Bienvenue

Animation2015-2

2 000 000 de visiteurs sont venus sur ce blog

livres boss

avec Miss Nylon et Miss Eva

LA PETITE ENCYCLOPEDIE SUR L’ART

DE PORTER LE BAS NYLON

Le bas nylon des nuls aux experts

COUV - final tif déplacé 390 large

avec Miss Eva

couv-encadree

editions-nylon

En vente sur
amazon

 

En passant

Bas nylons et l’affiche bien

*****

Plus que la peinture, j’ai toujours été un fan de l’affiche. La création n’est pas très différente, elle revient à la vision de l’artiste. Sauf que l’affiche n’est pas à destination unique, elle est créée pour être diffusée avec diverses intentions, dont la première est d’attirer le regard du passant afin de l’informer de quelque chose. En général, la publicité à but commercial se taille la part du lion, mais elle peut aussi être placardée dans un seul but d’information, par exemple des consignes à respecter. Attirer l’oeil est une chose, mais une fois celui-ci posé sur l’affiche, il faut encore l’inciter à ce qu’il adhère à ce que propose l’affiche, surtout si cela concerne l’achat d’un produit ou l’inviter à se rendre à tel ou tel endroit. On peut y arriver par les mots, mais en petite quantité, ou susciter une sorte de rêverie ou de bien être en analysant ce qui lui est proposé. Il y a un tas de techniques qui sont possibles, la meilleure reste celle qui vous fera diriger votre regard spécialement vers l’une d’entre elles quand elle est un peu perdue au milieu d’un étalage d’affiches. J’ai constaté dans un journal local, une entreprise qui proposait ses services avec une publicité un peu perdue parmi d’autres publicités dans le pages pubs du journal. La technique volontaire ou non était très efficace. Regardez le dessin ci-dessous.

Vous aurez sans doute posé en premier votre regard sur le carré posé sur un angle. C’est la présentation adoptée par l’entreprise. Perdue dans une page où les autres publicités sont présentées dans des carrés ou rectangles alignés normalement, celle-là attirera plus que probablement votre attention quand vous tournez la page. C’et simple efficace et sans l’usage d’aucune couleur.

Voilà une affiche que j’avais réalisée pour les livres du Boss. On y retrouve l’idée du carré qui est mise en valeur par le « 50 Nuances ». Vous passez à côté de l’affiche et ce blanc attirera votre regard, même si vous n’y prêtez pas particulièrement attention. La dame qui est en gros plan vous suggère que ce n’est pas de la pub pour le bulletin paroissial, on devine de quoi cela parle, La dame à droite en ombres et lumières rappelle ce côté un peu mystérieux de la femme qui porte des bas nylons. Pour la dame de gauche, c’est un peu la même chose, elle vous regarde, mais une partie de son visage est caché par sa chevelure. Par contre, on voit très bien qu’elle porte des bas, elle vous tend un piège, a vous de découvrir lequel. Le reste est purement une présentation pour attirer le lecteur. Deux textes brefs destinés en haut à la femme pour l’inciter à porter des bas, et celui du bas destinés à l’homme pour lui rappeler une vérité qu’il doit connaître ou vouloir découvrir. Les titres sont la balance nécessaire à rendre le texte visible. Vous pouvez cliquer sur la photo pour l’agrandir, mais je vous signale que la photo est en basse résolution sur le blog, un petit flou peut apparaître. Initialement elle est d’un format 42 X 29,7 cm.

Mais trêve de blabla, allons regarder une série d’affiches qui concernent une idée précise, celle de la fête. Jadis, elle avait une grande importance, les distractions étaient beaucoup plus rares. Maintenant, on fait la fête pour un oui ou un nom. Aujourd’hui, il est plus rare de faire appel à un artiste pour concevoir une affiche illustrée par un dessin. On ne réalise plus que des affiches pour de grands événements, un carnaval de grande importance, un festival, une grande exposition, un film, par exemple. Pour le autres, on aura recours à de la simple affiche créée par PAO.  Ces affiches datent de la fin du 19éme siècle jusque vers 1930. Tout y est, certaines font même appel à un érotisme discret, chose qui n’était concevable que sur une peinture ou une affiche. On peut cliquer chaque image pour la rendre plus lisible.

