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avec Miss Nylon et Miss Eva

LA PETITE ENCYCLOPEDIE SUR L’ART

DE PORTER LE BAS NYLON

Le bas nylon des nuls aux experts

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avec Miss Eva

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MISS EVA dans NYLONZINE 54

Photos – Interview

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Vendredi en nylon (21)

Chansons que j’écoute depuis au moins 35 ans

Je n’ai jamais été très amateur de disco, tout au plus j’en achetais pour animer les soirées disco que j’ai assurées une fois par mois pendant 3 ans. Je cherchais surtout des trucs dansants pouvant être diffusée en discothèque sans pour autant appartenir à ce style. Comme il y avait des minettes très branchées disco et d’autres clients, surtout des mecs, qui détestaient cela. C’était aussi ceux qui faisaient tourner la boutique, car tous plus ou moins bons buveurs et pas spécialement fauchés. Alors il fallait un peu naviguer entre deux eaux. Très très peu de titres disco que j’ai programmés sont restés dans mes écoutes. Je peux en citer au moins deux…

Un groupe français a connu un monstre succès en Italie et est devenu un vrai phénomène. Dans une musique disco d’inspiration spatiale, il avaient remis au goût du jours une version du célèbre « On The Road Again » créé 10 ans plus tôt par Canned Heat. J erigole encore en écoutant ça maintenant, mais je dois dire que c’était assez sympa. Leur nom ? Les Rockets !

Un chanteuse qui avait des possibilités vocales assez évidentes, mais pas toujours bien exploitées. Un titre que j’ai encore après bien des années

Bien que je connaisse cette chanson depuis l’album « Machine Haed » j’avais estimé que le version de l’album live « Made In Japan » était plus dansable. Ce qui est certain, le coin danse était complet quand je la passais. C’est encore un disque que je peux écouter occasionnellement, c’est assez irrésistible.

Je laisse mon expérience disco, car il se passait bien évidemment des choses plus intéressantes pour moi ailleurs…

Ceci par exemple, c’était sympa et j’avoue encore l’écouter avec plaisir aujourd’hui.

Et puis quand j’écoute la face A je ne peux pas m’empêcher de mettre la B, tout aussi sympa…

Elle reste une de mes chanteuses préférées un peu par son côté anarchiste, mais surtout par son talent et la qualité de ses textes. Avec le groupes Alpes, quelques albums de haute voltige virent le jour et ça j’écoute encore souvent, comme cette « Ere De La Putréfaction ».

Une autre grande dame de la musique branchée que j’écoute sans modération. Entre chansons très allumées aux ambiances chaotiques est d’autres plus calmes, j’aime tout. C’est un peu comme si Edith Piaf était née dans les années 50.

Bien sûr j’ai écouté du punk. Ce qui me plaisait le plus dans le punk, c’est plutôt l’esprit que la musique assez simpliste il faut l’admettre. Je dois avoir quelques dizaine d’albums de ce genre dans ma collection dont certains que je n’ai plus écoutés depuis belle lurette. Les quelques titres qui suivent sont ceux qu’il m’arrive encore de sortir pour une écoute.

Moins connu en général que les grands courants musicaux, les mouvements avant gardistes dans lesquels on peut inclure des musiciens comme Stockhausen, ont toujours plus ou  moins existé et cela ne s’arrête pas seulement à la musique. Je dirais que c’est avant tout de la musique d’intellectuels, mais on peut admettre d’une certaine manière que tout son est une musique en soi, cela peut vous passer sous l’oreille sans que cela vous interpelle, elle est perceptible seulement par certains. Le collectif de musiciens connus sous le nom de Residents est de cette veine. Tous au long de bientôt 50 ans de carrière, ils ont sortis des dizaines d’albums avec des titres qui peuvent constituer des approches assez faciles pour ce style, tandis que d’autres sont irrémédiablement réservés à une sorte d’élite qui y trouvera son bonheur. Il n’en reste pas moins que cette musique pour un peu que l’on veuille bien se laisser emmener par elle peut faire voyager vers d’étranges mondes imaginaires. Voici un de leurs titres assez facilement accessible et si vous l’écoutez, vous verrez que vous aurez l’impression d’avoir déjà entendu cela à quelque part. Ils adorent reprendre des chansons et les réécrire à leur manière.

