Chansons que j’écoute de-ci de-là (6)

Comment oublier complètement cela ? Sans doute parce que c’est inoubliable !

En remontant aux sources de quelques titres qui sont bien plus connus par les autres que par le créateur, on peut parfois se dire que l’orignal n’est pas si mal et même très bien. Celui-ci est merveilleux!

Il m’arrive de ressortir ma collection de Cream et de me réchauffer quelques titres. Il y en a plusieurs, mais j’aime bien celui-là.

Il faut parfois revisiter les classiques, Ted Nudgent le faisait très bien en 1966 déjà…

Un album de blues un peu oublié et combien superbe a été enregistré en 1962 aux Trois Mailletz à Paris. Il y a Memphis Slim au piano, Willie Dixon à la contrebasse, Philippe Combelle à la batterie. Ca boogie woogie à tout va. Superbe !

Les chansons gentilles que j’ai adorées jadis et dont j’ai une certaine peine à me passer…

Une de ces chansons qui échappent passablement à ce que j’écoute habituellement. J’aime sans trop savoir pourquoi, sans doute les vocaux de Paul Jones, mais au fil des ans je remarque que je l’ai pas mal écoutée.

Je pourrais dire la même chose de cette chanson de Tom Jones, par ailleurs un chanteur très respectable au niveau de sa voix, j’aime bien cette histoire d’amour véritable surtout par l’ambiance. Par contre j’aime moins la version d’Eric Burdon et les Animals.

Il y a quelques chansons, et je ne suis pas le seul, qui rappellent une fille que l’on a bien aimée. C’est le cas de cette version de « Angelica » par les Sandpipers qui me ramènent à Palavas-les-Flots en été 1967, elle s’appelait France.

Il n’y a pas tellement de chansons qui sont capables de faire passer les grandes émotions, celle-ci en est une et cela vaut bien une écoute de temps en temps.

Les Mamas and Papas sont connus pour quelques hits incontournables. Mais il y a des chansons qui se cachent dans le discographie qui valent aussi leur pesant d’or. Celle-ci par exemple… c’est parfait !

Dans les années 50 à la maison on n’avait que la radio, mais elle marchait pratiquement à longueur de journée. Il était difficile d’échapper aux chansons de Dalida. Je n’ai jamais vraiment réussi, pour autant que j’en ai eu envie, à me passer d’elle. Alors de temps en temps, je ressors une de ses  galettes pour l’écouter, un peu comme un bon bourgeois irait se dévergonder dans un bal populaire. Il y en a au moins une vingtaine que j’aime bien. J’ai choisi un clip où elle est non seulement chanteuse, mais  très bonne actrice en enjôleuse.

Cela peut vous étonner mais j’ai une intégrale d’Edith Piaf dans laquelle on trouvait un enregistrement « sauvé » d’une chanson qui n’existait qu’en maquette. Je dois avouer que j’ai un faible pour cette mélodie de la grande chanteuse qui restera irremplaçable.

 

Vendredi en nylon (21)

Chansons que j’écoute depuis au moins 35 ans

Je n’ai jamais été très amateur de disco, tout au plus j’en achetais pour animer les soirées disco que j’ai assurées une fois par mois pendant 3 ans. Je cherchais surtout des trucs dansants pouvant être diffusée en discothèque sans pour autant appartenir à ce style. Comme il y avait des minettes très branchées disco et d’autres clients, surtout des mecs, qui détestaient cela. C’était aussi ceux qui faisaient tourner la boutique, car tous plus ou moins bons buveurs et pas spécialement fauchés. Alors il fallait un peu naviguer entre deux eaux. Très très peu de titres disco que j’ai programmés sont restés dans mes écoutes. Je peux en citer au moins deux…

Un groupe français a connu un monstre succès en Italie et est devenu un vrai phénomène. Dans une musique disco d’inspiration spatiale, il avaient remis au goût du jours une version du célèbre « On The Road Again » créé 10 ans plus tôt par Canned Heat. J erigole encore en écoutant ça maintenant, mais je dois dire que c’était assez sympa. Leur nom ? Les Rockets !

Un chanteuse qui avait des possibilités vocales assez évidentes, mais pas toujours bien exploitées. Un titre que j’ai encore après bien des années

Bien que je connaisse cette chanson depuis l’album « Machine Haed » j’avais estimé que le version de l’album live « Made In Japan » était plus dansable. Ce qui est certain, le coin danse était complet quand je la passais. C’est encore un disque que je peux écouter occasionnellement, c’est assez irrésistible.

