En passant

Bas nylons et des trucs

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Pas de thème particulier aujourd’hui, des trucs que j’aime dans différents styles et époques, un jour ils m’ont tapé dans l’oreille. Plus ou moins connus ou parfaitement obscurs, ils n’en méritent pas moins un passage dans la lumière. Et puis vous ne le savez sans doute pas, mais les posts où je mets seulement de la musique sont autant vus que las autres. Je peux en déduire que ce que je propose intéresse les visiteurs et qu’ils font d’agréables découvertes ou se rappellent de bons souvenirs. Certains titres peuvent déjà avoir été proposés en d’autres temps dans d’autres posts.

The Dukes Of Stratosphear / 25 O’Clock

Jezebel Rock / Last Riders

Randy Holden / Guitar Song

Aerosmith / Cheese Cake

The Miners Of Muzo / The Apogee Of Love

Fleetwood Mac / Love Another Woman

Jimi Hendrix / House Burnig Down

Rumplestiltskin / Evil Woman

The Trashmen / Henrietta

Howlin’ Wolf / My Country Sugar Mama

Pink Floyd / Set The Control For The Heart Of The Sun

I Motowns / Una Come Lei

Black Swan / Echoes And Rainbows

Graham Bond Organisation / Neighbour, Neighbour

The Blues Magoos / Sometimes i Think About

Crosswinds / Flying Higher

Blue Cheer / Doctor Please

Jeff Beck / Hammerhead

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En passant

Bas nylons et rire à dessin

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Je vous avais déjà présente le journal V, un hebdomadaire humoristique et assez libertin qui parut après la guerre 39-45.
A contre-courant de journaux beaucoup plus sérieux, il adoptait un humour décalé pour l’époque, car assez teinté d’érotisme. C’est l’ancêtre  de beaucoup de revues du même genre qui fleurirent à la devanture des kiosques, avant les publications pornographiques qui émergèrent au milieu des années 1970.
Voici une sélection de dessins qui parurent sur une page entière avec chaque fois un thème donné comme ici les night-clubs ou les caves, entendez celles de Saint-Germain où l’on dansait en écoutant du bebop. J’ai fait des découpes pour vous présenter les plus marrantes, extraites de numéros parus en 1948.

En passant

Exploration en terre musicale inconnue (18)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1964 – The Downbeats / Je Le Vois. Des Anglais atterris en France, ils accompagnent notamment Moustique et enregistrent aussi en français sous leur nom quelques titres qui ne décollent pas, comme ici cette reprise de « I Can Tell » de Bo Diddley.

1967 – José Salcy / Sophie. Il eut des débuts assez prometteurs et un ou deux titres qui connurent quelques succès. Même parmi les moins connus, on ne peut pas dire qu’il oublia de se construire une discographie où il n’y a rien à jeter. C’est un des chanteurs issu des débuts du yéyé que j’ai encore bien du plaisir à écouter.

1976 – The Stylistics / Sixteen Bars. C’est un groupe issu du « Philadelphia Sound », un mouvement branché musique noire à l’aube du disco. Comme très souvent chez les Noirs, c’est vocalement très intéressant, mais la chanson n’est pas mal non plus. On ne peut pas dire qu’ils devinrent des stars en France, même si ce fut le cas ailleurs.

1968 – Jimmy Walker – Drown In My Broken Dreams. Il fut le batteur des fameux Knickerbockers et aussi de temps en temps, un des deux Righteous Brothers. Il a aussi enregistré pour son compte quelques titres comme celui-ci assez marqué soul music. C’est le seul édité en France,

1961 – The Velvets / Tonight. C’est le genre de disque que l’on peut acheter les yeux fermés si on a envie de se faire un peu de fric et qu’il vous est proposé pour 10 euros. Vous êtes sûrs de le revendre 10, 20, 30 fois plus cher. A peu près tous les disques du style doo wop publiés en France au tournant des sixties sont des pièces recherchées et le prix est fonction de la rareté. Et en plus, c’est toujours vocalement plus que parfait, surtout si la voix est noire.

1970 – Eyes Of Blue / Largo. Il y a une connexion avec le groupe Big Sleep dont un 45 tours sortit en France deux ans plus tard avec le même titre dans un version différente. Cette première tentative d’imposer un arrangement pop sur une pièce de Bach ne rencontra pas plus de succès que la deuxième.

