En passant

Bas nylons et mots sans maux

 

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Pour varier les plaisirs, notre ami Peter Pan mous a concocté un petit mots-croisés musical. Merci à lui.

La solution se trouve tout en bas de la page.

Bonsoir chers amis du Blog. Je vous propose ce soir de revisiter vos classiques musicaux. Comme la littérature, la musique a elle aussi eu ses heures de gloire. Retrouvez ces virtuoses de la scène blues-rock. A vos stylos et… bon jeu !   Peter Pan

 

 

Quelques dessins humoristique rétros publiés en 1944

Solutions mots croisés

En passant

Inventaire musical à La Prévert (4)

Quatrième partie de notre voyage dans les sixties allemandes.

Casey Jones & The Governors. Ce groupe est assez important dans l’histoire du beat allemand, car il a obtenu une popularité assez conséquente. Mais Brian Casser alias Casey Jones et ses Governors sont bel et bien des Anglais. Avant de rencontrer le succès en Allemagne, il forma sur la scène de Liverpool avec Cass & The Casanovas et Casey Jones And THe Engineers, une sorte de plaque tournante qui vit défiler quelques futures célébrités, notamment des membres pour les futurs Big Three, Merseybats, Manfred Mann et le clou du spectacle, Eric Clapton. Dans une version du groupe propre à l’Allemagne, ils enregistrèrent pour le label Bellaphon et Golden 12 une série de singles et d’albums dont une reprise de « Don’t Ha Ha » de Huey Piano Smith fut un succès prisé par les teenagers allemands. EIle existe en deux publications, également éditées en France  sur deux EP’s, l’une pour Bellaphon (parue chez President), l’autre pour Golden 12 (parue chez Riviera). Ils connurent d’autres succès, entre reprises et originaux, le plus souvent composés par le chanteur. En 1967, Casey Jones quitta le groupe pour en fonder un autre, Gaslight Union, assez éphémère. Au fil des ans, le groupe original se reforma pour divers concerts. Aujourd’hui encore, bien que largement octogénaire, Casey Jones se produit encore occasionnellement et est encore très populaire.

1965 – « Don’t Ha Ha », leur plus grand succès.

1965 – Une plutôt bonne reprise de « Love Potion Number Nine » des Coasters.

1966 – Parmi les reprises, il adapta le « Mirza » de Nino Ferrer devenu « Come On And Dance ».

1965 – Une reprise qui n’est tout à fait aléatoire de « Jack THe Ripper ». Le titre original créé par Screaming Lord Sutch en Angleterre est accompagné par les Savages. Justement Casey Jones durant sa période anglaise enregistra des bandes restées longtemps inédites dans lesquelles il était accompagné par les Savages.

1967 – Avec Gaslight Union, un de ces titres qui sonnaient un peu rétro, « Silly Mills Lilly Peppercorn ».

Ian & The Zodiacs. Continuons dans la lancée des groupes anglais qui trouvèrent une partie de leurs rêves réalisés dans les nuits de Hambourg, celui d’avoir du succès. Ils eurent quand même la possibilité d’enregistrer quelque chose en Angleterre, publié par Oriole. Mais c’est en Allemagne qu’ils firent vraiment connaissance avec la notoriété, trois albums et une série de singles vinrent couronner le tout. Je dois dire que j’ai une affection particulière pour le groupe, car ils furent vraiment de bons interprètes et se défendirent également bien avec quelques titres originaux de bonne facture. Sous le nom de Koppycats, ils publièrent également deux albums de reprises des Beatles, destinées aux disques à prix réduit. C’est aussi parmi les rares artistes du label Star-Club a avoir eu à l’époque un album publié aux USA, nous verrons pourquoi. Le groupe fut vraiment actif jusqu’en 1967, mais comme beaucoup d’autres de cette école, il y eux des reformations sporadiques au moins jusqu’à la mort du chanteur – guitariste Ian Edward en 2007. Parcourons un peu cette discographie.

1965 – Pas trop habituel dans leur répertoire, la reprise d’un standard du blues assez bien réussie, mais très « beat ».

1965 – Reprise du titre de Dionne Warwick « This Empty Place »

1964 – Reprise du succès de Dave Berry. Pour eux, il eut une conséquence inattendue, il fut no 1 au Texas ! Ce qui justifia un album US.

1965 – Un instrumental popularisé par les Sounds Incorporated.

1965 – Un très bel original « Why Can’t It Be Me ».

1966 – Aussi étonnant dans leur discographie, une reprise de « Nature Boy », un succès de Nat King Cole, et c’est assez réussi.

1966 – Un puissant original « No Money No Money ».

1966 – Un autre original.

Pour illustration sous le pseudo des Koppycats, ma préférée des Beatles.

The Monks – Ce groupe est largement entré dans la légende, et pas mal de monde les considèrent comme le premier groupe punk. Musicalement c’est assez proche et dix ans avant les Ramones ou les Sex Pistols. Si passablement de groupe anglais ont occupé la scène allemande, eux sont américains. Ce n’est rien d’autre que des GI’s stationnés en Allemagne et qui décident de se réunir pour former un groupe. Ce qui est innovateur, c’est qu’ils ne cherchent pas à concurrencer les orchestres locaux avec de jolies mélodies ou en reprenant des classiques du rock. Non, leur musique est surtout basique et les vocaux très loin de l’opéra. Leur aspect scénique est aussi calculé, ils adoptent la tonsure des moines catholiques, ce qui est sans doute plus rapide que d’attendre que les cheveux poussent, mais un rien provocateur alors que tout les garçons rêvent d’une belle et longue chevelure. Ils sont plus devenus une grande légende qu’un groupe couronné de succès de son vivant. Polydor tenta quand même la sortie d’un album et quelques singles qui restèrent un peu dans les oubliettes. On peut facilement deviner que leur musique ne fut guère prisée des adolescents allemands de l’époque, même s’ils furent un de ces groupes « dont on causait », la vente des disques resta très en retrait. Mais à chaque explosion d’un nouveau mouvement musical, les encyclopédistes recherchèrent les racines. Longtemps après être retournés dans leur patrie, on les redécouvrit à la faveur du punk pour les considérer comme ancêtres de cette musique. En fait, la différence avec les autres groupes qui frisèrent cette musique, c’est qu’eux ne firent que cela. Cette nouvelle notoriété leur donna envie de refaire quelques réapparitions spécialement dans les années 2000, notamment avec les Sonics, le seul groupe américain que peut prétendre avoir eu une démarche semblable. La légende est encore vivante, par contre il ne reste plus grand monde encore en vie du groupe original.

