calendrier nylon octobre 2016

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Nylon paparazzi (29)

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Allons encore une fois nous promener dans les journaux canadiens francophones…

Nous somme juste après la guerre, il faut relancer le commerce. Deux petites pubs qui concernent des gaines, l’une pour dames, l’autre pour jeunes filles. Rappelons quand même un fait, dès l’âge de 12 – 13 ans les filles commençaient à porter des bas, c’était quasiment naturel. Quand j’étais à l’école, en 1965, je me souviens d’une fille de 11 ans qui en portait déjà, avec un magnifique porte-jarretelles que je pouvais voir sécher au soleil devant la maison les jours de lessive. Essayez d’envoyer votre fille ainsi à l’école aujourd’hui!

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En 1956, un journal reprend ce que l’on pourrait intituler « histoire de la torture féminine de l’antiquité à nos jours ». Cet article relate ce qui touche au corset et à ses diverses formes à travers les âges. De tous temps la femme a voulu avoir la taille la plus fine possible, du moins pour ce qui était des sociétés que l’on pourrait considérer comme occidentales en adoptant la géographie actuelle. Jusqu’au début du 20ème siècle et des premiers mouvement d’émancipation féminine, la plupart des femmes considéraient comme une obligation d’avoir la taille serrée à l’extrême, plus spécialement dans les milieux bourgeois et royaux. On imagine péniblement les paysannes et glaneuses aller accomplir leur travail en corset. Cet article est instructif, car il présente une synthèse avec illustrations des différentes époques et de l’évolution de ce vêtement selon les moeurs d’antan. On peut cliquer pour une meilleure lecture.

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Quelques publicités étalées sur plus de 40 ans. En 1923, il n’était pas encore question de bas nylon, c’était le bas principalement fabriqué avec la soie. Bien sûr, c’était réservé aux grandes occasions, car il était plutôt onéreux. Mais soyons honnêtes, toutes les dames ne montraient pas leurs jambes, seules quelques téméraires et plus ou moins séductrices professionnelles se permettaient une certaine forme de jupe courte, au pire en dessous du genou. La minijupe est encore un rêve de couturier, la femme honnête s’habille de long. Les jambes sont cachées et pour ce qui est de leur habillement, des bandes molletières pourraient tout aussi bien faire l’affaire.
En 1927, on propose à la vente des bas de soie qui présentent des défauts de fabrication. Le prix en est réduit, ainsi les fauchées peuvent crâner à moindre prix. Plus loin, un article entre la gaine et le corset. Il est proposé avec six jarretelles, c’est la première fois que je trouve ce genre de mention dans une publicité. On est encore à quelques grandes encablures de ce qui deviendra presque un standard aujourd’hui pour celles qui « osent » porter des bas. Autre fait assez marrant, un pack de six jarretelles de secours coûte 7$, tandis que le tout vous coûtera 11$. Il est vrai qu’aujourd’hui certains accessoires de voiture reviennent presque plus chers que la voiture elle-même.  De l’autre côté nous allons vers 1967, alors que le bas est en train de disparaître. C’est une époque de flottement, toutes les jeunes filles ne portent pas encore des collants, on peut encore titiller la possible cliente pour une gaine qui affiche encore le mot jarretelle dans sa description.

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Un article beaucoup plus récent datant de 1991. Il fait le point de la lingerie chez les Canadiennes. On peut comparer avec ce qui se pratiquait chez nous en même temps.

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Complètement à part, un article de 1950. Au canada il existe des écoles où l’on séjourne en interne. Bien sûr il faut avoir son petit bagage avec soi, le nécessaire quoi! Voici une liste établie des choses plus ou moins indispensables. C’est un bon thermomètre pour savoir ce qui était bien ou mal vu chez les élèves. Pour les filles, par exemple, le pyjama est proscrit. S’il n’est pas fait allusion au bas nylon pour ces demoiselles, par contre on trouve les jarretelles ou jarretières pour les garçons. Alors au Canada on encourage le travesti? Je ne crois pas, car il faut se mettre en tête que le sport national au Canada est le hockey sur glace et il est pratiqué par presque tous les garçons. Et ma foi, cet accessoire est assez courant dans la pratique de ce sport qui requiert un équipement voisin de nos bonnes vieilles armures. D’une part pour le froid, et aussi pour se protéger des contacts enter joueurs et pas du tout, ou rarement, sanctionnés par l’arbitre s’il n’est pas résolument volontaire. Ces jarretelles servent à tenir les gros bas qu’ils portent et agissent un peu à la manière d’un fixe-chaussettes. Ce n’est pas un accessoire de séduction, mois un article utilitaire. Quand à affirmer que les dames en raffolent, je n’irai pas aussi loin. Mais chacun fait ce qu’il veut. 

