Des dessous pour un siècle (14)

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20 062715 5Le mot sexy est une création des années 50, tant en paroles qu’en pensées. Avant toute allusion au sexe était bannie, sauf la précision de l’appartenance à un genre mâle ou femelle. C’est le genre de mot qui aurait pu rapporter une fortune s’il avait été déposé avec copyright. Pour l’instant il s’emploie encore modérément avec la bouche, mais certainement plus avec l’esprit. On est en plein passage entre nouveau et ancien monde. Cela peut s’appliquer à la mode bien entendu, mais encore plus à la société. Dans la plupart des pays occidentaux on vit une ère prospère sous forme de consommation, on travaille pour acheter ce que l’on a produit, une part de cette argent étant consacré au superflu. Pendant des siècles, la société se divisait plus ou moins entre une petite partie de riches et une grande partie de pauvres. Maintenant on voit l’émergence d’une nouvelle catégorie, la classe moyenne. Elle n’est ni riche, ni pauvre, la lutte des classes se poursuit également en son sein. C’est à celui ou celle qui aura une plus belle bagnole que son voisin ou une plus belle robe que sa voisine. La frime est de bon ton, surtout auprès des adolescents qu’on considère comme une nouvelle clientèle potentielle d’acheteurs. Le raisonnement est assez juste , dans la famille les enfants sont souvent les plus nombreux, les plus potentiellement acheteurs de futilités, à condition qu’on leur propose ce qui peut les intéresser. Le créneau se situe entre ce qu’ils aiment et ce que la bourse des parents peut leur offrir. 

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Reflet des moeurs d’une époque, le mec qui s’excuse d’avoir embrassé sa conquête à leur premier rendez-vous!

Ceux qui ont vécu cette époque se rappelleront très bien en quoi consistait cette petits trésors à bon marché. Une bande dessinée, un disque, une séance au cinéma, une voiture ou un train miniature font la joie des garçons. Pour les filles, c’est un peu différent, bien que les petites joies des garçons peuvent aussi être celles des filles. Elle sont plus proche de la coquetterie, la mode et ses accessoires arrivent souvent devant, on veut faire comme maman. Le plaisir de maman c’est souvent consulter les magazines féminins qui commencent a être très populaires, Marie-Claire, Elle, s’arrachent presque à la devanture des kiosques. Un nouveau média, encore très discret va mettre de l’ambiance dans les foyers et servir de tremplin au lancement d’une nouvelle manière de voir le monde, la télévision. En 1950, c’est encore très discret, environ 4000 foyers possèdent un téléviseur, principalement sur Paris et environs. 

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20 062715 6Comme je le laissais supposer dans un autre chapitre, les années 50 c’est vraiment l’âge d’or de la lingerie. Elle est exactement au milieu de la route. Tout en ayant adopté une simplification en nombre de pièces essentielles au modelage du corps, elle n’est pas encore apparente, on la cache secrètement sans ignorer tous les effets qu’elle peut produire sur l’imagination. De plus, elle n’est en version basique pour celles qui le veulent bien. Certaines marques de lingerie proposent des modèles qui avoisinent plus le chef-d’oeuvre que la pièce de lingerie, c’est de l’art dans la lingerie.

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La gaine reste sans doute la pièce maîtresse du tiroir de lingerie, on ne saurait s’en passer, elle figure dans les achats de toutes les femmes d’un certain âge, un peu boudée par les plus jeunes qui ont moins de problèmes avec la silhouette idéale, là le porte-jarretelles est roi. La gaine ne présente pas que des avantages, elle peut être inconfortable, compresser, avoir tendance à remonter. La publicité s’emploie a gommer tous ces défauts en promettant le modèle idéal pour chacune. La marque Chantelle sera un des musts de la gaine de marque et occupera une part prépondérante sur ce marché. Les origines de cette marque remontant au XIX siècle, mais le nom sous lequel il connu aujourd’hui est plus récent et prendra son envol après la guerre avec sa fameuse gaine. Evidemment d’autres marques sont présentes sur le marché, Barbara, Lejaby, Christian Dior plus axé sur le luxe et surtout ses bas griffés. Il sera aussi un des seuls dans les années 70 a fabriquer encore des porte-jarretelles.

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La jarretelle, justement, figure par défaut sur pratiquement toutes les gaines vendues à l’époque. Evidemment on porte des bas, et même s’il fait une chaleur à crever et que l’on enlève les bas, la gaine est quand même présente, question de maintien de ce fameux ventre qui a tendance à s’étaler en rondeurs envahissantes. Tant pis pour les jarretelles inutiles, elles servent de décor. C’est encore la jarretelle de qualité, métallique, assurant un maintien parfait du bas sous toutes les tensions possibles. C’est plutôt le bas qui se déchirera. Après des années d’ignorance, les fabricants sérieux de corseterie aujourd’hui l’ont remise à l’honneur dans une version à peine modernisée. 

