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avec Miss Nylon et Miss Eva

LA PETITE ENCYCLOPEDIE SUR L’ART

DE PORTER LE BAS NYLON

Le bas nylon des nuls aux experts

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avec Miss Eva

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MISS EVA dans NYLONZINE 54

Photos – Interview

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Fin de semaine en nylon

Je pense que mon Ambassadrice, Miss Eva, n’aurait pas dédaigné figurer dans ce clip. Un groupe de rockabilly nommé Reverend Horton Heat, dont le clip jouit, c’est le cas de la dire, d’une belle présentation. Même si vous n’aimez pas ça, je suis sûr que ça vous plaira!!!

Les gens de ma génération ont toujours voué un culte à la fameuse trilogie du « Seigneur des Anneaux » de Tolkien. C’était parmi les livres que l’on se conseillait de lire absolument. Depuis il est devenu une sorte de culte, comme quoi le business avait passé par là sans ajouter un iota à la féerie de l’histoire. Dans les années 70, un Suédois du nom de Bo Hansson imagina une musique basée sur l’histoire. C’est assez plaisant à écouter.

Ca a bientôt 50 ans mais c’est toujours savoureux. Pour casser la baraque à l’époque il fallait faire preuve d’originalité. Des guitaristes vedettes il y en avait des tonnes, mais un chanteur – flûtiste c’était rare. Extrait de leur premier et savoureux album ou les influences mystiques et le jazz se mélangent adroitement : « A Song For Jeffrey », mais oui Jethro Tull et le déjà trémoussant Ian Anderson. Un peu moins chevelu aujourd’hui, mais toujours aussi remuant sur scène. Le talent ne vieillit pas.

Des bas nylons et 1941

La comédie au cinéma, pour moi, est prétexte à faire rire. Je dois avouer qu’en la matière je suis un spectateur assez difficile, tout le contraire que dans la vie courante où je suis plutôt de bonne humeur et passe même pour un mec qui a de l’humour. Dans la vie de tous les jours, je prends ce qui vient et je fais avec, tout en étant assez malin pour trouver l’humour là où il peut se cacher. Au cinéma, c’est un peu différent, d’abord j’ai payé une place et ensuite je suis obligé de suivre ce qu’on me propose à l’écran. L’humour au cinéma je le classe entre deux catégories, d’une part l’humour grosses ficelles, genre l’idiot de service ou les histoires tarte à la crème, d’autre part l’humour un peu absurde ou surréaliste. Je crois que le premier cas est hélas un peu épuisé, tandis que le second offre des possibilités infinies. Il faut faire rimer des choses qui en principe n’ont pas de rapport et les lier pour en sortir un effet comique parlé ou visuel. J’en suis venu tout naturellement à aimer les fameux Monty Phyton et tout ce qui peut être comparé à ce style. Parmi les anciens, il y a certainement les interprétations des Marx Brothers ou de WC Fields qui font office de référence dans ce genre de tentatives. Je ne mets pas des cette liste Chaplin ou Laurel et Hardy, bien que cela me fasse bien rire, mais c’est un autre genre d’humour, c’est justement ce que j’appelle tarte à la crème, ou assez proche.

Des films que j’ai pu voir au cinéma et qui approchent ce goût de déjanté, je vais parler d’un cinéaste que je n’aime pas plus que ça, mais qui m’a enchanté avec un film qui a été un bide pour lui, 1941, il s’agit évidemment de Steven Spielberg.

Avec ce film sorti en 1978, Spielberg y va de sa dose d’absurde, il n’y a pas beaucoup de scènes dans son film où on a l’impression d’être dans un documentaire, tellement les événements qui s’enchaînent ne pourraient pas se produire dans la simple réalité. Tout est fait pour que la plupart des scènes aillent au delà du réel pour finalement rencontrer l’humour. C’est là justement qu’il faut faire appel à son non sens. Je sais que des personnes qui ont vu ce film n’ont pas réussi vraiment à rire, c’est justement parce qu’elles ont trop d’idées conventionnelles. Un qui se ramasse une tarte à la crème en pleine figure, ce sera l’effet comique parfait, tandis qu’un pilote d’avion, cigare au bec, qui se pose sur une route pour aller faire le plein à une station service et qui a l’air de trouver cela tout naturel, va être rangé au rang d’un mauvais gag ou une absurdité quelconque.

