En passant

Bas nylons et des garagistes de charme

Ce volume 3 de la série « Girls In The Garage » mérite quelques commentaires. Nous y retrouvons les fameuses Liverbirds de Liverpool dont nous avons déjà parlé ailleurs, peut-être le groupe le plus internationalement connu dans le style, leur réputation atteignit même le Japon. Nous retrouvons également Jacqueline Taïeb dans la version anglaise de son succès  » 7 Heures Du Matin ». Elle a aussi une sorte d’aura internationale, les collectionneurs étrangers s’arrachent sa discographie française. Dans la lignée des Liverbirds, Mandy & The Girlfriends est une autre formation entièrement féminine qui trouva une certaine notoriété en Allemagne, le temps d’un très rare album de reprises en 1968. Du côté des Américaines, les Luv’d Ones ont établi une assez solide réputation dans le style garage. Leurs 45 tours sur Dunwich atteignent des sommes assez conséquentes aux enchères. Notons au passage que les albums des rééditions / compilations de cette série en vinyle dépassent parfois les 100 euros, c’est dire qu’ils suscitent de l’intérêt. Un autre curiosité se trouve chez les Dilly Sisters, de toutes jeunes filles qui reprennent « Sometimes Good Guys Don’t Wear White » des Standells, rien que ça. Le groupe Ace Of Cups originaire de Californie a un record de longévité, elle sont encore actives aujourd’hui, 55 ans plus tard. Vous verrez un clip en bas de la présentation.

MA SELECTION DE CET ALBUM
Jean & The Stadesiders
Putty In Your Hands
England
1964

Jean & The Statesiders – Putty In Your Hands
Laurie – Everyone Will Know
Luv’d Ones – I’m Leaving You
Luv’d Ones – Yeah, I’m Feelin’ Fine
The Heartbeats – Cryin’ Inside
Patti’s Groove – t Won’t Last Too Long
The Liverbirds – Diddly Daddy
The Liverbirds – Why Do You Hang Around Me
The Plommons – Last Train To Liverpool
Mandy & The Girlfriends – Straight Shooter
Mandy & The Girlfriends – Money
The Tone Benders– Little Black Egg
Las Dilly Sisters – Sometimes Good Guys Don’t Wear White
Jacqueline Taïeb – 700 AM
Ace Of Cups – Grass Is Always Greener

DOCUMENTS

Ace Of Cups, aujourd’hui, « Waller Street Blues », bien joué les grand-mères !!!
Les Liverbirds en concert reprennent « Around And Around ».
Les Heartbeats en live reprennent « Time Won’t Let Me » des Outsiders. Admirez les guitares Voxx !

Dans d’autres articles je vous présente des productions françaises qui eurent le privilège d’être publiés au format EP, c’est à dire quatre titres par disque, un phénomène typiquement français qui n’a pas vraiment un équivalent ailleurs pour les fifties et les sixties. Il en existe des milliers. Mais le 45 tours single existe aussi, souvent pressé en quantités moindre et surtout destiné à la promotion et pour les jukeboxes. Ceci perdura tout au long de la vogue du EP qui commença à décliner à partir de 1967. La publication en single devint la règle, sauf des exceptions de plus en pus rares. Pour certains artistes, ils sont devenus un objet de recherche par les collectionneurs, encore plus s’ils sont présentés dans une pochette avec une photo. les fans d’Hallyday connaissent bien la chose. Mais que ce soit avant, pendant, ou après 1967, quelques publications atteignent parfois de jolies sommes.

En France durant les sixties, de nombreux immigrés sont venus s’établir en France. Les maisons de disques sentirent qu’il y avait une niche à creuser en leur offrant une musique plus proche de leurs racines. Les majors, mais aussi de plus petits labels visèrent une clientèle qui allait des pays du Maghreb à l’Afrique noire. Ils étaient vendus localement, mais aussi pressés pour l’export afin de les distribuer dans les pays concernés. Longtemps cette musique fut considérée comme marginale, mais vers la fin du siècle précédent, un intérêt pour le musiques du monde en général suscita un intérêt grandissant. La musique africaine, qui est aux racines de toute la musique moderne, fit redécouvrir et rechercher un peu tous ces disques oubliés et rares. Certains collectionneurs les recherchent et sont prêts à mettre parfois des sommes conséquentes pour un exemplaire. Les chasseurs de vinyles savent qu’il y a de l’argent de poche à se faire avec ces trucs, encore faut-il les trouver.
Voici un exemple qui concerne plus directement la musique d’essence arabe. Une version en arabe de « Mirza » de Nino Ferrer couplée à un titre de la même veine avec une guitare surf en arrière. Même si ce n’est pas un chef d’oeuvre d’enregistrement, 346 euros la pièce, c’est pour rien !