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La chaussure à talon n’est pas spécialement une invention des années 50, mais c’est à cette époque qu’elle va se démocratiser et devenir un must sous sa forme de talon aiguille. Il déclencha une polémique digne de celle du corset concernant ses effets sur la santé. C’est en 1953 qu’apparaît le nom de stilleto dans un journal américain. Cet anglicisme désigne encore aujourd’hui le talon aiguille. Le port des bas coutures est immanquablement associé maintenant avec le haut talon, ce qui n’était pas le cas dans les années 50 où la chaussure genre ballerine était très courante.

Avant de passer à la seconde moitié des années 50, plus qu’avec des mots, magnifions en photos cette époque glorieuse pour la grâce féminine.

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A suivre

Léo coeur de nylon (23)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son status de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit. A la fermeture du bistro, Léo consulte son album de photos, se couche et pense à son ancienne conquête, Léa. Après une nuit d’insomnie, il parle avec Marly qui devrait l’aider à élucider la mort mystérieuse d’une de ses anciennes conquêtes, Lucienne. Léo attend le soir où il va pouvoir parler avec Marly et son amie, en espérant que la lumière jaillira de sa conversation. Lors de la conversation, l’amie cite un nom qui fait réagir Léo, un ancien musicien de Léo qui semble tremper dans une histoire louche. La conversation se poursuit, il veut montrer une photo de son ancienne conquête, ils concluent qu’ils doivent informer la police de leurs découvertes. Un policier demande à voir Léo. Il lui pose des questions destinées à faire rebondir l’enquête sur le meurtre de son ancienne copine. Après le départ du policier, Léo invite Marly à discuter et manger un morceau. Une information éclaire l’histoire sous un jour nouveau. En attendant la suite, Léo va raconter une de ses histoires vécues dont il a le secret. suite à une tempête de neige, il doit prendre le train pour aller à Marseille donner un concert. Il a rencontré la charmante Huguette, qui l’accompagne dans son voyage.
Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.

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– Nous avons changé de train à Roanne. Seul petit problème Huguette avait un billet de seconde, moi bien sûr j’ai pris un billet de première. Pour être ensemble, je lui ai payé un billet d’appoint, ainsi nous pouvions voyager ensemble. Vous imaginez bien que j’y tenais particulièrement et je crois qu’elle aussi, j’en suis même sûr.

– Je crois que tu as raison, renchérit Marly.

– Il y avait du monde, mais nous avons pu trouver un compartiment en premières qui était libre. Pas pour longtemps d’ailleurs. Une dame est entrée et a demandé s’il y avait une place de libre. Je ne pouvais faire autrement que de lui affirmer que c’était bien le cas. Cela me gênait un peu, j’avais espéré un tête à tête avec Huguette, mais je dois dire que la femme qui est entrée n’avait rien d’une paysanne qui allait vendre ses poulets au marché de la prochaine ville. Elle était vêtue de manière hivernale, elle n’avait pas été surprise par cet assaut imprévu de l’hiver. Elle portait de bottes avec un talon raisonnable, des bas noirs avec une couture, un long manteau et une jupe de couleur sombre. Elle sentait la petite bourgeoise à plein nez.

Léo marqua un temps d’arrêt et alluma une nouvelle cigarette.

– Le train est parti et nous avons fait les premiers kilomètres. Dehors, il continuait de neiger, nous nous sentions bien à l’intérieur du train. Je n’osais pas trop brancher Huguette sur le sujet qui m’intéressait. Je ne sais pas si c’est pour m’encourager, assise en face de moi, elle avait adopté une sorte de semi pudeur, me laissant une vision plus que raisonnable sur la lisière de ses bas et une belle jarretelle blanche qui semblait briller dans la pénombre de sa jupe. Elle alla même un peu plus loin :

– Je peux allonger mes jambes, j’ai froid aux pieds ?

– Sans même attendre une réponse de ma part, elle enleva ses chaussures et mit ses pieds sur la banquette,  à portée de ma main. Pour une fois, j’étais presque intimidé. Je ne savais pas trop qu’elle attitude adopter, mais c’était plus par rapport à notre compagne de voyage, qu’un embarras de ma part. Huguette ne lâchait pas prise, elle tapotait  ma cuisse de la pointe d’un de ses pieds, tout en souriant d’un air d’invite.  J’ai rarement vu une gonzesse aussi délurée. Elle ne me l’a pas dit, mais elle devait avoir un diplôme d’entrepreneur en travaux publics. Pour finir, c’est la voyageuse qui me donna un moment de répit :

– La fumée, ne vous dérange pas ?

