Eclats de nylon et vieux papiers (37)

Eclats de nylon et une assiette pleine de beurre

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Les vieux papiers ou comment les journaux et autres nous donnent une vision de ce que furent la vie et l’actualité en d’autres temps

L’Assiette au beurre fut un des grands journaux satiriques au début du 20ème siècle et pendant une trentaine d’années. Il est très influencé politiquement par la gauche avec une pointe d’anarchisme, poursuivant les grands traits révolutionnaires de la seconde moitié du siècle précédent. Il est bien évidemment un soutien aux masses populaires qui réclament des droits et qui, parfois, en obtiennent. La classe bourgeoise doit bien faire contre mauvaise fortune, bon coeur. La révolution industrielle qui réclame des bras, le plus souvent pour des emplois non qualifiés et surtout mal payés, doit bien tendre un carotte. Cependant tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, la vie n’est pas toujours facile pour le passant de la rue.

Le principe du journal est assez nouveau pour l’époque. Il ne contient pratiquement que des caricatures ou des dessins avec très peu de  texte. Il est souvent thématique pour un numéro particulier. On a compris que le dessin peut raconter plus de choses à un regard, que de longs textes que personne ne lit. Le dessin agit en tant que symbole et il peut entraîner de longues réflexions sur un sujet précis. Par exemple, un dessin représentant un certain personnage cloué sur une croix, pourra vous faire réagir positivement ou négativement, sur un fait ayant trait à l’histoire chrétienne.

D’une manière assez drôle quand on feuillette un numéro du journal, on remarque que ce qui pouvait faire un sujet alors, pourrait très bien faire l’objet du même sujet aujourd’hui.

Dans un numéro de février 1904, il est question de la police et de tout ce qui représente l’ordre. Eh bien on pourrait le rééditer aujourd’hui en le faisant passer pour actuel.

Quelques extraits.

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Une des plus succulentes. Il s’agit probablement d’une caricature de Jean Jaurès, l’un des symboles  de la lutte des classes, houspillé par un agent qui demande de se disperser alors qu’il est seul. Pour  les suivantes, je vous laisse imaginer le rapport entre hier et aujourd’hui.

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Sorces Gallica, BNF

Eclats de nylon et vieux papiers (22)

Eclats de nylon et sérial killers et un peu de Victor Hugo aussi… 

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Les vieux papiers ou comment les journaux et autres nous donnent une vision de ce que furent la vie et l’actualité en d’autres temps.

Lisez bien ces petites annonces, elles sont mortelles!

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Pourquoi mortelles? Eh bien tout simplement car elles furent publiées dans les journaux sur la demande d’un certain… Landru! Même si vous êtes jeunes, vous avez certainement entendu parler de lui. Ce fut un des premiers « serial killers » de l’ère moderne. Par ce moyen il rencontrait des dames seules ou veuves, assez nombreuses à l’époque de leur parution car nous sommes pendant la guerre 14-18, pour tirer parti de leur solitude. On connait la suite, il se débarrassait d’elles dans sa villa de Cambrai et faisait disparaître les restes dans sa fameuse cuisinière. On lui attribue au moins une dizaine de meurtres. Voilà très brièvement résumée l’histoire. Il n’avoua jamais ses crimes, mais de très fortes présomptions, pour ne pas dire certitudes, ne laissent que peu de doutes sur sa culpabilité. Il fut guillotiné le 25 févier 1922. 

Un article concernant l’exécution de Landru. 

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Remontons près de cent ans avant pour le compte rendu d’une autre exécution, une histoire que presque tout le monde connaît grâce à un film célèbre avec Fernandel, L’Auberge Rouge. Ce film, au demeurant très comique, s’inspire d’une histoire réelle. Au début du 19ème siècle, la France est encore très mal équipée en routes, ce sont des sentiers plus que des routes. Les voyageurs les empruntent pour se rendre d’un lieu à un autre à travers monts et collines. Très souvent, ils traversent des zones pratiquement désertiques et l’on trouve ici et là des auberges, des relais pour les chevaux, et aussi de quoi se nourrir. C’est bien le cas de l’Ardèche de cette époque, vers 1820. A quelques kilomètres d’un village du nom de Lanarce, perché à plus de 1300 m, se trouve une auberge au lieu-dit Peyrebeille. A l’époque des faits, c’est un endroit très isolé et un arrêt pour les voyageurs.