Aujourd’hui, je m’y connais assez bien en musique classique, l’authentique pas celle tournée en pop, au pire j’ai quelques bonnes notions. Un des premiers disques de cette musique que j’ai acheté me fut inspiré par Chaplin dans « Le Dictateur ». Au cours de la scène du barbier, Chaplin rase son client au rythme de l’air de la « Danse Hongroise no 5 » de Brahms. Je trouvais cette mélodie charmante, ce qui me poussa à me procurer le disque, ce fut un début. Depuis une dizaine d’années, il m’arrive d’écouter du classique et je trouve que c’est une musique aussi valable que les autres.

Pour les amateurs de choses plus récentes, voici une version rock du même titre. Sympa aussi.

Musiques qui vous avez peut être écoutées autrement

Puisque notre rocker national est décédé, paix à son âme, revisitions sa discographie d’une manière un peu particulière. Beaucoup de ses succès, surtout ceux des années 60, sont des reprises de trucs anglais ou américains avec souvent les créateurs complètement inconnus des fans de Johnny. Certaines sont très faciles à situer, d’autres un peu moins, je vous laisse vous amuser.

Bas nylon et la rivière du non retour

Un train qui gronde

Un visiteur m’a mis la puce à l’oreille suite à un post précédent sur un fait d’histoire et j’ai profité de ses lumières pour étudier un autre cas.  Je l’en remercie.

Il y a quelques temps je vous avais parlé d’un accident ferroviaire dans la vallée de la Maurienne pendant la guerre 14-18 qui fit plus de 400 morts, ou celui de Lagny en 1933 qui en fit plus de 200. Hélas, la France n’a pas le privilège de ce genre de catastrophe. Dans la paisible Suisse de la fin du 19ème siècle, une tragédie eut lieu dans la région de Bâle près du gros village de Moenchenstein, aujourd’hui la petite ville de Münchenstein, endroit où a grandi le tennisman Roger Federer. Elle concerne indirectement la France, car c’est un ouvrage d’art conçu par le très célèbre Gustave Eiffel, qui céda lors du passage d’un train.

C’est à ce jour l’accident de train qui fit le plus grand nombre de victimes sur le sol helvétique. Même si parmi les grands accidents impliquant le rail on est assez loin des records en nombre de morts, il y en eut quand même 71, avec plus ou moins gravement atteints, 170 blessés.

On est aussi loin d’un train fou qui dévale de nuit une pente à une vitesse folle, de l’inobservation d’un point du règlement de service, de conditions météo extrêmes. Non il n’y a rien de particulier, il fait beau, il fait jour, les mécaniciens de locomotives n’ont pas bu un coup de trop, ni n’ont sauté à pieds joints sur le règlement. Il y a cependant un point  qui aurait dû alerter les responsables de la ligne, les rivières quelque peu en crues, suite à des précipitations plutôt abondantes et un pont qui avait déjà eu quelques problèmes auparavant dans des conditions semblables, celui conçu par Eiffel.

Les faits

Nous sommes le dimanche 14 juin 1891. Les Bâlois en profitent pour s’échapper de la ville, d’autant plus qu’un festival de chant choral se déroule à Moenchenstein, à quelques kilomètres de la ville de Bâle. A une époque où il n’y a pas tellement de distractions, ce genre d’événement rassemble volontiers les gens en mal de petits plaisirs. C’est aussi un lieu prisé par les promeneurs, c’est si calme. Il est facile de s’y rendre, le train y passe. La ville est traversée par un rivière, la Birse. C’est une rivière plutôt qu’un fleuve, mais elle peut avoir parfois ses colères, elle finit par aller se jeter dans le Rhin.

Le train Bâle – Delémont quitte la gare de Bâle à 14h15 en direction de Moenchenstein, emportant un peu plus de 500 voyageurs. Un peu avant la gare, la voie emprunte un pont qui traverse la Birse. C’est un pont métallique, spécialité d’Eiffel et conçu par lui. Il mesure 42 mètres et ne surplombe la rivière que d’une petite dizaine de mètres en basses eaux. Sous le poids des locomotives, le train est tracté par deux machines, le pont cède. Emmenés par leur élan, six wagons sont entraînés dans le vide et viennent se chevaucher les uns sur les autres, le reste du train est stoppé avant de tomber.

