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avec Miss Nylon et Miss Eva

LA PETITE ENCYCLOPEDIE SUR L’ART

DE PORTER LE BAS NYLON

Le bas nylon des nuls aux experts

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En passant

Bas nylons, deux naissances et un décès

Dans la liste des maîtresses de Louis XIV, la dernière et officielle fut Marie-Angélique de Fontanges (1661 – 1681). On peut dire d’elle qu’elle ne fit que passer, et même trépasser. Selon les récits de l’époque, quand elle apparut à la cour en 1679, on s’extasia devant sa beauté. Même La Palatine chroniqua qu’elle était belle comme un ange, constatation assez facile vu son nom. Pour compenser le compliment, elle dit aussi qu’elle était conne comme une balayette, car à la cour il fallait avoir de l’esprit, ce dont elle ne semblait pas trop avoir rempli ses valises quand elle les ouvrit à l’arrivée. Vis à vis du roi, cela lui sera fatal plus tard. Malgré tout, le Roi Soleil brilla un peu plus en l’apercevant, il en fera bien entendu une favorite. Nous sommes à l’époque où la marquise de Montespan n’est plus au sommet des faveurs du roi, il lorgne vers madame de Maintenon, ironie du sort, gouvernante des enfants qu’il a eus avec elle. De rage, pour se venger, elle essaye de mettre la marquise de Fontanges dans les bras du roi afin de la détourner de sa rivale. Et cela marche, le roi adopte en quelque sorte le jeune marquise. Mais bon, la Maintenon commence aussi à remonter les bretelles au roi, lui faisant miroiter tous les feux de l’enfer qui l’attendent s’il ne s’achète pas une conduite. Mais l’idylle dure quand même quelques mois, ce fut autant intense que ce fut court. Pour ceux que la vie à la cour empoisonne, éclatera justement l’affaire des poisons. On ne sait pas trop si elle en fut une victime, les historiens tricotent sur le sujet, mais ce qui est certain c’est qu’elle se remit assez mal d’un accouchement en janvier 1660. Elle commença à souffrir de pertes de sang qui devinrent chroniques. Louis XIV, lassé notamment par son manque d’esprit, rompit avec elle en avril de la même année. Il lui fit quand même don d’une rente tout en la faisant duchesse et vogue la galère royale. Elle mourut en juillet 1681, elle n’avait pas 20 ans.
Elle laissa quand même quelque chose pour la postérité, ces petits détails de l’histoire qui la rendent si piquante. Pour le premier, il fallut attendre presque deux siècles, quand le film « Angélique Marquise des anges » et la suite donna quelques beaux rôles à Michèle Mercier. Ils s’inspirent de son personnage moins le côté idiot. Bien avant, du temps de son vivant, elle inventa par hasard une manière de se coiffer. En voici le détail raconté dans une revue en 1860, reprenant un ancien texte.

Depuis la mise en ligne d’archives sur la Toile, on peut à loisir faire des recherches sur ce qui nous plait. Il n’y a pas de limites et on peut aussi consacrer son temps à chercher l’inutile, l’amusement, la curiosité. Dans un poste précédent, nous nous étions arrêtés pour un moment dans la ville de Neuchâtel en parlant de Balzac. Si des personnages illustres ont passé dans le coin, il y en a d’autres qui y sont nés. Dans la ville voisine perchée à 1000 mètres, La Chaux-de-Fonds, sont nés Frédéric-Louis Sauser et Charles-Edouard Jeanneret-Gris. Ils sont nés sous ce nom, mais si je vous parle de Blaise Cendrars et Le Corbusier, cela vous parlera mieux. Ils ont vu le jour dans cette ville qui est célèbre comme un des berceaux de l’horlogerie. En fouillant dans la presse locale, on retrouve les extraits de l’état civil qui mentionne leur naissance, et même dans le cas de Cendrars, l’avis mortuaire de sa mère en 1908. Is sont nées en 1887, le 1 septembre pour Cendrars et le 6 octobre pour Le Corbusier, c’est à dire à un gros mois d’intervalle.
Blaise Cendrars – C’est un écrivain, journaliste, poète, et surtout un bourlingueur par excellence. Sa vie très aventureuse est à la base de bien de ses récits. Engagé volontaire, il devient mercenaire dans l’armée française lors de la première guerre mondiale. Il est amputé d’un bout de son bras droit après une blessure dans une bataille en 1915. A Paris il fréquente les milieux artistiques et rencontre Modigliani, Chagall, Apollinaire et pas mal les milieux anarchistes d’alors. Sa fille Miriam née en 1919 et morte presque centenaire fut une des collaboratrices de De Gaulle à Londres.

Un joli document, Blaise Cendrars dans un bistrot de Paris parlant de Modigliani. La belle ambiance des bistrots du Paris d’alors.

Un article paru fin 1925 dans un journal gauchiste Le Peuple.

La même chose pour Le Corbusier avec un interview intéressante où il présente un projet.