Je laisse mon expérience disco, car il se passait bien évidemment des choses plus intéressantes pour moi ailleurs…

Ceci par exemple, c’était sympa et j’avoue encore l’écouter avec plaisir aujourd’hui.

Et puis quand j’écoute la face A je ne peux pas m’empêcher de mettre la B, tout aussi sympa…

Elle reste une de mes chanteuses préférées un peu par son côté anarchiste, mais surtout par son talent et la qualité de ses textes. Avec le groupes Alpes, quelques albums de haute voltige virent le jour et ça j’écoute encore souvent, comme cette « Ere De La Putréfaction ».

Une autre grande dame de la musique branchée que j’écoute sans modération. Entre chansons très allumées aux ambiances chaotiques est d’autres plus calmes, j’aime tout. C’est un peu comme si Edith Piaf était née dans les années 50.

Bien sûr j’ai écouté du punk. Ce qui me plaisait le plus dans le punk, c’est plutôt l’esprit que la musique assez simpliste il faut l’admettre. Je dois avoir quelques dizaine d’albums de ce genre dans ma collection dont certains que je n’ai plus écoutés depuis belle lurette. Les quelques titres qui suivent sont ceux qu’il m’arrive encore de sortir pour une écoute.

Moins connu en général que les grands courants musicaux, les mouvements avant gardistes dans lesquels on peut inclure des musiciens comme Stockhausen, ont toujours plus ou  moins existé et cela ne s’arrête pas seulement à la musique. Je dirais que c’est avant tout de la musique d’intellectuels, mais on peut admettre d’une certaine manière que tout son est une musique en soi, cela peut vous passer sous l’oreille sans que cela vous interpelle, elle est perceptible seulement par certains. Le collectif de musiciens connus sous le nom de Residents est de cette veine. Tous au long de bientôt 50 ans de carrière, ils ont sortis des dizaines d’albums avec des titres qui peuvent constituer des approches assez faciles pour ce style, tandis que d’autres sont irrémédiablement réservés à une sorte d’élite qui y trouvera son bonheur. Il n’en reste pas moins que cette musique pour un peu que l’on veuille bien se laisser emmener par elle peut faire voyager vers d’étranges mondes imaginaires. Voici un de leurs titres assez facilement accessible et si vous l’écoutez, vous verrez que vous aurez l’impression d’avoir déjà entendu cela à quelque part. Ils adorent reprendre des chansons et les réécrire à leur manière.

Aujourd’hui, je m’y connais assez bien en musique classique, l’authentique pas celle tournée en pop, au pire j’ai quelques bonnes notions. Un des premiers disques de cette musique que j’ai acheté me fut inspiré par Chaplin dans « Le Dictateur ». Au cours de la scène du barbier, Chaplin rase son client au rythme de l’air de la « Danse Hongroise no 5 » de Brahms. Je trouvais cette mélodie charmante, ce qui me poussa à me procurer le disque, ce fut un début. Depuis une dizaine d’années, il m’arrive d’écouter du classique et je trouve que c’est une musique aussi valable que les autres.

Pour les amateurs de choses plus récentes, voici une version rock du même titre. Sympa aussi.

Mes musiques intimes préférées

Etant très occupé à divers projets littéraires, je n’ai pas trop le temps de fignoler des articles cousus de nylon, mais cela reviendra tantôt. En attendant un peu de musique.

A l’heure où les plaisirs de la nuit se confondent avec les étoiles jetées en notes de musique sur la partition des constellations, il m’arrive de rêver aux mille choses qui sont ailleurs et partout. La musique, cette chose merveilleuse qui répand son fluide dans l’oreille pour qu’elle la traduise à notre coeur… de la musique que l’on écoute égoïstement. 

Un château dans les nuages, dans nos désirs

Le genre de musique qui appelle la beauté, la ronde des couples dansant devant les jets d’eau de Versailles… possible…

La plupart des musiciens pop vintage viennent du jazz et parfois ils y retournent. L’un des grands batteurs de cette période, Ginger Baker : Graham Bond Organisation, Cream, Blind Faith, Air Force, n’est pas en reste. Un jazz teinté de rock en trio et des sons qui incitent à la rêverie.

Cette merveilleuse artiste, cette Mama Béa et ce Little Bob qui chantent à la nuit…

J’ai toujours adoré les belles voix, féminines de préférence c’est plus astral! Après avoir pris mon bain de musique pop dans les années 60, j’ai exploré d’autres chemins. J’ai rencontré Pentangle et son folk fait d’ancien et de nouveau. Même aujourd’hui, cela a toujours pour moi la saveur d’un fontaine où coule une eau fraîche et pure.