Exploration en terre musicale inconnue (40)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.
J’arrive au numéro 40 de cette rubrique, a raison de 12 présentations dans chaque numéro, cela fait près de 500 disques rares qui font partie de cette exploration. Le point commun de tous ceux que j’ai présentés, c’est qu’ils sont rares à des degrés très divers, du rare pas trop rare au Graal de la rareté. De quelques euros pour certains. a des dizaines, des centaines, et même plus de 1000 euros pour les plus prestigieux, cela donne une idée de la valeur que peut avoir une belle collection de vieux vinyles. Et ça continue…

1961 – Janice Harper / Love Is A Dangerous Thing. Chanteuse américaine dont on ne sait pas grand chose, sinon qu’elle a enregistré une poigne de disques entre 1957 et 1967. Un physique avantageux et un style qui n’est pas sans rappeler celui de Peggy Lee. Je n’ai jamais vu cette publication.

1968 – Reparata & The Delrons / Captain Of Your Ship. Trio vocal féminin blanc américain assez connu là-vas, qui débuta en 1964. Sur le plan international, leur titre le plus connu est celui-ci, on peut trouver sur un single français publié par EMI, mais peu visible.

Sagittarius / Another Time. Réputés pour avoir fait d’un titre du trio anglais Ivy League « My World Feel Down », un must psychédélique qui fut aussi édité en France sur un single, celui-ci fut publié à la suite. Si le premier est déjà rare, ce dernier l’est encore plus. Une pièce assez recherchée dans son pressage français, le seul emballé dans une pochette.

1968 – Steppenwolf / Born To Be Wild. Il existe deux versions françaises de ce single pour les sixties. La première date de 1968 et la seconde de 1969. Lors de la parution originale, bien que très connu le titre ne suscita pas immédiatement un engouement féroce. Ce fut le film « Easy Rider » qui le propulsa au firmament. C’est assez marrant de voir la manière qu’à une salle obscure de capter l’attention et l’oreille d’un spectateur, depuis ce film est toujours associé aux bikers. Le premier tirage relativement modeste en ventes est de ce fait beaucoup plus rare et recherché que la seconde édition. Entretemps un autre phénomène s’est glissé dans les parutions. Jusqu’en 1968, c’est RCA qui distribuait Dunhill en France, première parution, et ensuite EMI, seconde parution.  Cela peut avoir eu un impact sur les ventes du premier.

1974 – Spooky And Sue / Swinging On A Star. Succès en Hollande, bide en France, exemple de  ces artistes qui surgissent et disparaissent à la vitesse du son. Une recette simple, on reprend une vieillerie très connue pour la mettre au goût du jour, ici on sent le disco venir. Cela avait déjà marché pour Richard Anthony en France dix ans avant avec le même titre. Bien que rares ces disques laissent peu de traces dans les recherches de collectionneurs.

1965 – The Motions / It’s Gone. Les connaisseurs savent que ce groupe hollandais est une première mouture des fameux Shocking Blue et du non moins fameux « Venus ». Pour moi, il a une toute autre signification. Ce premier EP français d’une série de 3, fut un de mes tous premiers disques. Mon titre préféré est celui que je vous propose ici, je l’ai écouté des milliers de fois et je l’écoute encore, C’est un beau collector, la semaine passée j’ai vu une copie partir  à 260 euros. Ma vieille copie usée jusqu’à la corde n’atteindra sans doute jamais pareil prix, raison de plus pour ne pas chercher à la vendre.

Rudy Bennett qui fut le chanteur de ce groupe la chante encore.

1970 – John Stewart / Marshall Wind. John Stewart c’est un ancien du Kingston Trio qui entama une carrière de soliste, mais aussi de compositeur (Daydream Beliver pour les Monkees c’est lui). Ce single extrait d’un album, est un essai de le faire remarquer en France, sans grand résultat. Il obtiendra un hit international en 1978 avec « Gold ».

1971 – Présence / Le Jour S’est Levé. Un de ces nombreux groupes pop à la française. Beaucoup connurent une existence éphémère, mais il y en a quelques-uns qui deviennent des collectors par la suite. Le groupe Présence en fait partie sans doute plus par le fait qu’il a eu deux chanteurs connus dans ses rangs. Le premier était plutôt en déclin, Erick Saint Laurent, qui eut quelques titres assez connus cinq ans plus tôt. L’autre est une vedette en devenir, Daniel Balavoine. C’est se second qui apparaît dans ce titre. C’est un disque relativement rare sans être rarissime.

