En passant

Bas nylons et Mr Spencer

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On l’oublie un peu, mais le Spencer Davis Group fit partie de cette poignée de groupes qui imposa la musique noire et le r’n’b en Angleterre. En plus de cela, ils eurent aussi pas mal de succès, c’est sans doute ce qui relégua leur démarche un peu au second plan. Leur premier album est truffé de reprises, et l’on ne peut que constater qu’elles sont loin de friser le ridicule. Le groupe contient un petit génie, il n’a que 15 ans quand il intègre le SDG, Steve Winwood. Il est multi-instrumentiste et dans le groupe il joue aussi bien de la guitare solo que des claviers. Sa voix est aussi un de ses atouts, elle sonne assez noire et il est le principal vocaliste du groupe, l’autre étant, aussi très compétant dans cet exercice, Spencer Davis. Ce dernier, vocaux et guitariste rythmique, est déjà un vieux routier. Il a en fait presque dix ans de plus que Steve Winwood, né en 1939. Il est passionné depuis toujours de musique, mais s’il est aussi capable de jouer de plusieurs instruments, il est aussi polyglotte. Il parle l’anglais, l’allemand et le français. Quand je l’ai rencontré, il m’a dit qu’il regrettait de ne pas pouvoir le parler plus souvent et qu’il l’oubliait un peu. En fait, son premier métier fut prof de langues, il était d’ailleurs surnommé « professeur » dans les clubs qu’il fréquentait. Nous trouvons encore Muff Winwood, le frère de Steve, basse et vocaux; Steve York, batterie. Ils sont signés par Island et seront parmi les premiers gros artistes du label qui deviendra rapidement une major.

Spencer Davis et votre serviteur

Allons faire un petit voyage dans la discographie du groupe, surtout ces titres qui remplissent les faces B et parfois un peu perdus dans les albums. Tous parus entre 1964 et 1967, à peu près dans l’ordre chronologique et ne concernent, sauf une exception, que la période avec Steve Winwood.

Le premier single, une version du titre de John Lee Hooker, aussi exploitée par les Animals, mais celle-ci est plus « nerveuse ».

Second single, reprise des Soul Sisters

Un titre emprunté aux Righteous Brothers, dans une excellente version.

Reprise d’un des premiers classiques de Ike & Tina Turner. C’est la chanteuse Millie (My Boy Lollipop) qui chante en second plan.

Un original composé par Spencer Davis, également au chant, très bluesy.

Belle reprise du classique popularisé par Ray Charles.

Reprise d’un très fort titre de la chanteuse de soul Betty Lavette.

Un original de Steve Winwod et Spencer Davis, pour moi un de leurs plus grands titres, le vocal et l’ambiance sont merveilleux.

Un classique de country créé par Joe Babcock et repris par un tas d’autres, même Johnny Hallyday en France.

Un titre en allemand, reprise d’une chanson populaire.

Du même compositeur que les premiers hits du groupe, le Jamaïcain Jackie Edwards, aussi exploité par les VIP’S

Un instrumental de Winwood et un peu de politique avec un certain Lumumba, les anciens connaissent.

Le classique de Presley / Orbison.

Un autre instrumental de Winwood.

L’incontournable classique d’Elmore James.

Le seul célèbre titre de Percy Sledge, qui va comme un gant à la voix de Winwood.

A l’époque, ils avaient passé sur Europe 1 à « Salut Les Copains », j’étais derrière mon transistor. On avait questionné le groupe en leur demandant quel était leur enregistrement préféré, Ils avaient répondu « High Time Baby », composition collective du groupe. Alors la voici…

La face B du premier single sans Winwood, un original de Spencer Davis, immortalisé par Allman Brothers Band.

Un document, le groupe en live pour la tv finlandaise, 1967. Les tubes « Gimme Some Lovin », « I’m A Man », « Georgia On My Mind », Dust My Blues » + interview

Le Spencer Davis Group actuel.

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En passant

Peter Pan fait son cinéma (8)

Suite des chroniques de notre ami Peter Pan. Merci à lui.

