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LA PETITE ENCYCLOPEDIE SUR L’ART

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En passant

Music Emporium (28)

Poursuite de l’exploration des sixties suisses et leur suite avec de la pop et quelques artistes venus en voisins.

Spot – Groupe pop originaire de Genève qui enregistra sur Evasion leur seul et unique album en 1971. C’est une des quelques tentatives du label de publier de la musique pop. Leur style va de la pop pure et progressive en passant par une musique plus acoustique. Le groupe avait dans son personnel un authentique guitariste anglais, John Woolloff. C’est aussi le seul qui poursuivit l’aventure musicale en apparaissant comme musicien dans une foultitude de disques et formations, on le retrouve même avec Claude Nougaro. A sa sortie l’album connut un certain succès de curiosité, mais pouvait difficilement concurrencer les albums de Deep Purple ou Pink Floyd qui se vendaient à la pelle. A l’exception d’une assez belle de « Jersey Thursday » de Donovan, l’album ne contient que des titres originaux. Les ventes n’en furent que plus confidentielles faisant de cet album une assez grosse pièce de collection dont les copies peuvent dépasser les 700 euros. Il est vrai que pratiquement tous les albums de pop suisse de cette époque attirent les collectionneurs du monde entier, celui-ci n’échappe pas à la règle. Voici cet album.

I Am One.

By The Way.

Portobello.

In My Dreams.

Free.

Travelling Man.

Jersey Thursday, reprise du titer de Donovan.

I Know.

Oh What A Day.

Sabre Dance – Le fameux classique mis en bonus sur certaines rééditions.

Who Are You, bonus sur certaines rééditions.

The Stars Of Faith – Je pense qu’il n’y a pas beaucoup d’artistes américains qui peuvent affirmer d’avoir enregistré des albums en Suisse. C’est pourtant le cas avec cet ensemble de gospel qui avait déjà une longue carrière derrière lui quand ils débarquèrent Europe pour une tourné qui passa par la Suisse en remportant un franc succès. Ils furent abordés par Evasion qui publia plusieurs albums, dont le premier en 1967. C’est bien entendu du gospel avec tout ce que cela comporte, mais honnêtement parfois on se croirait plus dans un disque d’Aretha Franklin que dans une reprise du Golden Gate Quartet. Et puis dans ce style, je trouve que les Noirs, eux seuls, savent faire cela avec leur âme. Voici quelque extraits de l’album de 1967, enregistré en live à la cathédrale de Lausanne.

I’ve Got Shoes.

You’ll Never Walk Alone.

Prayer For Vietnam.

Jesus Gave Me Water.

I Told It.

 
Nobody Knows The Trouve I’ve Seen

The New Ragtime Band – Ces musiciens de jazz old school sont à l’origine d’une initiative des disques Evasion en 1971, de réunir le groupe avec quelques vielles gloires du vieux jazz, et pas des moindres, afin de se manifester encore une fois. Il y a Bill Coleman, Benny Waters, Mett Mezzrow, Albert Nicholas, des noms qui rappelleront quelque chose à tous les amateurs du genre. Et ma foi le résultat est plus que plaisant, même si ce genre de jazz n’est pas mon préféré, il faut reconnaître que ça balance bien. Il y a surtout une très jolie version du fameux « Summertime avec Bill Coleman à la trompette et aux vocaux. J’en connais des dizaines de versions et celle-ci n’est de loin pas la pire. Quand les pépés sont de sortie, il faut que ça s’entende.

– Summertime – Bill Coleman.

Strutting With Some Barbecue – Benny Waters.

All Of Me – Albert Nicholas.

Really The Blues – Mezz Mezzrow.

Diga Diga Do – Bill Coleman.

*****

En passant

Vinyles en fusion (211) 

Intéressons-nous un peu à l’Europe des seventies et ce qui fut son fond musical, principalement distillé par la radio et la télévision. Les temps changent et les modes aussi. La pop est ses dérivés plus commerciaux dominent. Mais on voit aussi poindre des nouveaux styles comme la hard rock, le disco, le punk. La France abandonne passablement la reprise des hits anglo-saxons, on se veut un peu plus personnel avec des compositions originales. Il arrive quelquefois qu’un artiste local se positionne au plan international, le plus bel exemple sera Abba. Mais le marché reste largement dominé par par les chanteurs anglais ou américains. Voici à partir de 1970, mois par mois, des titres qui furent incontestablement populaires dans leur version originale pour le mois en question.

1970

Janvier 70 – Badfinger – Come And Get It

Février 70 – Shocking Blue – Venus

Mars 70 – The Beatles – Let It Be

Avril 70 – Simon & Garfunkel – Bridge Over Troubled Water

Mai 70 – Frijid Pink – House Of The Rising Sun

Juin 70 – Simon & Garfunkel – Cecilia

Documents

Des demoiselles francophones peu connues durant les sixties

Bach Et Jerk

La pop en version étrangère

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.

File File File, version française par Frank Alomo, 1963
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Version originale par The Crickets, 1963

Souvenirs Souvenirs, version française Johnny Hallyday, 1960
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Version originale par Barbara Evans, 1959

J’y Pense Et Puis J’oublie, version française Claude François, 1964
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Version originale par Burl Ives, 1963

Des chansons tradition folk de partout

La musique est le plus beau lien entre les cultures. Qui écoute celle des autres n’a pas envie de leur déclarer la guerre.

Gavotte A Deux Violons – Ar Skloferien (Celtie)

Luna Cautiva – Los Chalchaleros (Argentine)

Danses folk diverses (Keya)