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avec Miss Eva
LA PETITE ENCYCLOPEDIE SUR L’ART
DE PORTER LE BAS NYLON
Le bas nylon des nuls aux experts
Cécile de Rodt (1855 – 1929) est une voyageuse suisse qui entreprit un tour du monde en 1901. A cette époque, le monde peut sembler encore quelque chose d’un peu mystérieux d’autant plus que certains pays sont géographiquement très lointains. Ce n’est pas une aventurière, elle ne va pas se battre contre les Indiens, mais plutôt jouer à la touriste. A la suite de son voyage paraitra un livre publiée en 1904 qui contient des centaines de photos. De quoi se faire une idée de ce à quoi ressemblait le monde au début du 20ème siècle.
La route de Tōkaidō en 1865
Suite des péripéties et on parle un peu de religions…
Arrivée à Kozou, je me retrouvai sur le Tokaido, mot qui signifie route de la mer orientale. C’est la grande artère du Japon; elle part de Kioto, ancienne capitale de l’empire et longe la mer, à l’est de la ville.
Deux fois par an, les anciens seigneurs féodaux, les daimios, prenaient le Tokaido pour aller à Yeddo porter leurs hommages et leurs présents au shogoun. A cette époque la route était bordée de villages et de maisons de thé; des arbres superbes ombrageaient la chaussée. Les daimios, au nombre de 255, formaient, avec leur suite armée, un interminable cortège. Pendant le trajet, l’étiquette était rigoureusement observée rigoureusement observée. Deux princes se rencontraient-ils, le plus pauvre — l’état de fortune de chacun, contrôlé par l’Etat, était publié — devait céder le pas à l’autre, descendre de son palanquin et se ranger modestement, avec tout son équipage, au bord du chemin.
Telle était la loi, jusqu’au changement de régime en l’année 1868 Quelques Anglais qui, en 1863, rencontrèrent sur le Tokaido le prince de Satsouma en firent l’expérience à leurs dépens. N’ayant pas obéi à la sommation de la suite princière qui leur enjoignait de descendre de cheval et d’attendre, l’un d’eux, Richardson, fut tué sans plus de cérémonie, tandis que ses compagnons tombaient grièvement blessés. Pourquoi tant de voyageurs prétendent-ils dédaigner les us et coutumes des pays étrangers?
Depuis 1889, une voie ferrée relie Tokio à Kioto. La distance, qui était autrefois de 12 à 13 journées, se franchit en 17 heures aujourd’hui. De Gotemba, au pied du Fouji, dernière station avant Kozou, on peut admirer tous les détails de la belle montagne, où quelques pèlerins réunis chantaient, en accompagnant leurs psalmodies du son d’une cloche suspendue à leur ceinture.
Je fis route pendant quelques heures avec un missionnaire allemand-américain qui me donna des renseignements sur la mission évangélique au Japon. Son récit me fut confirmé par ce que je lus plus tard sur le même sujet. La première communauté évangélique chrétienne à Yokohama date de 1872. Elle ne comptait que neuf membres. Les Japonais, si enthousiastes d’innovations, mirent d’autant plus d’empressement à se tourner vers la nouvelle foi, qu’ils espéraient entrer ainsi plus facilement dans le concert des nations civilisées. Des sociétés américaines de mission, puis, sur l’initiative d’un chrétien japonais du nom de J. H. Nishima, la fondation d’une université théologique à Kioto, la Doshita, enfin la création d’écoles méthodistes et la traduction japonaise de la Bible furent les premières œuvres d’évangélisation. L’action des femmes leur fut très propice. La faveur du christianisme atteignit son apogée il y a une vingtaine d’années. La nouvelle religion devint à la mode; il était de bon ton, dans les familles nobles, de placer les filles dans les écoles de missionnaires. Au début, la plus entière concorde régna entre ceux-ci et les Japonais. Mais l’âge d’or ne fut pas de longue durée. De 1889 à 1890, un revirement se produisit, et une grande hostilité, provoquée par les événements politiques, se déclara contre le christianisme. Les missionnaires japonais suivirent le mouvement patriotique et firent chorus avec ceux qui criaient: «Le Japon aux Japonais!» Ils entrèrent en conflit surtout avec leurs confrères américains. Une brochure publiée contre le christianisme, en 1893, par le professeur de philosophie Inoue Tetsujiro eut un grand retentissement. C’est une longue et amère philippique qui, malheureusement pour nous, contient beaucoup de vérités, telles que celles-ci: «Le christianisme ne rend pas les gens meilleurs; preuve en soit le nombre énorme de crimes qui se commettent dans les pays chrétiens. Londres et Paris en fournissent, d’après la statistique, bien plus que le Japon tout entier. Donc, puisque les chrétiens ont infiniment plus besoin que nous d’être améliorés, pourquoi nous envoient-ils des missionnaires? Ceux-ci feraient mieux de rester chez eux où l’ouvrage ne leur manquerait pas. S’ils possédaient une étincelle de patriotisme, tous leurs efforts tendraient à faire du bien à leurs concitoyens.»
Mon compagnon de voyage, le missionnaire, me disait aussi: «Si seulement les étrangers qui vivent au Japon ou ceux qui y voyagent secondaient mieux nos efforts! Combien s’adonnent ici à tous les vices, ce qui fait dire aux Japonais: Vous qui nous reprochez d’être immoraux, trompeurs, inconstants, ne nous donnez-vous pas les pires exemples?»