– Pas plus que ça, si le cœur vous en dit.

– Je vous en offre une ?

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– A cette époque, je ne fumais pas du tout, mais Huguette tendit la main vers le paquet. Ces dames s’en allumèrent une, ce fut une manière de lancer la conversation à trois.

– Vous allez à Marseille, demanda-t-elle, manière d’entamer la conversation.

– Oui nous allons à Marseille, mais c’est par hasard que je suis dans le train, je devais y aller en voiture. J’ai dû laisser ma voiture et mon chauffeur près de Roanne, je dois absolument être à Marseille dans l’après-midi.

– Ah vous avez un chauffeur ?

– Ce n’est pas vraiment mon chauffeur, mais il m’est attribué dans mes déplacements professionnels.

– Dites-moi si je me trompe, mais vous êtes le chanteur qui interprète « la maison des amours », je crois vous avoir reconnu ?

– Oui en effet, c’est bien moi, je suis charmé que vous m’ayez reconnu. Si vous êtes libre ce soir, vous êtes invitée à mon concert.

– Ce sera avec un grand plaisir, je suis libre ce soir, toutefois si ce n’est pas trop exiger de vous, mon mari voudra venir aussi. Je dois le retrouver à Marseille, car demain nous allons à un enterrement, ce qui explique ma tenue une peu sombre.

– Pas de problèmes, vous n’aurez qu’à vous annoncer à la caisse, on viendra vous chercher. Quel nom dois-je dire ?

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– Vous direz madame Harcourt, c’est mon nom, mais vous pouvez m’appeler Juliette.

– Avez plaisir Juliette, vous êtes de parenté avec Lucien Harcourt qui est dans l’immobilier ?

– C’est le frère de mon mari, mon mari gère d’ailleurs une succursale de l’entreprise à son frère.

– Je connais son nom, pour l’avoir rencontré dans une soirée. Décidément le monde est petit.

Léo marqua un nouveau temps d’arrêt, il alluma la cigarette suivante.

– Intérieurement, j’ai poussé un ouf de soulagement, car Huguette faisait un peu la gueule, elle s’imaginait que je la draguais. Le débarquement de son mari dans l’histoire l’apaisa. Je m’étais montré courtois envers la dame, car j’ai toujours eu pour habitude de consacrer un peu de mon temps envers ceux qui me reconnaissaient. C’était ma manière à moi de leur dire merci.  Là, c’était quand même un peu plus qu’une simple rencontre au coin de la rue ou dans un magasin, raison de plus. Elle m’avait pris un peu de court, car bien évidemment, c’est Huguette que je voulais avant tout voir à mon concert, je n’avais pas de doute sur sa venue et ce qui pourrait se passer après. Dans notre compartiment, nous pouvions reprendre un discussion normale, ce fut Juliette qui ouvrit les feux :

– Je crois que je connais aussi votre compagne, elle tient un magasin de lingerie près du port à Marseille ?

– J’hésitais, répondit Huguette, mais il me semblait bien que votre visage ne m’était pas inconnu.

– En effet, j’ai passé chez vous il y a environ six mois. J’avais acheté une guêpière un peu coquine, mon mari est très demandeur de ce genre de choses.  D’habitude je suis plus classique, un simple porte-jarretelles me suffit. Par contre été comme hiver, je n’aime pas avoir les jambes nues, je mets toujours des bas.

– Je vous invite à revenir me dire bonjour, je crois que j’ai de nouveaux articles qui enchanteront votre mari.

Marly s’inséra dans les rêveries de Léo :

– Tu dois avoir un aimant pour attirer ce genre de discussions et de trucs. Sûr, que si tu étais Robinson sur son île, un cargo rempli de porte-jarretelles et de sirènes ferait naufrage vers ton île.

– Regarde plutôt celle qui vient d’entrer, tu crois qu’elle porte des bas ?

A suivre

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Des voeux, mieux que ça!

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Le Boss m’ayant confié à moi, Achille Talon, érudit connu dont le nom associé à haut est déjà un frémissement de volupté pour les spectateurs avertis de la contemplation muette, le soin de vous présenter 2013, accompagné des vœux qui pimentent d’un agréable soupçon de sincérité l’envol vers les promesses alléchantes des jours heureux et futurs, je m’exécute l’âme légère et compatissante.

A l’heure de l’artisan qui pose sa clé à pipe comme l’on jette un mauvais jeu de mots au silence rédempteur et affable. A l’heure du sportif qui n’a plus qu’un ski pour briller sur les pistes glissantes de sa libido. A l’heure où la paire de rangers cherche preneur dans une solderie aux prix qui font sourire les gens de bien et rire les avares. A l’heure où la poissonnière emballe sa marchandise dans un journal étalant ses nouvelles aussi peu fraîches que ses filets, l’année se termine sur les pavés luisants de souvenirs. D’un balai à l’humeur joyeuse, balançons dans le caniveau avec l’élan de la main du destin qui ne tremble pas, la poussière des jours défunts.