1970 – Ange / Israel. Beaucoup plus rare et aussi plus recherché, le premier enregistrement du groupe Ange. Avant de devenir un leader de la pop française, le groupe avait timidement enregistré un 45 tours sur un tout petit label. Musicalement c’est plus fouillé que le précédent, on peut aisément le classer dans la musique progressive. En valeur sur le marché, il peut se vendre 3 à 4 fois plus cher.

1971 – Total Issue / Rustique. Un autre groupe français que je trouve assez classe. Des musiciens venus du jazz et qui se lancent dans quelque chose de plus pop. Un 45 tours rare extrait d’un album quasi mythique. Parfois je me dis que plutôt que de mettre toujours l’accent sur la pop anglaise ou américaine, nos chers programmateurs radios passaient souvent à côté de belles choses. Si j’avais entendu cela à l’époque, j’aurais sans doute couru acheter l’album.

1967 – The Blues Magoos / We Ain’t Got Nothin Yet. Ah celui-là, il fallait bien qu’il devienne un collector. Pratiquement tout ce qui a été publié en France sous forme de EP et qui concerne la musique psychédélique peut se classer dans le plutôt rare ou très rare. Dans le lot, cette publication est sans doute une des plus courantes, ce qui ne veut pas dire que vous allez en trouve un exemplaire dans toutes les brocantes. Il existe quelques clips d’eux, mais comme le son est médiocre, voici un  clip plus banal, mais de qualité.

1966 – Cream / I’m So Glad. Le groupe Cream est apparu assez tôt pour bénéficier des publications en EP’s, support qui fait tout le charme des productions françaises pour les collectionneurs internationaux. N’allez pas croire que c’est par philosophie que ce fut le cas. Non, c’est plus mercantile, cela permettait de vendre le double de marchandise et rapporter plus. Gain pour l’acheteur, souvent de belles pochettes qui résistent bien à l’épreuve du temps. Pour Cream, il y en a trois, le premier étant certainement le moins courant, mais il annonce déjà tout le charme et l’importance qu’aura ce groupe.

*****

En passant

Bas nylons et toujours pas pu

*****

Quand un artiste sort un enregistrement, la plus belle des consécrations est d’arriver à la première place du hit parade. Le plus rageur est de se hisser à la seconde place et de ne jamais accéder à la première. C’est arrivé de multiples fois à une multitude d’artistes. Cette position n’augure en rien l’entrée de cette chanson dans l’immortalité. Bien des succès qui ne furent pas numéro 1 et même assez mal classée sont aujourd’hui bien plus connues que des succès qui accédèrent à l’ultime consécration. C’est juste rageur pour l’artiste, il est plus agréable de dire que son disque est numéro que numéro deux. Revisitions quelques uns de ces succès qui stagnèrent à la seconde place. J’ai pris comme référence le hit parade anglais. Voici dans l’ordre chronologique les artistes qui figurent « seulement » à cette deuxième place en 1966. Source : UK Official Singles Charts.

Crispian St. Peters – You Were On My Mind.

The Rolling Stones / 18th Nervous Beakdown.

The Mindbenders – A Groovy Kind Of love.

The Hollies- I Cant Let Go.

The Lovin’ Spoonful – Daydream.

The Beach Boys – Sloop John B.

The Troggs – Wild Thing.

Gene Pitney Nobody Needs Your Love.

Los Bravos – Black Is Black.

The Beach Boys – God Only Knows.

The Who – I’m A Boy.

Dave Dee Dozey Beaky Mick & Tich – Bend It.

The Troggs – I Can’t Control Myself.

The Hollies – Stop Stop Stop.

Manfred <mann — Semi-Detatched Suburban Mr. James.

The Spencer Davis Group – Gimme Some Lovin’.

Val Doonican – What Would I Be.

The Seekers – Morningtown Ride.

*****

En passant

Musique pour confinement (6)

La télévision suisse a toujours été un média plutôt pauvre dans un pays plutôt riche. Ce n’est pas entièrement un fait du hasard, pour une population d’un peu plus du dixième de la France, elle devait en plus partager la poire entre les trois langues nationales aux sensibilités différentes. Fondée en 1954, pendant de nombreuses années elle a fonctionné sans publicité avec un jour sans programmes, le mardi. Comparativement à sa concurrente française, elle a sans doute eu un aspect plus culturel, reportages, nombreux débats politiques en relation avec les multiples votations qui font appel à l’opinion des citoyens, émissions sur tous les aspects de la société dans le monde. Dans ce genre, l’émission Temps Présent, existe depuis plus de 50 ans. Les chroniques historiques de Henri Guillemin, un précurseur d’Alain Decaux, font encore référence aujourd’hui. Le divertissement existe aussi, mais de manière plus discrète, ce sont rarement des programmes où il faut faire de l’audience à tout prix et du grand spectacle. Pour la Suisse d’expression française, à côté d’une production locale minimaliste, on a souvent fait appel à des vedettes françaises de passage pour nous en chanter une le plus souvent en playback, ceci depuis les débuts. Uns grande partie de ces archives ont été mises en ligne. On y retrouve des noms connus, des chansons connues, mais dans des clips différents, parfois agrémentés d’une petite interview. Pour cette musique de confinement, j’ai fouillé ces archives pour vous en proposer des extraits.