Source gallica.bnf.fr / BnF / DP / Wikipédia. 3/15


En passant

Inventaire musical à la Prévert (48)

Ce qui est le plus éparant durant les sixties, c’est l’apparition de groupes qui ne ressemblent à rien de ce que l’on connaissait avant. Avec les Troggs courant 1966, on ouvre évidemment un nouveau chapitre. C’est un nouveau son, une rythmique assez basique, dans laquelle on peut entendre quelques prémices du punk. Il y a aussi une nouvelle manière de présenter les textes, on aborde une approche de la sexualité un peu plus délurée, c’est un peu fini des amours paisibles et romantiques. Deux succès de l’époque en témoignent, le premier « Wlid Thing » peut encore passer pour modéré, mais avec leur troisième tube « I Can’t Control Myself » là on est assez loin loin de la poupée qui dit non, elle n’en aura pas le temps. La chanson fut interdite de diffusion dans bien des endroits, ce qui ne l’empêchera pas d’être un succès comme les deux titres précédents. On retrouvera la même principe en 1973 avec « Strange Movies », allusion à un film porno, dans lequel le chanteur Reg Presley émet des halètements qui ne semblent pas le résultat d’une course de marathon. Mais 1966, c’est aussi la parution de leur premier album « From Nowhere », excellent comme les suivants. On y trouve une mixage de reprises et d’originaux, dont leur premier tube, qui tiennent bien la route. Le problème principal que peut rencontrer un collectionneur est le fait que selon les pays, cet album, et même les suivants, est composé de titres différents. La raison principale est que les enregistrements furent faits sur le label Page One, label monté par le producteur Larry Page (qui fut aussi celui des Kinks au début), et que les les labels de distribution variaient d’un pays à l’autre. Cela c’est le bon droit des producteurs indépendants qui cherchent la meilleure offre sérieuse ou financière pour concéder les droits de licence. Une chose que j’adore chez les Troggs, de même que chez les Kinks, les publications sont remplis de faces B, des titres secondaires, qui sont autant intéressants que les grands succès. Pour cette raison, je vais reprendre l’album anglais dans sa version originale, mais je vais vais y ajouter les titres qui figurent sur l’édition allemande et qui ne figurent pas sur l’anglaise. Les Troggs basèrent amplement leur succès sur les excellentes compositions du chanteur Reg Presley, mais de temps en temps ils aiment aussi les reprises et se débrouillent assez bien dans le genre. Le groupe a survécu jusqu’à aujourd’hui dans des formations variées, avec des périodes creuses, rompues par relents de succès. le dernier véritable album date de 1992. Aujourd’hui, deux des membres originaux sont décédés, Ronnie Bond et Reg Presley. Le seul membre original encore présent est le guitariste Chris Britton, mais il a entamé une semi retraite et apparaît dans les concerts occasionnellement.

Wild Thing
The Kitty Cat Song, reprise de Lee Dorsey
Ride Your Pony, aussi reprise de Lee Dorsey
Hi Hi Hazel
I Just Sing
Evil
Our Love Will Still Be There
Louie Louie, reprise de Richard Berry / Kingsmen
Jingle Jangle
When I’m With You
From Home
Jaguar And Thunderbird, reprise de Chuck Berry

Titres apparaissant sur l’album allemand mais ne figurant pas sur l’album anglais.

Lost Girl
Your Love
The Yella In Me

Durant les sixties, la discographie française de distingua par le nombre impressionnant de publications qui furent faites sous la forme de EP, c’est à dire quatre titres, deux par face. Le principe de base était un peu mercantile, on vendait deux fois plus de marchandise sur la réputation d’un titre principal ou d’un succès, le 45 tours simple avec deux titres était réservé à la promotion et aux jukeboxes. L’avantage principal de ces EP’s demeurait dans le fait que ces éditions étaient présentées dans une pochette avec le plus souvent une photo de l’artiste et un emballage cartonné et plastifié plus résistant à l’épreuve du temps. L’Angleterre et les USA eurent beaucoup moins recours à ce genre de publications. Le plus souvent, la règle était le 45 tours simple emballé dans une simple pochette à trous permettant de voir l’étiquette du disque. Aujourd’hui ces fameuses disques EP’s français, surtout ceux concernant des artistes étrangers, sont recherchés par les collectionneurs du monde entier car ils sont uniques dans leur genre et peuvent parfois atteindre des sommes folles s’ils sont très rares. Au fil des semaines, je vous en présenterai quelques uns parmi ceux qui attirent justement les collectionneurs. Ils seront présentés avec la pochette, éventuellement avec un scan de ma collection personnelle si je ne trouve rien de satisfaisant, les titres qu’ils contiennent, et le plus haut prix atteint par une enchère sur Ebay.