Les gens du coin racontent des histoires à propos de cette auberge, comme quoi elle ne serait pas le lieu si accueillant auxquel les passants ayant franchi l’entrée pourraient prétendre. Le couple et le domestique qui gèrent les lieux seraient de fieffés gredins. On en parle, mais personne ne semble agir pendant des années. En octobre 1831, on trouve le cadavre d’un maquignon, un certain Enjolras. Probablement que Victor Hugo a entendu parler de cette histoire, il s’est peut-être inspiré de ce nom pour son personnage de révolutionnaire dans Les Misérables. Dans son roman, ce meurtre à lieu au moment ou Marius chassé par son père adoptif, erre dans les jardins du Luxembourg et aperçoit Cosette avec Jean Valjean.

Suite à certains témoignages qui semblent accuser l’aubergiste, la police de l’époque fait irruption dans les lieux et arrête les tenanciers, lui, sa femme, le serviteur. Alors le langues se délient, des tas de gens ont vu quelque chose, qui du sang sur les murs ou les draps, qui des morceaux humains que l’on cuisait dans les marmites, qui des cris d’agonisants. On ne ménage rien pour ajouter à l’horreur, elle devient l’auberge rouge ou sanglante. On parle d’une cinquantaine de meurtres répartis sur plus de vingt ans. L’affaire a un grand retentissement, même jusqu’au niveau national, malgré les moyens encore assez rudimentaires de ce que l’on pourrait qualifier de médias de l’époque. La France s’est dotée d’un nouveau et dernier roi, Louis Philippe, et les temps sont est assez troublés, raison de plus pour détourner l’esprit des gens avec des histoires bien saignantes. Ce n’est pas d’aujourd’hui que le procédé existe.

Un procès a lieu en 1933, il n’est pas des plus impartial selon ce que l’on peut observer avec le recul. Finalement, on ne retient que le meurtre du maquignon, mais c’est suffisant pour les condamner à mort, exécution qui aura lieu devant l’auberge le 2 octobre 1833, au milieu d’une foule estimée à 30000 personnes. Eux seuls connaissent la vérité, de gros doutes subsistent et subsistent encore. Ils furent peut-être tués indirectement par des jaloux et des clients mal servis…

Si vous voulez frissonner, cette auberge existe toujours et n’a pratiquement pas changé d’aspect. On y sert toujours à manger en toute sécurité, et un petit musée rappelle l’histoire de cette auberge sanglante ou pas.

Par contre ce qui est sûr, c’est que les protagonistes de cette histoire ont bel et bien été exécutés. Voici le rapport concernant l’exécution. 

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Il existe assez peu de documents qui relatent le déroulement du procès, sauf sans doute dans les annales judiciaires. Voici toutefois, un document tiré d’un journal de 1833, qui parle du procès sur des pages et des pages. Je n’ai gardé que la première page qui résume les faits en introduction, tels que l’on pouvait les ressentir cette année-là. C’est assez significatif de ce que les gens pensaient sur cette affaire.

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Quand on a lu Les Misérables, on se fait une idée de ce qu’était la justice au début du 19ème siècle, Jean Valjean condamné à 5 ans de bagne pour avoir cassé un carreau et volé un pain. L’acharnement de Javert, l’homme qui ne pense que par loi, qui ne voit que des fripouilles chez les démunis. L’idée était malheureusement assez répandue…

Mais ne noircissons pas le tableau, vous allez voir que tout n’était pas aussi terrible que cela en ces temps reculés. Voici le résumé de trois audiences de tribunaux datant de 1833. Je les ai choisies car elle montrent que l’on savait aussi rire dans un tribunal. Le chroniqueur, sans doute homme de lettres, fait parler les victimes dans leur langage propre en modifiant l’orthographe si nécessaire. En passant, on peut aussi constater que le français écrit sous Louis Philippe, n’est pas tellement différent de celui de maintenant, exception pour certains mots tombés en désuétude.