L’avenir a coiffé son haut de forme pour saluer en se soulevant d’un geste altier et précis tous les matins couronnés de soleils qui sentiront la rosée des jours rieurs. Les cloches de la basilique aux sonnailles envoûtantes qui relèguent le rap au rang de borborygme incontrôlé et fétide, salueront toutes les dames qui, le geste sûr et précis, accrocheront leurs bas nylons à la jarretelle diabolique et si agréable pour nos sens en quête de pèlerinage aux sources de la beauté qui galbe les jambes. Sous le palmier qui suggère les tropiques de notre désir, l’océan amènera ses vaguelettes paisibles mourir sur la plage aux mille reflets de soie. Le porte-jarretelles au ton de coquelicot nous offrira ses pétales d’extase pour caresser le string qui l’accompagne dans ses nuits folles. La guêpière envoûtante fera les déesses dansant devant nos yeux qui n’ont pas envie de dormir, avides de contempler les portes du paradis et ses parfums qui enivrent les âmes perdues mais sereines. La gaine aimable qui enveloppe les coquines formes sur le présentoir du désir exacerbé et confiant, face au smartphone à l’œil inquisiteur mais serviable.

Ainsi donc, moi Achille Talon, grand visionnaire à côté duquel les voyantes célèbres sont justes bonnes à prédire le passé, aucune n’avait prédit le succès du blog, je vous vois tous succomber sous des tonnes de nylon, des kilos de jarretelles, une santé de fer pour assumer tout ça, et bien sûr un tas de bonheur, en sachet, en boite, en tube, en cataplasme, en infusion, mais du bonheur !

BONNE ANNEE!!!

Note: j’avais emprunté à Cassiopée les mots clé à pipe, poissonnière, ski, palmier, borborygme, haut de forme, rangers, coquelicot, smartphone, basilique, je les lui rends donc en espérant en avoir fait un bon usage, avec des tas de bises en guise d’intérêts.

La veuve soyeuse – 1

Avertissement: l’histoire que vous aurez le plaisir de lire ci-après, enfin j’espère, est complètement sortie de mon imagination. Toute ressemblance avec des personnages ayant existé est purement fortuite. Mais qui sait? Elle figure en plusieurs épisodes.

Claudine portait le deuil comme on porte une flamme olympique, avec une certaine fierté, mais aussi avec une légère tristesse, comme si l’idéal de cette flamme était un peu vacillant. Le côté fier était sublimé par le souvenir que le défunt Gérard, le grand amour de sa vie, était parti entouré de tout son amour. A aucun instant, elle n’avait manqué à son devoir de femme aimante. Elle l’accompagna jusqu’à l’ultime soupir dans un voyage merveilleux, le dernier qu’ils feraient ensemble dans ce monde, lui sur un lit, elle assise à ses côtés. Sans cesse, une main s’échappait de la bordure des draps blancs. Après avoir retroussé la robe, elle caressait les jambes de la dame s’arrêtant à cette frontière qu’il avait tant de fois traversée, celle où le bas de nylon s’arrêtait pour laisser la place à la douceur de la peau. Il s’imaginait, dans une sorte de rêve éveillé, que ce geste prolongerait l’échéance fixée par sa maladie qu’il savait incurable. Plus que les remèdes inutiles et coûteux, il pensait qu’un instant de bonheur, reculerait l’heure de l’échéance inscrite quelque part à l’encre invisible. La dame se prêtait avec un évident plaisir à ces jeux, même si ils semblaient quelque peu désuets. Chaque jour, elle adoptait une autre parure qu’elle sélectionnait dans l’immense choix qui remplissait sa garde-robe. Les ensembles avoisinaient les porte-jarretelles, les guêpières et les serre-tailles, dans une farandole de couleurs douce aux sens.

Un jour, pourtant, la main ne s’évada pas du lit. Elle savait que c’était la fin. Le corps abîmé se tendit, son visage ravagé par la maladie retrouva une paire de secondes l’expression du visage qu’elle avait connu et se figea dans un immobilisme éternel. Des larmes perlèrent à ses yeux, pas des larmes de tristesses, presque des larmes de bonheur, il avait fini de souffrir. Les premiers instants qui suivirent, elle s’imagina ce qu’allait être sa vie sans lui. Une sorte de brouillard envahit son esprit, lequel ne lui permit pas de s’en faire une idée précise. Il allait falloir faire face à tous les problèmes que ce genre de situation ne manqueraient pas de créer. Heureusement, la famille se résumait à une poignée de personnes qu’elle n’avait pas vue depuis longtemps. Elle les avertirait par courtoisie, tout en sachant déjà qu’ils allaient trouver mille excuses pour ne pas être présents à l’enterrement. Elle pouvait compter sur la venue d’une seule personne, l’ancienne femme de son mari.

