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avec Miss Nylon et Miss Eva

LA PETITE ENCYCLOPEDIE SUR L’ART

DE PORTER LE BAS NYLON

Le bas nylon des nuls aux experts

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Bas Nylons et jolies choses

Ceux qui me lisent dans mes chroniques musicales savent que j’ai une forte admiration pour tout ce qui est musique anglo-saxonne. Dans mes premiers contacts avec les magasins de disques comme client, j’achetais très peu de trucs français, sinon des disques pressés en France d’artistes étrangers. Il y avait quand même, à part les Beatles ou les Stones, quelques groupes qui étaient assez populaires ici, surtout via des magazines comme Disco Revue. On trouvait leurs disques dans les bacs encore fallait-il s’y intéresser. Parmi la dizaine de groupes qui m’ont vraiment marqués durant cette époque, il y avait les Yardbirds, les Kinks, les Troggs, le Spencer Davis Group, Them, les Moody Blues, les Zombies, les Sorrows, les Vip’s et dans le peloton de tête les Pretty Things (Jolies Choses, inspiré d’un titre de Bo Diddley).  Le premier disque que j’ai possédé d’eux fut in simple qui regroupait « Honey I Need » et « I Can Never Say ». J’adorais l’énergie qui se dégageait du premier, la guitare affûtée de Dick Taylor, le vocal rageur de Phil May, la frappe satanique de Viv Prince. Il est vrai que c’est un groupe qui ne faisait pas trop dans la dentelle. Les titres des débuts sont souvent de beaux exemples d’agressivité musicale, même si elle n’est pas toujours bruyante. Je décidai en quelque sorte de me marier musicalement avec eux. Je n’ai jamais cessé de les suivre depuis. Cela tomba d’autant mieux que le groupe évolua musicalement, tout comme moi. Une fois les feux du début consumés, ils recherchèrent une musique plus intimiste, plus élaborée, on peut tirer un parallèle avec les premiers Pink Ployd. Si leurs tentatives ne furent pas toujours récompensées du succès qu’elles méritaient, David Bowie mit quand même deux titres d’eux sur son album « Pinup’s, ils sont les responsables du premier rock-opéra (1968) jamais publié en disque « SF Sorrow », que l’on peut considérer comme le sommet de leur création. Ce fut à cette époque que je les vis en concert, mon deuxième concert. Leur histoire est longue, avec ses hauts et ses bas, mais jamais je n’ai décroché, en fan fidèle.

50 ans plus tard, il me fallait juger sur pièces ce qu’ils étaient devenus. Récemment comme ils passaient en concert, j’ai décidé de remettre ça. Bien sûr, ils ont quelques cheveux en moins et quelques rides en plus. Du groupe original, ils ne reste que Dick Taylor et Phil May, guitariste soliste et chanteur. Comme ils ont toujours été l’épine dorsale du groupe, je ne me faisais pas trop de soucis. La question qui m’accaparait le plus, c’était de savoir qui ce qui restait chez eux, de 50 ans de musique et d’enregistrements. Je fus plus qu’agréablement surpris car ils n’ont rien renié, puisant dans toutes leurs époques, le temps ne semble pas avoir passé. Une première partie avec les titres du début enchaînée ensuite avec la période psychédélique. Après l’entracte, retour à leurs  sources, un blues très traditionnel  à la guitare acoustique où ils revisitent Robert Johnson, qui se poursuit en revisitant l’époque 65-66 avec une superbe version de L.S.D. dans laquelle Dick Taylor  s’envole dans une démonstration à la Jimi Hendrix. Il n’a pas perdu la main, toujours très concentré sur sa guitare, il peut encore en remontrer aux jeunes question dextérité. Phil May toujours lui-même, ne manque pas d’humour et en plus il introduit  chaque titre provoquant quelques signes de satisfaction dans la salle. Parmi les autres membres, les nouveaux en quelque sorte, je retiendrai spécialement Frank Holland, seconde guitare compétente et accessoirement jouer d’harmonica dans les blues. Et en plus il est très poli, car je l’ai croisé dans la salle avant le concert, sans savoir que c’était lui, il m’a gratifié d’un « salut ». Phil May n’est pas en reste car passant près de ma table, il nous a également salués. Vraiment des gentlemen ces Jolies Choses.