Le pont a été inauguré en 1875. En 1881, la partie support du pont est endommagée une première fois, suite à des crues de la rivière. Après quelques réparations et renforcements, il est à nouveau déclaré opérationnel. En 1890, en vue d’un trafic plus conséquent, il est encore solidifié. Un peu avant l’accident, certaines sources affirment que le pont avait subi une nouvelle inspection de sécurité.

Même si les informations se répandaient immensément moins vite que maintenant, la nouvelle fit sensation dans la presse dès le lendemain dans la presse locale et fut relayée quasiment par toute la presse mondiale dès le surlendemain. Mais voyons à travers les journaux d’époque la relation de cet accident plutôt bien documenté.

Le 15 juin 1891

Le 16 juin 1891

Le 17 juin

Le 18 juin 

Article publié dans le Petit Parisien fin juin 1891

Gustave Eiffel fut quelque peu égratigné dans les suites de l’effondrement du pont, mais comme il est probable que c’est surtout un manque de précautions et d’entretien postérieurs à la mise en service et surtout de négligence, il s’en tira sans mal. Il sera beaucoup plus exposé dans l’histoire du scandale de Panama, quelques mois plus tard. De plus, ce n’est pas le seul pont conçu par Eiffel, il y en a d’autres qui ne poseront jamais le moindre problème et qui sont encore en service aujourd’hui.

La catastrophe connut des suites juridiques, diable on est en Suisse, le pays est volontiers juridiquement procédurier. Dans un premier temps, la compagnie d’exploitation le Jura – Simplon fut condamné par les tribunaux de Bâle à verser aux victimes des indemnités supplémentaires, supérieures au minima prévu par la loi. mais le jugement fut cassé par l’instance juridique supérieure, le Tribunal Fédéral. Finalement, on arriva à la conclusion qui arrangea tout le monde sauf les victimes, l’effondrement du pont était imprévisible, donc aucun responsable n’alla croupir sur la paille humide des cachots. Les victimes durent intenter des procédures civiles qui semblent avoir abouties dans la plupart des cas. Certains touchèrent plus de 25000 francs d’alors. A titre de comparaison la location d’un 2 pièces coûtait en 15 et 20 francs par mois, un journal 5 centimes.

La compagnie fut rachetée en 1902 pour l’inclure dans le réseau national des chemins de fer suisses.

Encore une fois et en guise de conclusion, force est de constater que la justice est toujours assez arrangeante quand de gros intérêts sont en jeu. Nul doute qu’un simple citoyen tuant quelqu’un par accident aurait subi les foudres de la loi. Ici pour 70 morts, c’est la faute à personne. 

Souces, Gallica, BNF, DP.

Vendredi en nylon (20)

Chansons que je pourrais écouter depuis longtemps

Je change un peu de cap pour cette séquence. Malgré toute ma bonne volonté de découvrir des artistes ou des titres au fil du temps, il y en a certains qui m’ont passé sous le nez, car on ne les a pas très bien promus à l’époque et sont restés dans une relative obscurité. De style divers, ils m’ont tapé à l’oreille suffisamment pour que j’en parle avec ravissement maintenant.

Très inspiré des Beatles, on s’étonne presque de ne pas trouver la signature de Lennon – McCartney. Délicieuse rêverie enregistrée en 1969.

Toujours une inspiration Beatles, mais première époque. C’est d’autant plus frappant qu’on dirait que John Lennon fait partie des vocaux.

Enregistré au tournant des années 70, mais édité seulement 25 ans plus tard. The Axe, un groupe qui n’est pas sans me rappeler Renaissance

Left Banke est un groupe américains qui avait obtenu là-bas un certains succès avec « Walk Away Renee » que je n’aimais pas plus que cela, même dans la version des Four Tops. En écoutant plus tard une compilation j’ai découvert un titre pour moi nettement plus intéressant « Desiree ». Bonne musique d’inspiration baroque.

La suivante est l’exemple type de trucs et de pistes que l’on se refile entre collectionneurs. Tu connais la version de Ceci par Untel ? Il s’agit ici du fameux « Shakin’ All Over » le fameux rock de Johnny Kidd. Enregistré en 1964 par un groupe hollandais, les Black Albinos, il est vrai que cette reprise est pour le moins succulente.