L’album original de 1966, très très rare, les copies peuvent dépasser les 1000 euros

En live 1966

Cuckoo

I Can’t Get Over You

Complication

En studio

1966 – I hate you

1966 – Black Monk Time

1966 – Blast Off

The Moon Riders – Les groupes instrumentaux existent aussi en Allemagne. En général, ils sont dérivés soit des Shadows, soit des Tornados, En voici un exemple, les obscurs Moon Riders qui enregistrèrent deux singles avec des titres originaux sur le label Bellaphon, on retrouve dans les titres la notion de spatial chère aux Tornados. Deux singles apparemment assez recherchés par les collectionneurs virent le jour.

1965 – Moon Dance

1965 – Moon Fever

The Somebodies – Tico Tico. Un autre exemple instrumental plus dans le style Shadows, mais le groupe n’a de loin pas la même notoriété. Le titre est quand même intéressant, une reprise de l’air brésilien « Tico Tico », une mélodie qui demande quand même une certaine virtuosité. On trouve uniquement ce titre sur un album compilation de 1965 publié par Polydor « Beat City », comme celui que je vous propose à la suite.

The Tremors – What Would I Do. Un autre atterrisage à Hambourg, cette fois-ci des Ecossais. Un album et quelques simples, dont j’ai pu retrouver celui-ci, un assez bon original très beat. C’est un titre que j’ai du plaisir a réécouter de temps en temps. En 1971, toujours en Allemagne, le groupe se mua en Light Of Darkness, et enregistra un album de hard rock aujourd’hui très recherché.

Manfred Mann – Sie. comme passablement d’artistes anglais, Manfred Mann enregistre dans une version allemande un de leurs titres pas très connu « She » qui devient « Sie ». C’est une manière de fabriquer des collectors pour plus tard.

 

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En passant

Bas nylons et charmant garage

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Pour changer un peu et en alternance, nous allons explorer une série de garage punk qui s’appelle « Mindrocker ». Elle fut publiée dans les années 1980. C’est en quelque sorte une concurrente des « Pebbles » et autres. C’est le label Line qui édita la série. Elle est un peu moins sélective dans les obscurités, explore aussi d’autres styles voisins. Alors, attendez-vous d’en écouter. On y trouve aussi des noms plus connus. Toutefois, cela reste une appréciation subjective, car pour le simple passant à une ou deux exceptions près, tous les noms, le classement dans un style précis, ne lui diront rien. La qualité sonore est de très haut niveau, on a sans doute recherché les meilleures bandes à disposition. Voici une sélection volume par volume.

Volume 5

Lindy Blaskey & The Lavells – Let it Be.

Lindy Blaskey & The Lavells – You Ain’t Tuff.

The Standells – Big Boss Man. Groupe légendaire du garage punk.

Faine Jade – It Ain’t True. Titre extrait d’un album devenu culte chez les amateurs. Une copie originale peut largement dépasser les 1000 euros.

The Leaves – Love Minus Zero. Groupe connu pour sa version de « Hey Joe », comme beaucoup ils reprennent Bob Dylan. Un album publié en France chez Festival.

The Music Explosion – Sunshine Ganes. Titre assez obscur pour un groupe qui eut quelques hits.

We The People –  In The Past. Groupe que l’on ne présente pas aux spécialistes. Deux très rares EP’s publiés en France. Repris en français par Delphine « La Fermeture Eclair » avec le playback original du groupe.

Delphine – La Fermeture Eclair.

Lord And The Flies – Echoes. Pur titre garage.

Matthew Moore Plus Four – Codine. Version customisée du titre de Buffy Sainte Marie.

The Soul Trippers – I’m A King Bee.

The Thyme-Love To Love.

The Warner Bros -Lonely I.

Capt. Groovy & His Bubblegum Army – Capt. Groovy & His Bubblegum Army. Commercial avec un certain charme.

Volume 5

We The People – You Burn Me Up And Down. Autre titre de ce grand groupe.

Gas Co – Blow Your Mind. Quelque chose de Dylan.

Felicity – Hurtin.

Lyme & Cybelle ‎~ Follow Me. Les débuts de Warren Zevon, un duo folk/rock.

The Fantastic Zoo – Light Show. Enregistrement assez réputé dans le style et aussi coté.

Baroques – Musical Tribute To The Oscar Meyer Weiner Wagon. Très beau titre.

The Uniques – You Ain’t Tuff. Quand « Gloria » va au garage. Les spécialistes comprendront.

John  Fred & The Playboys – Boogie Children. C’est bien avant « Judy Is Disguise ». Quand même un peu pompé sur un titre semblable de John Lee Hooker.

The Groop – Woman You’re Breaking Me.

 

Lost Souls – Simple To Say.

Randy Fuller – It’s Love, Come What May. C’est le frère de Bobby Fuller de Bobby Fuller Four.

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