Après le concert, j’ai attrapé les deux anciens. Le courant n’a pas eu de peine à passer, car nous avons des amis communs. Je me flatte d’avoir été le seul à qui Phil May a fait une dédicace personnelle sur une affiche, les références ça peut aider. Je n’ai pas eu de peine à leur demander de poser avec moi pour une photo souvenir, enfin je crois qu’elle le sera plus pour moi que pour eux, mais je vais la transmettre à qui de droit, on avait pas mal parlé Pretty Things entre nous.

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En 1965

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Dick Taylor et Phil May

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Lors du concert

Pour le fun, les Pretty Things en 1966

Concerts récents

Des chansons qui se vendent par millions (2)

Suite du post

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Dans la liste que je vous présente, je m’en tiens à une liste qui va jusqu’à la fin des années 60, tout en ne tenant compte que des chansons que l’on peut classer rock and roll, variétés, ou pop dans l’ordre décroissant de leurs ventes. J’indique l’année de leur enregistrement.

Scott McKenzie – 7 millions (1967)

Roy Orbison – 7 millions (1964)

Georgie Fame – 7 millions  (1967)

Ricky Valence – 7 millions (1960)

The Archies – 6 millions (1969)

The Beatles – 6 millions (1964)

The Champs – 6 millions (1958)

Jerry Lee Lewis – 6 millions (1957)

Elvis Presley – 6 millions (1956)

Millie- 6 millions (1964)

1910 Fruitgum Company – 5 millions (1967)

The Beatles – 5 millions (1963)

The Bee Gees – 5 millions (1967)

Engelbert Humperdinck – 5 millions (1967)

Bas nylons et une infirmerie

Je ne sais pas ce qu’il adviendra dans cent ans des chansons récentes qui se regardent à coup de millions sur Youtube. Par contre on peut très bien se faire une idée sur celles qui figurent sur des enregistrements qui furent faits dans les années 1920 et qui traversent le temps en étant arrangées de mille manières et qui résistent très bien à l’usure du temps. Il est parfois très difficile de situer les origines de certaines chansons, car si elles ne sont pas le fait d’un compositeur connu avec un copyright déposé, elles peuvent avoir diverses origines et remonter très loin dans le temps. C’est assez facile pour de vieilles chansons ou musiques qui furent créées en Europe, car il a toujours plus ou moins existé un archivage ou une page d’histoire qui a retenu le nom des compositeurs. C’est assez évident pour les artistes qui se firent un nom dans les cours royales sous la protection d’un roi mélomane. Même si elles datent du 17ème siècle, les oeuvres de Rameau ou Couperin sont encore clairement identifiées aujourd’hui. Les problème est un peu différent aux USA, nombres d’immigrants dès le début de la colonisation amenèrent avec eux une partie de leur folklore. C’est très évident dans le folk US, nombre de chansons ont des origines européennes et furent transformées au fil du temps. Par exemple, on retrouve les tyroliennes dans certains titres, ce qui n’est pas à proprement une couleur très locale.

La chanson dont nous allons nous occuper dans ce post est l’une d’entre elles. Comme pour « Le Pénitencier », on en retrouve des traces bien avant sa mise en lumière, probablement un ou deux siècles auparavant. Les paroles, ainsi que la musique, furent soumises à la bonne volonté de celui qui la chantait et qui la tenait d’un autre qui l’avait déjà entendue ailleurs. Elle gagnera une première forme définitive quand elle sera enregistrée avec un procédé sonore, ce qui ne l’empêchera pas d’évoluer vers d’autres styles et jouée avec d’autres instruments. Le fameux « Pénitencier » prendra sa forme définitive avec la version des Animals. Elle existe bien avant sur d’autres enregistrements, mais cela sonne assez différemment, et en plus le fameux jeu de la guitare est absent et il est pour beaucoup dans son succès.

Il ne me reste plus qu’à vous donner le nom de la chanson, « St James Infirmary », que Louis Armstrong grava sur disque en 1928. C’est la version qui est à l’origine de tout ce qui suivra. Mais il ne fut pas le premier à l’enregistrer, une version assez différente, mais à peu près identique au niveau des paroles, vit le jour l’année d’avant par Fess Williams and his Royal Flush sous le titre « Gambler’s Blues ». Pour les historiens, la base de la chanson remonte à un folk irlandais « The Unfortunate Lad » datant du 18ème siècle. Mais les Noirs avaient l’habitude de s’approprier des chansons blanches pour les arranger à leur manière, ici un jazz New Orleans teinté de blues. La question du copyright a toujours été en discussion, mais elle est habituellement attribuée à Joe Primrose, bien qu’elle fasse partie du domaine public. Le thème de la chanson est triste, un joueur qui vient voir sa femme en train de mourir dans l’infirmerie d’un hôpital.