Randy Holden, je l’ai déjà présenté ici. Il fut le guitariste de Other Half et il fit brièvement partie de Blue Cheer. A part cela c’est plutôt un guitariste de premier plan. Dans les années 70, il enregistra un album « Population II » tiré à quelques centaines d’exemplaires seulement. Ceux qui l’avaient entendu n’en disaient que du bien. Il m’a fallu des années pour en trouver une copie et encore c’était probablement un pirate. Mais enfin par la magie de la Toile en voici un extrait. P’tain la classe!

Nul n’est prophète en son pays! Etant un immense fan des Yardbirds, j’ai mis plusieurs années à découvrir que les Compagnons de la Chanson avaient fait une version française d’un de leurs tubes. Il s’agit du fameux « Still I’m Sad », cette chanson inspirée de la musique grégorienne et qui fut no 3 dans les charts anglais. En français cela donne « Les Corbeaux De L’Hiver ». Ignore humanum est!

Certains anciens se rappelleront d’un groupe qui s’appelait Cat Mother & And All Night Newboys dont Jimi Hendrix avait produit un album. Ils avaient fait un tube en France avec « Good Old Rock And Roll » en 1969. J’ai longtemps recherché l’album que j’ai fini par dénicher quelques années plus tard. Parmi les titres j’ai particulièrement aimé celui-ci.

Une chanson où j’ai galéré longtemps avant de trouver, c’est la version chantée en anglais d’un titre que j’avais entendu pour la première fois par un groupe français de l’époque twist, Gary L’Ange Noir et ses Démons et qui s’appelait « Ciel Bleu », également chanté par Dalida. Je ne connaissais que le titre anglais « What A Sky », ce qui était une piste, mais sans plus. Dans les années 80, alors que j’étais en vacances en Italie, je regardais un film de 1960 à la télé qui s’appelait « I Delfini » (Les Dauphins) avec Claudia Cardinale et Gérard Blain. Il parlait de la jeunesse dorée italienne, un peu dans le style de « La Dolce Vita ». A un moment du film, il y a une surprise partie avec un fond musical et j’entends la fameuse chanson en anglais. Manque de pot, le télé coupe le générique de fin et j’ai pas pu en savoir plus. D’après la voix du chanteur, j’avais un petite idée, cela pouvait être Paul Anka ou Neil Sedaka qui firent une assez belle carrière en Italie au tournant des années 60. J’ai fait des recherches dans ce sens, mais que dalle, par un titre qui corresponde à cela dans leur discographie. Une dizaines d’années plus tard, tout à fait par hasard je tombe sur un disque aux puces avec un titre identique interprétée par un certain Nico Fidenco, les crédits de composition ont l’air de correspondre. Alors j’achète et à la maison je découvre que c’est bien le titre que je cherchais. Quel boulot!

C’est plus un souvenir personnel qu’une découverte, car en 1991, j’ai passé 3 soirées avec ce bonhomme qui se nomme Deacon Fuller, alors en tournée en Europe. Nous avons pas mal parlé de blues, car il en était un défenseur authentique et je dois dire que j’aimais sa manière assez puriste d’en jouer. Il avait promis de m’écrire si jamais il sortait un disque, je n’ai jamais eu de nouvelles et je crois aussi que ce disque n’est jamais sorti. Alors je suis plutôt content d’avoir trouvé quelques clips sur YouTube en guise consolation. J’ai appris qu’il était décédé en 2010. Le voici avec un standard bien connu, mais plus électrifié que sa manière de jouer habituellement, mais cela va très bien…

Conqueroo, un band américain du Texas dont j’ai plus entendu parler pendant longtemps avant de mettre la main sur un disque. Et c’est plutôt bien!

Johnny, hommage d’un passant de la génération perdue

Je ne vais pas jouer les pleureuses, c’est pas mon style. 