1970 – Purple Heart – Sympathy. Encore une illustration d’une maison de disques, ici Vogue, qui profite du succès d’une maison concurrente (Philips)  pour s’insérer sur le marché des 45 tours. La chanson est la reprise du succès de Rare Bird. Le nom de  l’artiste choisi, Purple Heart, est celui de Jackie Lynton qui est ailleurs un artiste et compositeur à part entière et aussi la voix mâle du groupe People, qui eut un hit la même année avec une reprise de « Hallelujah » de Deep Purple. Voilà vous savez tout !

1970 – The Pentangle / Once I had A Sweetheart. L’un des plus merveilleux groupe de folk progressif anglais avec de prestigieux musiciens comme Bert Jansch, John Renbourn, et la sublime voix de Jacqui McShee. Sorti uniquement en 45 tours promo.

1970 – Tanj(i)a Berg / Na Na Hey Hey Goodbye. Sans doute un astrologue avait prédit une nouvelle invasion allemande, car éditer un version allemande du tube de Steam relevait de la gageure au niveau des possibilités de ventes et de passage radio. Même si la chanteuse est plutôt une vedette en Allemagne, son nom ici ne veut pas dire grand chose, même son prénon a été un peu adouci.

1968 – Eric Burdon & The Animals / Year Of The Guru. Quand la première mouture des Animals se sépara le groupe se mua en Eric Burdon & The Animals, il en profita pour changer ses musiciens. Il s’en suit une période très créative résolument tournée vers la pop. Les productions sortirent sur le label Yameta, d’ailleurs fondé par Chas Chandler, le bassiste des Animals originaux. Barclay en avait la distribution pour la France et ne se priva pas de sortir une flopée de 45 tours extraits des albums dont aucun ne connut le succès et qui sont relativement rares maintenant. Voici celui que je considère comme le plus intéressant, un bon mélange de pop et de psychédélique.

1963 – Nino Tempo & April Stevens / Baby Weemus. Nino Tempo n’est pas un chanteur italien  mais un Américain, April Stevens n’est pas sa femme mais sa soeur. En 1963, ils ont un gros hit avec « Deep Purple » une vieille chanson remise au goût du jour. Publié en France le disque passe assez inaperçu, mais pas pour tout le monde. Sur le même disque figure la chanson que je vous propose, qui fut adaptée par Frank Alamo avec la collaboration de Marjorie Noël « Jolie Frimousse ». Comme de bien entendu peu de gens savent de qui est la version originale.

1960 – Les Baxter / Barbarian. Les baxter est un batteur américain et également un chef d’orchestre. Même s’il n’a pas la réputation d’Henry Mancini, il se défend plutôt bien pour créer des ambiances et des musiques originale. Comme ce titre ici, qui aurait fait merveille comme générique d’une série télévisée avec plein d’espions dedans.

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En passant

Bas nylons et une chanson toujours bleue

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Une des premières grandes stars noires féminines de la musique fut Ethel Waters et cela nous fait remonter dans les années 1920, cent ans en arrière. Les spécialistes se souviennent d’elle, mais pour la plupart des gens, c’est plus difficile de la situer et en même de dire qu’elle était une chanteuse et une meneuse de revues musicales. C’est un modèle pour une chanteuse qui deviendra célèbre un peu plus tard Billie Holiday. dont les nouvelles générations se souviennent sans doute mieux. Mais si le nom de Waters s’est un peu perdu, il y a au moins deux chansons dont elle est la créatrice qui n’arrêtent pas d’être reprises « Stormy Monday » et celle dont nous allons parler ici, « Am I Blue ».

Ecrite par Harry Akst et Grant Clarke, un tandem blanc, l’enregistrement original date de mai 1929 et c’est un succès immédiat. Elle est reprise la même année  par une dizaine d’artistes et notamment par la chanteuse blanche Annette Hanshaw. Cela assure à la chanson un débouché sur le marché blanc, car n’oublions pas qu’en 1929, le racisme aux USA n’est pas une légende. Au fil des années, elle est constamment mise au répertoire par des grands noms de l’époque. Elle va surtout connaître une seconde jeunesse en 1957, quand Eddie Cochran l’enregistre dans une version plus proche du rock and roll que les versions précédentes qui lorgnent vers le jazz. Chanson type que l’on peu apprêter assez facilement à bien des sauces, elle n’est pas prête de tomber dans l’oubli. Sur un plan personnel, c’est le genre de truc qui m’aurait rendu un peu fou si j’avais eu 20 ans en 1929.