Pendant longtemps, elle fut jouée à la manière d’Armstrong et ne cessa d’être reprise par une multitude d’artiste très connus, comme Cab Calloway qui eut pas mal de succès en 1933, avec sa version comme sonorisation d’un dessin animé de Betty Boop où il est caricaturé. Dans les arrangements tendant vers l’abandon de la version jazz, le folk, le beat  et la pop sont à l’honneur, bien que pas mal de musiciens gardent une interprétation proche de ses origines.

Encore une fois, c’est une chanson dont il est presque impossible de ne pas l’avoir entendue une fois ou l’autre. Les versions se comptent pas milliers, certaines sont appréciées, d’autres moins. Même si parmi ces versions aucune ne fut un succès de hit parade international, globalement les ventes doivent se chiffrer en millions. Mais voyons quelque versions…

La première version historique,  Gambler’s Blues,1927

La version de Louis Armstrong, 1928

Harlem Hot Chocolates avec Duke Ellington, 1930

La version dessin animé Betty Boop de Cab Calloway, 1933

La merveilleuse version folk par un des plus grands chanteurs du genre, Cisco Houston, 1958

Version rockabilly, Don Sargent, 1958

La version beat du groupe hollandais, Johnny Kendall & The Heralds, un gros succès en Hollande, 1964

Adaptation française par Eddy Mitchell « J’avais Deux Amis », 1965

La version qui a sans doute inspiré celle d’Eddy Mitchell, les Cop’s N’ Robbers, 1964. Le monsieur tout à gauche sur la photo me ressemble beaucoup quand j’étais plus jeune

Version blues, Alex Harvey, 1964, son pas top

La magnifique version de Colette Magny, 1965

Fameuse version pop, Eric Burdon & Animals, 1968

Très bonne version de Joe Cocker, 1972

Eric Clapton et Dr John en concert,  1996

Version récente par les White Stripes sur le clip de Betty Boop

Hugh Laurie, acteur mais aussi musicien

Bas nylons et des mythes aux mites

Des tous temps, l’homme a toujours voulu mystifier son semblable. Pour des raisons religieuses, politiques, et toutes autres idéées derrière lesquelles se cache un intérêt pas toujours visible, on aime bien travestir la vérité ou inventer un histoire afin de cibler un gogo quelconque. Sans toujours cibler un intérêt financier, les plus marioles aiment bien que les gens pensent comme eux, partagent leurs idées. Certains se posent par pure mégalomanie comme les chevaliers d’un courant de pensée, ils deviennent gourous, chose bien agréable quand on est un minable incapable de pondre une découverte scientifique ou de faire une soustraction à trois chiffres. Si certains cas peuvent relever de l’escroquerie, pécuniaire sinon intellectuelle, d’autres ne sont le fait que de doux rêveurs ou d’innocents rigolos sur la piste de la connaissance. La Toile offre des possibilités qui n’ont de frontières que l’imagination. Examinons quelques cas…

La recherche de vie extraterrestre est un bel exemple de théories plus ou moins bancales et la moindre photo peut servir de prétexte a voir des petits hommes verts un peu partout. Personnellement, j’ai toujours pensé que la vie existe ailleurs, sous d’autres formes, de manière plus simple que celle que l’on connaît, ou alors autrement plus compliquée. Il n’y a pas si longtemps, des savants très honorables pensaient que sur la surface de Mars des mers s’étalaient, et que les Martiens avaient construit des canaux pour irriguer la partie plus aride de la planète. Des instruments d’optique à la limite de la visibilité en ont été la cause, plus qu’une malhonnêteté de scientifiques. Maintenant l’on sait qu’il n’en est rien, les mers pas plus que les canaux n’existent. Par contre l’on sait qu’il y a eu de l’eau en grande quantité par le passé, qu’il y en a encore, qu’elle coule encore probablement et ponctuellement en mince filets. La question qui reste encore en suspens, c’est la possible apparition d’un vie microbienne, qui n’est pas encore couronnée de certitude, mais qui reste une des questions majeures dont on aura la réponse quand l’homme y mettra le pied. Toutes les sondes envoyées jusqu’à présent n’ont pas apporté de certitudes.