Jalil Bennis et les Golden Hands – Barclay – 60734 – Publié en 1967, meilleure enchère sur Ebay 346 euros.

Mirza
Aziza
En passant

Dimanche en quelques manches d’automne (2)

De la pop de manière générale vers 1967 / 1971, des très connus, des moins connus, des peu connus. Du gentil au plutôt hargneux, en live, en studio, en clip ou pas. De quoi passer une bonne écoute et un bon dimanche. Enfin j’espère !

Jethro Tull – Locomotive Breath
The Frost – It’s So Hard
Deep Purple – Livin’ Wreck
Pink Floyd – The Nile Song
Third Power – Comin’ Home
Frijid Pink – End Of The Line
Irish Coffee – The Show
Moody Blues – Tortoise And The Hare
Procol Harum – Conquistador
The Who – Pinball Wizard
Ten Years After – Bad Scene
Frantic – Baby
Saint Steven – Bastich
Cream – Slawbr
The Medium – The Mouse
The Deviants – I’m Coming Home
Blue Cheer – Doctor Please
Creedence Clearwater Revival – Commotion
MC5 – Ramblin’ Rose
Ginger Baker Airforce – 12 Gates Of The City 
En passant

Bas nylons et zistoires

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Marquise de Pompadour

Le monde est mal fait, c’est sans doute ce qu’aurait pu penser Louis XV à propos de sa favorite, la marquise de Pompadour. D’un tempérament plutôt ardent, il choisit mal sa partenaire côté de la galipette. Cette bonne marquise plutôt que d’avoir le feu aux fesses, posait volontiers son postérieur sur une glacière. Il faut admettre que les faits connus lui trouvent quelques excuses, elle aurait eu quelques problèmes, disons de santé. Cela la mit dans une position encombrante, car elle craignait toujours que le roi aille voir ailleurs, avec ce genre de personnage on ne sait jamais. Elle fit pourtant des efforts considérables et testa maints produits et substances qui devaient lui donner un tempérament de feu et qui en avaient la réputation. Bien sûr, les fournisseurs de ces artifices étaient aussi quelquefois de fieffés coquins, tout en ayant un sens de la persuasion que les représentants en aspirateurs peuvent leur envier. Elle fit appel au comte de Saint-Germain, personnage assez mystérieux, un peu alchimiste, qui s’était bâti toute une légende allant jusqu’à une supposée immortalité. Bien entendu, le personnage avait remède à son mal. Avec ça le roi allait crier grâce après de folles étreintes, c’est tout juste si les vitres de la chambre ne se couvriraient pas de buée. La Pompadour en avala moultes gorgées et se réjouissait d’avance en attendant les effets. Ils finirent par se manifester, une formidable éruption cutanée lui couvrit tout le visage. La guerre des boutons aura bien lieu.

catherine de medicis

Catherine de Médicis

Dans le même registre, une femme se trouva confrontée à un problème ayant trait à sa sexualité, il s’agit de Catherine de Médicis (1519 – 1589), mariée à Henri II (1519 – 1559). Dans son cas, ce n’était pas tellement une histoire de contentement d’amant, du point de vue mécanique tout semblait fonctionner, mais bien celui d’assurer la descendance royale. Elle en avait l’obligation, c’était le premier rôle d’une reine, sinon on peut imaginer que les rois se seraient contentés de n’avoir que des maîtresses, mais l’un n’empêche pas l’autre. Deux précautions valant mieux qu’une alors qu’elle n’était encore que dauphine, elle demanda des conseils plus ou moins avisés, pour augmenter sa fertilité. Elle appliqua alors une recette très spéciale, bien entendu au résultat garanti par les affirmations des hautes autorités en la matière.
Elle se coucha et mit sur son ventre, au-dessus du nombril, un cataplasme fait de vers de terre, de pervenche en poudre, de corne de cerf pulvérisée, de bouse de vache, de lait de jument. et en attendant que cela développe tous ses effets, elle siffla un grand verre d’urine de mule. L’histoire ne dit pas combien de temps elle devait laisser le tout en place et si elle prit un bon bain après.
Je ne sais pas s’il y en a parmi vous qui ont essayé la recette, le plus difficile a sûrement été de trouver les ingrédients, je vous plains, chez Darty ils ont pas ça en stock. Mais pour Catherine de Médicis, l’effet fut semble-t-il plutôt réussi. Elle mit au monde trois futurs rois et deux futures reines. Et tout ça avec l’accent italien !