 

Distribution

  • Gene Hackman (VF : Claude Joseph) : Révérend Frank Scott, pasteur de quartier difficile
  • Ernest Borgnine (VF : Henry Djanik) : Sgt. Mike Rogo, policier de la mondaine
  • Red Buttons (VF : Guy Piérauld) : James Martin, chemisier
  • Carol Lynley (VF : Claude Chantal) : Nonnie Parry, chanteuse
  • Roddy McDowall (VF : Jean-Pierre Leroux) : Acres (Alan en VF), serveur du paquebot
  • Stella Stevens (VF : Michelle Bardollet) : Linda Rogo, ancienne prostituée, femme de Mike
  • Shelley Winters (VF : Paule Emanuele) : Belle Rosen, retraitée
  • Jack Albertson (VF : Philippe Dumat) : Manny Rosen, quincaillier à la retraite, époux de Belle
  • Pamela Sue Martin (VF : Jeanine Forney) : Susan Shelby, jeune vacancière
  • Arthur O’Connell (VF : Jean-Henri Chambois) : Chaplain John, pasteur, mentor de Frank
  • Eric Shea (en) (VF : Arlette Thomas) : Robin Shelby, jeune vacancier, frère de Susan
  • Leslie Nielsen (VF : Jean-Claude Michel) : Commandant Harrison, capitaine du paquebot
  • Fred Sadoff (en) (VF : Serge Lhorca) : Mr. Linarcos, propriétaire du Poséidon
  • Sheila Mathews : Nelly, l’infirmière
  • Jan Arvan (VF : Henri Labussière) : Dr. Caravello, médecin de bord
  • Byron Webster (VF : William Sabatier) : le commissaire de bord
  • John Crawford (VF : Marc de Georgi) : Joe, le chef-mécanicien
  • Bob Hastings (VF : Pierre Hatet) : le Maître de cérémonie
  • Erik L. Nelson (VF : Pierre Hatet) : Mr. Tinkham, sous-officier
  • Charles Bateman (en) (VF : Daniel Gall) : Premier-lieutenant Larsen
  • Maurice Marsac : l’officier français de l’Aéronavale (non crédité)

En passant

Bas nylons et de la couleur

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Dès que la photographie apparut, mise au point par Niépce et qui réalisa la première photographie en 1826, les hommes se fixèrent immédiatement un autre but évident, la prise de vue en couleurs. De nombreux procédés et évolutions furent essayés et mis au point. L’Anglais Thomas Sutton en fut un des pionniers en réalisant en 1861 ce que l’on peut considérer comme la première photo en couleurs. Evidemment, les moyens et techniques diverses avaient leurs avantages et désavantages, mais ils avaient un point en commun, ce n’était pas accessible au simple citoyen. Il fallait avoir des connaissances et aussi un matériel assez coûteux qui ne se vendait pas au kiosque de la gare.
Le premier procédé en couleurs qui connut une réussite commerciale, donc accessible à un plus grand nombre et fabriqué industriellement, fut inventée par les frères Lumière, l’autochrome qui utilisait des plaques photographiques. On put se procurer le matériel à partir de 1907 et pendant plus de 30 ans il fut très utilisé. Il ne sera définitivement supplanté que par le Kodachrome, la bonne vieille pellicule que nous connaissons tous, à partir de 1935. Avant, il ne faut toutefois pas imaginer qu’il suffisait d’appuyer sur un bouton et d’amener le film à développer, c’était quand même un peu plus compliqué.
En voici le principe :
A l’opposé des autres techniques de l’époque, ce procédé qui emploie la méthode additive enregistre l’image sur une seule plaque photographique, sous forme d’une image noir et blanc composite représentant le rouge, le vert et le bleu. Émulsion et filtre sont intimement liés, de la prise de vue à la projection, du fait du caractère aléatoire du filtre.
Les grains de fécule colorés
La technique consiste à saupoudrer une plaque de verre avec des millions de particules microscopiques (10 à 20 micromètres) — des grains de fécule de pomme de terre — teints en rouge (orange), vert et bleu (violet), fixés par de la résine. Les interstices entre les grains sont comblés par de la poudre de carbone très fine (noir de fumée). Ce filtre est scellé par une laque qui le protège pendant les opérations de développement de la surface sensible qui a été déposée sur le tout.

  • L’exposition se fait, plaque de verre en avant.
  • Le développement est complexe puisqu’il faut inverser l’image : deux développements successifs avec une post-insolation.
  • La restitution s’effectue par rétro-éclairage, source de lumière du côté de la surface sensible.

Même avec une excellente émulsion, la présence du filtre réduit la sensibilité effective de 4 à 8 stops. Du coup, cette technique demande un long temps de pause, d’où la mise en scène des personnages et le flou fréquent de la végétation.