Les acteurs figurant dans ce film ne sont pas des stars de premier rang, du moins à l’époque du tournage, ils sont pourtant des figures connues dont la plupart se sont fait remarquer pour un rôle ou un autre. La multitude des personnages qui apparaissent dans le film fait qu’ils n’apparaissent qu’assez brièvement dans le film. On y trouve Christopher Lee en officier allemand ; Toshirö Mifune, l’acteur japonais le plus célèbre à l’étranger ; Robert Stack, célèbre avec la série des Incorruptibles ; Nancy Allen, en sulfureuse secrétaire avide de sensations, ainsi que Warren Oates et Mickey Rourke, alors débutant, ou encore Dan Aykroyd, futur Blues Brothers avec son compère John Belushi. Justement ce dernier est un peu la vedette du film, en pilote d’avion complètement déjanté, chose qu’il était aussi un peu dans la vie courante. Ned Beatty, incarne à la perfection un patriote américain, plus patriote qu’intelligent, qui doit satisfaire une armée américaine envahissante et une femme acariâtre qui ne veut pas d’armes dans la maison, ou du moins que cela ne salisse pas le parquet.

C’est un film qui ne se raconte pas, il est bien préférable d’en découvrir toutes la succession de gags. Les spectateurs sont partagés et s’il n’amena pas les grandes foules dans les salles, il n’en reste pas moins qu’il a un noyau de supporters fanatiques.

J’ai choisi deux citations de fans :

Ce film est fait pour 1% de la population et j’en fais heureusement partie.

Ceux qui ne trouvent pas d’humour dans 1941 ont besoin de décompresser.

Le film

Le 7 décembre 1941, les Japonais attaquent Pearl Harbour, ça c’est la vérité historique, la suite l’est moins. Imaginée par Spielberg, on se retrouve quelques jours plus tard à Hollywood. Des témoins racontent avoir aperçu un sous-marin japonais dans les environs. Il ne fait pas un pli que les Japonais vont attaquer les USA. Alors la future défense s’organise, dans la plus parfaite anarchie et la panique la plus totale. La ville sera bien mise à mal, pas tellement par les Japonais, mais par les citoyens eux-mêmes.

Toutefois Spielberg s’inspire d’un fait qui s’est réellement passé, et qui créa un mouvement de panique bien moins destructeur. Mais voyez plutôt…

Au début de 1942, de mystérieuses lumières, tantôt immobiles, tantôt mouvantes, apparaissent une nuit vers Los Angeles dans le ciel pendant une heure. On a jamais su l’origine exacte de ces lueurs, on parla aussi d’ovnis par la suite. On crut à une attaque des Japonais. Pendant une heure, projecteurs allumés, des tirs de DCA pilonnèrent les fameuses lueurs. Il en résulta une panique générale, tous les environs étaient en état de guerre. Mouvements de foule, de militaires, un joli bordel quoi. Tout finit par rentrer dans l’ordre, mais que s’était-il passé dans le ciel, ça c’est encore un mystère, en sachant que les Japonais n’avaient pas la possibilité technique d’envoyer des avions sur les côtes de Californie.

Sur cette photographie qui fut célèbre en son temps, on voit ces fameuses lumières, les petits points dans le ciel, les grandes lumières blanches étant les projecteurs de la DCA qui envoyèrent quand même plus de 1400 obus dans le ciel, sans réussir à en éteindre une.

Une bonne bouffe pour le couple et un dessert pour les spectateurs

L’apéritif du vendredi

Le plat de résistance

A cette époque, je sortais avec un fille que j’appellerai Alice. Elle fut déjà l’héroïne d’une histoire précédente. De toutes mes anciennes copines, c’est celle-là qui était la plus démonstrative en matière de sous-vêtements sexy. Chaque fois que nous nous retrouvions, je pouvais compter sur sa participation active à mes petits fantasmes. Ce jour-là elle était venue chez moi en fin de matinée, nous avions décidé de faire un peu de shopping et pour la soirée je lui avais réservé une petite surprise. Elle s’était assise sur le divan et je savais ce qu’elle attendait. Elle adorait que je vienne à la découverte de sa tenue du jour, enfin celle qui figurait en dessous. C’était une sorte de rituel auquel elle prenait, je crois, autant de plaisir que moi. Pour ce coup je découvris, ça je le savais déjà, des bas noirs tenus par un porte-jarretelles blanc et une petite culotte assortie. J’ai toujours adoré le jeu du noir et du blanc en matière de parures sexy. Je passe sur les détails qui suivirent et nous sommes partis pour un lunch, histoire de se caler l’estomac. Alors qu’elle montait dans ma voiture, mon voisin sortit et regarda attentivement la scène, je crois qu’il s’est rincé l’oeil, car Lise devait avoir quelques flottements pour entrer sa robe ample et ses bottes noires dans la voiture. Tant mieux pour lui, car sa femme devait porter des trucs sexy chaque fois qu’il neigeait en plein juillet ou alors elle les cachait bien. L’après-midi se passa agréablement et nous arrivons à la surprise du soir.