Les gens de mon âge ont tous été confrontés à ce phénomène unique dans l’Hexagone. Nous avons tous un souvenir avec lui. Elles peuvent s’appeler Michèle, Anne, Evelyne, elles se sont toutes invitées au bal qui faisait battre notre coeur plus fort. Sans doute dans nos bras elles pensaient à Lui, mais on s’en foutait, c’est nous qui menions la danse à l’ombre de ce géant dont nous glanions les mots sortis de sa bouche pour nos petites amourettes, pour trouver le monde un peu moins con…

De l’idole des jeunes que tu étais pour nous, tu as réussi à nous emmener avec toi jusqu’à ta vieillesse, la nôtre également. Nous t’en remercions sincèrement et te souhaitons une vie éternelle, ici c’est déjà une certitude, ailleurs on ne sait pas…

Mourir ce n’est pas disparaître, c’est juste cesser de paraître…

En 1965, un soir à la radio, j’ai entendu une jeune fille dire ceci…

 – La chanson que je préfère c’est Johnny qui chante ça… 

Salut des copains !

chansons que j’écoute de-ci de-là (5)

Très souvent ou plus rarement, elles reviennent sur ma platine.

Faites votre marché musical, vous achèterez ou pas!

Les Rolling Stones et un de leurs plus fameux coup de baguette magique!

Mitch Ryder et un de ses plus grands disques, c’est toujours très plaisant a écouter!!!

Ca j’aime encore beaucoup…

S’il ne m’en restera qu’une de James Brown, ce sera celle-là.

Dans son premier album, les légendaires Savoy Brown nous proposent un de ces petits amusements en studio qui tient un peu de l’improvisation. C’est toujours aussi succulent!

Un de mes premiers goûts d’Espagne…

Les Kinks avaient un compositeur de talent dans leurs rangs, pas besoin de trop faire de reprises, pourtant leur premier disque en fut une, celle de « Long Tall Sally » de Little Richard. Sans doute pas la meilleure, les Beatles en firent une fantastique à peu près en même temps, mais celle des Kinks est la plus originale…

A propos des Beatles, l’une des plus belles…

Un des deux ou trois titres des Monkees que je kiffe toujours et je crois que c’est encore parti pour longtemps…

Dans la seconde moitié des années 60, Donovan était presque un incontournable. Je fus d’abord séduit par « Hey Gyp » puis dans son répertoire par « Gold Watch Blues », un plaisant titre folk. Pour les connaisseurs cette chanson a été adaptée en français par Long Chris « Première Interview ».

La première chanson de Brel qui entra dans ma discothèque ne fut pas interprétée par lui mais par la reprise de « Grand Jacques » que firent les Sunlights après « Le Déserteur ». C’était une bonne initiative. Dommage que par la suite ce groupe sombra dans une facilité dont ils semblent encore être fiers aujourd’hui. Je poste la chanson malgré un son pas terrible.

A propos de Brel, une des plus charmantes versions anglaises de sa pièce maîtresse « Ne Me Quitte Pas », par Terry Jacks

 

Bas nylons et etc…

 

Des origines jusqu’à nous

Il est toujours étonnant quand on observe le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, en faisant la comparaison comparaison avec celui de jadis, de penser qu’ils étaient un peu fous. Des choses qui semblaient normales hier ne le sont plus du tout aujourd’hui. Tout ne disparaît pas pour autant, il reste des coutumes ou des expressions qui ont leur source dans un passé lointain.

Prenons l’expression, conter fleurette, je pense que vous savez à peu près tous sa signification. C’est un terme ancien que l’on peut comparer à notre draguer moderne. Mais il n’est pas né comme ça tout seul…

Henri IV (1553-1610), roi de France dit aussi le vert galant, avait une sacrée réputation de dragueur, enfin c’est plus qu’une réputation. Décrit comme un roi sans fausse modestie, gai luron, bon vivant, il se mélangeait assez volontiers avec les gens de condition modeste et semblait capable d’amitié sincère. Toujours à la recherche d’une nouvelle conquête ou aventure féminine, il est le roi et c’est un honneur déguisé en ordre, on ne dédaigne pourtant pas se laisser conter fleurette. Ah nous y voilà, c’est justement une de ces conquêtes qui devint sa maîtresse et qui s’appelait Fleurette, qui est à l’origine de cette expression.