Voici une vingtaine de vieilles photos réalisées selon ce système. Rien de comparable avec ce qui se fait aujourd’hui, mais certaines sont plutôt bien réussies. Rendez-vous très prochainement dans un autre article, nous parlerons un peu de photo moderne et de technique.

 

Source Gallica, Wikipédia, BNP, DP,

En passant

Exploration en terre musicale inconnue (32)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

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1964 – The Kingsmen / Little Latin Lupe Lu. Les Kingsmen eurent leur heure de gloire internationale en 1963 avec « Louie Louie », ce fut le cas même en France. Si l’opus qui contient leur hit est assez courant, les suivants le sont beaucoup moins. Le troisième et bien plus rare EP est peut-être un des plus intéressants par le contenu, il contient une très bonne reprise du titre enregistré par les Righteous Brothers à leurs débuts. De par leur style, les Kingsmen sont de pionniers du garage punk qui engendra l’un des plus merveilleux mouvements musicaux américains des sixties.

1962 – The Champs – Experiment In Terror.  cinquième et dernier EP des Champs publié en France. Il propose la transformation en twist de leur célèbre « Tequila », Plus intéressant, un autre instrumental qui aurait fait merveille comme musique de série tv, s’il n’était pas déjà la musique de générique d’un film du même nom tourné par Blake Edwards « Allo… brigade spéciale ». Les plus avertis reconnaîtront sans doute la patte du compositeur Henry Mancini. On le retrouvera un peu plus tard avec une histoire de panthère rose. A part cela, le disque est peu courant.

1962 – The Chantels / Well I Told You. Un des tout premiers groupes noirs féminins à avoir eu une entrée dans les charts. De leurs premiers succès, la France a fait l’impasse et tente de se rattraper avec cet ultra rare EP publié par London. La chanson extraite, dans lequel elles s’adjoignent un vocal masculin, n’est pas sans rappeler le fameux « Hit The Road Jack » de Ray Charles. J’ose pas vous dire le prix de cette rareté.

1963 – Ed Bruce / See The Big Man Cry. En général, le label Wand représenté en France par Vogue, n’est pas réputé pour avoir dans son écurie des chanteurs de country music. Voici une exception avec ED Bruce, très peu connu chez nous dont c’est le seul EP publié ici. Le titre extrait dont il est le compositeur sera un hit en 1965 pour une plus grosse star de cette musique, Charlie Louvin. Cette édition française est bien obscure.

1965 – Gary Farr & T-Bones / I’m Louisiana Red. Le très rare EP français de ce groupe est très célèbre dans le monde des collectionneurs parce qu’il montre par erreur les Yardbirds sur la photo de la pochette. Ce n’est d’ailleurs pas complètement anachronique, car les T-Bones n’étaient pas tout à fait étrangers à la musique des Yardbirds, ils partageaient en plus le même producteur, Giorgio Gomelsky. C’est une curiosité dans la discographie des deux groupes, mais cette erreur peut coûter cher aux chasseurs de vinyles. Le titre est une reprise d’une chanson autobiographique du bluesman Louisiana Red.

1968 – Wonderland / Moscow. Groupe d’origine allemande formé de musiciens allemand et anglais venus de diverses formations notamment les Rattles avec Achim Reichel guitariste de la première époque. Ce rare single publié en France nous montre un de leurs plus intéressants titres.

1965 – Brian Poole & The Tremoloes / Time Is On My Side. Le groupe dont les connaisseurs se rappellent qu’ils furent signés par Decca en lieu et place des Beatles, ne se débrouilla quand même pas mal avec quelques bons succès à la clé. La France restera assez distante, aucun de leurs titres ne fut un succès chez nous. Quatre EP’s furent publiés, dont celui-ci quatrième et dernier de la série et aussi le plus rare. Il contient le titre qui réussit beaucoup mieux aux Rolling Stones, « Time Is On My Side ». Pour être honnête, en Angleterre où il ne sortit que sur la forme d’un EP avec le même contenu et une pochette différente, il est à considérer comme un mini-album. La pratique était assez courante chez les Anglais, on mettait en évidence quelques titres, parfois du contenu introuvable ailleurs, mais il n’était pas destiné à la base à conquérir le hit parade. Contrairement à la France qui le publia comme base de lancement  jusque vers 1967, cet honneur était réservé au single chez les Anglais.

