En passant

Bas nylons et dessous en chapitres (3)

UN SIECLE DE DESSOUS – Chapitre 3

Vidéo en grand format

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Louis XIV enfant, il ne porte pas encore la culotte

Encore une tentative de réhabilitation du corset

Le fabricants de corsets font de la pub pour leur produit à leur manière

Un aperçu, via une publicité, de la lingerie traditionnelle en vente au magasin du coin

On vend aux particuliers les objets oubliés dans le métro, ah ces distraits qui font de l’humour sans le savoir

Le corset comme arme absolue!

En passant

Inventaire musical à la Prévert (90)

USA – The Trashmen – Surfin’ Bird- Garrett / Soma – LPGA-200 publié en 1964

Un album tout à fait légendaire puisque que l’on y trouve un titre qui figure dans l’histoire de la musique comme l’un des premiers titres de punk, « Surfin’ Bird ». Nous sommes pourtant en 1964, bien avant que ce style musical apparaisse. De plus, le nom du groupe Trashmen, qui signifie les éboueurs servit plus tard pour désigner un autre style, le trash, déchet, ordure. Il est certain que les Trashmen en enregistrant leur hymne, ne pensaient surtout pas créer un nouveau genre musical, ils le firent inconsciemment, mais cela suffit à faire d’eux des légendes. Pourtant, le titre n’est pas une nouveauté du point de vue vocal, c’est même un plagiat. Il est emprunté à deux titres des Rivingtons, « Papa-Oom-Mow-Mow ».et « The Bird’s The Word », à l’origine un groupe de doo-wop. Cela leur valut même quelques ennuis avec les compositeurs originaux. Mais la machine était lancée et elle monta comme une fusée dans le hit parade américain, rapportant un titre de gloire à un groupe originaire du Minnesota, état assez peu représenté dans la course au sommet des charts.
Cela valait bien un album et il fut enregistré. Les Trashmen n’étant pas trop compositeurs, on fit appel à des compositeurs extérieurs pour les originaux et à quelques reprises venues de Buddy Holly, Barrett Strong, les Astronauts, Dick Dale, Jimmy Dee & The Offbeats, ainsi qu’un titre traditionnel latino. Le fameux titre est crédité au batteur Steve Wahrer, c’est d’ailleurs lui qui assume la performance vocale. L’ambiance est plutôt surf, c’est normal il sévit à cette époque, on y retrouve quand même un titre original dédié au hot rod « The Sleeoer » l’équivalant voiture de la planche de surf. Le titre fut publié en EP en France et constitue un très bon résumé des titres de l’album. Il est assez courant.
Les Trashmen durent se contenter de ce seul vrai succès, cela n’empêcha pas, après une séparation en 1967, de se reformer occasionnellement. En 2008 et 2010, il tournèrent en Europe dans de nombreux pays avec les trois membres originaux encore en vie, le batteur est décédé en 1989.

Surfin’ Bird

Misirlou

Money

Tube City

Kuk

It’s So Easy

King Of The Surf

Henrietta

Malaguena

My Woodie

Bird Bath

The Sleeper

Documents

Surfin’ Bird en 2015

Henrietta en 2009

Séquence humour

Pierre Gilbert – Les Yéyés

Collectors made in France

Avant de devenir un phénomène incontournable de la pop, Pink Floyd débuta assez modestement du point de vue succès, ils furent même passablement ignorés en France. C’est bien sûr l’époque que bien des amateurs considèrent comme la plus grande, celle avec Syd Barrett. Il est indéniable que musicalement c’est drôlement plus créatif, mais aussi un peu plus compliqué comme approche. Fort de cela, il est évident que les publications du début sont autrement plus rares que celles des heures glorieuses. Et pourtant, il y a toujours quelques irréductibles qui les recherchent et sont capables de mettre un bon prix pour en posséder une. Entre une copie de « Another Brick On The Wall » et ce single paru en 1967 presque confidentiellement, question prix il faut multiplier par 100. Je vous laisse apprécier si c’est musicalement 100 fois mieux, mais pour sûr question recherche, c’est nettement supérieur.