Dalida en 1959

Johnny Hallyday, 191, live à Genève.

Les Chaussettes Noires en 1961.

Henri Salvador, 1962.

Danyel Gérard, 1964.

Sylvie Vartan, 1964.

Chantal Goya, 1964, deux chansons de ses débuts.

Monty, 1964.

Frank Alamo, 1965.

Jacques Brel, en live, 1965.

Françoise Hardy, 1965, pour moi sa plus belle chanson.

Hugues Aufray, 1965.

Les Gentlemen, un groupe suisse comprenant deux anciens Mousquetaires de Larry Greco, très british.

Marie Laforêt, 1966.

Antoine, 1966.

Jacques Dutronc, 1966.

Dani, 1967.

Scott McKenzie, 1967, le trip hippie façon showbiz.

Nino Ferrer, 1967, dans une reprise de James Brown.

Bobby Lapointe, l’as du jeu de mots.

Nicoletta, 1966, son titre repris par Ray Charles.

Serge Gainsbourg, 1968, apparemment à jeun.

France Gall, 1968.

Zager And Evans, leur fameux tube.

Veronique Sanson, les débuts.

Johnny Hallyday, 1974, en live au pénitencier de Bochuz, une des premières expériences du genre.

Un concert des Dogs en Suisse, qui nous rappelle cet excellent groupe.

******

En passant

Bas nylons et mise en train

*****

Quand il s’agit d’aborder un métier ou une fonction, pour le novice cela peut présenter un parcours du combattant. Etre tailleur de crayons dans un bureau ne représente à priori pas beaucoup de dangers, ni ne requiert une grande attention. Il y a passablement de métiers qui demandent presque une attention de chaque instant, d’autant plus si pour l’exercer on est un pion dans une vaste organisation, un personnage isolé dans un secteur dont dépendent énormément de choses qui peuvent avoir un impact négatif beaucoup plus loin. L’exploitation du chemin de fer a sans douté été une de ces premières entreprises tentaculaires. C’est l’effet papillon, un ennui à Lille peut se répercuter jusqu’à Marseille. Cet effet peut avoir des graves conséquences, car une parie des services assurés par le train comprend le transport de voyageurs. Celui dont peut dépendre l’arrivée à bonne gare du voyageur est bien entendu le conducteur, mais aujourd’hui il peut compter sur un tas d’aides extérieures qui assurent la bonne avance du train, mais rien n’est infaillible, des accidents surviennent toujours. Jadis, les choses étaient bien différentes, on pilotait un peu à vue, les échanges humains étaient courants, beaucoup de choses étaient mécaniques.  Par exemple, la signalisation fut longtemps optique, quelquefois éclairés avec une lampe à huile.  Ce sont les fameux sémaphores qui selon la position indiquaient que la voie était libre ou nom. Cela impliquait qu’au temps de la vapeur, le mécanicien principalement, devait avoir constamment la tête dehors pour apercevoir la signalisation, par -10 degrés et la nuit, imaginez la facilité de son travail. Il est vrai que les signaux ne poussent pas pendant la nuit, on savait avec un peu d’habitude l’endroit exact où ils se trouvaient, c’était le moment de redoubler d’attention. On peut citer la catastrophe de Lagny-Pomponne, qui fit plus de 200 morts le 23 décembre 1933. Lors du procès, le peu de fiabilité de la signalisation  fut mis en cause. Vous pouvez vous référer à mes articles précédents concernant les catastrophes ferroviaires avec les références de la presse d’époque. les liens sont en bas de l’article.
Le personnel naviguant est une partie de l’entreprise qui ne pourrait pas atteindre son but sans le personnel au sol, à l’époque une véritable fourmilière dans les grandes gares. Dans ces dernières, ils sont exposés presque à chaque instant à un accident, les mouvements de trains étant incessants. Bien entendu, je veux parler des agents du mouvement, pas ceux des bureaux qui risquent au pire d’attraper un rhume suite à un courant d’air. Personnellement, j’ai connu deux de ces personnes qui sont mortes en exerçant ce métier, sans pour autant être moi-même un employé de la branche. Mettons nous à la place d’un débutant dans une grande gare parisienne qui va devoir « aller à la manoeuvre » comme ils disaient. J’ai retrouvé dans les archives, un livre qui m’a fait l’impression de faire ouvre de pionnier dans la formation de personnel. Aujourd’hui beaucoup de choses se font via un ordinateur, mais en 1937 cette instruction est présentée sous forme de rappel à travers une sorte de bande dessinée. Ce genre de publications étaient encore assez rares, tant au niveau loisirs que celui de l’apprentissage. On avait compris qu’une image parle mieux que cent mots, que l’on peut s’instruire presque en s’amusant. J’en ai extrait toutes les images qui concernent les agents au sol confrontés au dangers de participer à la vie d’un gare. Toutes les images sont cliquables.