1963 – Lou Monte / Pepino The Italian Mouse. Lou Monte est le bel exemple du chanteur dont le public français, du moins les plus anciens, connaît par coeur une chanson, mais dont il ne connaît absolument pas le nom du créateur. Ce chanteur italo-américain est une référence dans la variété humoristique américaine, un pendant d’Henri Salvador chez nous. Ce fut d’ailleurs lui qui popularisa un adaptation de cette chanson dans les pays francophones et en fit un de ses grands succès « Minnie Petite Souris ». L’original, chanté avec l’accent calabrais, vaut son pesant de trappe à sourire.

1961 – Ernie K-Doe / Mother In Law. Encore une de ces belles pièces de collection rare et recherchée parue sur le label London. Elle concerne un chanteur de r’n’b noir, Ernie K-Doe, assez populaire aux USA où sa chanson fut un succès et reprise par pas mal de monde. Si l’original fut complètement zappé en France, il est assez connu via les versions de Richard Anthony et Frankie Jordan sous le titre de « Belle Maman ».

1959 – Dave « Baby » Cortez / The Happy Organ. En 1959, le rock instrumental aux USA n’était pas uniquement l’apanage de Duane Eddy ou Johnny & The Hurricanes. Un artiste et organiste noir vint joyeusement faire la nique au reste avec un titre qui se hissa allègrement à la première place du Billboard, « The Happy Organ ». Publié en France par London, il fut loin d’atteindre les mêmes ventes qu’aux USA. Une assez belle rareté pour les intéressés.

1960 – Peppino Di Capri / Forget Me. Restons encore un peu en Italie. Malgré une discographie française assez abondante, Peppino Di Capri reste assez peu connu en France. Il débuta dans une catégorie poids plume du rock and roll à la sauce italienne derrière Adriano Celentano et Little Tony. Comme ses rivaux, il lui arrivait de chanter en anglais. Comme ce titre sur ce premier EP français, que l’on peu considérer en regardant le clip comme un sommet du kitsch.

1966 – Bob Kuban / The Cheater. Sous ce nom se cache le groupe Bob Kuban & The In-Men , Kuban étant le meneur et batteur de la bande. Cette chanson fut son seul hit, Il fut publié en France la même année sous forme d’un EP qui ne mentionne que le nom de Bob Kuban, mais ne rencontra aucun succès. Dans cette histoire d’infidélité, ironie du sort, le chanteur du groupe fut tué par l’amant de sa femme en 1983.

1969 – The Guerillas / Lawdy Rolla. Cette production française très rare et très peu connue est le fait d’un groupe dans lequel on trouve Manu Dibango, qui vient de décéder R,I,P., pas encore le saxophoniste très connu. Musique d’inspiration africaine, elle est un des prémices de certains de ces artistes du cru qui acquirent une certaine célébrité par la suite. En face B figure une reprise en anglais de « Ne Me Quitte Pas » de Brel.

En passant

Bas nylons et inspirations pour scarabées

 