Assez bizarrement, l’ancienne et la nouvelle n’étaient pas devenues des ennemies, comme c’est souvent le cas. La séparation avait eu lieu dans une parfaite cordialité et un respect mutuel entre les deux femmes. Elles s’écrivaient même de temps en temps et une fois ou deux par année, Nicole, c’était son nom, venait passer un ou deux jours à la maison. On parlait des souvenirs, car Claudine et Nicole avaient fréquenté la même école et connus les mêmes garçons dans des aventures futiles et passagères. A la fin des études, la vie les sépara. Nicole rencontra Gérard, un architecte avec une excellente situation, d’une dizaines d’années plus âgé qu’elle. Après un temps de fréquentations, on passa aux fiançailles et au mariage. Celui-ci dura six ans, un bonheur sans histoires au cours duquel Nicole fut une épouse parfaite, secondant son mari dans son bureau en lui servant de secrétaire. Le ciel sans nuages s’assombrit quand Gérard eut un grave accident de voiture qui le laissa incapable de s’occuper de ses affaires qui périclitèrent. De son côté, Nicole regrettait un peu sa liberté, accentué par la disparition de bien des plaisirs que la nouvelle situation exigeait. Dans les couloirs de l’hôpital, Nicole rencontra un jour Claudine, par hasard. Elle lui apprit que son mari était convalescent en ces lieux et le lui présenta, car elle ne l’avait jamais vu. Nicole était ce que l’on peu appeler un liseuse de sentiments. Quand elle présenta Gérard, elle remarqua bien vite que ce dernier n’était pas insensible au charme de Claudine. Elles se revirent assez souvent et à chaque fois elle constata que Gérard était de plus en plus attiré par Claudine, son intérêt augmentait proportionnellement au rétablissement de son corps meurtri. Une chose lui sembla significative, l’intérêt de Gérard pour les jambes de Claudine. Cette dernière portait, à contre courant de l’immense majorité des femmes, des bas en lieu et place de collants. Bien que Nicole n’aie jamais posé directement la question, elle avait observé lors de croisements de jambes, une lisière de bas ou quelquefois des petites bosses qui marquaient les jupes un peu serrées. Nicole n’attacha pas une importance quelconque à ce fait, elle pensa juste que c’était un choix personnel et par discrétion, elle n’aborda jamais le sujet.

Suite partie 2

Sur la piste des mes fantasmes

Je me suis toujours posé la question de savoir où remontait mon fétichisme, quel fut le détonateur, quand cela a-t-il pris le pas sur le reste? A vrai dire je n’en sais rien, aucune lanterne ne m’apporte un peu de clarté. Si je parcours mes souvenirs d’enfance les plus lointains, le plus ancien, que j’ai pu dater par l’objet, un ours en peluche cadeau de Noël reçu d’un parent, quand j’avais neuf mois. Je revois la scène dans un brouillard diffus, je suis dans mon berceau et l’on me donne mon nounours. C’est le seul souvenir qui me reste du séjour dans cette première maison où nous habitions.  Vers l’age de deux ans, après un déménagement, les choses se précisent. Paradoxalement, je me rappelle surtout des faits violents. Non, mon père ne me battait pas, ni ne battait ma mère. Quelle belle famille paisible nous étions. Ces faits violents sont un accident mortel, une explosion, un incendie et une piqûre d’abeille, le tout en vrac. Comme vous le voyez, il n’y pas l’ombre d’un départ de fantasme en nylon. Pourtant dans ce fouillis de souvenirs, j’ai bien du en apercevoir quelquefois de ces fameux bas. Je ne me suis pas dit un jour, qu’à partir de maintenant  j’allais fantasmer sur le nylon. Ben, c’est trop facile. Ma théorie sur mes origines fétichistes est la suivante, c’est un théorie, mais c’est la meilleure explication, la plus cohérente. Il faut se remettre dans le contexte de l’époque, seconde moitié des années 50. Je l’ai dit un peu partout, mais je le redit. Toutes le femmes en jupes et même en pantalons portaient des bas, c’était la règle et même la seule opportunité. La première fois que j’ai entendu parler de collants, c’était en lisant les aventures de… Fantômette, série qui débuta en 1962. On peut dire que la première demoiselle qui porta des collants, c’est elle. On aurait de la peine à l’imaginer autrement, vous la voyez en train d’ajuster sa jarretelle sous l’oeil du Furet, son adversaire de toujours. D’accord, là je m’égare un peu, mais c’est pas parce que je parle de ma libido, qu’il faut faire cela sous forme d’un doctorat. Revenons à nos boutons, ceux des jarretelles.