Lien concernant catastrophes ferroviaires

Lagny-Pomponne – 1933

Environs de Bâle – 1891

Vallée de la Maurienne – 1917

Monaco

Monte-Carlo  –  LaTurbie

Source Gallica, BNP, DP

En passant

Exploration en terre musicale inconnue (40)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1971 – Marie Archangelo / En Gongol A Monti Comissaire. Le label Sonafric distribuait en France de la musique d’origine africaine, certainement à destination d’une population immigrée. Depuis le temps, certaines de ses publications sont devenues rares et plutôt recherchées. Il est vrai que depuis quelques dizaines d’années, de plus en plus d’amateurs considèrent le continent africain comme une des grandes sources de la musique moderne, alors on essaye d’y remonter en recherchant parmi les obscurités. Cette chanson qui peut avoir une inspiration française avec son accordéon est un exemple de ce que l’on peut retrouver en Louisianne avec la musique cajun. Disque très rare.

1969 – Astronaut Alan & The Planets / Fickle Lizzie Anne. Le producteur d’origine allemande Mark Wirtz fut très actif dans les sixties, il fut notamment producteur du groupe Tomorrow, l’un des premiers groupes psychédéliques anglais. L’un des membres du groupe, Keit West décrocha un tube en 1967 avec « Excerpt From A Teenage Opera ». En 1969, en pleine conquête spatiale, il produit l’unique réalisation de ce groupe, un titre à l’influence reggae qui n’est pas sans rappeler dans certains passages une célèbre histoire de lion qui est mort ou dormait selon les versions. Disque assez peu courant autant que ses passages radio à l’époque.

1966 – Sonny And Cher / Have I Stay Too Long. Les publications françaises d’origine de ce duo sont très inégalement rares ou courantes. Cet EP de 1966 fait partie du lot des plutôt rares, sinon le plus rare. J’imagine qu’il a été publié surtout pour profiter de leur popularité en France qui était assez grande. Vu qu’il ne contient pas de tube, il s’est assez peu vendu. Pas facile d’en apercevoir une copie.

1966 – The Temptations / Get Ready. Encore une de ces pièces Tamla Motown qui atteint des bons prix chez les collectionneurs. C’est aussi ma préférée du groupe. Il y a 20 ans, j’ai proposé une copie en parfait état que j’avais à double de cet EP pour un prix qui devait correspondre environ à une cinquantaine d’euros. On m’a presque traité de voleur. Aujourd’hui, ce même disque peut friser les 200 euros, moi-même j’ai vendu ce doublon pour 150 euros il y a trois ans. Sur le clip, en introduction vous reconnaîtrez si vous êtes un spécialiste, Paul Revere et les Raiders.

1969 – Scott Walker / The Rope And The Colt. Un disque qui détonne assez dans la discographie de Scott Walker, la musique du film de Robert Hossein « Une Corde, Un Colt », un western. Voilà bien un chanteur qui du crooner à la musique expérimentale, n’a fait que de belles choses. Il est malheureusement décédé en 2019.

1970 – Tam White / Lewis Carroll. Un chanteur écossais avec une discographie comportant un ou deux beaux collectors.  Cette rare pièce en fait partie.