Pink Floyd – Columbia – CF 135, publié en 1967, meilleure enchère sur Ebay 500 euros.

Apples And Oranges

Paintbox

Envies de découvrir autre chose ?

La musique n’a pas de frontières. S’il y a bien un point où je suis très éclectique, c’est assurément la musique. Entre un disque de hard rock et un opéra, pour moi c’est de la musique. C’est la différence qu’il y a entre un plat de haricots et un entrecôte bordelaise, les deux pris dans leur contexte propre peuvent s’avérer délicieux. Je fouille, j’écoute, je trouve, et puis quelquefois je tombe sous le charme. C’est pour moi une quête permanente.
Je vous invite à partager ces découvertes au hasard. Des artistes qui ne font pas forcément la une des médias, mais qui ne sont pas dépourvus d’un certain magnétisme ou plus simplement nous présentent une belle vision musicale.

Angelo Badalamenti est un compositeur américain d’origine italienne. Il a travaillé avec beaucoup de monde et collaboré à la musique de nombreux films et séries La série télévisée est souvent considérée comme un art mineur, mais une bonne série tv est meilleure qu’un navet au cinéma. Du fait de son accès facile et des fréquences de diffusion, la musique des séries pénètre assez facilement dans l’oreille du spectateur. Il y a certainement plus de musiques de séries qui sont connues que celles qui peuvent se trouver au générique de films célèbres. Je pense que beaucoup de personnes seraient incapables de donner le titre d’un film d’Hitchcock en écoutant son générique. Il y a bien quelques musiques de films qui sont célèbres, mais peu font de belles carrières en parallèle du film. Angelo Badalamenti a composé la musique de la série « Twin Peaks » et du film qui lui fait suite, une assez fameuse musique qui glisse son charme dans les illustrations musicales de diverses scènes. C’est entre jazz et planant en passant par la cold wave. Il y a même un thème qui aurait pu venir tout droit de Miles Davis. En voici quelques extraits parmi ceux qui m’ont le plus marqué, entre la série et le film.

Twin Peaks

Thème

The Bookhouse Boys

Fire Walk With Me

Dance Of The Dream Man (sax solo)

The Pink Room

En passant

Bas nylons et vinyles en fusion en (13)

Les Cramps, groupe emblématique apparu au tournant des années 80, est une sorte de machine à remonter le temps, tout en lorgnant vers le futur. Ils puisent leur inspiration dans le rockabilly, le psychédélique, le garage, avec une prédilection pour ce qui est déjanté, décadent, et un peu trash. Pour ceux qui avaient 15 ans 1980 et qui kiffaient le groupe, ce fut pour eux l’occasion d’aller voir avant ce qui se passait quand papa écoutait de la musique. Bien sûr le punk est passé par là, et les vieilleries prennent un nouvel air qui les projette vers le futur. Nombre de leurs reprises s’identifient maintenant via leur interprétation. Mais ils ne font pas que des reprises, il y a aussi des originaux qui parsèment leurs albums.
A partir de 1986, une série de compilations « Born Bad » revisitent presque tout ce que les Cramps on fourré dans leur discographie au fil du temps, mais aussi dans des reprises qu’ils jouent sur scène, et bien entendu des titres qui 10 ou 20 ans avant sonnaient déjà comme du Cramps. Ces compilations, d’abord éditées sur disques pirates, sont un régal absolu pour ceux qui en ont marre de Radio Nostalgie version fast-food. Elles contiennent des obscurités, mais aussi des noms et des titres très connus, mais n’est pas une inspiration pour les Cramps qui veut, il y a un petit côté d’inspirateur agréé.

Commentaires sur ce volume 7 – Un peu garage, mais surtout rockabilly. Nous y retrouvons des artistes déjà cités et assez connus comme les Wailers ou Charlie Feathers. Parmi les nouveaux, Gene Summers une légende du rockabilly et surtout Link Wray, un guitariste innovateur et emblématique qui commença une longue carrière vers la fin des fifties. Récemment, j’ai trouvé une compilation aux puces avec divers artistes où figurait son titre le plus célèbre « Rumble*. Le détenteur du disque avait écrit un petit commentaire en regard de chaque titre. Pour Link Wray il avait écrit « pathétique ». Autant dire que cette personne n’avait pas de larges connaissances en matière de musique. Reste que Link Wray était un grand monsieur de la guitare, n’en déplaise à certains.