Les dames ne se gênaient pas du tout pour ajuster un bas ou simplement remettre la jarretelle en place, elles lâchaient semble-t-il assez souvent. C’est vrai, les bas étaient plutôt courts, très tendus et bing!   Ce risque d’incident était d’autant plus fréquent qu’il y avait des femmes avec des bas, c’est à dire énormément.  Le recensement de la population féminine se faisait en comptant le jarretelles et en divisant par quatre, on en voyait très très peu à six jarretelles. Oui je m’égare encore, allez encore un pt’it coup. Cela me rappelle un petite histoire qui illustre très bien mon propos. Une voisine dans son jardin parlait avec le père d’un copain. Entre deux potins elle glisse: « j’ai une jarretelle qui a lâché », tout en se tournant un peu pour remettre la coquine en place. Bien que cette histoire soit bien postérieure à mes recherches de fixations, je peux imaginer que plus ou moins consciemment, j’ai vu ou entendu ce genre de scène ou propos assez souvent pour m’en imprégner. Ma première vraie vision, celle que j’ai savourée pleinement, est le fait d’une copine à ma mère qui enleva ses bas devant moi. Je ne souviens des élastiques de son porte-jarretelles qui étaient d’un bleu ciel magnifique. Mmmmh, quelle belle séquence de souvenirs! A partir de là, tout est devenu clair dans mon esprit, dans le sens que je recherchais ce genre de vision. De mes aventures en la matière, vous avez eu l’occasion d’en lire de larges extraits, je n’y reviens pas. Encore faut-il expliquer quel effet je ressentais. Difficile à décrire, mais une sorte d’excitation interne, le coeur qui bat plus fort, quelque chose qui approche les premiers émois de l’enfance quand on tombe soudain amoureux d’une fille qui vous plaît. Voila en gros les effets de la chose. Maintenant, c’est complètement différent, serait-ce la sagesse qui vient avec l’âge? Devant pareille scène, je savoure, j’admire, parfois je complimente, à la manière dont on contemple un tableau, un paysage. Aucune envie d’en faire plus, de draguer, de me poser en prétendant. Remarquez quand même que je suis pas de bois, si la fille me fait des avances, je ne sais pas si je répondrai, mais pour sûr je ne vais pas m’enfuir pour me cacher sous les jupes de ma mère, celles de la drageuse peut-être, qui sait le spectacle doit être bien charmant.


Reparlons du contexte passé, il est nécessaire pour la suite. Je me suis évidemment demandé si j’étais normal. La science psychiatrique était certainement moins évoluée que maintenant, encore très sous le joug de la pensée judéo-chrétienne. En lisant les quelques rares bouquins consacrés au sujet, nous étions des déviants, des impuissants sexuellement.  Je puis affirmer maintenant que ces blablas méritent un grand coup de balai et que ces analystes sont de fieffés coquins, pas scientifiques pour un sou. Les mécanismes de la psychologie ont été d’un grand secours pour me mettre à l’aise. Ce que j’en ai spécialement retenu, c’est que le refoulement était une chose dangereuse pour l’équilibre de l’esprit et qu’il fallait faire avec ses fantasmes. Remarquez en passant que les philosophies orientales ont très bien compris la chose. Certaines attirances sont dangereuses pour la société, je ne les prône pas. Dans mon cas, je me sens comme un doux rêveur devant une paire de bas nylon, vais-je aller consulter? Bien sûr que non. Si mon amour pour la chose est une maladie, alors je ne veux surtout pas guérir.
Au fil des temps , ma passion a pris différents visages, bien qu’il s’agisse plutôt de jambes. Dans mon adolescence, j’ai connu les derniers scintillements du bas nylon, remplacé par ces diaboliques collants. Période de transition à partir de 1965, je crois que j’ai aperçu ma dernière paire de bas sur les jambes d’une jeune femme en 1972, vision  rarissime en cette année. Bien sûr j’exclus les dames d’un certain âge qui mirent beaucoup plus de temps à faire le changement, quand elle le firent. Mais bon, je n’allais quand même pas draguer une grand-mère, les jambes recouvertes de varices, sous prétexte qu’elle portait des bas. A partir de là, je crois que mon fétichisme s’accentua par manque de visions directes. Il est vrai que j’aurais vendu mon âme à qui l’achèterait, pour la moindre vision d’une lisière de bas. Au même titre je n’attachais aucune importance, ni à la matière, ni au support, n’importe quoi aurait fait l’affaire. Les seuls spectacles à se mettre sous l’oeil étaient les magazines, le cinéma. Il s’est bien passé quelques années avant que l’occasion se présente pour renouer avec la certitude qu’une femme portait des bas. Bizarrement, c’est avec une copine que je draguais avec un certain succès que l’occasion se présenta. Elle n’était pas féminine pour un sou, toujours en pantalons, mais plutôt jolie. Nous sortions ensemble depuis quelques temps, quand elle m’invita pour un repas chez ses parents. Je connaissais très bien son père, qui était une excellent copain, malgré la différence d’âge, presque trente ans. Le connaissant lui, je m’étais imaginé que sa femme était une de ces femmes résolument moderne, chauffant des plats surgelés à tire-larigot dans sa cuisine dernier cri. Je me fourrais le doigt dans l’oeil, car elle était tout le contraire. Femme au foyer très traditionnelle, cuisinière de première et je m’en rendit compte plus tard… porteuse de bas! Pour de l’inattendu, cela en fut. Elle m’avait à la bonne, j’étais son petit chouchou, bien que ma taille soit plutôt élancée. Elle me voyait convoler en justes noces avec sa fifille, elle me l’avoua. Rien de tout cela n’est arrivé, mais le souvenir de cette future ex belle-mère est toujours présent, 35 ans après. Nous sommes en 1976 et c’est justement une amorce du retour des bas qui va se manifester notamment à travers la génération punk et sa manière de provoquer. Pour donner l’illusion de l’ancien, apparaissent les premiers collants avec imitation couture. Dans les magasins, les bas font un timide retour sur les présentoirs d’où ils avaient disparus. On commence à voir des mannequins  d’étalage arborant des porte-jarretelles. Cela redevient un plaisir d’aller flâner au rayon lingerie.