Encore plus grave, les explorations spatiales de notre système solaire ont fait de magnifiques découvertes en termes de connaissances, l’on sait maintenant à quoi ressemble notre système planétaire, photos à l’appui. En 40 ans, on en a plus appris que dans toute l’histoire de l’humanité sur notre proche environnement spatial. Dans tout ceci, pas le moindre indice sur la vie à quelque part, tout au plus quelques endroits pourraient avoir un hypothétique magma de vie, encore une fois à vérifier et là les réponses ne sont pas pour demain, ni la semaine prochaine. La vie ailleurs n’est probablement envisageable qu’en dehors du système solaire.

Si nous sommes trop cons pour découvrir la vie ailleurs, d’autres terriens ont simplifié le problème, ce sont les extraterrestres qui viennent à nous. On a tous entendu parler des soucoupes volantes, il existe des millions de témoignages de personnes qui en ont vu. On les considère volontiers comme des victimes d’hallucinations, de gentils inventeurs de belles histoires, de menteurs invétérés. N’empêche, un tout petit pourcentage des ces observations résistent aux analyses les plus poussées. Il y a quelque chose, c’est indéniable, mais quoi ? Pas forcément des visites de camarades de l’espace, cela peut être tout à fait quelque chose qui échappe à notre entendement. Le scientifique Jacques Vallée qui travaille à la NASA, a écrit quelques bouquins qui explorent des pistes intéressantes, il faut les lire pour avoir une idée plus précise, mais il ne met pas les visiteurs du cosmos en première ligne. Dans les histoires d’ovnis, on retrouve les mêmes constantes que l’on retrouve dans le  mythologie qui explore l’inconnu. Il y a toujours des présomptions, des indices qui nous font croire qu’il se passe quelque chose, mais jamais une preuve flagrante. Ben oui enfin, que ces voyageurs intergalactiques se posent une bonne fois pour toutes au pied de la Tour Eiffel, qu’ils nous arrêtent de nous faire ch… avec leurs discrets atterrissages et qu’on voie enfin leur binette. Mais non, il faut toujours qu’ils viennent nous piquer des échantillons de plantes, qu’ils enlèvent nos braves terriens pour leur faire subir des analyses poussées dont les victimes ne gardent que quelques bribes, et qu’il faut faire des séances d’hypnose pour leur tirer les vers du nez. En plus, ils repartent dans leur soucoupe sans même nous dire merci.

J’ai cru et je crois toujours au phénomène ovni, mais je n’ai pas encore trouvé une réponse qui me donnerait une certitude. Par contre, j’ai avancé d’un petit pas dans mon approche depuis quelques années, pour moi un voile de brouillard semble se dissiper. C’est simple, je me réfère à la multitude de caméras web qui fonctionnent en permanence 24/24 un peu partout, et qui couvrent une partie de notre territoire. Je ne parle pas de celles qui sont dédiés à la surveillance, mais plutôt celles qui couvrent des paysages, des sites ayant un intérêt particulier, comme un volcan, une belle plage touristique, un paysage de savane etc… Il y en a des centaines qui filment en direct, certaines ont en permanence trois ou quatre visiteurs, parfois des dizaines. Non seulement elles enregistrent mais gardent aussi un historique. Parmi ces milliers de visionnages quotidiens, je n’ai jamais entendu dire q’un visiteur avait remarqué une quelconque apparition d’ovni. Encore une fois je ne parle pas de ceux qui ont soi disant filmé quelque chose d’insolite avec une caméra quelconque là où je ne suis pas, mais bien de ces caméras que l’on pourrait nommer « d’officielles ».

Parmi toutes les théories qui existent, on pourrait envisager la piste des apparitions d’ovnis qui relèvent du mental. le phénomène ne serait perceptible que par certains et dans certaines conditions, mais on peut épiloguer longtemps pour savoir lesquelles. Un fait assez probant, c’est que parfois il existe des traces physiques, mais je reste assez persuadé que le mental peut agir sur la matière, du moins que les deux peuvent se rencontrer dans certains cas. C’est encore un mystère très opaque et chacun y va de sa théorie.