De quoi serrer les fesses!

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C’est pas du Pipeau!

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La mendicité s’il-vous-plait!

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Documents textes source gallica.bnf.fr

Le Père Noël sonne toujours une fois

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Salut à tous,

Voici revenu le fameux temps de Noël. Loin de moi l’idée de faire comme tout le monde, je suis plutôt de ce côté-là un anticonformiste, limite anarchiste. 

Mais voici une petite dissertation sur un sujet que l’on aime bien et que l’on partage avec élégance. J’en profite pour faire comme le commun des mortels, vous souhaiter un Joyeux Noël et un plaisant passage vers cette année qui nous en comptabilisera surtout une de plus, mais que l’on ne peut souhaiter que prospère sur la route du nylon.

Une mention spéciale à mes deux Ambassadrices, Miss Nylon, Miss Eva, sans lesquelles ce blog ne serait pas tout à fait ce qu’il est.

Un autre mention à tous mes complices, il se reconnaîtront, qui font que cette route en nylon n’en est que plus belle.

Merci à tous de votre fidélité, petite ou grande peu importe.

A vous, Mesdames, Mesdemoiselles, j’offre virtuellement un magnifique bouquet de fleurs parmi celles que vous préférez, ceci pour vous remercier de porter des bas.

A vous Messieurs, j’offre, toujours  virtuellement, une bonne bouteille d’un bon cru, que vous boirez à la santé de nos compagnes qui portent des bas.


22 121915 3– Je me suis arrêté un peu brusquement et il

n’y a pas de ceinture de sécurité!

 

Des bas là-dessous

Il n’y a pas de doute donc je ne m’abstiens pas

Le rêve qui titille les sens, deviner avec une quasi certitude qu’une femme porte des bas. Parfois fugace, parfois certain , le détail prend divers chemins et apparences pour se révéler à nous et quelquefois il faut bien chercher . Témoignages




 

 

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– Je n’avais pas de carotte pour faire le nez,

mais j’ai pris ceci dans un tiroir à ma mère

Des bas, peut-être

En cas de doute, ne pas s’abstenir de rêver

Plus rageur pour les curieux, cette dame là tout près, bas ou collants? Certains symptômes, merci docteur, pourraient le faire penser. Un couture sur l’arrière, ah là une petite chance, mais on fait des collants aussi comme ça. Oui un vrai bas diminué, mais de loin, c’est pas évident, et coller au train de la dame, vous n’y pensez pas! Ah oui parfois il me semble apercevoir une petite bosse, oui juste en haut de la jambe. Et ce plis vers la cheville? Mais est-ce bien cela? Peut-être une couture de la jupe. Et là, c’est peut-être une ombre qui me fait penser que… Ah c’est rageant tout ça. Et cette jupe ample, difficile de s’y repérer. Oui elle a un air a porter des bas, le reste de son allure pourrait le faire penser, mais l’imagination travaille trop, le surmenage guette et… l’énigme reste entière.
Dans certains cas je suis sûr de mon coup sur les photos suivantes, pour le reste je suppose





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C’est un airbag ou tu as avalé ton chewing gum?

Des bas ça c’est sûr, mais encore

L’art d’accommoder  et de paraître

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais le spectacle de bas tenus par des jarretelles, la manière de les exposer, a des nuances qui me tapent plus ou moins à l’oeil. Voici une sélection que je considère comme très plaisante. Ce sont mes goûts et rien que les miens, mais je pense que vous n’allez pas vous plaindre.