Une de ces musiques qui vous fouille l’âme, l’écouter et laisser votre moi divaguer…

La musique du film Exodus fut une des premières musiques de films sur laquelle j’ai « flashé », je devais avoir 8 ou 9 ans.  Mais voilà la musique made in Hollywood, c’est parfois une peu indigeste, sirupeux. Quelques années plus tard, j’en ai déniché une version qui convenait mieux à mes goûts.  Et ma foi c’est devenu un de mes obscurs classiques…

A mes yeux et aussi à mes oreilles, la plus belle des Beatles, une des ces quelques chansons dont je collectionne toutes les versions que je trouve…

Ils la connaissent mieux que moi (2)

Repartons dans le monde des chansons connues, attribuées à un artiste qui l’a mise en lumière et parfois pour mieux rejeter le créateur ou la créatrice dans l’obscurité. Le jeux est quelquefois cruel, mais dans d’autres cas il permet de découvrir un presque inconnu sur lequel peuvent rejaillir quelques étincelles… 

Robert Mosley, un nom qui ne vous sans doute pas grand chose. Un chanteur dans la veine r’n’b comme il y en a tant dans les sixties américaines. Les Anglais toujours à l’affût du truc qui pourra faire un hit chez eux, épluchent les discographies au pays de l’oncle Sam. Les Searchers, grands amateurs de ce sport découvrent une face B d’un disque que Mosley a enregistré en 1963, « Good Bye My Love ». Ils l’enregistrent et obtiennent un succès grandiose avec leur version, autant au plan local qu’international. Il faut bien reconnaître que la reprise peut surclasser l’original. En France, Richard Anthony en profite pour l’adapter en français « Au Revoir Mon Amour » avec aussi un certain succès. Ironie du sort, la face A de l’original « Crazy Bout My Baby » sera aussi un succès, quoique bien plus modeste, pour les Swinging Blue Jeans.

Les Searchers, encore eux, avaient aussi puisé dans le répertoire d’un groupe noir, les Orlons, assez populaires aux USA. C’est encore une fois une face B qui attire leur attention. Ils l’enregistrent et ne feront pas moins bien que la première place du hit parade anglais, la troisième de leur carrière, un succès n’ayant été « que » no 2.

Il n’y a pas que l’Amérique pour alimenter le répertoire américain en reprises, l’Italie peut aussi aider. Un exemple, les Tremeloes ancien groupe d’accompagnement de Brian Poole, s’est lancé dans une fructueuse carrière qui aligne succès sur succès depuis 1967. Ils adaptent en anglais « Suddenly You Love Me » à la base titre d’un chanteur italien populaire « Riccardo Del Turco  » Uno Tranquillo ». Le titre est surtout une scie musicale efficace qui fera une belle carrière internationale dans sa version anglicisée. Ce n’est pas l’adaptation française de Joe Dassin « Siffler Sur La Colline », qui lui donnera moins de retentissement.

Le groupe Mardi Gras d’origine américaine, a connu un beau succès en Europe et notamment en France grâce à « Girl I’ve  Got News For You », ceci en 1971. C’est l’exemple type d’une chanson potentiellement accrocheuse mais qui ne parvient pas à trouver le bon filon. Les Birdwatchers, un groupe garage-punk,  ont dû méditer cela, car c’est bien eux qui avaient créé ce titre quelque cinq ans plus tôt du côté de la Floride. Le prix de consolation aura sans doute été quelques rentrées de dollars pour les deux membres compositeurs et le fait de se dire que tous les auditeurs de radios de France et de Navarre, qui savaient tourner le bouton pour allumer la radio en 1971 connaissent cette chanson qui bénéficia par la suite de nombreuses reprises. 

Les chanteurs français et le marché discographique français de la première moitié des années 60 avaient pour habitude d’éplucher les productions anglophones pour dénicher le truc qui pourrait marcher en France, moyennant quelques paroles en Français collées sur la mélodie originale. Le plus souvent c’était un hit francisé, mais il arrivait aussi que l’on repêche un truc bien moins connu. Un bel exemple à succès reste « Johnny Lui Dit Adieu » qui cartonna bien pour l’idole nationale no 1. Son créateur, Jerry Jackson, encore un Noir américain, contribua involontairement à ce succès sans que son nom rappelle quelque chose à tous les fans de Johnny.