J’avais décidé de l’emmener dans un très bon restaurant. Je me targue de faire partie des personnes qui savent encore faire honneur à l’art de bien manger, on me fait remarquer en rigolant que je parle souvent de bouffe. Eh bien c’est vrai, les bas nylon, la musique, la gastronomie font partie intégrante des plaisirs de ma vie. J’avais choisi un restaurant qui alliait décor et bonne table. Un vieux moulin historique aménagé en restaurant avec des petits salons plus ou moins intimes. Je ne me souviens plus très bien de ce que nous avons mangé, mais ce n’était certainement pas un hamburger. Par contre la suite je m’en souviens très bien. Après le repas, nous sommes allés au bar pour un dernier verre. Endroit plutôt bien fréquenté par une clientèle assez sélecte sans sombrer dans le snobisme. Nous étions assis au bar sur ces fameux tabourets haut perchés. En descendant pour partir, Lise a fait in looping et s’est retrouvée parterre les fesses un peu à l’air. Bien sûr, tout le monde avait les yeux fixés sur elle. Nul n’ignorait qu’elle portait dans bas et un magnifique porte-jarretelles blanc. Heureusement un tapis très épais avait bien amorti la chute. Elle se releva bien vite sans que j’ai eu le temps de l’aider, digne d’un lever dans une caserne de régiment. Son visage ressemblait à un tomate, du moins pour la couleur, ce qui ne l’empêcha de sortir dignement. En regardant dans la salle, je vis pas mal de sourires et même un type qui me fit un signe du bras la main serrée le pouce en l’air. Eh bien Lise, je ne sais pas ou tu es maintenant, il ne m’étonnerait pas que tu passes un jour sur cette page. Tu te reconnaîtras et sans doute tu penseras comme moi, il fallait bien que cette histoire se termine par une chute.

Des bas nylons et un mec bizarre

Cinéma

Le personnage qu’il fallait trouver c’était bien sûr Mr Fritz Lang. J’explique les indices…

Dans un de ses films il y en avait trois, allusion à son film « Les Trois Lumières » de 1921.

Le titre d’un de ses films a sans doute inspiré une aventure de Black et Mortimer. Dans les aventures de Blake et Mortimer, il y a la fameuse « Marque Jaune » qui signe ses méfaits par un M en jaune, bien sûr je pensais à son célèbre « M Le Maudit ». Dans le film de Lang, le meurtrier se trouve aussi avec un M écrit à la craie dans son dos.

Dans un de ses films, il y avait plus de 30000 figurants. C’est évidemment dans « Metropolis » qu’on les trouve. Sans doute la première superproduction du cinéma. Et quel film!

Dans un film français très connu, il joue son propre rôle. Jean-Luc Goddard a fait appel à Fritz Lang (un hommage) en 1962 pour « Le Mépris » avec Brigitte Bardot, dans un rôle qui a sans doute rehaussé son estime auprès des cinéphiles. Lang y joue Lang avec toute la lucidité du personnage face à la caméra.

Eh bien consacrons justement cet article à Mr Lang et un de ses chef d’oeuvre M Le Maudit, de 1931.

Même s’il n’avait jusqu’alors tourné que des films muets, Fritz lang était ce que l’on peut considérer comme un réalisateur vedette, spécialement en Allemagne, sa patrie. Le magnifique Metropolis l’avait déjà fait entrer dans l’histoire. En voulant passer au parlant dont c’était les débuts, il se devait de trouver quelque chose qui ne déparerait pas de ses précédentes réussites. il choisit de s’inspirer en partie du tristement célèbre Peter Kürten, un sérial killer surnommé le Vampire de Dusseldorf. Lang semble avoir assisté au procès du tueur, une sorte de témoin de première main pour lui. Il bâtit un scénario sur cette histoire et la transpose à Berlin, en gardant l’option de détraqué sexuel du tueur, mais qui ne s’attaque qu’aux enfants, alors que le « modèle » est plus « éclectique ».

Encore fallait-il trouver un acteur qui puisse incarner le personnage. Le génie ou la chance de Lang fut de faire confiance à Peter Lorre, un acteur presque débutant originaire de l’actuelle Autriche. Par ailleurs un personnage plutôt paisible dans la vie courante, il réussit à donner au rôle toute l’ampleur qu’il nécessitait. A la fin du film, durant son procès devant et par la pègre, il est criant de vérité quand il tente d’expliquer comment les démons qui l’assaillent dans son esprit l’obligent à tuer des enfants innocents. C’est sans doute l’une des plus grandes interprétations jamais filmées par une caméra pour le cinéma, Lorre y est prodigieux. Peu d’acteurs ont bâti une carrière d’acteur sur un rôle ou une séquence dans un film. Il est parmi les quelques uns qui ont réussi cet exploit. Fuyant l’Allemagne car étant d’origine juive, il trouva presque naturellement une suite pour sa carrière à Hollywood, Fritz Lang aussi, apparaissant dans des films célèbres. Il se permit même de moucher Hitler, impressionné par son rôle, qui lui faisait un appel du pied pour retourner en Allemagne, tout en faisant table rase de ses origines. Il lui répondit qu’il y avait déjà assez d’un assassin en Allemagne. Hitler vexé par sa réponse le fit mettre sur une liste noire des personnes à faire disparaître en priorité.

