En passant

Bas nylons et garage bien équipé

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La suite de la série « Pebbles », nous sommes toujours aux USA.

Volume 22

The Inmates – More Than I Have, Excellent titre.

The Sweet Acides – That Creature. Pas mal du tout.

Ira – The Ferris Wheel.

Danny’s Reasons – Triangles.

The Regiment – My Soap Won’t Float, Un savon pas un potage comme le titre du clip l’indique, mais il sent bon.

Weirf Street Carnival – The Inner Truth.

The Rob Roys – Do You Girl,

Ronnie Rice And The Silvertones – I Want You To Be My Girl.

The Final Solution – So Long Goodbye.

The Prophets – Yes I Know.

The Jaybees – I’m A Loner.

Volume 23

Ce volume revient en Europe avec un album consacré uniquement à la Hollande.

The Fun Of It – Drollery.

The Bumble Bees – Girl Of My Kind.

The Phantoms – I’m Somebody.

Chapter II – East Of My Place.

Jets – I Was So Glad.

The Haigs – Never DIe.

The Haigs – Where to Run. Titre très proche de l’esprit et du son américain.

The Lords – Day After Day. Rien à voir avec le groupe allemand du même nom.

The Counsellors – I’ll Be Your Man.

Les Baroques – Working On A Tsjing Tsjang. Malgré le nom il s’agit bien d’un groupe hollandais. Ils ont même assez bien passés à la postérité.

The Motions – I’ve Got Misery. Les fameux pré-Shocking Blue. On retrouve ce titre sur le premier des 3 EP’s publiés en France.

Zen – Please Accept My Invitation. Un goût de pop progressive.

The Outsiders – If You Don’t Treat Me Right. Groupe assez connu en France où il y a eu des publications. On les a souvent classés comme un version hollandaise des Pretty Things.

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Bas nylons et des autres gens

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Humour suisse

François Silvant

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A la Belle Epoque ou un peu avant, le citoyen français qui n’a pas voyagé sait qu’il y a des colonies et qu’au-delà de la Méditerranée il y a un continent qui s’appelle l’Afrique. Mais pour la plupart cela reste une chose un peu mystérieuse, et pour peu, il n’a jamais vu une personne à la peau noire. Encore pire, il ignore leur manière de vivre, leur manière de s’habiller, la langue qu’ils parlent. Avant l’Exposition coloniale de 1931, cette connaissance ne lui arrive que par bribes, quelques expositions s’étalent au fil du temps levant un peu le mystère. Encore une fois, la photographie est un support très usité, elle permet de se faire une idée plus précise, il peut enfin mettre un visage sur ses lointains cousins. On peut imaginer qu’il va les regarder d’un oeil condescendant, les traiter de primitifs, sans vraiment savoir quels sont ses besoins, les difficultés auxquelles il doit faire face. Tout peut prêter à interprétation, le Noir dans sa tribu de l’Afrique centrale n’a sûrement jamais lu Voltaire, il y a d’ailleurs peu de chances qu’il sache lire, mais est-il un sous-homme pour autant ? Je ne cois pas. Il saura mieux que moi communier avec la nature, interpréter les signes qu’elle nous donne, chasser pour se nourrir, suivre la piste d’un animal, ou ramasser les plantes « qui font du bien » quand on est malade. Un autre monde, par forcément meilleur, mais certainement pas pire.
Une sélection d’affiches pour commencer et ensuite des photos qui servirent de témoignages lors de ces expositions. Clique pour agrandir.

Source Gallica, BNF, DP.

En passant

Inventaire musical à la Prévert (8)

Nouveau chapitre consacré à l’Allemagne, ce pays qui a tant de choses à nous faire écouter.

Kingsize Taylor and The Dominoes – A juste titre, on peut considérer l’Allemagne comme une succursale musicale de l’Angleterre. C’est incroyable le nombre d’artistes anglais qui eurent la possibilité d’arriver à une certaine notoriété en déposant leurs bagages du côté de Hambourg. Ce n’est pas Kingsize Taylor qui pourra dire le contraire. Avec son groupe, il est un des premiers à occuper la scène de Liverpool et s’y faire une réputation tout à fait locale. Même s’ils eurent la fameuse Cilla Black comme chanteuse pendant un moment, la carrière ne démarre pas sur le plan national. Les choses commencent à tourner mieux quand ils séjournent en Allemagne et peuvent même enregistrer de nombreux disques. A vrai dire c’est un groupe qui n’a pas l’air impressionnant en regardant leur répertoire, il est surtout fait de reprises et quelques rares originaux, mais les apparences son trompeuses comme nous le verrons plus loin. Taylor est plutôt reconnu comme un excellent chanteur et il innove un peu sur la scène locale, car son groupe est assez branché sur le r’n’b et le blues, chose pas si courante en 1963-64. Les reprises, c’est un peu le jeu que l’on veut qu’ils jouent, des trucs connus et des succès du moment. Comme beaucoup de rivaux, le terrain est assez mouvant, les musiciens changent souvent, le groupe se sépare et se reforme autrement, Les contrats se suivent et les maisons de disques aussi, Ariola, Polydor, Philips Decca, Cependant, il a contribué innocemment à faire entrer dans l’histoire une histoire qui n’est pas la sienne. C’est lui qui enregistra, sur un simple magnétophone, les bandes qui servirent plus tard à la réalisation des « Beatles LIve Au Star-Club ». Kingsize Taylor chante encore aujourd’hui.

1963 – The Fortune Teller.

1964 – Stupidity.

1964 – I’m Late. Un des rares originaux.

1964 – Hello Josephine.

Lipstick Power And Pain.