Si vous croyez qu’Edith Piaf a créé tous ses succès, vous vous fourrez le doigt dans l’oeil. Ce n’est absolument pas le cas de celui-ci. Ecoutez, vous la connaissez!

L’un des plus incontournables succès instrumentaux des sixties reste « Apache » par les Shadows. Mais historiquement ce n’est pas l’enregistrement original. Le compositeur, Jerry Lordan, la proposa d’abord à Bert Weedom, un guitariste de session que l’enregistra quelques mois avant. Sa maison de disques Top Rank tarda à la publier, ce qui permit aux Shadows de l’enregistrer pour leur compte avec le succès que l’on sait. Le version de Weedom, moins trépidante mais enfin publiée, ne permit pas à l’interprète de concurrencer l’autre. Ce qui fait que cet instrumental est à jamais lié au nom des Shadows. 

Dans les années 20, la musique américaine comporte essentiellement deux tendances très marquées, la musique noire et la musique blanche. Les Noirs, évidemment financièrement moins à l’aise, ont l’habitude de jouer de la musique avec des instruments fait maison ou de qualité moindre. On emploie aussi la planche à laver, la cruche, les cuillères, des seaux. Tout ceci est entré dans la musique sous le nom de jug bands ou juke bands. Un certain Gus Cannon des Jug Stompers, compose à plus de 40 ans une chanson intitulée « Walk Right In », très typique de ce style. Elle est publiée sur un 78 tours RCA en 1929. Plus de trente ans après, un trio de folk blanc, les Rooftop Singers, découvre cette chanson et l’enregistre pour en faire un immense succès international. En France, il sera repris par Claude François « Marche Tout Droit », chanson que tout le monde connaît.

Pour une fois, cela portera bonheur au compositeur puisqu’il toucha des royalties jusqu’à la fin de ses jours et il mourut à… 105 ans!

Jeter une bouteille musicale à la mer (11)

Dans toutes mes adorations musicales, le style qui revient le plus souvent dans mes écoutes est le garage punk, le psychédélique. Si l’appellation première n’existait pas vraiment dans les sixties, elle devint un style à part entière un peu plus tard. Nul n’ignore que les USA forment un vaste territoire et une population considérable. Quand la musique est devenue une industrie pour les jeunes avec ses miroirs aux alouettes, les candidats se pressaient au portillon. Des milliers d’orchestres, de chanteurs, revendiquèrent le droit à faire de la musique et surtout d’arriver à enregistrer un disque. Le style doit surtout son nom au fait que le garage familial servait de lieu de répétition et parfois même d’enregistrement. On y colla le terme punk, car parfois on peut y trouver les prémices de ce style, un dizaine d’années avant son avènement. Ce n’était pas trop difficile, chaque ville, même perdue au fond du pays, avait un ou plusieurs labels locaux. On avait alors la possibilité de publier un 45 tours, le plus souvent à ses frais. Ils servaient de promotion et de carte de visite pour les artistes quand ils se produisaient lors de concerts de plus ou moins grande importance. Les grandes maisons de disques avaient des rabatteurs qui tournaient les disquaires locaux dans l’espoir d’y découvrir un disque qui ferait un malheur sur la plan national, même international. Dans ce cas, les droits étaient rachetés ou les chansons réenregistrées  et publiés sur un label important. Il y a quelques artistes qui accédèrent à la gloire de cette manière là, le cas le plus connu étant Elvis Presley. Bien sûr la majorité restèrent d’obscurs interprètes et leurs disques d’obscures galettes entre les mains de quelques détenteurs en principe heureux. Le potentiel resté caché est énorme, des milliers de titres, certains étant de purs joyaux. La frontière entre garage et psychédélique est parfois ténue, un titre peut très bien coiffer les deux noms. Entre 1963 et 1967, c’est plus souvent du garage brut et que à partir de là, le son laisse entrevoir les artifices sonores du  psychédélique.

En 1972,  Lenny Kaye, guitariste de Patti Smith, parvient à compiler et faire éditer un double album qui regroupe quelques titres à tendance psychédélique et pour la première fois le terme punk rock figure sur un disque. Les noms qui apparaissent sont relativement connus des amateurs de musique qui observèrent le mouvement de son vivant. Presque tous les titres proviennent de grands labels, mais n’ont pas tous connu un succès retentissant. Ils n’en reste pas moins qu’ils attirent l’attention et donne l’envie aux encyclopédistes d’explorer le domaine, riche en promesses. Le pari sera tenu, d’innombrables compilations verront le jour, j’en possède plusieurs centaines. C’est d’une fertilité sonore incroyable. Sur les milliers de titres à écouter, il est difficile d’en trouver deux qui sonnent la même chose. Au regard de ce qui se fait aujourd’hui, presque toujours le même son synthétique, on peut considérer cette époque comme une belle aventure.