Après cette introduction venons-en au démontage des mythes.

George Adamski (1891-1965), un mec qui en a vu de belles

Un des plus fanfarons du mythe concernant les extraterrestres. Il déclara avoir été en contact vers 1952 dans le désert de Californie avec un Vénusien venu nous rendre une petite visite dans son vaisseau spatial. Il parle de ses rencontres dans un livre qui fut un bestseller. appuyant ses dires avec quelques preuves scientifiques qui étaient encore peu connues au moment de ses écrits, comme les ceintures de Van Allen. Il aurait aussi effectué un voyage dans un soucoupe volante avec son ami qu’il rencontra à plusieurs reprises. Le moindre petit fait du livre fut repris par les partisans d’Adamski comme des preuves irréfutables. Ils mirent en exergue le fait qu’il fut enterré au cimetière d’Arlington où sont enterrés ceux qui méritent de la patrie, comme certains présidents des USA, C’est vrai, mais il y fut enterré comme combattant de l’armée et non comme ambassadeur de Vénus.

Toute l’histoire a pu se monter en gag, car en 1952 on connaissait très mal Venus du fait que la planète est continuellement entourée de nuages. On imaginait avec raison qu’elle devait être plus chaude que la Terre, mais à tort que la vie s’y était développée. En 1978, la sonde Mariner qui se posa sur son sol indiqua une température au sol de 450 degrés C, ce qui la transforme en bouilloire infernale. Les missions ultérieures qui fournirent des photos de sa surface confirmèrent les faits, l’endroit est invivable et ils n’ont trouvé nulle trace de Vénusiens, par contre une intense activité volcanique s’y produit.

Vénus, planète équipée du chauffage central

Mars et ça repart

La NASA n’est pas avare de nous faire profiter de son exploration spatiale. Son site fourmille de photos prises lors de leurs nombreuses missions à travers le système solaire. On est pas loin de faire un Street View de Mars, tellement les documents sont nombreux et la diffusion largement tolérée. Il n’en faut pas plus pour que certains petits malins exploitent la crédulité des gens pour monter en mayonnaise le moindre petit fait qui pourrait laisser croire que…

Il y a eu le visage de Mars, issu des photos des premiers survols de la planète. Sur une photo on peut distinguer par un jeu d’ombres sur un petite colline, la forme d’un visage. C’est parti comme une fusée, il y avait une grosse sculpture sur Mars représentait un Martien, et qui pouvait l’avoir érigé, sinon des Martiens. Evidemment pour certains, c’était une preuve irréfutable. Malheureusement lors d’un survol antérieur, au même endroit, si la colline existait toujours, la visage avait disparu, victime de l’érosion par le vent. Peut-être un bonhomme de neige fondu par suite d’un réchauffement de la température. Je ne l’ai pas encore lu, mais ça pourrait venir avec le prochain illuminé.

Le visage de Mars, première et seconde observation

Lumières dans la nuit d’esprits peu éclairés

Vous connaissez Cérès ? Non ce n’est pas une marque de céréales en boîte, mais la déesse de l’agriculture chez les Romains. C’est aussi le nom d’une petite planète d’un peu moins de 1000 kilomètres de diamètre, qui évolue entre Mars et Jupiter. Quand on la regarde d’une certaine distance, il y a un détail qui frappe immédiatement, deux taches blanches au milieu d’un gros cratère sur sa surface plutôt sombre. Bien vite, les plus illuminés y virent de l’éclairage, preuve flagrante qu’il y avait des habitants, ou du moins s’ils étaient partis, ils avaient oublié d’éteindre la lumière. Quitte à occulter les photos qui montrent plus de détails et aussi tout autre chose, la buzz pouvait prendre forme, les Aliens ont installé une base sur Cérès.