Elle va encore nous jouer « Jeux Interdits »

Ils en rêvent pour Noël 

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Et encore…

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Des dessous pour un siècle (3)

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L’immédiat après 1900 est une époque entre deux mondes, l’ancien et le nouveau. On est certes pas encore à l’époque des trente glorieuses, mais on parle déjà de progrès. On est tout émerveillé par les nouveaux gadjets qui entrent petit à petit dans les foyers, la radio, le gramophone et pour l’extérieur on peut frimer dans une voiture et filer comme des bandits à 40 à l’heure chasser le piéton dans les rues de Paris où la circulation n’est pas encore très réglementée et l’on trouve des places de parc à profusion. Ce sont encore des choses réservées à une classe aisée, mais le sort des masses populaires s’améliore. Sans être tous  des cerveaux, les gens bénéficient d’un certain niveau d’instruction, on sait lire, à peu près écrire, et surtout si l’on a du travail on peut penser aux petits plaisirs. Le cinéma n’est pas encore tout à fait présent, mais les bals populaires, le théâtre, sont très fréquentés.

La mode continue sa saga, on l’a vu, le corset qui a ses ses adeptes et ses pourfendeurs n’est pas mort.  Mais gentiment cette forteresse de la mode féminine depuis des siècles est sapée à la bases par des coup de butoir. On l’attaque par la diagonale. La pantalon est bien évidemment un accessoire avant tout masculin et la jupe féminin. Maintenant si cela va de soi, il en allait tout autrement dans les siècles passés, notamment en ce qui concerne l’habillement des enfants, la frontière est plus ténue. On habille parfois les garçons avec une robe et les filles portent des pantalons sous leur robe. Ce pantalon version féminine était surtout un instrument de camouflage pour les jambes et le reste. Il n’était pas question de le rendre visible en enlevant la robe et il était presque indécent s’il était aperçu lors d’un léger relevé de robe Tout au plus il était réservé aux petites filles, aux danseuses et aux filles légères. Mais faites du neuf avec du vieux, il est remis sous les crinolines qui ont tendance a se relever, si la femme fait des mouvements comme la danse par exemple. A partir de ce moment là, il monte d’un degré dans l’échelle de la pudeur et devient présentable accidentellement. Evoluant avec la raccourcissement de la longueur des robes, il suit le mouvement et pour finir, il se termine en culotte vers le début de la première guerre mondiale. C’est ainsi que nous trouvons cette bonne vieille culotte de grand-mère pas encore slip ou string.

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Louis XIV enfant, il ne porte pas encore la culotte

Un fait marquant du début du siècle, c’est l’apparition de la couleur dans le sous-vêtement. Jusque là, le lin et le coton sont rois, efficaces dans la pratique, un peu moins visuellement et presque toujours blancs. Ce que la Belle Epoque a appelé les cocottes, comprenez des femmes un peu légères, ont fait une petite révolution, elles ont commencé à porter de la soie avec des couleurs extraites de l’arc-en-ciel. Cela veut aussi dire que les sous-vêtement on gagné tant en légèreté qu’un minceur, c’est plus aérien et un tantinet transparent selon la couleur et l’épaisseur. Cela a fortement plu à ces messieurs bourgeois qui ont jeté un oeil attendri et encore plus coquin. C’est un peu comme si maintenant un bonhomme se mettrait à draguer une fille parce qu’elle porte des bas à la place d’un collant. Le visage des épouses bourgeoises passa du rouge colère au vert rage et pour ne pas être en reste se mit aussi à porter ce genre de dessous en espérant garder un peu plus Monsieur à la maison. Elles restent quand même dans certaines limites, elles s’inspirent des cocottes mais ne les dépassent pas. On commence aussi à employer des fibres artificielles pour les rendre abordables à toutes les bourses. Ainsi va la mode.

A propos de bas, généralement ils sont noirs, parfois assortis avec la robe. Le fil d’Ecosse en est la principale constituante. La soie plus chère et plus délicate est réservée à ceux qui ont les moyens. Même s’il sont peu visibles, la femme les choisit avec soin. Le noir est la couleur qui est admise pour les bas, mais pour le reste des sous-vêtements, c’est encore avec le rouge, un peu trop hardi. Les teintes douces mises à part, on laisse cela pour les cocottes,  mais cela ne sera pas éternel.