1969 – Wallis / Johan. Une américaine devenue top model en France qui s’essaya à la chanson. Cette chanson a été écrite par William Sheller avec pour les paroles la collaboration de Tony Arena, son copain d’alors, qui comme tout le monde le sait, fut un des Irrésistibles (My Year Is ADay). Malgré une promo de Drucker, je ne me souviens pas d’avoir entendu ce disque à l’époque. C’est un disque courant parmi les pas très rares. Elle sera la femme du couturier Claude Montana, Elle se suicide en 1996.

1966 Susan Christie / I Love Onions. Une chanteuse de folk et variétés américaine. Elle profite sans doute de la vague qui voit resurgir les chansons vieux style qui ont une certaine cote en 1966.  Cette histoire d’oignons ne fit pas trop couler des larmes d’admiration, même si elle eut un petit succès aux USA. En France on préfère nettement ceux de Sidney Bechet, nettement plus facile à cueillir dans les champs de collectors.

1956 – Petula Clark / With Your Love. Une très grande partie de la discographie française de Petula Clark est très courante. Mais plus l’on se rapproche des débuts, la première publication française date de 1956, plus ils deviennent difficiles à dénicher. Il est vrai qu’elle n’a pas tout de suite cartonné, ce n’est qu’à partir de 1958 – 1959 qu’elle devient peu à peu une vedette en France, spécialement en enregistrant en français. Evidemment les premiers disques sont recherchés par les fans qui atteignent parfois des sommes rondelettes. Sur ce second EP, on trouve en version anglaise, l’un des titres de Bécaud « Mes Mains » devenu « With Your Love. Une grande dame de la chanson qui est encore pleine de punch à bientôt  90 ans.

1962 – The Mar-Keys / Foxy. Surtout connus en France grâce à « Last Night » qui fut un des premiers indicatifs de « Salut Les Copains » sur Europe 1, il existe d’autres publications d’eux nettement moins visibles comme cet Ep de 1962,  qui fut l’indicatif de… rien du tout, c’est évidemment plus rare.

1965 – Millie / I’ve Fallen In Love With A Snowman. Chanteuse jamaïcaine, elle connut un grand succès en 1964 avec « My Boy Lolipop » (C’est Toi Mon Idole par Agnés Loti et un tas d’autres). On se souvient surtout d’elle pour être une des pionnières de l’avènement du reggae en Angleterre. Il existe cinq EP’s en France, qui à l’exception du premier sont tous assez rares et recherchés. Ici un extrait du troisième. Elle est décédée récemment.à Londres âgée de 73 ans.

1958 – Ricky Nelson / Good Rockin’ Tonight. Les trois EP’s de Ricky Nelson publiés en France par London à la fin des années 50 sont très rares et très recherchés. En fait, ce sont surtout ceux qui contiennent du rock and roll, musique que Nelson a abordé par la tranche. Le troisième qui contient le titre proposé est monté à 550 euros aux enchères pour une copie en parfait état. Alors si jamais dans les disques de vos parents, on ne saurait être trop prudent…

 

*****

En passant

Bas nylons et toujours pas pu

*****

Quand un artiste sort un enregistrement, la plus belle des consécrations est d’arriver à la première place du hit parade. Le plus rageur est de se hisser à la seconde place et de ne jamais accéder à la première. C’est arrivé de multiples fois à une multitude d’artistes. Cette position n’augure en rien l’entrée de cette chanson dans l’immortalité. Bien des succès qui ne furent pas numéro 1 et même assez mal classée sont aujourd’hui bien plus connues que des succès qui accédèrent à l’ultime consécration. C’est juste rageur pour l’artiste, il est plus agréable de dire que son disque est numéro que numéro deux. Revisitions quelques uns de ces succès qui stagnèrent à la seconde place. J’ai pris comme référence le hit parade anglais. Voici dans l’ordre chronologique les artistes qui figurent « seulement » à cette deuxième place en 1965. Source : UK Official Singles Charts.

Petula Clark / Downtown.

Cilla Black – You’ve Lost That Loving Feeling. Ce fut la version originale par les Righteous Brothers, bien meilleure que celle-ci, qui fut no 1.

Wayne Fontana & The Mindbenders / Game Of Love.

Them / Here Comes The Night.

Peter &  Gordon / True Love Ways.

The Everly Brothers / The Price Of Love.

The Yardbirds / Heart Full Of Soul.

The Animals / We Goota Get Out Of This Place.

The Fortunes / You’ve Got Your troubles.

Manfred Mann / If You Gotta Go Go Now.

Andy Williams / Almost There

The Who / My Generation

Cliff Richard / Wind Me Up.

 

*****