Il ne faut pas perdre de vue que ces accessoires sont ceux de la nouvelle génération, peu fonctionnels, minimalistes, l’accent est mis plus sur le décor que la fonction. On porte un peu des bas, comme on traverse la chaussée en dehors des clous. Pour votre serviteur, ben, il se contente de cela et des quelques rares visions de bas qui s’offrent à lui. En 1978, j’achète mon premier lecteur vidéo. Ce fut l’occasion de conserver quelques films où les scènes de bas figuraient. On avait maintenant la possibilité de voir et de revoir autrement que furtivement sur un écran ou à la télévision. Le bouleversement que cela provoqua chez moi fut le départ de mon admiration pour la lingerie rétro. On voyait des bas et des jarretelles, je dirais de manière naturelle. Ce n’était pas de la reconstitution, mais une image sortie du passé. Depuis je suis toujours accro, et évolution dans mon fantasme, c’est que la lingerie moderne me laisse presque de marbre, j’exagère un peu, mais pas tellement. Je trouve que l’ancien affirme la silhouette, l’ensemble est  très visuel, plus présent, capte le regard d’une autre manière. le bas avec un couture est un must. Mais surtout, et c’est bien là le plus concluant pour moi, j’ai pu faire partager cette adoration à bon nombre de mes copines.
Alors Mesdames, Mesdemoiselles, continuez de m’offrir ces charmantes visions elles me rendent malade aux yeux de certains, mais  on meurt d’ennui, jamais de plaisir. Merci à vous


Le visiteur du soir

Cet histoire est beaucoup plus récente, bien qu’elle date déjà d’une vingtaine d’années. Elle concerne une de mes copines que nous appellerons Estelle. Elle est sans doute celle qui avait le plus le mot romantisme à fleur de peau. Perçue plutôt comme une femme du genre meneuse et fonceuse, à côté d’une grande culture, elle maniait l’art de s’habiller avec un classe certaine. La moindre de ses robes venait des meilleures boutiques de la ville. Nous formions un couple depuis pas mal de temps, tout en gardant chacun notre indépendance. Nous avions l’habitude de nous réserver des soirées pour nous seuls, avec bonne cuisine et bonnes bouteilles pour démarrer la soirée. Elle habitait dans une maison complètement en dehors, nous pourrions presque dire, de la civilisation. Une ferme isolée, servant de haras, que nous partagions avec les très discrets propriétaires. Ce fameux jour, j’arrivai en début de soirée comme convenu. Après la galoche d’usage et une petite balade le long de ses cuisses pour voir si je sentais la bosse d’une jarretelle, je constatai que c’était bien le cas. Elle n’était pas une inconditionnelle du bas, parfois des bas coutures, mais elle en mettait pratiquement toujours pour nos soirées intimes. Par contre elle n’aimait que les guêpières, elle n’avait aucun porte-jarretelles dans sa collection de lingerie.