Une des autres tendances de la mode, c’est le changement dans la lingerie de nuit, elle se fait plus légère dans les tissus, tout en gardant le principe de la chemise de nuit. On abandonne complètement le bonnet de nuit, les hommes suivront et adopteront aussi progressivement le pyjama. 

Le strip-tease est un nom bien américain pour la bonne raison que c’est là-bas qu’il a été inventé. Bien avant la France, ce spectacle était très prisé à l’époque de la fin de la conquête du territoire américain. Il n’y avait pas les barrières pudiques propres à nos latitudes. A une époque où tout le monde de promenait avec un fusil à la place de la canne ou du parapluie, le fait de voir une femme se déshabiller n’était choquant pour presque personne. C’était une distraction facilement transportable, qui demandait peu d’entretien et de matériel, juste et sans doute une poignée d’argent. Il finit par arriver en France et en ce début de siècle, il est en quelque sorte à la mode. On reste toutefois dans des normes plus raisonnables, c’est plutôt un prétexte pour montrer un effeuillage du corps féminin, et il y a du matériel à enlever, sans aller jusqu’au nu intégral visible. Nous avons vu au début que le nu intégral est apparu à Paris en 1900, l’idée de départ n’était pas le strip-tease, mais exposer le nu sans les préliminaires.

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La fin de la première décennie met encore plus de pression dans l’envie de la femme de se libérer, mais elle a bien compris que c’est avant tout par son militantisme qu’elle y parviendra. D’importants mouvements protestataires comme en Londres en 1908, font pression sur la classe dirigeante. Le but premier est plus d’obtenir le droit de vote que de se libérer du corset, bien que l’un ne va peut-être pas sans l’autre symboliquement. Pour la mode, c’est plutôt les créateurs qui peuvent l’aider, mais pas toujours efficacement. En 1909 le couturier Paul Poiret jette le corset aux orties, mais il habille la femme d’un jupe tellement serrée que la femme peut à peine se déplacer, chose peu pratique quand on est poursuivie par un satyre!

Malgré tout la femme amorce son renouveau, elle n’est plus complètement un objet destiné à mettre son mari en valeur, style sois belle et tais-toi, elle pense et le fait savoir. Encore à son avantage, le corset est sérieusement remis en cause, le soutien-gorge apporte son efficacité et sa légèreté, faisant ami-ami avec le porte-jarretelles ou la gaine. La lingerie se pare de ses couleurs et abandonne les tissus traditionnels. Sur un plan plus matériel, elle commence à travailler et occuper des postes subalternes, réclamée par l’industrie qui a besoin de bras, ne serait-ce que pour fabriquer ce qu’elle portera plus tard.

Le mouvement est en marche, mais le corset, la jarretière, la lingerie uniquement pratique ne seront pas abandonnés d’un claquement de doigt, il s’en faut encore de beaucoup.

Quelques dates 

1906 Invention de la permanente par Charles Nestle, un Anglais

1907 Madeleine  Vionnet que deviendra une des plus célèbres créatrices de mode en France, présente sa première collection. Elle a complètement supprimé le corset et ses mannequins défilent pieds nus. Cela frise le scandale. Elle mourra en 1975, juste pas centenaire.

Instauration d’une loi qui permet à la femme de disposer librement de son salaire, eh oui!

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Encore une tentative de réhabilitation du corset

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Le fabricants de corsets font de la pub pour leur produit à leur manière

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Un aperçu, via une publicité, de la lingerie traditionnelle en vente au magasin du coin

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On vend aux particuliers les objets oubliés dans le métro, ah ces distraits qui font de l’humour sans le savoir

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Le corset comme arme absolue!

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A suivre

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Je suis pour le porte-jarretelles! Je trouve ça plus excitant qu’un caleçon à pois sous une soutane – Jean Yanne

Il a raison!!!