Les taches blanches de Cérès, vues de loin et une de beaucoup plus près

Des crop circles qui tournent en rond

Ah voilà un truc qui a presque remplacé les ovnis. Ils apparaissent ça et là dans nos belles campagnes, comme les piqûres de tiques, nul n’est à l’abri. Même moi, qui a appris par la presse qu’il y en avait un juste à côté de chez moi. Je ne me suis même pas déplacé pour le voir, tellement j’ai des doutes sur la chose, en plus c’était un crop si banalement quelconque, que je regrette d’habiter dans une région où les gens ont si peu de dons artistiques. Récemment, j’ai vu sur la chaîne AstroGeek Youtube, dirigée par un passionné d’astronomie, un documentaire sur les crops circles. A vrai dire, l’animateur ne croit pas tellement à l’origine extraterrestre des crops circles. Alors avec quelques copains, ils ont monté un gag en forme de faux crop circle, par ailleurs très bien dessiné. En accord avec un copain agriculteur, une petite équipe en a tracé un de nuit dans un champ isolé, et laissé les événements venir. On a  commencé d’en parler et les visiteurs ont débarqué dans le fameux champs, sous les yeux de notre faussaire en crop circles. Le premier venu fut un membre du Geipan, organisme gouvernemental chargé d’étudier les phénomènes spatiaux non identifiés, lequel englobe les ovnis. Le spécialiste venu a la particularité d’étudier pour son compte personnel, les cas des crop circles depuis une trentaine d’années, c’est un expert en son genre. Il n’a pas mis plus de quelques minutes pour identifier le cas comme « de fabrication humaine ». Jusque là, rien d’anormal, le tour de magie a été démonté par un connaisseur. La suite est beaucoup plus risible. Un tas de personnes tous plus ou moins autoproclamés experts en la matière débarquèrent avec pendules et grosses théories dans lesquelles les fluides galactiques, les radiations cosmiques, la télépathie et autres sensations dont ils sont amplement pourvus, coulent à flots. C’est très pathétique et d’un co(s)mique irrésistible. Des affirmations fracassantes (là je dis n’importe quoi mais c’est bien dans le ton employé), c’est une représentation de la constellation du Sagittaire, ce cercle de par sa conception ne peut pas avoir une provenance humaine (et pourtant si), les mouches viennent se suicider dans les crop circles, c’est scientifiquement prouvé. Enfin vous voyez le style. Un, se sentant un peu piégé par le fait que ce cercle pouvait tout simplement être une farce, mais ayant toutefois détecté force vibrations et autres fluides de son imagination, s’en est tiré par une belle pirouette : même si les cercles sont humains, les extraterrestres les voient et viennent mettre des forces vibratoires pour les rendre pareils. Sur ces bases, je vais construire de nuit un ovni dans mon jardin et peut la matin ils viendront sans doute sonner à ma porte pour savoir si je ne pourrais par leur vendre des oeufs! C’est la première fois que cette grande vérité à l’air d’être affirmée et ses collègues, tous éminents spécialistes semblaient la découvrir. Il y a aussi une petite histoire avec un hélicoptère. En effet, il y en a un qui passe au loin pendant le tournage, sans pour autant dévier de sa trajectoire. Cela est assez logique puisqu’il y a une base dans la région. Le lendemain, c’était le gros sujet de discussion, l’armée était venue inspecter le cercle et tout juste si on voyait encore le ciel tellement il y avait d’hélicoptères. Bof…

Le crop circle dont il est question

Comme le dit le mystificateur. Cette histoire ne prouve pas que les crop circles d’origine extraterrestre n’existent pas. Mais le spécialistes qui les étudient sont tous de sacrés rigolos, qui croient à ce qu’il veulent bien croire. Un des seuls a avoir détecté tout de suite la supercherie, le membre du Geipan, a aussi un doute qu’il en existe de vrais.

Quelque trucs et machins sonores des eighties

Quelques souvenirs personnels sur la musique des 80’s

Groupe typique du milieu des années 80, peu connu mais intéressant

Un groupe de Hollande avec un titre que j’ai passé en boucle  vers 1985.

Les Chesterfield Kings, groupe à la longue existence. Dans une optique psychedelic/garage sixties revival, ils reprennent un titre devenu un classique de cette musique.

Plus commercial, mais j’adore cette voix brisée, c’est la fille de Joe Brown un chanteur anglais célèbre dans les années 60.

J’ai bien ces ambiances qui suintent la mélancolie

New Order en 1981, bizarrerie un peu glauque.

Ca aussi j’aimais bien

Simple Minds, de la wave qui me plaisait bien au moins pour ce titre

Un chanteur auquel je suis reste fidèle sans trop me forcer, c’est toujours aussi bien 30 ans après.