Le sujet

La peur règne sur la ville, ici Berlin, car plusieurs meurtres sur des enfants ont été commis. Pressé par ses chefs, la police qui n’a pas le moindre indice, doit absolument trouver la piste du meurtrier. Alors elle entreprend d’incessantes descentes et contrôles dans les bas-fonds de la ville, car on suppose que le meurtrier en fait partie. Cet harcèlement commence à sérieusement gêner tous les petits truands qui ne peuvent plus truander en rond. Rappelons que le cadre temporel dans lequel se situe l’histoire est celle de la crise d’après 1929, une époque où chacun doit se débrouiller comme il peut, pas toujours de manière honnête.

Si la police a son réseau de renseignements, il y en a un qui est peut être encore plus efficace, celui de la pègre. Lors de la réunion d’un comité de chefs truands, ils décident de rechercher et de trouver le meurtrier pour mettre fin à ses agissements et retrouver un certain calme, chose qui risque d’arriver si les meurtres cessent. Ils possèdent un semblant de certitude que la police ignore, le criminel n’appartient pas à leur milieu, mais plutôt à celui de la bourgeoisie. Une vaste toile d’araignée est tissée à travers la ville avec principalement les nombreux mendiants, une banalité à l’époque, comme observateurs et indicateurs qui se fondent parfaitement dans les décors. Grâce à cela, il arrivent à mettre le grappin sur le tueur et décident de la juger à leur manière. Ce qui conduira au fameux procès qui occupe la dernière partie du film.

Le film

Avec ce film on peut considérer que Fritz Lang entre dans la modernité en le sonorisant, mais les images et l’ambiance ainsi que sa manière de filmer, ne dépareillent pas avec les films précédents pratiquement tous entrés dans la légende. Il n’a pas voulu en faire un thriller, il n’y pas de scènes crues, ni de poursuites impitoyables, comme cela est le cas dans La Nuit Du Chasseur par exemple. Malgré tout, c’est un film à l’action soutenue, qui contrastent avec une certaine lenteur assez présente dans les images de l’expressionnisme allemand qui tiennent lieu de sons ou de paroles. Les meurtres des enfants sont suggérés, un ballon qui sort d’un buisson et qui roule sur le sol, une baudruche qui s’envole et se coince dans les fils électriques. Même si on ne voit pas le meurtrier, on sait qu’il est là à l’affût, car il a l’habitude de siffloter le célèbre air extrait de Peer Gynt composé par Edvard Grieg. C’est d’ailleurs Fritz Lang qui le fait et double en quelque sorte sa vedette. Une partie des acteurs du film pour les petits rôles sont réellement des gens du milieu. Il voulait par là donner une touche plus réaliste à ses images.

Avec ce film, Fritz Lang signe une oeuvre magistrale, un peu aidé sans doute par la prestation de Peter Lorre. Mais très souvent dans le cinéma l’un est complémentaire de l’autre. C’est au réalisateur de tirer tout le jus d’un acteur, encore faut-il qu’il en soit capable et qu’il sache trouver celui qui en est capable. Il développe aussi la question sous l’angle social des comportements anormaux, c’est une première dans l’histoire du cinéma, et des assassins par pure gratuité. Dans sa défense, l’assassin affirme que des forces mystérieuses l’obligent à commettre ces meurtres. S’il est indéniable que de tels personnages ne peuvent être laissés en liberté, il semble que depuis Freud on a passablement dépoussiéré le terrain pour le compréhension de ces phénomènes. Victimes ou coupables, c’est selon sa sensibilité personnelle. Tout au plus, il faut juste être heureux de ne pas être comme cela et ne pas jeter la pierre trop vite à ceux qui sont atteints de ce mal. La nature, en apparence si souvent harmonieuse, a sans doute quelques grains de folie dont la finalité nous échappe. Qu’est ce qui nous oblige à aimer plutôt ceci que cela, qu’est ce qui nous oblige à protéger la vie ou à tuer, et surtout avons-nous la possibilité d’inverser le mal pour le bien quand il se présente en nous?

Ce film est incontestablement un film qu’il faut avoir vu. Malheureusement, aller au cinéma maintenant est trop souvent synonyme d’effets spéciaux et de trucs bassement commerciaux pour attirer le spectateur. Le cinéma, je ne le dis jamais assez, c’est comme la musique. Un nouveau style ne naît pas d’un claquement de doigts, il y a toujours des inspirateurs, des inspirations, des prémices. Il est certain que voir M Le Maudit est une manière de remonter aux sources. Il reste bien des poussières de Mr Lang dans l’histoire du cinéma.