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Eclats de nylon et vieux papiers (26)

Eclats de nylon, faits et méfaits 

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Les vieux papiers ou comment les journaux et autres nous donnent une vision de ce que furent la vie et l’actualité en d’autres temps.

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Le mot apache évoque pour moi immédiatement deux choses, les Indiens au Far West et un rock instrumental enregistré par les Shadows. Avec un peu de réflexion, une troisième image me vient à l’esprit, celui des bandes qui écumaient Paris aux alentours des années 1900. Ce n’est pas une légende, semblables bandes ont réellement existé. Elles ont même acquis une certaine célébrité, mêlée de curiosité et de crainte. La crainte est justifiée, car ce ne sont pas vraiment des gens avec lesquels il faut se frotter, ni même rencontrer par hasard, surtout si on a l’allure d’un bourgeois avec le portefeuille bien garni. S’il fallait trouver une icône à ce fait de société, on peut sans hésitation lui associer un nom resté assez célèbre celui de Casque d’Or, rapport à sa chevelure, alias Amélie Elie de son vrai nom.

Elle n’avait rien pour devenir une célébrité, c’est le hasard de la vie et des mauvaises rencontres qui leui permit de devenir une célébrité. Encore adolescente, elle se retrouve à la rue et finit dans la prostitution. Balancée entre amants et souteneurs, ce fut la rivalité entre deux d’entre eux qui la conduit à la célébrité. Ils ont pour nom François Dominique Leca et Josepf Pleigneur dit Manda, ce sont des chefs de bande liés aux Apaches. Commence alors un western dans les rues de Paris, autour de la personnalité de Casque d’Or, dont les deux hommes revendiquent l’amour, sinon la possession à des fins mercantiles. Les bandes s’affrontent dans une véritable guerre, il ne manque que les tranchées. Finalement, les deux hommes sont arrêtés, tout d’abord Manda et quelques mois après Leca, en 1902. Ils seront, comme c’est l’habitude à l’époque, condamnés et déportés au bagne de Cayenne, ils ne reverront jamais la France.

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En ce mois de mai 1902, la France est secouée par un événement qui a lieu bien loin d’elle, à la Martinique pour être plus précis. Le 8 mai, une gigantesque éruption volcanique secoua l’île et la Montagne Pelée, faisant 30000 morts. L’émotion est intense et occulte un peu l’actualité nationale. Mais à la fin du mois, le procès annoncé de Manda, dans lequel viendra témoigner Casque d’Or suscite une intense curiosité. Tout le monde veut la voir, eh oui il n’y a pas la télé, et elle est désormais célèbre. Voici dans Le Figaro, du 31 mai, son témoignage au procès, raconté par un journaliste. (Cliquer pour une meilleure vue et lire gauche/doite et haut/bas)

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Casque d’Or profitera de sa célébrité pour gagner quelque argent, tout en inspirant une nuée de de chansons et de pièces de théâtre, et en racontant ses souvenirs. Elle finit par se marier en 1917, mais sa gloire était déjà derrière elle. Elle mourut anonymement en 1933, âgée de 55 ans. 

Ce fut le film de Jacques Becker en 1952, avec Simone Signoret, qui fit renaître sa légende. Depuis, on associe volontiers son visage à celui de la vraie Casque d’Or. Mais force est de constater que l’actrice est bien séduisante que son modèle. Il faut aussi garder à l’esprit que le mythe a été, en partie, construit par les journalistes. La célébrité tient parfois à peu de choses, c’est dans l’air du temps de chaque époque.  

Partouzes à Bruxelles en… 1882!

On sait par les historiens que les cours royales n’étaient pas épargnées par les moeurs libérales. Enfin comme c’était le roi qui décidait en dernier ressort, il pouvait aisément décider de la suite à donner à l’affaire. Mais malheureusement pour les amateurs, l’apparition d’un semblant de démocratie et la liberté de la presse causa grand tort à ces braves gens surmenés par les affaires courantes et une libido qui ne demandait qu’à s’exprimer. Comme vous le lirez dans l’article publié dans Les Drames Illustrés, une certaine dame X habillait la journée les épouses et déshabillait le soir les maris. Et les frites dans tout cela?

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Jeux interdits avant le film de René Clément, sacrés garnements! (Faits Divers Illustrés 1905)

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Source Gallica, BNP, DP

Nos disques mythiques (22)

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Les Dakotas, de gauche à droite sur la photo: Robin MacDonald (1943- †2015), rhythm guitar; Mike Maxfield (1944 -), lead guitar; Tony Mansfield (1943 -), drums; Ray Jones (1939 -†2000), bass. 