Une sorte de retour des Yardbirds vers 84-85

Du très bon franchouillard, les Dogs

The Unknows, la classe avec un grand C

Les enfants terribles du garage punk revival qui revitalisent un des titres phares de Lollipop Shoppe

Les Cramps, toujours une de mes références, tapent aussi dans les reprise d’obscurités garage

 

Bas nylons et une chanson en cinq

Le pouvoir d’une chanson ne peut pas se mesurer d’avance, même les spécialistes se trompent facilement. Le fait qu’elle obtienne un succès modéré à sa publication, ne constitue pas un obstacle pour son entrée dans la mémoire musicale. Parfois une version enregistrée plus tard par un autre artiste, ou un événement particulier peut la projeter dans la lumière. Rappelons-nous du succès de la pub pour Nescafé, emprunté à un obscur groupe folklorique sud-américain. Un atout non négligeable pour sa postérité reste dans le fait qu’elle plaise aux autres artistes, qu’ils en fassent une nouvelle version, qu’ils la chantent sur scène, ou qu’ils la citent comme source d’inspiration. Nous avons vu récemment quelques chansons qui sont des records de ventes, mais dans le foulée il faut bien constater que certaines ne sont pas spécialement devenus des standards, juste des chansons que l’on connaît par le créateur du succès, plus que par un nombre conséquent de reprises. La chanson dont nous allons parler figure dans celles qui n’ont pas obtenu un succès magistral à sa sortie, qui n’a depuis cessé d’avoir été constamment remise à bien sauces, et que finalement et c’est le plus important, tout le monde la connaît sans même pouvoir citer l’interprète ou le titre. Que cela nous plaise ou non, on se souviendra de l’avoir entendue.

Le jazz n’est pas particulièrement une musique où les artistes peuvent prétendre avoir une chanson qui s’est vendue à des millions d’exemplaires. L’album, le 33 tours, constitue le support le plus fréquemment employé, la publication en 45 tours est plus anecdotique, mais pas inexistante. Il faut justement un succès potentiel plus ou moins grand pour que cela se produise. Les programmateurs radios au temps du vinyle ont toujours pris le 45 tours comme référence, les maisons de disques ont pratiquement toujours utilisé ce support pour la promotion, même si un album existait. On misait sur ce qui semblait le plus à même de faire un hit. Par ailleurs pour le jazz, le durée des morceaux devait être prise en considération et ne pas excéder la durée d’une face environ 7 minutes pour celle d’un 45 tours. Au contraire de ce qui se fait aujourd’hui, on adorait les disques plutôt courts, car cela permettait d’en diffuser plus via les radios, tout le monde était gagnant.

Il s’agit bien d’un disque de jazz qui nous intéresse ici, il mélange assez bien un peu tous les paramètres de mes considérations précédentes. Il fut créé sur une idée peu employée dans le jazz, insuffler dans la musique des changement de tempos et de mesures. L’album fut intitulé « Time Out » et publié en 1959 et la chanson « Take Five ». Publié en 45 tours faisant suite à l’album, il dut attendre 1961 avant de connaître le succès en se classant assez modestement vers les vingt premières places du hit parade américain. Mais la machine était lancée, elle ne s’arrêtera jamais et le disque deviendra la meilleure vente d’un 45 tours de jazz de tous les temps et enclenchera un succès planétaire. Le compositeur en est le saxophoniste du groupe, Paul Desmond. A sa mort en 1977. il légua ses droits d’auteur à la Croix Rouge américaine, ce qui leur a rapporté depuis quelques millions de dollars.

Le squelette de la mélodie peut se décomposer ainsi : des accords de piano répétitifs, un saxophone assez blues et mélodique, une rythme de batterie tout en souplesse et en roulements. L’originalité vient de la mesure composée de cinq noires, qui inspire son titre. Le résultat est immédiatement accrocheur, et comme tout bon disque de jazz, il s’étale un peu en longueur, dépassant les cinq minutes. Pour certaines publications, la durée fut ramenée à un peu plus 3 minutes, en coupant la partie où la batterie dialogue avec le piano.

Première édition française, US Columbia était alors distribué par Philips, ici sous sa sous-marque Fontana, avant que cela passe chez EMI sous label CBS, ce qui sera le cas pour les éditions postérieures à celle-ci.