Ben dites-donc quel été pourri! Un temps à porter des bas n’est-ce pas mesdames? Je me frotte les mains, oui pour les réchauffer, n’allez pas croire que…

Je lisais récemment un article qui tentait de nous expliquer le fonctionnement de notre cerveau. Il était surtout question de nous souligner comment notre usine à malices fonctionnait quand on lui conjuguait le verbe aimer. Si j’ai bien compris c’est surtout la galipette qui prend le dessus. Chez moi quand il y a des dessous, ça doit encore pire prendre le dessus du dessus, mais c’est tout à fait personnel hein? Si vous êtes ici, c’est que vous aimez les jambes nues, n’en doutons point. Donc ils disaient que c’est avant tout le plaisir lié à la bébête qui monte qui monte, qui se pointe avant tout quand on décline le verbe aimer à tous les temps, ah que, que je t’aime! J’angoissais quand même en lisant les lignes, alors aimer le rock and roll serait une déviation sexuelle pour ne pas dire une perversion? Ben oui je me conjuguais, je m’aime, en pensant à mes autres plaisirs. Ouf, l’article y vient et nous explique tout, il y a différentes manières d’aimer. L’énergie que vous dépensez quand vous êtes au lit en train de faire autre chose que de dormir, vous êtes en alerte rouge. Il est interprété par votre libido comme étant un moment lié à un espace de temps qui a commencé à un moment et qui finira à un autre moment. Donc l’ordinateur central met toute la gomme, le disque et autre chose de dur tournent à toute vitesse, les megabites s’en donnent à coeur joie, tandis que vous tâtez les jarretelles de madame. La ram se remplit pour mieux se vider, tout est sous contrôle, votre antivirus est  à jour, bip bip, un mail est arrivé dans votre boîte à plaisir. Ne cherchez pas l’expéditeur: info@septiemeciel.com, vous avez un message! Donc ceci est pour l’alerte rouge, ce moment est complètement différent de celui de l’alerte orange. Ici vous aimez une chanson par exemple, le plaisir est momentané et il pourra se reproduire dans le temps par la suite, quand vous y repenserez  ou que la réécouterez, vous serez toujours en alerte orange et ne passerez jamais en rouge. Eventuellement vous pourrez vous rappeler de l’alerte rouge, mais celle-là bien précise, restera aussi en orange. Si vous créez une nouvelle alerte rouge, vous serez de nouveau en rouge, mais c’est le rouge de maintenant pas celui d’avant. De même, si vous aimez les frites, les scoubidous, les films d’épouvante, tondre le gazon, les araignées, les chasses d’eau qui fuient, le travail, tout ça c’est de l’orange…
Je ne sais pas si vous avez tout compris, moi et le journaliste non plus d’ailleurs, mais je me représente la chose ainsi à propos de nylon et de musique: je suis dans un couloir de mon cerveau, si je tourne à gauche, bingo c’est le panard. Si je tourne à droite, bingo c’est le panard. Si je suis un peu bourré et que je continue tout droit, je me casse la gueule dans le mur.
Ah qu’il est difficile d’aimer!

Toujours dans le journal, il était question de Amy Winehouse. Son papa a écrit un livre sur sa fille. Il narre que sa fille l’envoyait quelquefois chez Agent Provocateur acheter des dessous sexy. Il ne dit pas exactement quoi. Alors quoi, y’avait pas un mec pour lui en offrir. Ce n’est pas à nous que ça arriverait pour sûr.

Non ce n’est pas Amy Winehouse,  mais Elisabeth Moss  (Mad Men). Ses bas ce n’est pas papa qui les a achetés

Comme d’habitude, je ne résiste pas au plaisir de vous offrir ces vieilles publicités qui paraissaient dans les journaux d’époque, ici les années 60. On y trouve un pub au nom étonnant et de la lingerie à des prix qui nous font rêver aujourd’hui.