Vue de Versailles

Si un jour vous visitez Versailles, à moins que cela ne soit déjà fait, vous aurez l’occasion d’admirer un tas de choses, qui sont restées pour un bonne partie telles qu’elles avaient été conçues à l’époque, moyennent quelques rafraîchissements pour palier à l’usure du temps. Pourtant, il y a une chose que vous ne retrouverez jamais, c’est l’odeur qu’il y avait jadis à l’intérieur, N’allez pas imaginer que cela sentait la lavande ou la rose dans tous les coins, c’était plutôt le contraire. Il est certain que les notions d’hygiène étaient jadis, par rapport à aujourd’hui, bien moins une préoccupation première. Quand Louis XIV imagina les plans de son palais, il ne s’arrêta pas trop à prévoir en nombre suffisant ces endroits qui s’appellent petits coins en langage populaire. Une fois le palais bâti, une grande partie de l’intérieur était un endroit public, un monde interlope pouvait y circuler pratiquement librement. Moyennant un chapeau et une épée que l’on pouvait louer, on pouvait même assister aux repas du roi. Même s’il y avait quand même des toilettes, certains les boudaient pour satisfaire un besoin plus ou moins pressant. On cherchait plutôt un endroit un peu discret, une encoignure de porte par exemple. Il allait de même pour les déchets, on jetait tout et partout. Je vous laisse imaginer les effluves qui pouvaient traîner dans les couloirs, le trognon d’une pomme en train de pourrir, mélangé aux odeurs d’urine en fermentation, les visiteurs en prenaient plus avec le nez qu’avec une pelle. Le roi n’en était nullement incommodé, il faisait allumer des brûle-parfums dans les endroits qu’il fréquentait.
Pendant longtemps les rois disposaient de ce qu’on appelle la chaise percée. Sous le règne de Louis XV, apparurent ce qui ressemble à nos toilettes modernes munies d’une chasse d’eau. C’est d’ailleurs sur ce genre d’ustensile qu’il arriva à Louis XVI une singulière aventure. Il avait décidé d’aller soulager ses intestins. Il s’assit donc sur la cuvette. Ce qu’il n’avait pas vu, c’est qu’un chat avait choisi ce drôle d’endroit comme lieu de séjour. Voyant toute retraite coupée, il manifesta son humeur en griffant copieusement les fesses du roi. Ce dernier s’enfuit dans une tenue pour le moins indécentes.
S’il avait eu des maîtresses, apercevant son postérieur, l’une ou l’autre aurait pu dire : « Tiens, je viens de voir le roi passer… »

Image dans Infobox.

Jules Hardouin-Mansart

Le nom de Jules Hardouin-Mansart (1646 – 1708) est intimement lié à Louis XIV et à l’architecture. Son oncle François Mansart fut aussi un bâtisseur, on lui doit une flopée de châteaux et autres édifices. Sa rencontre avec Louis XIV décida de sa carrière. Il n’était même pas noble, mais le fut en 1682 avec le titre d’écuyer, car il ne possède pas de terre. Plus tard en 1699. il deviendra comte de Sagonne ayant racheté le comté du même nom. Il accéda à diverses fonction qui allèrent crescendo jusqu’à surintendant des Bâtiments du roi en 1699. Le roi lui fait confiance, mais sans qu’il s’en doute Mansart joue avec lui. Louis XIV a sûrement des idées bien précises en architecture et aussi des connaissances assez étendues, mais comme il est meilleur joueur du guitare (si si !) que dessinateur, il esquisse ses projets et les confie à Mansart pour la réalisation. Ce dernier sait très bien qu’il faut un peu jouer les flatteurs si on veut rester en place et il s’y emploie avec ruse. Il est assez rôdé pour ne par oublier la moindre gouttière dans ses plans, mais à malin malin et demi. Quand il présente ses projets, il oublie volontairement quelques menus détails, sans aller jusqu’à passer pour un incapable. Le roi consulte les plans et lui signale les petits détails oubliés qu’il ne manque pas de remarquer et les signale à Mansart. Ce dernier peut alors feindre l’admiration et ne pas éclipser le Roi-Soleil. Il a dû lire les fables de La Fontaine, tout flatteur vit au dépens de celui qui l’écoute, à moins que ce soit La Fontaine qui se soit inspiré de Mansart pour sa fable.

La musique des troubadours nous est parvenue par tradition orale. Sans doute quelques unes se sont perdues dans les limbes du temps, d’autres sont encore dans les oreilles de nombreuses personnes, ne serait-ce que pour les avoirs chantées à l’école. Elles parlent de la vie, des plaisirs ou des tristesses de jadis, mais aussi des rois et des reines. En voici une des plus connues dans un interprétation moderne qui montre que certains artistes peuvent encore prendre leur pied et faire chauffer une salle avec ces vieux « machins »

Lizzy Hoyt – V’la Bon Vent

Source gallica.bnf.fr / BnF / DP / Wikipédia.