L’original, 1929.

La version d’Annette Hanshaw, 1929.

Bille Holiday, c’était quand même une sacrée chanteuse, 1941.

Eddie Cochran, c’est rock coco, 1957.

Ricky Nelson, 1957.

Ray Charles, toujours grand interprète, 1959.

Mose Allison, c’est bien sûr jazz, 1961.

Bette Midler, c’est plutôt bien réussi, 1972.

Cher sans Sonny, 1973.

Robert Gordon, rockabilly, 1979.

Linda Ronstadt, 1986.

The Go-Getters, 1996.

Pete Anderson & The Swamp Shakers, c’est tout le problème du rock en enregistrement digital, 2008.

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En passant

Bas nylons et voyage vers les dunes de sable

Gustave Alexandre Maurice Timoléon Stellaye de Baigneux, marquis de Courcival est officier de cavalerie au troisième régiment de chasseurs, il séjourne en Algérie de septembre 1861 à juillet 1865. Intéressé à la photographie, pendant son séjour il photographiera la vie, les paysages, les monuments de ce pays. Il nous livre une ambiance locale d’une autre époque avec des photos prises en 1861/62 principalement dans la régions de Constantine et Sétif. Pour voir mieux la légende des photos et le reste, vous pouvez cliquer sur les images.

 

En passant

Exploration en terre musicale inconnue (17)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1966 – Hector / Le Gamin Couché. Le fameux Hector fut une précurseur passablement incompris dans la chanson absurde et humoristique. La vente de ses disques s’en ressentit fortement, si bien que tout est collectors chez lui. Ici un de ses numéros dont il a l’habitude adaptation, d’un truc peu connu en France, « The Gamma Goochee ». Les Kingsmen et Nino Ferrer avec les Gatamou en firent une version  à côté de celle du créateur Mr Gamma Goochee himself.

1965 – Claude Righi / Laissez Moi Seul. A ses débuts, Claude Righi, compositeur et parolier, avait pas mal d’ambitions comme ici en adaptant « I Got My Mojo Working » de Muddy Waters. Il changea complètement de cap et rencontra un gros l’année suivante avec « Elle », une chanson que l’on entendait dans tous les bars à putes, ainsi que je l’ai lu quelque part.

1965  Annie Philippe / Une Rose. Elle rencontra assez vite le succès, mais son premier EP est une rareté très cotée. Rare sont les disque des chanteuses yéyé qui peuvent monter à des centaines d’euros dans les enchères. C’est le cas de celui-ci qui contient une version française de « Love Me Tender » de Presley.

1965 – Valérie Lagrange / La Guérilla. Avec Gainsbourg comme compositeur, il y a un espoir de réussite à la clé. Ce ne fut pas trop le cas ici, et pourtant faire de la variété à tendance sud-américaine était assez précurseur.

1966 – Les Compagnons de la Chanson / Le Corbeaux De L’Hiver. Le dernier survivant des fameux Compagnons n’est plus de ce monde. Bien qu’ils connurent de nombreux succès, certains de leurs disques passèrent plus inaperçus que d’autres. Comme ici cette adaptation française, il fallait le faire, de « Still I’m Sad » des Yardbirds. Et en plus ce n’est pas ridicule.

1968 – Alan Stivell / Le Bourreau. Bien malin à qui avait prêté attention à cet EP d’Alan Stivell en 1968 ?

1964 – Les Sunlights / Surf Beat. Comme j’aime bien la musique instrumentale à la Shadows, j’aime assez la première époque des Sunlights. Celui que j’ai eu le plus de peine à dénicher, c’est celui-ci, un reprise assez originale de « Surf Beat » de Dick Dale.

1966 – Erick Saint Laurent / Le Temps D’y Penser.  Il a connu quelques succès dont un avec une honnête reprise de « Eleanor Rigby » des Beatles. Mais ce titre beaucoup plus obscur dans sa discographie et c’est aussi un de ces disques qui partent à plusieurs centaines d’euros dans les enchères.

1961 – Lou Bennett Trio – Quartet / Brother Daniel. Voilà un des indicatifs de la légendaire émission Salut les Copains. Le titre est en quelque sorte un hommage à Daniel Filippachi l’animateur. C’est du jazz cuvée supérieure. Le batteur est un vrai batteur de jazz, un virtuose au jeu très personnel. Et le reste n’est pas mal non plus. On peut d’ailleurs  se demander qui parmi les fans de Johnny Hallyday ou Richard Anthony allait acheter un truc pareil ?