La presse prise en flagrant délire

Les perles j’adore, pas celles qui se mettent autour du cou, mais celles qui ornent les pages de la presse. Mais oui, la petite erreur de frappe, le journaliste qui ne se relit pas, l’emploi des mauvais mots qui sonnent comme des bons. J’en ai fait une petite récolte, plus spécialement celles qui tournent autour de la gauloiserie sans tabac, l’ami Luc qui devient un autre mot, si le lecteur oublie qu’il a des origines littéraires arabes. Les prendre telles qu’elles sont parues serait facile, alors pour un peu plus de difficulté, j’y ai ajouté un commentaire, une conclusion qui est bien de moi. Même si je n’ai pas trouvé d’histoire de bas, ce n’est bas triste.

Aujourd’hui les queues des spectateurs n’en finissent pas de s’allonger devant les salles

– C’est un spectacle destiné à être vu en bande

D’après le bulletin paroissial, ces fesses nues sont un triste visage de la France

– De nombreux paroissiens regrettèrent que l’article ne contienne que du texte.

Les nus très sensuels représentent des femmes en tenue de soirée

– Il y avait même une distraire en bas et porte-jarretelles

Face au conformisme ambiant, cette expo est un coup de semence

– Les conformistes, c’est tous des branleurs!

Pour la visite, le sous-préfet était peloté par Marie-Jeanne, directrice de la galerie.

– Après cela, ils procédèrent à l’érection d’une statue

Cet informateur est bien introduit dans les milieux homosexuels

– Depuis il a été obligé de faire marche arrière

A la gare, il s’est exhibé plusieurs heures d’enfilée

– Il montrait son instrument sans crier gare

Au palais, les langues vont bon train

– Tous des lèche-culs!

Il se masturbait dans le train en derection de Marseille

– Pris en flagrant délit, il se justifia en présentant un billet aller-retour

Le percussionniste, véritable homme orchestre, agitait les grelots accrochés entre ses jambes

– Il jouait souvent les deux orphelines

Le trésorier sera là pour la féconder

–  On recherche vérificateurs de comptes, entrée en fonction dans neuf mois

La nouvelle présidente mènera ses troupes à la braguette

– Avis: l’effectif des membres est déjà complet!

Jeux et autres activités lubriques ont remporté un vif succès

– A faire paraître dans la lubrique spectacles

Avoué cherche secrétaire pour petits actes courants

– Faire offres case postale 69

Insolite: une villageoise a vu un objet en forme de concombre avec un gros bout rouge

– On suppose qu’il  s’agissait d’un objet volant venant de la planète Eros

Humour rock et autres

Depuis que Henri Cording, alias Henri Salvador, a brocardé le rock dans ce qui fut pourtant un, sinon le premier disque du genre en France, on ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Pour chaque style quelques personnages qui ne manquaient pas d’humour on fait de même. Le rock, le yéyé, la pop furent un terrain de vaste inspiration pour les observateurs à l’oeil critique et la plume acidulée. Ce mouvement connut un pic en 1966, qui fit suite aux élucubrations du fameux Antoine. On se répondait par disque interposé dans une petite guerre en 45 tours à la minute. En voici quelques uns parmi les plus piqués…

Jean Yanne n’aime pas le rock

Un moment d’anthologie, les yéyés vus par Pierre Gilbert

Tout ce dont rêvaient les jeunes filles d’alors résumé par une Stella de 13 ans, future Stella Vander,  femme de Chistian Vander, l’âme de Magma

Hector, un farfelu qui transporte les années 60 dans le monde arabe

La salve d’Antoine

Réponse du principal visé

La vision de Jean Yanne, très drôle

Le même

Une autre retombée d’un titre d’Antoine vue par les Charlots

Evariste s’érige en penseur mathématique humoristique

Jean Pierre Kalfon, oui l’acteur, revisite l’actualité des célébrités de l’époque. La date annoncée sur le clip est fausse, cela ne date pas de 1965

Ca continue avec le disco, deux allumés jouent avec « Grease »

Sim qui fut quand même un excellent comique qui avait pris le parti de rire de lui-même