Un décor qui appartient au film, mais pas la scène, Peter Lorre et Fritz lang

Les principaux acteurs

Hans Beckert : Peter Lorre ; Frau Beckmann : Ellen Widmann ; Elsie : Inge Landgut ; Lohmann : Otto Wernicke ; Le directeur de la police : Ernst Stahl-Nachbaur ; Le ministre : Franz Stein ; Groeber : Theodor Loos ; Le secrétaire : Gerhard ; Bienert Schränker : Gustaf Gründgens ; Le pickpocket : Paul Kemp.

Puisque ce film est désormais dans le domaine public, je vous ai fait un petit montage avec quelques extraits dont un qui concerne la fameuse scène du tribunal de la pègre.

L’Italie en nylon

Ah l’Italie! Combien de fois ne me suis-je pas perdu en rêveries sous son  ciel d’azur? Le charme de son hospitalité, sa cuisine, ses vins. Cette langue qui chante sans notes. Ce peuple qui rit quand il est triste et qui pleure quand il est gai. Et ces filles belles à damner un saint, Maria, Irene, Paola, Rosa, Lucia, Patricia et tant d’autres dont j’oublie les noms…

C’est aussi là que les femmes sont très souvent élégantes et que j’ai eu l’occasion d’admirer quelques paires de jambes gainées de bas. En remontant le fil de mes souvenirs apparaissent quelques histoires, à différentes époques, mais qui sont encore bien vivantes. Et puis je suis aussi la moitié d’un Italien… 

La première et la plus vieille remonte en 1963 et paradoxalement, n’a rien à voir avec une belle Italienne. Encore petit, j’étais parti en colonies de vacances, non pas dans le Tanger de Pierre Perret, mais dans un grand village au bord de l’Adriatique, Cesenatico. La vie dans cette colonie était organisée autour de groupes de cinq à six enfants  et menés par un moniteur ou une monitrice. Pour moi c’était une. Elle devait avoir dix-huit ans à tout casser, cheveux courts et  lunettes, elle était plutôt jolie. Un soir, alors que nous avions organisé un jeu de nuit, j’ai remarqué qu’elle avait mis des bas sous son pantalon. Mais oui, je m’intéressais déjà à la chose, si cela vous interloque. J’en fus un peu surpris, car il était très loin de tomber des flocons de neige en ce mois de juillet. Je me souviens très bien que j’ai failli lui en faire la remarque, ce qui n’aurait sans doute pas manqué de l’étonner, mais je n’en fis rien. Je me suis régalé autant que possible du spectacle de la bosse des jarretelles, bien visibles. Marie-Thérèse, si d’aventure c’est le nom de la personne qui lit ces lignes et qui était monitrice en colonies de vacances du côté de Cesenatico, il y a bien longtemps, il pourrait bien s’agir de la même personne. Alors, étonnée de voir quel souvenir j’ai gardé de toi? Si tu habites toujours dans le même coin qu’à l’époque, moi aussi, alors on pourrait prendre un verre ensemble, non?

Bien que je sois retourné plusieurs fois en Italie les années suivantes, il ne s’est rien passé de particulier. Remuons le sablier du temps et arrêtons nous en 1976. Nous avions décidé ma mère et moi, d’aller faire un tour dans sa ville natale, Milan. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais dès que je vais dans ce pays, j’ai envie d’acheter des habits et surtout des souliers. Il n’y a rien de tel que les pompes italiennes pour faire des pas de géant dans la vie avec un maximum de confort. Ma mère se sentait dans son élément et nous avons parcouru la ville, la Scala, la Galleria del Corso, en passant par la rue de son enfance. A propos de cette rue, juste à côté de sa maison natale, j’avisai une petite boutique où je pensais pouvoir trouver  chaussette à mon pied.  Sans le savoir je suis entré dans un magasin assez branché sur la lingerie traditionnelle et ancienne. La propriétaire des lieux, une belle femme dans la cinquantaine, semblait vouloir être une adapte de la marchandise qu’elle exposait. Sous une magnifique jupe grise très serrée, on devinait très bien les marques d’un porte-jarretelles qui tenait d’authentiques bas à couture. Il y a bien longtemps que je n’en avais pas vu. Dans ce style, c’est un des plus beau spectacles que j’ai eu l’occasion d’admirer. Et cela a duré longtemps, car ma mère a longuement fait la conversation avec la dame. Finalement je suis reparti, pas tellement la queue basse, mais avec des chaussettes tout de même.
Passons deux ans et nous voici à Rome, gare Termini en plein mois de juillet. J’étais sorti faire un tour dans les environs et en revenant j’attendais pour traverser un passage piétons, exercice assez périlleux dans cette ville.  En face de moi, une dame faisait la même chose. Quand la voie fut libre, elle s’avança dans ma direction et je vis très distinctement sous son pantalon blanc la présence d’un porte-jarretelles de même couleur.  C’était tellement visible que l’on devinait vraiment toutes les formes de son accessoire, y compris le lisière des bas. J’ai pensé, après, aux risques d’accidents qu’une telle vision pouvait provoquer dans la Ville Eternelle, si d’aventure cette personne déambulait le long des trottoirs.  Ce fut aussi un beau spectacle et un souvenir inoubliable.