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Nous allons revisiter la discographie des Beatles par le petit bout de la lorgnette. Comme la plupart des artistes, ils n’ont pas dès le début interprété un répertoire contenant exclusivement leurs propres compositions. La plupart d’entre vous savent qu’ils furent pendant longtemps, entre 1960 et 1962, une des attractions du Star-Club à Hambourg. Nous possédons quelques témoignages sonores de cette époque, particulièrement les bandes qui furent enregistrées en 1962 et qui sortirent en 1977 sous forme d’un double album, par ailleurs d’une qualité sonore assez moyenne. La presque totalité du contenu sont des reprises d’une multitude de chansons crées par d’autres artistes. Un autre témoignage existe, datant de 1961 pour le compte des disques Polydor, dans lequel ils servirent d’accompagnateurs pour le chanteur Tony Sheridan. Deux titres enregistrés pendant ces sessions sont exclusivement le fait des Beatles « Ain’t She Sweet », reprise d’un vieux standard du jazz, chanté par Lennon et « Cry For A Shadow », un original et instrumental composé par Harrison, le premier titre original des Beatles jamais enregistré par une maison de disques. Les enregistrements lors de leur audition chez Decca complètent l’aperçu, on y retrouve aussi une pléiade de reprises et trois originaux qui ne seront pas vraiment exploités par eux, mais donnés en cadeaux à d’autres artistes. Un point important se trouve dans  les enregistrements réalisés pour la BBC, dès qu’ils furent célèbres. Comme beaucoup d’enregistrements pour la télévision, surtout ceux diffusés en direct, l’artiste enregistrait une autre version de ses succès, ou alors des chansons ne figurant pas dans le répertoire. Ensuite, lors de retransmission, il l’interprétait sur le playback de ces enregistrements. Ainsi on avait l’impression que c’était du direct, la version étant différente de celle du disque. Cela évitait les éventuels ennuis qui pouvaient avoir lieu lors d’un direct ou de la réalisation de l’émission. Autre avantage non négligeable, les bandes restent pures sans les applaudissement ou les cris de fans qui viennent parfois fausser un vrai live. Les techniciens de la BBC connaissaient bien leur boulot et quand plus tard ces enregistrements sortirent officiellement, on ne put que constater leur qualité, même s’ils sont en mono. Etant donné que les Beatles apparurent de nombreuses fois à la télévision, il y avait de quoi remplir le catalogue en nouveautés qui ne l’étaient pas vraiment, excepté les titres qui n’ont jamais fait l’objet d’un enregistrement en studio. Il y en a quand même quelques uns. On vit aussi apparaître bien plus tard quelques bandes qui concernent les Quarrymen, une première mouture des Beatles à partir de 1956, dans laquelle on retrouve les ébauches de quelques chansons qui deviendront des originaux bien plus tard. Ces enregistrement sont très anecdotiques et furent enregistres sur de petits magnétophones de qualité discutable. A part les enregistrements Polydor, la plupart furent confinés longtemps dans les productions pirates, une trentaine d’années pour la plupart.
Nous allons nous intéresser à ces titres, ceux qui nous montrent que même quand ils étaient au sommet de leur gloire, il ne dédaignaient pas glisser quelques reprises à côté de leurs plus célèbres titres. C’est un aspect que les connaisseurs n’ignorent pas, mais ce n’est de loin pas le cas de tout le monde. Même dans certains cas, ils ne reconnaîtraient pas qu’il s’agit des Beatles. Je me limite à un choix d’une quinzaine de chansons.

Sans doute un des plus exceptionnels documents sur les Beatles. Ils sont capturés lors d’un concert à la « Cavern » en 1962. Ils interprètent « Some Other Guy » (en deux prises), « I Saw here Standing There » (un extrait), « One After 909 », « Kansas City ».

Live At The BBC

1963 – I Got a Woman, créé par Ray Charles qui était pratiquement incontournable dans le répertoire d’une multitude d’artistes.

1963 – Too Muck Monkey Business, créé par Chuck Berry. Un autre des ces artistes américains dont le répertoire était presque inépuisable pour fournir des reprises.

1963 – Young Blood, créé par les Coasters. Toujours issu du répertoire noir, ils avaient déjà puisé dans leur répertoire pour l’audition Decca.

1963 – A Shot Of Rhythm And Blues, créé par George Alexander. Une autre de ses chansons « Anna » figurera sur leur premier album.

1963 – Sure To Gall, créé par Carl Perkins. Ce n’est pas sa chanson la plus connue, mais les Beatles avaient l’air de beaucoup aimer ce monsieur. Plusieurs de ses chansons figurent dans leur répertoire.

1963 – Keep Your Hands Off My Baby, créé par Little Eva. Cette chanteuse était très en vogue avec son « The Locomotion ».

1963 – Soldier Of Love, créé aussi par George Alexander. Ce chanteur était très prisé par les Anglais, les Rolling Stones reprendront « You Better Move On »

1963 – That’s All Right Mama, créé par Arthur Crudup (et non pas Elvis Presley), mais c’est bien par la version de Presley dont ils s’inspirent.

1963 – Crying, Waiting, Hoping, créé par Buddy Holly. ils reprendront « Words Of Love » plus tard.

1963 – The Honeymoon Song, créé par Mikis Theodorakis, mais popularisé par l’Italien Marino Marini. Une de ces incursions que faisaient parfois les Beatles dans des chansons qui échappaient un peu à leur mentalité de rockers.

1963 – Lucille, créé par Little Richard. Aussi un de ces titres incontournables dans le répertoire des groupes anglais, du moins sur scène.

1963 – I Got To Find My Baby, créé par Chuck Berry. Un morceau où ils sont parfaitement à l’aise.