Quelle aubaine! Encore une expression que vous avez entendue une fois ou l’autre. Elle tire son nom d’une loi féodale, dite droit d’aubaine, peu à peu abandonnée au cours des siècles et fut définitivement délaissée au 19ème siècle. Pour en comprendre l’aboutissement, il faut se représenter la carte de France et son évolution au cours des guerres gagnées ou perdues, c’est assez mouvant. Même si l’on trouve une certaine unité dans ce qui est appelé royaume de ceci ou de cela, en regardant attentivement on remarque pour la France une certaine similitude avec ce qui constitue aujourd’hui, les départements, les préfectures, les sous-préfectures etc…

Un roi pouvait gouverner un pays entier et soumettre les principes généraux régissant les territoires en sa possession, mais à l’intérieur il y avait des seigneurs qui étaient plus ou moins autonomes dans la gestion d’une partie de ce territoire en étant possesseurs de terres, de régions, de lieux d’étendues diverses. Ils étaient en quelque sorte les maîtres de leurs sujets et avaient en principe le droit de justice, de décision, pour autant que cela n’interfère pas sur les principes supérieurs, ceux du roi par exemple.

Une carte de France du 16ème siècle,on reconnaît quand même sa silhouette.

En 1750, imaginons un marchand de dentelles de Bruges qui va en Bourgogne vendre sa marchandise. Les affaires marchent bien et il a sa besace remplie de louis d’or. Coup de malchance, il décède subitement en pleine activité.

Comment cela se passerait-il aujourd’hui ? On avertirait sans doute la famille s’il en a une, qui déciderait des suites à donner à l’affaire. On envisagerait de rapatrier le corps ou de l’inhumer sur place. L’argent gagné est sans doute sur son compte bancaire et entrerait éventuellement dans l’héritage ou les droits de succession. Il y aura certainement quelques frais à payer sur place, mais cela sera couvert par une assurance s’il en a une.

Mais revenons en 1750, la situation est complètement différente. Avertir la famille, peu probable du moins dans un délai raisonnable, plusieurs jours sans doute pour autant qu’on en connaisse l’existence. Nous entrons directement dans ce que tentait de régler le droit d’aubaine. Tout ce que la victime portait sur elle ou faisait partie des biens qu’ils avaient amenés avec lui, revenait en droit au seigneur qui avait la jouissance des terres sur lesquelles il était décédé. Charge à lui d’assurer des obsèques selon sa bonne conscience, mais la fosse commune pouvait très bien faire l’affaire. Ce droit pouvait même aller plus loin, le prétendant pouvait aussi demander l’usufruit de biens situés ailleurs et lui appartenant en propre. Là imaginons que c’était plutôt difficile, surtout si le défunt venait de très loin.

Comme on le voit, quand il n’existait pas une structure de société très organisée, il fallait presque improviser au cas par cas. Cette loi n’a sans doute jamais été écrite, en vérité il s’agit d’un droit sans doute sanctionné  par un décret royal qui a pris force de loi par la suite. Chaque puissant connaissant son existence pouvait se réclamer d’elle.

Voyager dans les siècles passés était bien plus qu’une aventure, qu’un déplacement d’un lieu à un autre comme c’est l’habitude aujourd’hui.

De Gaulle, je t’aime moi non plus…

On dit souvent de lui qu’il fut le derniers des géants, en politique s’entend. Il est indéniable qu’il a laissé une grande empreinte dans l’histoire de la France. Je ne vais pas faire son éloge car je déteste cordialement tous les politicards, pour moi ce sont tous des tordus, des opportunistes et des profiteurs à tous crins. Mais je dois quand même reconnaître que j’ai une certaine admiration pour le personnage, du moins certains de ses côtés. Je crois sincèrement qu’il portait la France dans son coeur, il l’a toujours fait passer avant ses intérêts personnels, même si quelquefois son prestige extérieur était plus important que celui du bien-être du peuple français. Il est même extrêmement rare qu’un militaire soit à la tête d’une démocratie et en respecte le principe. J’adore son sens de la formule, ses mimiques, son humour, très souvent pince-sans-rire. Le regarder faire une conférence de presse est un pur délice, ses discours sans lire de notes est une preuve qu’il pense ce qu’il dit. Mon admiration s’arrête sans doute ici.

Comme tout politicien d’envergure, il avait ses détracteurs, les événements de Mai 68 firent vaciller son trône. Ce fut une époque où les caricatures de sa personne fleurirent dans les rues de Paris. En voici quelques unes récupérées  pour la bonne cause. Elles parlent toutes seules…

Un des plus célèbres imitateurs du Général, Henri Tisot. Il avait bien capté l’esprit de son modèle dans sa manière de tourner les phrases.

Sources Gallica, BNP, DP