Et cette charmante jeune dame rencontrée dans un train entre Vérone et Milan, je ne saurais l’oublier. Elle qui nous annonça que sa présence et la nôtre dans ce train tenait du miracle, car les conducteurs de train étaient en grève. Pour moi le miracle, c’était ses jambes gainées de noir par cette belle journée d’été. Coincidence du jour, un journal régional parlait dans sa partie magazine d’un retour du bas au détriment du collant sur les jambes des dames de la Botte. Or nous étions en 1980, une traversée du désert pour les voyeurs à l’affût d’un moindre bout de jarretelle. Je ne sais pas si elle avait participé à l’enquête en tant que témoin, mais il est certain que j’eus l’occasion d’apercevoir la lisière du bas à plusieurs reprises et qu’il y avait de grandes chances qu’un porte-jarretelles servait à les tenir. Où êtes-vous bientôt trente ans après? Mettez-vous toujours des bas? J’ose l’espérer!

Par la suite, j’ai pas mal séjourné dans les environs de lac de Garde, un endroit parmi les plus charmants de l’Italie. Ma mère, qui commençait à devenir âgée, avait retrouvé dans un petit village des amis de jeunesse. Elle m’offrait quelques jours de vacances tout frais payés, si je l’emmenais à F… chez ses amis. Pour moi ce n’était pas trop une corvée, car j’adorais cet endroit, déserté par les touristes, profondément ancré dans l’Italie profonde. Et puis c’était pour moi l’occasion de me remettre à parler la langue du pays. Nous séjournions dans une petite auberge tenue par une famille du coin, dont la mère était une copine de la mienne, elles ne s’étaient pas vues depuis trente ans. A part nous, il y avait quelques autres pensionnaires dont un couple dans la cinquantaine de la région de Cremone.  Le soir, nous avions l’habitude de nous retrouver dans le café pour parler de choses et d’autres avec les gens du village, tous plus ou moins clients de l’auberge. Pour mes délices, la dame du couple était toujours en jupe et visiblement portait des bas tous les soirs. Comme ses jupes étaient assez serrées, les bosses de ses jarretelles ne manquaient pas d’apparaître, assez discrètement d’ailleurs, aux endroits stratégiques. Autant que possible, je m’arrangeais pour avoir le spectacle dans mon champ de vision. Au fil des soirs, je me suis régalé de ce spectacle, assez inattendu dans un lieu dont je n’aurais pas misé une thune pour espérer le trouver. Un matin, j’ai fait une petite expédition dans une petite ville voisine, endroit réputé pour les sports d’hiver. A la terrasse d’un bar, je prenais mon apéritif sous forme d’un de ces vins doux « frizzante », qui coule facilement dans les verres  à l’heure des discussions toujours très philosophiques  sur le « giro » ou la dernière victoire du AC Milan.  En face de moi, il y avait deux jolies femmes qui discutaient sans doute d’autre chose, mais qui n’y mettaient pas moins de passion. Malgré une température plus que agréable, il y en avait une qui avait les jambes recouvertes de nylon. C’était quelque chose comme des bas jarretières, bien visibles à la limite de sa jupe plutôt courte. Par distraction ou volontairement elle ne faisait rien pour cacher le spectacle. Elle en rajoutait même un peu en les ajustant de temps en temps. Ce genre de bas, pour être honnête, m’attire assez peu. Mais entre les dizaines de jambes nues qui passaient devant le bar, le spectacle ne manquait pas d’un certain charme.

 

Voici
Qu’un ciel penche ses nuages
Sur ses chemins d’Italie
Pour amoureux sans bagages

Paroles d’une chanson peu connue de Jacques Brel, je fus cet amoureux sans bagages. Que ces souvenirs me paraissent lumineux à côté des éternels objets de pacotille que l’on ramène en souvenir.