A sa sortie le disque fut passablement égratigné par les puristes du jazz. Le succès de 45 tours aida passablement à la découverte et hissa deux autres titres à la notoriété, « Blue Rondo A La Turk » et « Three To Get Ready », inspirés de morceaux de musique classique, qui peuvent presque prétendre au même statut, celui d’être inscrit dans la mémoire de nombreux passants de la rue. En France, Claude Nougaro, grand fan de Brubeck, les popularisa vocalement à sa manière en les transposant en « A Bout De Souffle » et « Le Jazz Et La Java », des succès pour lui.

Le jazz de Brubeck est une approche soft de cette musique et son titre fétiche n’y fut pas pour rien, c’est cool et plaisant et certainement cela vous mènera vers des découvertes étonnantes, le jazz est une musique aux milles facettes.

La version studio longue

Une version en live

La version de Richard Anthony, à ma connaissance la première version vocale

Par les Spotnicks parmi leurs premiers enregistrements

La version décalée d’Al Jarreau

Une version reggae

Version bluesy

Version hard

Version latino

Une autre version française

Ambiance japonaise, intéressant

Bas nylons, potins de pellicules et puritanisme

Ciné France fut une de ces nombreuses revues qui s’intéressa au cinéma durant les années 1930. Revue plutôt généraliste, mais qui ne dédaignait pas prendre en compte un cinéma plus intellectuel. Comme dans beaucoup de revues axées sur le cinéma, on y retrouve les petites histoires qui concernent les stars et aussi quelques potins dont tous les lecteurs sont friands, pour autant qu’une vedette en soit l’acteur. Je vous ai sélectionne quelques articles qui offrent une idée de son contenu. J’ai spécialement extrait un article qui concerne un film assez intéressant, mais un peu oublié aujourd’hui, « Le Puritain » de Jeff Musso, sorti en 1938. Ce film est adapté du même roman dont John Ford tira le scénario du « Mouchard » en 1935 avec Victor McLaglen. L’auteur du roman, l’Irlandais Liam O’Flaherty, lui-même cousin de John Ford, est venu sur le plateau du tournage et collabora en direct avec Musso.

L’histoire se déroule dans une ville qui n’est pas nommée et les protagonistes ont tous de noms irlandais, mais nous n’avons pas de peine à imaginer que cette ville c’est Paris, tellement la gouaille des dialogues font qu’il est difficile de se figurer qu’elle se déroule à Rome ou a Berlin.

Plot extrait de wikipédia: en apparence au nom du fanatisme catholique, un journaliste (Jean-Louis Barrault) assassine une femme aux mœurs légères et tente de faire accuser l’amant de celle-ci ; en vérité, il s’agit d’un crime passionnel motivé par un sentiment de dépit. Pierre Fresnay joue le rôle de l’inspecteur de police qui patiemment mène l’enquête. Le meurtrier se fait subtiliser un document compromettant par un fonctionnaire de police après avoir erré dans les rues chaudes de la ville, il avoue son crime avant de sombrer dans un état de démence.

Pour un film qui est un peu rentré dans l’ombre, on ne peut pas donner la faute à la distribution, car elle est assez admirable. Outre Pierre Fresnay déjà auréolé d’une certaine gloire, c’est surtout un des premiers rôles marquants pour Jean-Louis Barrault, parfait dans ce rôle d’hypocrite. Comme bien des acteurs essentiellement tournés vers le théâtre, il trouve un rôle à sa mesure dans ce film. On retrouve également la belle Viviane Romance et son mari d’alors, Georges Flamant, dont on se souvient comme le proxénète dans « La Chienne » de Jean Renoir. Il a bien évidemment un rôle de gars du milieu, sa spécialité, dont un critique avait dit qu’il n’avait pas trop besoin de se forcer pour jouer ce genre de rôle. A noter une apparition de la grande Fréhel et aussi celle de jean Tissier, un savoureux acteur aux rôles excentriques.

Le film obtint le pris Louis-Delluc à sa sortie. Par son histoire pas trop morale, elle choqua les Américains et le film fut interdit dans certains états. Sûrement que les flingues n’étaient pas de marque américaine, il n’en faut pas plus pour choquer certains esprits puritains, comme celui du film.

Une interview de Jean-Louis Barrault à propos de ce film.

http://www.ina.fr/video/I05005881

Extraits de Ciné France

 

Sources Gallica, BNP, DP