La propagation du catholicisme au Japon commença avec les Portugais arrivés dans le pays en 1543. L’équipage échoué dont j’ai parlé plus haut attira de nombreux colons auxquels les Japonais accordèrent l’hospitalité. Le commerce prit un grand essor; les Portugais gagnaient le cent pour cent.
Après les commerçants, les messagers de la foi. Le premier fut François de Xavier, un des fondateurs de l’ordre des Jésuites. Cet homme distingué gagna le cœur des Japonais par son humilité, son désintéressement, sa générosité, sa vie exemplaire; les conversions se comptèrent par milliers. Trois princes puissants adoptèrent la nouvelle religion dont les adeptes, dans l’espace de peu d’années, atteignirent le chiffre de 600,000. Lorsque François de Xavier quitta le Japon pour aller mourir, l’année suivante, en 1552, dans une île voisine de Macao, Tschang-Tchouen ou Saucian, son œuvre paraissait solidement établie au Japon.
La rivière Jakotsou-Gawa près de Miyanoshita
A suivre
Sources : Wikipédia, B.N.F, DP
The Slaves – Le groupe est en fait autrichien. Ils sont remarqués par un certain Mick Jagger qui se promène dans un club de Vienne après un concert des Rolling Stones. Il semblerait qu’il a été impressionné par le groupe, surtout que le guitariste n’a qu’une quinzaine d’années. Un producteur suisse qui trainait pas là les prend sous sa houlette et organise des tournées, agrémentées d’un contrat d’enregistrement pour l’extension des disques Philips en Suisse. En 1966, ils enregistrent trois singles qui deviennent toutes des pièces légendaires, très recherchées par les collectionneurs. A l’époque les ventes de disque furent plutôt modestes, ce qui explique leur rareté, mais le groupe se taille un vrai succès sur scène en faisant la première partie de groupes comme les Kinks. De tous les groupes suisses qui se produisirent dans ces folles années, c’est celui qui a sans doute été l’un des plus remuants et aussi celui qui approche le plus le garage punk et le punk vintage. A part le guitariste Karl Ratzer, qui fit une assez belle carrière internationale comme musicien de jazz et collabora aussi avec Chaka Chan, on a perdu toute trace d’eux.
Slaves Time – Premier single, face A
Premier single, face B.
Shut Up! – Deuxième single, face A
Never Free – La face B est indisponible sur Youtube. C’est la seule reprise de leur discographie, un titre des Everly Brothers. Mais ne le cherchez pas dans la discographie des frères Everly sous ce titre, il s’intitule à l’origine « Nancy’s Minuet ».
Panic – Troisième single, face A. Si vous comprenez un peu l’anglais, écoutez les paroles c’est assez représentatif.
Get Out Of My Way -Troisième single, face B
Susie Klee – Pour commencer une colle, quelle chanteuse suisse a eu le même producteur que les Yardbirds ou Julie Driscoll ? Pour le producteur, il s’agit de Giorgio Gomelsky, par ailleurs citoyen suisse, et pour la chanteuse eh bien Susie Klee évidemment. Je ne sais pas comment il l’a rencontra, mais le fait est qu’il lui fit enregistrer en 1966 un single qu’il produisit pour l’Angleterre. En face principale, nous trouvons une reprise de « Mr Zero » de Bob Lind. Le chanteur des Yardbirds exploita aussi ce titre pour son compte, bien que le producteur soit le successeur de Gomelsky, Simon Napier-Bell. Peut-être que Gomelsky n’avait pas tout à fait digéré le changement. Ce fut la seule tentative sous ce nom pour la chanteuse. Par la suite, sous le nom de Suzanne Klee, elle fit une assez grosse carrière entre la Suisse et l’Allemagne entre variété et musique country. Bonjour pour trouver une copie de ce rare objet.
Mr Zero.
Punch And Judy Girl.
The Shiver – Mystérieux groupe originaire de St Gall, officiant dans la musique progressive qui sortit un album confidentiel en 1969 sur un petit label allemand. Parmi les productions du genre, il apparaît comme un des albums parmi les plus rares et les plus recherchés, une copie peut friser les 2000 euros. L’album est composé d’originaux et de reprises. Il est enregistré par Stephan Sulke qui a ouvert ses studios d’enregistrements. Il n’est pas un inconnu en France, car il avait enregistré sous le nom de Steff quelques 45 tours chez EMI en plein yéyé. Il deviendra par la suite un personnage assez incontournable dans l’enregistrement et la production d’albums, tout en se produisant en enregistrant comme chanteur en diverses langues. Je vais être honnête dans mon jugement, s’il est vrai que la reprise du titre de Procol Harum est plutôt bonne, que celle du hit de Nina Simone via les Animals est intéressante, le reste me semble plus conventionnel. Je ne sais pas si c’est le prix et la rareté qui attire le plus les collectionneurs, mais dans le genre j’ai entendu aussi intéressant voire mieux, il est vrai que c’est un genre musical que j’ai pas mal exploré et j’ai de nombreux points de comparaison. Mais voici quand même cet album
Repent Walpurgis. Reprise de Procol Harum.
Hey Mr Holy Man. Ceux qui connaissent le « Dies Irae » du groupe belge des Mec Op Singers ne seront pas en terre inconnue.
Don’t Let Me Be Misunderstood. Reprise du titre de Nina Simone popularisé par les Animals.
Leave This Man Alone. Reprise des Moody Blues fin de la période Decca.
What’s Wrong With The Blues.
No Time.
The Peddle.
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