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avec Miss Eva
LA PETITE ENCYCLOPEDIE SUR L’ART
DE PORTER LE BAS NYLON
Le bas nylon des nuls aux experts
Cécile de Rodt (1855 – 1929) est une voyageuse suisse qui entreprit un tour du monde en 1901. A cette époque, le monde peut sembler encore quelque chose d’un peu mystérieux d’autant plus que certains pays sont géographiquement très lointains. Ce n’est pas une aventurière, elle ne va pas se battre contre les Indiens, mais plutôt jouer à la touriste. A la suite de son voyage paraitra un livre publiée en 1904 qui contient des centaines de photos. De quoi se faire une idée de ce à quoi ressemblait le monde au début du 20ème siècle.
Suite des péripéties et encore des moyens de transports locaux très surprenants.
Jusqu’ici l’excursion n’a été que jouissance. La descente, par un sentier pierreux où je risque à chaque instant de me casser la tête en glissant sur mes semelles non ferrées, me rappelle une fois de plus qu’il n’y a pas de plaisir sans peine.
Un peu avant d’arriver à Atami, je vis, à gauche de la route, un bosquet sacré de camphriers. Sur les bords d’un clair ruisseau qui arrose le tapis de fougères du sanctuaire, croît, en abondance, une fleur que je ne connaissais pas, mais que je revis dans les environs de Kioto, la cicoria radiata qui, séchée, est employée en guise de thé, si je ne me trompe. C’est une plante tuberculeuse dont la haute tige épaisse et charnue porte de huit à neuf belles corolles d’un rouge ardent à longues étamines et réunies en ombrelle. La forme, la grandeur de la plante et le nombre de ses fleurs me rappellent vivement notre agapanthe bleu. Je n’ai pas vu ses feuilles qui n’apparaissent qu’après la floraison. En cueillant une des fleurs, un beau serpent au corps chatoyant brun et or, à tête verte, glissa sous ma main.
Fatiguée et souffrant de la chaleur, j’arrivai à midi à Atami, où l’hôtel Higuchi m’offrit tout le confort européen.
Atami, station d’hiver très fréquentée, abritée contre le vent du nord par un rempart de vertes montagnes, se trouve au bord d’une crique en forme de faucille. En fait de curiosité naturelle, elle possède un geyser dont l’eau jaillit régulièrement toutes les quatre heures. Ce phénomène dure de quarante à cinquante minutes. Les vapeurs qu’il exhale sont riches en sels et en soufre; aussi les autorités de l’endroit en ont-elles tiré parti pour la guérison de plusieurs maladies. On a élevé autour du geyser une paroi percée à hauteur de tête d’ouvertures par lesquelles les vapeurs s’échappent, A l’heure de l’éruption, on peut voir une quantité de personnes souffrant des poumons ou du larynx, installées autour de l’enceinte, inhaler les émanations bienfaisantes. Cure simple et peu coûteuse!
Atami vit en grande partie du produit de la pêche. Au bord de la mer, des champs entiers sont couverts de poissons qui sèchent. Sur des échafaudages élevés, des seiches peu appétissantes se balancent, masse noirâtre, visqueuse, dégoûtante. On pêche surtout le matin et le soir. La nuit, le port s’illumine à l’infini, donnant, de l’hôtel qui domine la mer, avec la multitude de sampang garnis de lanternes de toutes couleurs, l’illusion d’une ville lacustre brillamment éclairée.
Je dus faire usage d’un moyen de locomotion tout nouveau pour moi, le tramway des coolies. A Atami, on ne me chanta pas les louanges de cette institution; on m’avertit, au contraire, qu’on y risquait sa peau et que la police allait l’abolir. Mais je ne pouvais me dispenser d’aller à Kozu reprendre, le bagage que j’y avais laissé. Et comme je ne me souciais nullement de faire une seconde fois le Col des dix provinces, je confiai ma personne à la suspecte patache.
Le lendemain de bon matin, en voyant les voitures – en miniature soi-disant à quatre places, je jugeai bon de prendre deux billets. Mes compagnons de voyage, une vieille Japonaise avec sa fillette et un jeune homme, se plient en deux pour faire leurs révérences qui ne seraient déplacées dans aucune Cour, tant elles sont profondes et cérémonieuses. Cela retarde encore notre départ. Le nec plus ultra de la politesse dans ces salutations est certain sifflement que l’on produit en aspirant fortement l’air par le nez.
Nous avions à faire un trajet de quatre heures. A la montée, les huit coolies poussent de toutes leurs forces le véhicule qui roule sur des rails. Le chemin offre des coups d’œil splendides sur la mer moirée de bleu et d’argent étendue à nos pieds, sur des îles et des baies qui se renouvellent à mesure que nous nous élevons. Nous atteignons le point culminant. Ici commence la dégringolade. Les coolies grimpent tous sur la voiture qui, lourdement chargée, sans guide et sans frein, se met à dévaler avec une vitesse effrayante le sentier étroit et abrupt de la montagne. Emporté dans une course endiablée, on ne voit plus rien, on n’entend pas le son de sa propre voix et l’on se demande comment cela finira. C’est une manière de voyager que je ne recommande pas aux personnes nerveuses. Tout alla bien cependant et le tramway nous déposa sains et saufs à Odawara. Seule Européenne de notre train de cinq voitures, j’eus le privilège, que j’appréciai fort peu, d’être le point de mire de la population d’Odawara; elle me poursuivit jusque dans la maison de thé, m’accompagna au guichet et ne me quitta que lorsqu’elle me vit monter dans le tramway électrique.
Le Fujiyama
A suivre
Sources : Wikipédia, B.N.F, DP
Intéressons-nous un peu à l’Europe des sixties et ce qui fut son fond musical, principalement distillé par la radio et un peu la télévision. La plupart des grands succès furent d’origine anglo-saxonne et la plupart couvrent tous les pays européens, Elvis Presley ou les Beatles marquent des points autant en Espagne qu’en Finlande. Localement, ces hits seront souvent repris en adaptation dans une langue nationale. Il arriva même que des artistes nationaux crèvent les frontières pour obtenir un succès sur le plan européen, c’est le cas pour l’Italie, la France, la Hollande notamment. Voici à partir de 1960, mois par mois, des titres qui furent incontestablement populaires dans leur version originale pour le mois en question.
1965
Janvier 65 – The Beatles – I Feel Fine
Février 65 – Petula Clark – Downtown.
Mars 65 – The Beatles – Rock And Roll Music
Avril 65 – France Gall – Poupée De Cire Poupée De Son
Mai 65 – The Rolling Stones – The Last Time
Juin 65 – The Beatles – Ticket To Ride
La pop en version étrangère
Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.
Choix aléatoire…
Hijo De La Luna, version originale Mecano, 1986
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Version en serbe par Ivana Jordan, 2004
My Crucified Jesus, version originale Ferre Grignard, 1966
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Version en italien par Patricia, 1967
Don’t Start Me Talkin’, version originale Sonny Boy Williamson, 1955
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Version en finlandais par Peps Persson, 1997
Des chansons tradition folk de partout
La musique est le plus beau lien entre les cultures. Qui écoute celle des autres n’a pas envie de leur déclarer la guerre.
La Loire – Serge Kerval (France)
Gwin Ar C’Hallaoued – Ar Skloferien (France)
Qui Vòu Audir Cançon – Vincent Dumestre (Occitanie)