Aley Harvey & His Soul Band – On ne peut guère parler d’Alex Harvey sans mentionner les précédents, car pour une grande partie des enregistrements c’est bien l’équipe à Kingsize qui servit d’accompagnateurs. Aley Harvey est un Ecossais qui atterrit lui aussi à Hambourg. Sous l’angle allemand on peut le comparer à ce que fut Alexis Korner en Angleterre, un pionnier du blues à vocation européenne. Avant le grand tournant vers 1965-66, le blues est encore une musique assez marginalisée, elle a ses aficionados, mais c’est encore un peu une sorte de secte. Le travail d’Harvey est admirable, il pave la route pour la rendre accessible à une jeunesse qui ignore encore tout le charme que peut représenter un blues placé dans un contexte électrifié. Un album de 1964 « Alex Harvey & His Soul Band » enregistré uu Star-Club, publié par Polydor en est un témoignage incontournable. La même année, pour encore enfoncer le clou, Harvey enregistre un album qui s’approche beaucoup plus de la tradition, il n’y a que lui et son frère à la guitare. On peut comparer la tradition avec la modernité. On le retrouvera bien plus tard après des années de solo, en star cette fois-ci, au sein de l’excellent Sensational Aley Harvey Band, officiant dans le glam rock et la musique progressive. Il mourut prématurément d’une crise cardiaque au début 1982. En 2016, un très important travail de rééditions a eu lieu sous forme d’un coffret « The Last Of The Teenage Idols » qui contient 14 CD’s et retrace l’ensemble de sa très lumineuse carrière et on y fait même de fantastiques découvertes. Dans les clips suivants, je me concentre sur les enregistrements effectués en Allemagne uniquement, mais rien que ça vaut déjà le détour.

Aley Harvey & His Soul Band.

Reeling And Rocking, Titre studio paru sur la compilation « Beat City » en 1965. On sent déjà l’envie de faire des reprises qui ne collent pas l’original. Je connais cette version depuis plus de 0 ans et je ne m’en lasse pas.

Sur l’album éponyme enregistré au Star-Club, 1964.

Framed.

Backwater Blues.

Let The Good Times Roll.

I’ve Got My Mojo Working.

Evil Hearted Man.

I Just Want To Make Love To You.

Album « The Blues », Alex et Leslie Harvey. Cer album fit beaucoup pour mon attirance vers le blues.

Troubled In Mind

Honey Bee.

The Michigan Massacre.

St James Infirmary.

Starnge Fruit. Un titre que les fans de la grande Billie Holiday connaissent bien.

Kisses Sweeter Than Wime. Un titre tiré d’un traditionnel folk américain.

En 2017, un album d’inédits datant de la période avec le Soul Band est enfin publié. On se demande bien à quoi pensaient les producteurs pour ne pas avoir sorti cela à l’époque. Je ne dirai pas que le monde de la musique en fut changé, mais certains titres ont dix ans d’avance. C’est du hard rock, du punk, de la décadence musicale, peut-être cette dernière affirmation fit hésiter les producteurs à l’époque, le monde n’était pas prêt! Attachez vous ceintures, nous entrons dans une période de fortes turbulences !!!

Shakin’ All Over. La célèbre classique de Johnny Kidd revisité par Satan himself !

You’ve Put A Spell On Me. On pourrait faire cuire des oeufs là-dessus.

Long Long Gone. Vite une aspirine !

Parchman Farm. Même John Mayall avec Eric Clapton a l’air bien calme à côté.

My Kind Of Lovin’. Un moment un peu plus calme.

Tutti Frutti, Etonnant et excellent.

Hoochie Coochie Man. Le classqiue.

Im Gonna Move To The Outskirts Of Town.

Ten A Penny. Si on affirmait que cela a été enregistré en 1975, personne ne dirait le contraire.

You Ain’t Good To Me. Même constatation.

The Shamrocks – De tous les groupes que je passe ici en revue dans ces pages consacrées à l’Allemagne, si je devais avoir un coup de coeur spécial pour un groupe, c’est bien celui-ci. Avant d’aller plus loin une précision, il ne s’agit pas ici du groupe suédois qui a enregistré « Cadillac », mais bien d’un homonyme venant d’Angleterre. Ils n’ont publié qu’un album paru dans la série « Liverpool Beat » édité pas le label Ariola en 1965. Il s’agit sans doute d’un trait d’humour du label, car cet album a autant à voir avec le style de Liverpool que Pékin avec le musette. Ce n’est rien de moins qu’un disque qui préfigure une musique dans le style à venir et d’inspiration blues et noir, où officient déjà les Yardbirds, John Mayall, les Rolling Stones. Ils reprennent les standards du  blues, Howlin Wolf, Jimmy Reed, Bo Diddley, en cela ils se démarquent de toutes les productions allemandes faites par des groupes du même cru qui en sont plutôt à imiter les Beatles, excepté Alex Harvey mentionné ci-dessus. De plus l’enregistrement est superbe de qualité sonore, une stéréo bien dosée, un relief sonore parfait. Le groupe enregistra encore un single pour Hansa en 1967 puis disparut. Seule le bassiste Gary Cpwtan continua une carrière de bassiste et compositeur, on le retrouve derrière le célèbre David Hasselhoff. Un ancien membre, parti avant l’enregistrement de l’album, fut le Mick de Dave Dee Dozy Beaky Mick & Tich, groupe qui connut un succès fracassant en Allemagne, sans avoir eu un lien précédent avec l’Allemagne comme nombre de leurs compatriotes.

Smokestarck Liightnin’.

Shame Shame Shame.

Got My Mojo Working.

Howlin For My baby.

Roadrunner.

Walking The Boogie.

What’s All This, le seul original de l’album.

Midnight train. Single de 1967.