Ric CarteyOooh-Wee

Johnny Fortune – Dragster

Blues Rockers- Calling All Cows

Roy Brown – Butcher Pete

Larry Phillipson – Bitter Feelings

Terry Dunavan – Earthquake Boogie

The Shells – Whiplash

The Fanatics – I Will Not Be Lonely

The Wailers – Hang Up

Junior Thompson – How Come You Do Me

Wade Curtiss & The Rhythm Rockers – Madness

Kit & The Outlaws – Don’t Tread On Me

Charlie Feathers – One Hand Loose

The Embers – I Walked All Night

Gene Summers – Taboo

Link Wray – Rumble

Documents

Link Wray – Rumble live 1984

On peut se rappeler de cette plaisante version du fameux « Apache » qu’il enregistra dans les eighties

La France n’a pas le monopole du disque de collection. Il existe ailleurs et même dans des quantités qui peuvent laisser la France loin derrière. Il n’y a pas de formule magique pour qu’un disque devienne un collector. Un des critères pour qu’il le devienne, c’est la rareté multipliée par son attrait pour les collectionneurs. Parmi les artistes, il faut distinguer ceux qui arrivent à franchir la porte du collectionneur, certains ne le sont peu ou pas, d’autres s’installent volontiers dans les discothèques personnelles. Ces critères sont très subjectifs, mais il est certain qu’il y a des disques qui atteignent des fortunes et d’autres dont on a de la peine à se débarrasser pour des sommes très modiques. Des artistes inconnus peuvent avoir des publications qui s’arrachent à prix d’or, tandis que des célébrités sont boudées par les collectionneurs. Nous allons nous promener régulièrement parmi certains de ces collectors internationaux dont vous ne soupçonnez peut-être pas l’existence, mais qui sont souvent des pièces qui se négocient à bon prix. Pour les albums je me contenterai d’un ou deux exemples et pour le reste l’intégralité des titres si disponibles sur Youtube. Vous ferez certainement des découvertes.

Eddie Cochran US single

Le pressages de disques de rock and roll originaux sont en général de bons collectors, encore plus s’ils ont une particularité. Les USA et aussi l’Angleterre, ont longtemps emballés les 45 tours simples dans des pochettes avec un trou central pour permettre de voir le logo du disque. Cette politique a un avantage, celle de ne pas coûter trop cher à la manufacture, mais le désavantage c’est le manque de visuel avec le contenu, souvent présenté par une photo de l’artiste. A de rares exceptions, il arrivait que les maisons fassent un petit effort et emballent le disque de manière plus présentable. C’est le cas de ce single américain d’Eddie Cochran, le seul des fifties qui en possède une, et il est bien entendu recherché par les mordus. Même s’il ne contient que des titres assez secondaires, il a quand même atteint une assez jolie somme.

USA 1957 – Eddie Cochran – Liberty  – F-55070. Meilleure enchère sur Ebay 2280 euros

One Kiss

Mean When I’m Mad

Toujours la même chanson

Il est rare qu’une chanson ne soit jamais reprise si elle a eu un peu de succès. Quand on est lassé d’une version, il peut s’avérer plaisant d’en écouter une autre. Il arrivé même que l’on soit étonné par une reprise à laquelle on se s’attendait pas ou encore découvrir le créateur de la version originale. dont on ignore complètement l’existence. C’est un jeu où je me défends très bien. Alors selon ce principe, je vous propose en premier la version originale, en second une reprise française ou autre, et en troisième une autre version, que vous ne connaissez pas forcément.

Little Anthony and The Imperials – Tears on my Pillow (1958)

Michèle Richard – Larmes Sur Mes Joues (1964)

Kylie Minogue – Tears on my Pillow (1989)