Le nylon n’a pas disparu

Un film

C’est la musique qui m’a amené, et non le contraire pour une fois, à découvrit un film. Ce film c’est « Bunny Lake A Disparu » titre français, réalisé par Otto Preminger en 1965. J’étais un fan, et je le suis toujours, du groupe anglais les Zombies dont le fameux « She’s Not There » m’avait émerveillé. Comme je suis assez fidèle dans bien des domaines, il m’arrive de suivre bien volontiers un artiste tout au long de sa carrière. J’essayais tant bien que mal de me procurer tous les disques sortis après leur fameux hit. Un jour est apparu chez un disquaire un 45 tours d’eux, un import anglais qui comprenait deux titres « Just Out Of Reach »  et « Remember You ». Il était mentionné que c’était la bande d’un film « Bunny Lake Is Missing ». J’ai fait écouter le disque à un copain qui m’a dit qu’il avait vu quelque chose sur le film dans un journal français, et quelque jours plus tard il m’a amené l’article. En effet, le journal résumait l’histoire du film et le nom des Zombies y était mentionné. A une époque où les clips n’existaient pas, il était bien rare de voir ses idoles en mouvement sur un écran. C’est la première chose qui m’a attiré vers ce film, voir les Zombies chanter les titres du 45 tours, d’autant plus que j’adorais celui intitulé « Just Out Of Reach ». J’ai dû patienter bien des années avant de le voir, mais il a fini par être programmé à la télévision. Enfin j’allais voir un clip des Zombies! Ce fut pour constater que si Bunny Lake avait disparu, les Zombies aussi! En réalité, on ne les voit que quelques secondes en gros plan sur un écran de tv dans un pub et en toile de fond pour la suite. Par contre la musique est audible en continu. Si je fus déçu par cette furtive apparition, je dois bien reconnaître que le reste du film me scotcha sur mon fauteuil. C’était un bon, un excellent thriller.

Otto Preminger est un réalisateur austro-américain qui a quelques gros succès à son actif et bénéficie de nombreux fans qui cultivent son souvenir. Tout ne fut pas génial dans ses réalisations, mais admettons que le pire n’existe pas. Contrairement à ses habitudes, il vient tourner Bunny Lake en Angleterre, transposant l’histoire de New York à Londres. Il change aussi quelque peu les personnages de l’hisoire originale, un polar écrit par Evelyn Piper.

L’histoire

Le film se déroule presque en temps réel, un après-midi et une nuit.

Une mère, Ann Lake (Carol Lynley), arrivée récemment des USA par bateau vient chercher sa fille dans une école privée londonienne sur le coup de midi, école dans laquelle elle aurait dû commencer le matin même. Mais personne ne l’a vue, ni la directrice, ni le personnel, ni les copines de classe. Le frère de la mère, Steven Lake (Keir Dullea), arrive, mène sa propre enquête et arrive à la conclusion que sa nièce a disparu. Ils appellent la police et le commissaire Newhouse (Laurence Olivier) commence son enquête. Il découvre que les relations entre le frère et la soeur sont troubles et même avoisinent l’inceste. Au fil des témoignages, il constate que l’on est incapable de fournir une preuve de l’existence de Bunny Lake, ni une photographie, ni une personne qui l’a rencontrée, pas plus que l’on ne trouve trace d’elle sur le bateau sensé l’amener en Angleterre. Le frère témoigne aussi que sa soeur avait l’habitude de créer des personnages imaginaires dans son enfance dont un s’appelait justement Bunny.

Le reste est à découvrir dans le film.

La distribution comprend Laurence Olivier, considéré alors comme le meilleur acteur du monde. Pour le rôle du frère et de la soeur, Preminger a « importé » deux acteurs américains, alors assez peu connus en Europe, Carol Lynley et Keir Dullea. On note aussi dans les seconds rôles, le fameux Noel Coward, un personnage truculent tant à l’écran que dans la vie privée.

Si le film ne fut vraiment qu’un succès en Angleterre, il gagna par la suite une renommée internationale. Très valable par la tension qui règne tout au long, Hitchcock n’a pas toujours fait aussi bien, Il est à revoir ou à découvrir à travers un dvd qui existe avec la version française.

Dans la promotion du film, il était interdit de manière figurée d’arriver en retard, car le film ne souffrait pas que l’on manque une minute de l’intrigue si on voulait comprendre le film. le générique du film est aussi présenté de manière originale.

Sur l’air de leur « Just Out Of Reach », les Zombies avaient enregistré une pub sonore pour le film, titrée « venez à l’heure » allusion aux recommandations du réalisateur.

Faites travailler vos méninges

Découvrir le nom de ce très célèbre personnage du cinéma.

Il a été réalisateur, producteur, et dans une moindre mesure acteur.

Dans le titre d’un de ses films, il y en a trois.

Le titre d’un de ses films a sans doute inspiré une aventure de Black et Mortimer.

Dans un de ses films, il y avait plus de 30000 figurants.

Dans un film français très connu, il joue son propre rôle.

Solution dans le prochain numéro!