Quand on discute entre collectionneurs avertis et que l’on cite un artiste, il peut y avoir une liste de dizaines de références qui peuvent venir à l’esprit. C’est le cas pour les Beatles ou les Rolling Stones. Pour les Montanas, il n’y en a vraiment qu’une, celle du EP français. Cette formation anglaise n’a jamais vraiment accaparé les premières places du hit parade. Ils se firent néanmoins une réputation sur scène et furent assez bien programmés par les radios pirates, leur permettant de vendre quelques disques. Leur style est plaisant, mais ils ne s’inscrit pas non plus dans la révolution musicale qui pointa vers le milieu des sixties. Leur deuxième single offre pourtant une notable exception. Ils reprennent une obscurité d’un groupe garage punk US, les Grains Of Sand. Le titre en question « That’s When Happiness Began » est une composition d’un duo assez connu, Don & Dick Addrisi. La version des Montanas est toute pétillante et contient de la fuzz guitare. Le titre se démarque passablement du reste de la production du groupe. En France, Vogue tenta la publication d’un EP qui rassemble les deux singles anglais. C’est d’ailleurs l’un des rares pays où les premières publications furent éditées. Il ne s’en vendit pas des tonnes, et c’est la seule publication d’époque où l’on peut contempler une photo du groupe. Le groupe exista jusqu’en 1975 et verra même des titres classés modestement dans les charts américains. Mais c’est bien cet EP qui constitue la pièce la plus recherchée des collectionneurs.

The Montanas – Vogue – Pye PNV 24179, publié en 1966, meilleure enchère sur Ebay 431 euros.

That’s When Happiness Began
Goodbye Little Girl
All That Is Mine Can Be Yours
How Can I Tell
En passant

Bas nylons et garage plat

L’orchestre de la Terre Plate n’a rien à voir avec le mouvement d’illuminés qui prétendent que notre planète est plate. Il s’agit d’un groupe psychédélique de Boston qui publia un seul album en 1968. En plus d’être absolument fabuleux, ce disque a une histoire particulière. Le groupe a, et c’est très visible à l’écoute si l’on peut dire, un don certain pour la composition, les harmonies vocales, les mélodies. On peut ajouter que l’enregistrement est d’un haut niveau. Cependant il est né dans des conditions pas trop banales. Il s’agit d’un disque de commande de la part d’une société qui fabriquait des sucreries. Leur but était d’envoyer le disque à la clientèle, moyennant 1,50 $ et six bons (des Waleeco ce qui donne le nom à l’album), qui s’obtenaient en achetant leurs produits. Tiré à quelques centaines d’exemplaires, c’était le seul moyen d’en obtenir une copie. L’album ne contient que des originaux, sauf une reprise presque planante du célèbre « In The Midnight Hour ». C’est une pièce maîtresse de tout ce qui peut avoir vu le jour en 1968 aux USA. C’est un album que je recommande, et je le fais vraiment dans la réalité. Je mets juste en garde de se procurer un vinyle bien plat.
Il fut remis en lumière en 1983 par le label Psycho, de manière plus ou moins légale, mais ce sera pendant des années le seul moyen de l’écouter, bien que quelques titres fuitèrent sur des compilations notamment celle intitulée « Endless Journey ». Voici cet album à l’exception d’un titre que je n’ai pas trouvé, mais les plus beaux sont là !

Feelin’ Much Better
Midnight Hour
I’m So Happy
Four & Twenty Miles
Prelude For The Town Monk
Shadows
Dark Street Downtown
Portrait In Grey
In My Window
Satori

Dans d’autres articles je vous présente des productions françaises qui eurent le privilège d’être publiés au format EP, c’est à dire quatre titres par disque, un phénomène typiquement français qui n’a pas vraiment un équivalent ailleurs pour les fifties et les sixties. Il en existe des milliers. Mais le 45 tours single existe aussi, souvent pressé en quantités moindre et surtout destiné à la promotion et pour les jukeboxes. Ceci perdura tout au long de la vogue du EP qui commença à décliner à partir de 1967. La publication en single devint la règle, sauf des exceptions de plus en pus rares. Pour certains artistes, ils sont devenus un objet de recherche par les collectionneurs, encore plus s’ils sont présentés dans une pochette avec une photo. les fans d’Hallyday connaissent bien la chose. Mais que ce soit avant, pendant, ou après 1967, quelques publications atteignent parfois de jolies sommes.

Les Beatles n’échappent pas au phénomène, il existe une série de ces publications. L’exploit consiste surtout à trouver disque et pochette en même temps. Pas toujours évident quand on sait que le disque était avalé par un jukebox et la pochette mise de côté on ne sait trop où. Il est le pus souvent proposé sans la pochette, mais pour moi cela présente un intérêt moindre, à moins d’avoir déjà la pochette

Les Beatles – Odeon SO 10108 – Publié en 1964. meilleure enchère sur Ebay 505 euros.

PERLES DE GARAGE HORS DU TEMPS
Une sélection de titres garage arbitraire.

THE DEARLY BELOVED – TUCSON, ARIZONA, 1966-1967

Flight Thirteen
Keep It Moving
Merry Go Round
I’m Not Coming Back