Voici quelques titres extraits de ces compilations, tous aussi obscurs que beaux.  C’est peut-être un peu vieillot pour certains, mais justement on est ici pour cela.

Jeter une bouteille musicale à la mer (9)

La Suède des sixties fut très active sur le plan musical. De nombreux groupes hantaient les scènes du coin. Pour la plupart ils chantaient en anglais ce qui leur permit de connaître des succès ailleurs en Europe.

Les Spotnicks

Le premier groupe qui franchit  allégrement les frontières du pays. Populaires dans l’Europe entière, ils s’inspiraient à leur manière de la voie tracée par les fameux Shadows. Ils furent très populaires en France avec une discographie pléthorique publiée par les disques President et Polydor. Aucun autre groupe suédois ne parvint à un tel succès hors de ses frontières durant les sixties.

De la belle virtuosité à la guitare dans cette version d’un titre country américain.

Un titre écrit pour eux par le célèbre présentateur télé Albert Raisner, décédé récemment.

The Hep Stars

La Suède est surtout connue pour nous avoir donné Abba. Ca tombe bien car dans les Hep Stars , il y a justement Benny Anderson (il s’occupe de l’orgue), l’un des deux mâles de Abba. Gros succès pour ce groupe dans les sixties suédoises.

Une version complètement déjantée du fameux « Surfin’ Bird, la seule qui peut éventuellement surclasser l’original.

The Shanes

Bien connus là bas, quelques hits dont le très efficace « Can I Trust You ».

Un titre qui n’est pas sans rappeler « Almost There » des célèbres Turtles, volontaire ou pas, c’est un excellent titre très garage sixties.

The Tages

L’un des groupes phares du beat en Suède, dont la popularité permit a quelques uns de leurs titres d’être publiés en France.

Un titre qui sonne très Liverpool Sound, les spécialistes apprécieront

The Deejays

Les anglais s’exportent aussi en Suède. Témoin ce groupe qui connut quelques succès retentissants dans ce pays d’adoption. Le meilleur et fabuleux « Blackeyed Woman ». Un must!

The Shamrocks

Un des nombreux groupes tournant sous cette appellation dont un en Suède. Ils eurent quelques succès dans d’autres pays, notamment la France, avec leur version du fameux « Cadillac » emprunté aux Renegades. Pour une fois je commencerai par mon titre préféré aussi emprunté aux Renegades « Things Will Turn Out Right Tomorrow ». Très beat!


Un petit montage réalisé à Paris en 1966. qui présente un extrait de plusieurs de leurs titres

Ola & Janglers

La scène suédoise fut assez riche en talents locaux. Un autre exemple, ce groupe qui réussit quelques bons disques, souvent et peut-être trop avec des reprises. Intéressants quand même.

Downliners Sect

Ce groupe anglais légendaire et de haut vol avait l’habitude de jouer devant des audiences de cent personnes dans les petits clubs londonniens. Soudain un de leurs titres « Little Egypt », repris aux Coasters se retrouve no 1 en Suède. Ils deviennent des stars et jouent devant des milliers de personnes. Si cela reste leur plus grand goût de succès, aujourd’hui tous leurs disques sont de belles pièces de collection. Ce sont de véritables légendes qui tournent encore aujourd’hui et recueillent les fruits de leur splendide discographie originale, inventive et attachante. Un de mes groupes préférés depuis toujours.

Jeter une bouteille musicale à la mer (8)

Si l’Angleterre et les USA avaient un monopole quasi total et mondialement en matière de musique dans les années 60, certains artistes ou groupes parvinrent quand même à se forger une gloire locale et souvent pas la moindre. En imitant les autres le plus souvent, il devinrent des stars locales. Quelquefois leur réputation franchira les frontières. ou à défaut une de leurs chansons. Voyons à travers quelques pays quelques unes de ces idoles glorieuses dans un coin du monde. Commençons par l’Allemagne

The Rattles

Incontestablement le plus populaire groupe allemand et des talents certains. Gros succès dans le pays avec une percée sur le plan international en 1970 et la chanson « The Witch ». Leurs répertoire fut assez standard, mais avec pas mal de titres originaux. Le groupe connut d’innombrables changements de personnel.