1963 – I Just Don’t Understand., créé par Ann-Margret. Ce n’est pas la chanson que l’on s’attendait le plus à trouver chez les Beatles.

1963 – Nothin’ Shakin’, créé par Eddie Fontaine.

En passant

Bas nylons et toujours l’écran

 

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Suites de ces petites vidéos de l’Ina, c’est toujours un régal.

Le cours du milieu…

Pinard obligatoire…

Maxi commentaires pour mini-jupes…

 

Le rosbif, c’est plus facile é manger qu’à parler…

Quartier rupin…

La jeunesse devenue vieille…

Rends-moi mes bretelles et mes chaussettes, oui, oui, c’est dans le clip !

Ca n’existe pas…

Une grande dame de la chanson avec qui j’ai passé une soirée merveilleuse il y a quelques années. R.I.P. Anne, je ne t’oublierai jamais!

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En passant

Bas nylons et une drôle de secte

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Cette fois-ci, nous n’allons pas explorer les faces B d’un artiste connu, mais plutôt explorer un groupe assez peu connu, les Downliners Sect. La définition de peu connu est malgré tout à prendre avec des pincettes. On pourrait presque dire que ce sont les plus célèbres parmi les moins connus. Leur carrière s’étale sur presque 60 ans et ils sont toujours en activité malgré quelques interruptions, avec deux membres originaux toujours actifs, Don Craine, le guitariste rythmique et Keith Grant, le bassiste. Le reste du groupe se compose de Terry Gibson, guitare solo; Ray Sone; harmonica, un fabuleux joueur; John Sutton, batterie. Les vocaux sont partagés mais principalement Don Craine et Keith Grant. Leurs contemporains des sixties officiant au début dans la même lignée musicale trouvèrent plus facilement le succès, les Rolling Stones, les Yardbirds, les Pretty Things, les Animals, c’est dire que leur musique est à base de r’n’b et de blues.
Quelques particularités propres à l’équipe:
Ils furent aussi un groupe qui sut se créer une image visuelle une peu décalée à l’inverse de leurs contemporains.
Ils furent parmi, sinon les premiers, a avoir des cheveux vraiment longs. Sur les photos, ils sont habillés par ironie, comme des bourgeois anglais époque 1900, notamment la casquette à la Sherlock Holmes de Don Craine.
Parallèlement à leur solide notoriété de second plan, ils eurent une discographie assez abondante durant la période 1963-66, trois albums, deux EP’s, et une flopée de 45 tours. Les trois albums sont très différents l’un de l’autre. Le premier ne contient que du blues et ses dérivés, il aurait pu être enregistré les Yardbirds. Le second est un album qui va puiser dans une tendance folk, en fait l’un des premiers albums de folk électrique. Le troisième est rock tendance progressive, de par ses artifices de studio il va vers la pop.
Même s’ils furent peu connus en Angleterre, un de leurs singles « Little Egypt » fit brusquement carrière dans le top ten suédois. Ce qui leur valut d’aller sur place donner des concerts devant des milliers de personnes, ce qui devait les changer des pubs anglais, jouant,devant quelques dizaines de personnes. Un album exclusivement suédois verra le jour, une des plus rares pièces de leur discographie, elle est très recherchée.
En 1965, Columbia publie un EP avec quatre chansons ayant pour thème la mort. Certains titres de leurs chansons font un jeu de mots avec leur nom, comme « Sect Appeal », « Be A Sect Maniac »., ou Insecticide ». En 1967, sortira le dernier single sur Columbia et marquera un temps mort pour le groupe d’une dizaine d’années. Mais l’histoire reprendra dès 1977 et ce jusqu’à présent, mélange de membres originaux ou de nouveaux musiciens. La discographie sera jalonnée de nouveaux opus dont je ne mentionne ici que les albums. En 1977, ils publient un disque de punk sous le nom F.U.2, on les considère d’ailleurs un peu comme des pionniers de cette musique. Nouveaux albums en 1979, « Showbiz »; en 1991, « Savage Return. » (CD); en 1998 « Dangerous Ground » (CD); en 2007 « Chinese Whispers » (CD). A diverses époques, on retrouvera Don Craine et Keith Grant dans les British Invasion All Stars avec Jim Mc Carty (Yardbirds); Eddie Philips (Creation); Ray Philips (Nashville Teens); Phil May et Dick Taylor (Pretty Things); Matthew Fisher (Procol Harum); Mick Green (Pirates de Johnny Kidd). Ils font aussi partie des Headcoat Sect avec Billy Childish, deux albums, 1996 et 1999.
Nous allons revisiter la discographie de la première époque, celle des disques Columbia. Comme cette discographie est assez pléthorique et vaut le détour, je la publierai en deux parties, le première maintenant et la seconde viendra dans un futur proche. Dans cette première livraison, nous verrons les débuts et l’intégrale du premier album, auquel s’ajoutera le EP paru en 1965. Il y a déjà suffisamment de grain à moudre.