Bon vous imaginez que je n’allais pas appeler la police. D’autant plus que la femme de caractère que tout le monde connaissait, changeait du tout au tout en devenant câline et très branchée sur les ambiances feutrées. Pour le début de la soirée, elle portait une de ses robes amples, un peu style années cinquante et plutôt en dessous du genou avec des bas noirs. Nous avons mangé et discuté de choses et d’autres. La littérature et la philosophie revenaient assez souvent dans nos conversations. Quand nous passions au salon, elle s’éclipsait un moment et revenait dans une autre tenue, plus sensuelle. Elle avait un jupe serrée qui avait la particularité d’être fendue très haut sur le devant. Bien sûr pour moi c’était un régal, en même temps qu’une invitation. Cela ne cachait presque rien de la lisière de ses bas, à l’entrejambe. Je n’aurais presque rien de plus à raconter, si un événement imprévu n’avait troublé le cours de la soirée, sous la forme d’un coup de sonnette à la porte. Dans son entourage, il y avait un mec qui lui tournait autour depuis des années, espérant un signe d’invite de sa part, qu’il attend toujours. Ce mec était gentil, un peu balourd et toujours fringué aux soldes. Il nous rendait pas mal de services, en étant un très bon bricoleur. C’était sa manière à lui d’avoir ses entrées chez ma copine, mais cela s’arrêtait sur le seuil de la chambre à coucher. Vis à vis de moi, Estelle, m’avait clairement dit ce qu’il représentait pour elle, une bonne amitié, mais rien de plus. Alors je me foutais pas mal de la savoir dans les environs quand je n’étais pas là. Exception faite de ce soir là, car c’est lui qui était derrière la porte. Il avait décidé de s’inviter pour voir si par hasard un robinet n’était pas en train de fuir, on ne prend jamais assez de précautions. Estelle connut un moment de panique, car vous savez qu’elle était sa tenue à ce moment là. Pendant que je faisais entrer le bonhomme, elle gagna au pas de course la chambre à coucher. Elle résolut le problème en enfilant sous sa jupe une paire de leggins, qui cachait l’essentiel et revint nous tenir compagnie.

Même si ma copine portait des bas, elle ne l’aurait jamais dit ouvertement ou montré à un autre homme et lui aurait probablement tourné une baffe si d’aventure il lui avait posé la question. Nous avons prétexté une virée le lendemain et un coucher avancé, tu parles, pour qu’il n’installe pas sa toile de tente dans le salon. On lui a quand même offert un verre, tout au plus nous espérions que le visiteur n’aurait pas trop soif. Mais parfois il y a un petit lutin qui s’amuse à nous jouer des tours. Ce petit lutin arriva sous la forme d’une chatte, compagne attitrée de l’occupante des lieux. Paisible animal qui se réveillait après un bon petit roupillon, et qui se sentit soudain en manque de caresses avant de partir pour sa ballade nocturne, rendre visite aux souris des environs. D’autorité elle manifesta l’intention de sauter sur la table pour faire sa tournée et le fit. On dit que les chats retombent toujours sur leurs pattes, c’est sans doute vrai, mais ce que la demoiselle n’avait pas prévu, c’était l’encombrement sur la dite table. Entre les verres et les bouteilles, le cendrier et les reliefs du repas, la brave bête ne trouva pas une piste d’atterrissage à sa mesure et il y eut un mouvement de panique qui lui fit renverser un verre, celui qui était devant Estelle. Le contenu du verre alla généreusement se répandre sur ses jambes. Dans un réflexe pas du tout calculé, elle se leva et remonta sa jupe en la levant par les deux pans, avec l’espoir de minimiser les dégâts. Oui bien sûr il y avait les leggins, mais vous connaissez la particularité de ces derniers, c’est de bien coller au corps. Et ce qu’il y avait dessous devint plutôt visible, comme une carte de géographie en relief. Je pense que l’invité n’en perdit pas une miette, mais n’en souffla mot. Dignement, histoire de cacher sa gêne, Estelle opéra un retraite et revint un peu plus tard sans ses leggins et en arborant une robe plus traditionnelle, qui ne laissait rien soupçonner. On discuta de l’incident après le départ de notre invité. Au moment fatidique, tout se déroula très vite dans sa tête. Elle pensa qu’elle pouvait lever sa jupe et que les leggins assuraient un bon camouflage. Mais une fois la jupe levée, elle vit bien que tout devenait extrêmement visible. Elle réalisa que notre ami pouvait tout deviner sur ses secrets vestimentaires et elle en ressentit une certaine panique sur le moment. Je la rassurai et elle finit bien par admettre que peut-être il n’avait rien vu. Et que si c’était le cas, eh bien il savait qu’elle portait parfois des bas, que j’y étais sensible et que cela m’était destiné.

Le seul dégât consistait en une jupe qui avait une légère odeur de whisky. Quant à la chatte, elle ne fut même pas privée de pâtée et eût plus tard un joli toutou comme compagnon de jeu. Avec lequel elle s’entendait fort bien d’ailleurs.