Du nylon et des fantômes

Ciné en vrac

Julien Duvivier (1896-1967) est un cinéaste que l’on peut considérer comme un des actes majeurs du cinéma, au moins vu sous l’angle français. Sa filmographie est inégale, le meilleur n’avoisine toutefois pas le pire, tout au plus ses films sont plus ou moins réussis. Citons « Golgotha » (1935); « La Bandera » (1935); « La Belle Equipe » (1936); « Pépé Le Moko » (1937). Remarquons la présence dans ces films de Jean Gabin, auquel Duvivier apportera une contribution à en faire un mythe, avec la complicité de Renoir et Carné. Après la guerre, la série des « Don Camillo » avec Fernandel lui vaudra un franc succès, en faisant rentrer dans l’ombre des films qui sont sans doute plus aboutis pour les cinéphiles.
Le fantastique est assez peu abordé par le cinéma français d’alors. Les Allemands et dans une certaine mesure les Américains en sont plus friands. Ici, Duvivier reprend un thème déjà abordé aux temps du muet par le Suédois Victor Sjöström en 1920, celui de mort qui vient chercher les vivants. Ce thème est visité de diverses manières selon les pays et les croyances. Chez les Bretons, c’est l’Ankou qui rôde avec sa faux et qui vient frapper à la porte. Ici c’est une charrette qui rôde le 31 décembre à minuit aux douze coups de l’horloge.  Le grincement de ses roues et sa vue épouvantent ceux qui connaissent sa signification. Une âme en peine devra errer en la conduisant jusque au prochain réveillon avant de connaître le repos éternel.

Le film se déroule dans un milieu populaire, misérable,  où les bons côtoient les mauvais. Dans les mauvais, on trouve David Holm (Pierre Fresnay), individu violent et ivrogne. Parmi ses copains de misère, David (Louis Jouvet) connaît la légende de la charrette et se garde bien de se trouver là où il ne faut pas. Une soeur salutiste (Marie Bell), tente de ramener David dans le droit chemin, mais celui-ci arrogant et fier tente de la dissuader par tous les moyens. Au fil des scènes, on contemple non sans en apprécier la qualité, comment tout ce petit monde tient son destin entre ses mains. Au fameux soir de la Saint Sylvestre, avant et pendant que la charrette apparaît, le destin  tournera les choses à sa manière.
Le films qui décrivent le milieu social des années 30 sont assez nombreux  dans le cinéma français de cette époque. On peut citer à juste titre « La Belle Equipe » de même cinéaste, « Le Jour Se Lève » de Marcel Carné, « La Bête Humaine » et »Le Crime De Monsieur Lange » de Jean Renoir. qui donnent un bon reflet de la condition ouvrière, pas toujours facile. Dans le film qui nous intéresse, en faisant abstraction du côté fantastique, on retrouve aussi cette étude. Pierre Fresnay quitte un peu ses rôles distingués pour aborder avec réussite, celui d’un personnage peu recommandable. Louis Jouvet est toujours égale à lui-même, il sait toujours donner du relief à ses rôles. Bien qu’il semble toujours avoir détesté le cinéma, on ne peut pas dire qu’il minimise ses rôles. Parmi la distribution, on ne peut que se féliciter de la présence de Robert Le Vigan, un très grand second rôle, vedette en devenir qui brisa sa carrière en  suivant Céline dans la collaboration.  Marie Bell est parfaite comme dans la plupart de ses films, presque un peu trop classe pour une dame qui voue sa vie à sauver des âmes.
Sans être le film absolu, « La Charrette Fantôme » mérite une redécouverte, d’abord parce que c’est un film fantastique et aussi pour le plaisir de retrouver une pléiade de bons acteurs qui conduisent le film de bout en bout.

Sorti en 1940
Durée: 1h 50
Noir et blanc

Distribution

  • Louis Jouvet : Georges dit « l’étudiant », ami de David
  • Micheline Francey : sœur Edith, malade des poumons
  • Marie Bell : sœur Maria
  • Ariane Borg : Suzanne
  • Marie-Hélène Dasté : la prostituée
  • Andrée Mery : la vieille repentie
  • Mila Parély : Anna
  • Valentine Tessier : la capitaine Anderson
  • Madame Lherbay : la vieille qui meurt
  • Génia Vaury : une salutiste
  • Suzanne Morlot : une salutiste
  • Pierre Fresnay : David Holm, souffleur de verre, aigri et malade
  • Robert Le Vigan : le père Martin
  • René Génin : le père Éternel
  • Alexandre Rignault : le géant, vrai coupable du meurtre
  • Pierre Palau : M. Benoît
  • Jean Mercanton : Pierre Holm, frère de David, accusé à tort
  • Henri Nassiet : Gustave, un compagnon de David
  • Philippe Richard : le patron du cabaret
  • Georges Mauloy : le pasteur
  • Jean Joffre : le gardien de prison
  • Marcel Pérès : un consommateur
  • Jean Claudio : un enfant de David
  • Michel François : un autre enfant de David
  • Jean Buquet : un autre enfant de David
  • Jean Sylvain : un salutiste
  • et autres

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