1964, première tentative un disque EP auto-produit enregistré en live, reprise de « Green Onions ».

1964 – Premier single Columbia, reprise d’un titre de Jimmy Reed. Seul modeste classement dans les charts anglais. Selon certaines sources, c’est Jimmy Page qui joue de la guitare. Les Yardbirds l’enregistrèrent aussi comme démo, mais celle-ci est meilleure.

Face B, un superbe original de Mike Collier, le producteur.

Second single, une reprise des Coasters, c’est ce titre qui sera un gros succès en Suède.

Sur le premier album « The Sect », excepté titres figurant sur les singles,

(1964)

On peut le considérer comme le meilleur, il y a une sacrée énergie qui s’en dégage et peu d’albums de cette époque peuvent prétendre rivaliser avec lui. Ils se révèlent excellents musiciens, la palme revenant sans doute à Ray Sone et son harmonica dont il est un vrai virtuose. Je ne sais pas comment ce mec a pu se perdre dans les brouillards de Londres, il partira après le second album. Il vit toujours et rejoint parfois ses anciens potes pour boire une bière. Les titres sont des reprises puisées pour la plupart dans le répertoire noir américain. Il y a quand même trois originaux. 

Reprise flamboyante de Inez And Charlie Foxx. Marty Wilde, le père de Kim, est dans les choeurs.

Original du soliste et du bassiste.

Reprise de deux obscurités américaine créées par Larry Bright.

Reprise de Bo Diddley

Le fameux traditionnel mis à leur sauce

Reprise de Chuck Berry, les Yardbirds la mettront aussi sur leur premier album, celle des  Yardbirds est peut-être supérieure dans l’intensité, mais celle-ci est très originale avec les claquements de mains.

Reprise d’un titre de Muddy Waters, ils mettent un tigre dans leur musique.

Un original de Mike Collier.

Autre reprise de Chuck Berry, très chauffante.

Autre reprise de Jimmy Reed.

Toujours Jimmy Reed.

Un autre traditionnel arrangé par Ray Sone, les Shamrocks (Suède) reprendront son arrangement en le lui créditant, beau geste.

Le EP de 1965 « The Sect Sing Sick Songs ».

Les « death songs » est une spécialité dans la musique qui concerne les chansons ayant une finalité tragique ou parlant de trucs morbides. Il y a des exemples célèbres comme « Leader Of The Pack » des Shangri-Las (Le Chef De La Bande par Frank Alamo » ou le « Terry » de Twinkle » (même titre par Claude François).  Les Downliners Sect se lancent dans la bataille avec cet EP qui comprend quatre chansons du genre. C’est une tentative originale, mais qui ne fut pas une grande réussite commerciale. De ce fait, il est très rare en version originale.

C’est la reprise d’un titre créé par l’Américain Jimmy Cross. Dans la version originale, la tragédie survient après un concert des Beatles, tandis que dans la reprise, c’est un concert des Downliners Sect dont il est question. Pour la petite histoire, ce titre figure dans sa version originale sur la compilation Rhino consacrée aux pires disques enregistrés dans l’histoire du rock. Les compositeurs de cette chanson sont deux membres de Fraternity Brothers, qui eurent à la fin de années 1950 un gros succès avec « Passion Flower », chanson qui fit aussi des ravages en France via les versions de Dario Moreno et Dalida « Tout L’Amour ». Le monde est petit,

Un original du producteur dont le titre est très certainement inspiré de « Leader Of The Pack » très à la mode en 1965.

Un original du bassiste et du guitariste, très bluesy.

Version originale par le chanteur américain de country Bob Reinhardt

Un document de 1965 sur la jeunesse anglaise,  mais probablement enregistré plus tôt. On peut y voir Ray Sone jouant de l’harmonica et dans une petite interview.

Les Downliners Sect actuels Don Craine et Keith Grant.

A SUIVRE

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