Les Shadows ont largement dominé le style instrumental anglais au début des années 60. Leur suprématie ne fut que mise en doute par les Tornados et leur fameux « Telstar », et par deux anciens membres des Shadows justement, Jet Harris et Tony Meehan, qui cartonnèrent avec « Diamonds ». Les groupes instrumentaux furent cependant nombreux. On peut se souvenir de Nero et les Gliadators et les Krewkats, dont deux moutures servirent plus tard d’accompagnateurs pour Dick Rivers, ainsi que pour les premiers, de Bobbie Clarke, un très grand batteur qui atterrit par d’autres chemins dans les Playboys de Vince Taylor et récupéré ensuite pour Joey et les Showmen de Johnny Hallyday. Pour ceux qui marquèrent encore un peu l’histoire du genre, les Hunters et les Cougars qui popularisèrent cette fameuse adaptation du Lac Des Cygnes de Tchaïkowsky, devenu « Saturday Night At Duckpond ». Voilà pour l’essentiel, mais venons en détail sur un groupe qui fut instrumental par la bande, les Dakotas. 

En 1963, 64, George Martin est un producteur heureux. Entre autres, il s’occupe des Beatles, de Gerry et les Pacemakers, ainsi que de Billy J Kramer et les Dakotas. Ces trois formations s’arrachent littéralement la première place du hit parade anglais, un tas de fois pour les premiers, trois fois pour les seconds, 2 fois pour les troisièmes, sans compter les numéro deux. Il peut orchestrer savamment la sortie des disques, attendre que le succès de l’un se tarisse pour en proposer un autre, cela marche presque à tous les coups. De plus, il accapare des compositions originales rejetées par les Beatles pour les refiler aux autres, même certaines dont ils sont les compositeurs. 

De ces trois formations, Billy J Kramer et les Dakotas furent les moins populaires, tout en gardant à l’esprit que leur succès fut grandiose, mais ils durent se contenter d’un succès plus modeste ailleurs qu’en Angleterre. Ce sont aussi eux qui composent un ensemble fait de deux moitiés. Bien que toujours crédités ensemble, il y a d’un côté le chanteur et de l’autre le groupe d’accompagnement. Cela a sans doute décidé George Martin de tenter en parallèle une carrière pour les accompagnateurs, comme ce fut le cas pour Cliff Richard et les Shadows.

Cela va amener les Dakotas à faire une première tentative en solo avec un disque instrumental composé par le guitariste soliste Mike Maxfield, « The Cruel Sea », couplé à « The Millionnaire ». A l’écoute on est surpris par l’originalité du son, cela sonne assez différemment de ce que l’on entend dans le genre au même moment. Le secret, qui n’en est pas un, c’est de jouer simultanément la mélodie au piano et à la guitare. On retrouvera ce son dans certains titres de Billy J Kramer, Le succès est modeste, mais quand même là, le titre se classe à la 18ème place du hit parade. Edité aux USA, on en change un peu le titre et il devient de « The Cruel Surf » pour être en phase avec la mode musicale. Mais le titre pourra acquérir toute sa notoriété grâce à la reprise des Ventures, qui le mettent sur la face B de leur gros succès « Walk Don’t Run’ 64 ». Il obtient ainsi un audience inattendue, qui va le hisser à la hauteur d’un classique presque incontournable de la guitare. En France, le titre fut repris par Michel Cogoni et Frank Farley (Canada), « Oublie Qu’elle Est Si Belle ». Il fut aussi au programme, en instrumental, du dernier EP des Champions avec Claude Ciari. Pour l’original, il est couplé avec deux succès de Billy J Kramer sur un EP Odeon. 

Pour la suite, George Martin leur refile une composition originale « Magic Carpet » avec une autre production du groupe « Humdinger ». Cette fois-ci, il n’y aura qu’un moindre retentissement, le disque ne se classant pas. Parlophe sort alors un 4 titres « Meet The Dakotas », réunissant les deux disques sous la fameuse référence catalogue numéro 8888. Il est présenté avec cette pochette assez marrante, les membres classés par ordre de grandeur et tendant la main. Ce montage est fixé dans l’oeil de milliers de fans des sixties qui peuvent le reconnaître de loin. 

Pour les amateurs de la chose instrumentale, c’est une pièce maîtresse qu’ils se doivent de posséder sous une forme ou un autre, les pièces originales, surtout le 4 titres, étant assez difficiles à dénicher. Mais les rééditions sont nombreuses, voire innombrables, tout autant que les reprises. Le groupe tourne encore, mais il ne reste aucun membre de la formation originale.

Quoi qu’il en soit, je navigue sur cette mer depuis plus de 50 ans et je n’ai pas le mal de mer…

Deviner ou voir telle est la question!

J’en ai trop vu… jamais un amateur de bas nylon ne dira cela, même quand le spectacle est total. Eh oui, quelle différence entre la vision d’une femme qui porte des bas et celle qui porte de collants. Mais parfois deviner avec la certitude que cela est plus qu’une illusion, quel panard! Reste à savoir, si la découverte sera totale ou restera à l’état de souhait. On a tous vécu cela d’une manière ou d’une autre. Voici quelques images qui montrent un peu, beaucoup, passionnément!

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