les collectionneurs. Ils seront présentés avec la pochette, éventuellement avec un scan de ma collection personnelle si je ne trouve rien de satisfaisant, les titres qu’ils contiennent, et le plus haut prix atteint par une enchère sur Ebay.
Pink Floyd – Columbia EP ESRF 1857. Publié en 1967. Meilleure enchère sur Ebay 826 euros.

Arnold Layne
Candy And Currant Bun
Intersellar Overdrive


En passant

Bas nylons et garage à Rochester

*****

Nouvelle exploration du label Eva, cette fois.ci avec les Invictas et l’album qui leur est consacré
Le groupe a été formé par Herb Gross (aka Herb McGovern) à Rochester, New York en 1960.
La formation initiale se composait du leader Gross à la guitare et au chant, de Bruce Hickey à la guitare et de Dave Hickey à la batterie. En 1961, alors que Gross étudiait à l’Institut de technologie de Rochester, il a élargi le groupe pour inclure Jim Kohler à la basse et Mark Blumenfeld à la guitare solo. Le groupe se rebaptise les Invictas. Le nom est inspiré de la voiture Buick de l’époque connue sous le nom d’Invicta, qui signifie  » invincible  » en latin. Les Invictas, qui utilisent un corbillard noir avec le logo du groupe peint sur le côté pour transporter le matériel et se déplacer d’un concert à l’autre, deviennent des habitués du Tiny’s Bengal Inn, un club local.
Le groupe attire l’attention du label Sahara de Steve Brodie.
Un article de USA Today indique que le groupe a enregistré son premier single, « The Hump », en 1963, mais cette période est peu probable, car, selon le livre de Markesich, il n’est pas sorti avant juin 1965, ce qui situe la période d’enregistrement entre fin 1964 et mi-1965. The Hump » b/w « Long Tall Shorty » est sorti sur Sahara. Juste avant d’entrer en studio pour enregistrer le single, le groupe a dû payer la caution de son claviériste pour le sortir de prison. La chanson a été diffusée sur la côte Est et a été un succès dans l’ouest de l’état de New York, atteignant une position de numéro 1 à Rochester, ce qui a conduit le groupe à affirmer qu’il avait « dépassé les Beatles » localement.
En 1966, un an après la sortie originale du disque, « The Hump » devient un énorme succès, atteignant la première place à Buffalo. La popularité du groupe explose et il fait la première partie de groupes célèbres tels que les Beach Boys, Jay and The Americans, les Shirelles, Gary Lewis and The Playboys, les Young Rascals et Otis Redding. Nous pouvions jouer à peu près partout où nous voulions jouer.
Les Invictas ont enregistré un album intitulé The Invictas a Go-Go, qui a été produit par Dave Lucas et enregistré à la hâte lors d’une session de week-end à New York en 1965. Il se composait de plusieurs airs écrits par Gross tels que « Do It  » et  » The Hump « , ainsi que de reprises de hits du moment. Le groupe n’était pas satisfait des résultats, estimant que le projet avait été précipité. Le groupe a enregistré trois autres singles pour Sahara Records et son label jumeau Bengal. Au début de 1966, les Invictas ont sorti « Do It » et « The Hook ». En 1967, ils sortent « The Detroit Move », un titre blue-eyed soul inspiré par Mitch Ryder de Detroit, accompagné de « Shake a Tail Feather » en face B.
Face à la perspective de l’appel d’air du Vietnam après l’obtention du diplôme, Jim Kohler s’engage dans l’armée de l’air et Dave Hickey fait de même. Le groupe a continué à fonctionner avec des formations modifiées pendant plusieurs années, mais la pression constante des tournées a fini par l’emporter et le groupe s’est séparé au début des années 1970.
Le groupe s’est reformé en 2004 et est encore actif aujourd’hui. Comme je n’ai pas trouvé l’intégrale des titres sur Youtube, il en manque deux, j’ai complété avec les singles qui ne figurent pas sur cet album. Entre parenthèses, j’ai mis le nom de l’artiste original quand il s’agit d’une reprise

The Hump
Hang On Sloopy (Mc Coys)
Land Of A Thousand Dances (Cannibal & The Hunters)
Fermer John (Don & Dewey)
Long Tall Shortie (Don Covay)
The Hook
Do You Wanna Go High Steppin’
Louie Louie (Richard Berry / The Kingsmen)
Do It
The Detroit Move
Stuff
Shake A Tail Feather (Five Du Tones)
I’m Allright (Bo Diddley / Rolling Stones)
Baby Please Don’t Go (big Joe Williams / Them)

PERLES DE GARAGE HORS DU TEMPS
Une sélection de titres garage arbitraire.

The Livin’ End – All Alone (Texas 1966)
The Highlifes – No One To Tell Her (Texas 1966)
The Chevelle V – Come Back Bird (Texas 1966)