The Lords

Les nos 2, très populaires sans jamais égaler le succès des Rattles. Coupes de cheveux en mop, ils puisaient une bonne partie de leur répertoire dans le folk auquel ils ajoutaient une touche beat. Un de leurs premiers hits, une version rock du fameux « Greensleeves ».

Casey Jones & Governors

De vrais anglais, ce groupe intégra un certain Eric Clapton qui décida de rester dans son pays quand le groupe voulut aller en Allamagne. Clapton rejoignit les Yardbirs et connut le succès que l’on sait par la suite. Quant aux autres, ils ne réussirent pas trop mal en Allemagne et devinrent l’un des groupes les plus en vue. Base très rock and roll

The Liverbirds

J’ai toujours été fasciné par les groupes féminins, j’entends par là pas seulement les groupes vocaux, mais ceux qui s’coompagnent instrumentalement. Pas de quoi m’extasier, ils sont assez rares. En voici un des plus beaux exemples en ce qui concerne les sixties. Quatre jeunes anglaises qui vont tenter leur chance en Allemagne. Et cela marche plutôt bien. Elles enregistrent deux albums et quelques singles.
La bassiste marie Frank Dostal des Rattles pour les faits mondains et pour la musique, elle ne font pas dans la guimauve, mais s’inspirent plutôt de Chuck Berry ou Bo Diddley. Sans être exceptionnels, leur enregistrements méritent la mention bien.

Lee Curtis & All Stars

Un autre anglais qui trouva en Allemagne de quoi voler plus haut. Il commence en Angleterre chez Decca et enregistre sans grand succès. Son principal atout, il a un type de voix à la Presley et est plutôt beau mec. Il file en Allemagne et fait du célèbre Star-Club de Hambourg son fief. Il y chante quasiment tous les soirs et plusieurs fois. Il serait, d’après ses dires, entré sur la scène plus de 7000 fois. Il rencontre toutes les stars qui s’y produisent, les Beatles, Johnny Kidd, Jerry Lee Lewis, Jimi Hendrix, c’est une encyclopédie vivante. Un accident de voiture en 1967, dans lequel il n’est pas blessé, met un terme à sa carrière. Il vend tout son matériel pour payer les frais d’hôpitaux des autres passagers. Il rentre en Angleterre et finira comme directeur d’une chaîne d’hôtels. Il revient sur scène régulièrement surtout en Allemagne où il est encore très apprécié.

Ian & Zodiacs

Toujours des Anglais pour les mêmes raisons, le marché national est saturé. Ian et les Zodiacs fut un groupe très en vue et ma foi plutôt bon. Deux titres, le premier « All Of Me », un standard du jazz modulé pour en faire quelque chose de plus appréciable par le génération beat, une belle réécriture. Le second, un original de très bonne facture « No Money No Honey ». Ils se produisent encore.

The Remo Four

Un groupe qu’on ne peut pas passer sous silence, tant pour ses qualités que pour le succès relativement important qu’il a connu. Ils sont de Liverpool et marchent sur les traces des Beatles à la fameuse Cavern. Ils deviennent les accompagnateurs de Tommy Quickly et Johnny Sandon sur disques. C’est encore une fois l’Allemagne qui les adoptent. Dans leurs rangs on compte Tony Ahston, plus tard célèbre dans le trio Ashton Gardner & Dyke et un guitariste soliste assez talentueux Colin Manley. Ils seront recrutés par George Harrison en 1967 pour son premier essai solo « Wonderwall », musique de film. Ils se séparent définitivement vers la fin des sixties. Quelques beaux titres enregistrés en Angleterre et surtout en Allemagne laissent de bons souvenirs et surtout un potentiel mal exploité par les producteurs.

The Rainbows

Cette fois-ci c’est vraiment un groupe germanique. Ils trouvèrent l’astuce d’enregistrer un titre très élémentaire, très accrocheur, des paroles simplistes. Ce fut un cyclone en Allemagne et pas mal de pays alentours. D’innombrables versions en furent enregistrées et fut au répertoire de tous les groupes sur scène. Succès autant grand que sans lendemain.  Alors écoutons ce fameux « Balla Balla ».

The Yankees

Quelques groupes chantaient aussi en allemand, c’est normal quand on est citoyen du pays. Un peu la même recette que le précédent, accrocheur et dansant. Ecoutez et vous verrez, même si vos détestez l’allemand.