1965 – Orfino / Les Crêpes. Orfino c’est Hector l’ancien guitariste rythmique des Pirates de Dany Logan. Après la séparation du groupe, il tente un carrière solo qui ne laisse pas un souvenir impérissable. La vraie curiosité de ce disque réside dans un rythme de ska avant l’heure.

1966 – Géraldine / La Rivière Me disait. Née en Suisse et peu connue, sinon qu’elle a représenté la Suisse au Concours Eurovision en 1967 et termine dernière, ce qui pourrait signifier que le disque était plutôt bon. En 1966, sans percer elle enregistre chez Polydor cette charmante obscurité. Elle fait partie de ces chanteuses qui sont redécouvertes et dont les disques sont aujourd’hui assez recherchés

1967 – Benoit Philippe / Lisette. D’origine belge avec un petit quelque chose de Brel, une chanson qui ne demandait qu’à être plus connue. Elle s’est perdue dans les dédales du temps.

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En passant

Bas nylons et un album de rencontre

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A l’avènement des Beatles, pas mal de monde alla se balader sur la route qu’ils avaient ouverte. Quelques groupes ont un parcours assez semblable à celui des Beatles avant la célébrité. Concerts dans les clubs, passages en Allemagne à Hambourg, recherche d’un contrat phonographique et d’un manager efficace, telles étaient les principales choses qui pouvaient rythmer la vie d’un artiste ou d’un groupe au début des sixties. Quand le vent tourna et que Liverpool se posa comme prétendant au titre de capitale mondiale de la musique, les artistes en liste n’avaient pas encore une idée précise de leur avenir et du poids qu’ils allaient peser. Le meilleur moyen de tester, c’était d’ouvrir une sorte de compétition, une course au numéro un de demain. A l’ouverture des festivités, trois noms se détachent du lot, les Beatles, Gerry et les Pacemakers, les Searchers. On pourrait encore penser aux Hollies, mais ils sont de Manchester, bien que cela ne change pas tellement les orientations musicales. Pendant une année à partir du début 1963, les paris étaient ouverts, les Beatles semblaient mener le course en tête mais étaient sérieusement accrochés par les viennent en suite. Aujourd’hui, on sait qui a gagné, les Beatles évidemment. L’avantage sur les autres était de compter dans leurs rangs deux fameux compositeurs, ce qui manquait cruellement aux autres, bien que le Gerry des Pacemakers était capable d’écrire des trucs plutôt plaisants. Les Searchers étaient cantonnés à chercher dans les répertoires concurrents ou auprès de compositeurs, de quoi faire un hit. Leur atout principal restait leurs qualités d’interprètes. Ils réussirent plusieurs fois à dénicher la chanson magique qui les mena aux premières places du hit parade, mais le filon finit par s’épuiser et ils disparurent petit à petit du premier plan comme Gerry et les Pacemakers. La bataille s’effectuait surtout à coups de 45 tours, mais les plus en vue avaient droit à des albums. Le premier album, terme qui sonne un peu comme un synonyme de naissance quand ils sont suivis d’autres. Ces fameux premiers albums, je les connais tous, je les possède, du moins en ce qui concerne ces groupes qui firent le British Beat. Je vais m’arrêter sur l’un d’entre eux, que je considère comme un must du genre, le premier album des Searchers « Meet The Searchers », datant de 1963.

Il ne contient que des reprises, mais c’est là  que le coup de poker est réussi, les obscurités qui composent une partie de l’album font que la version des Searchers est considérée un peu comme l’original. L’album s’ouvre sur un bon exemple « Sweets For My Sweet » (« Ma Biche » par Frank Alamo), Ce titre noyé et puisé dans la discographie des Drifters devient leur premier no 1 en Angleterre. Il faisait déjà partie du répertoire au Star-Club de Hambourg, on peut l’entendre sur le rare album live sorti en Allemagne en 1964. Instrumentalement les Searchers sont très performants, mais ils excellent dans les vocaux qui sont partagés entre MIke Pinder (rien à voir avec celui des Moody Blues), parfois Chris Curtis, et surtout Tony Jackson qui a une voix splendide. Les vocaux du groupe, un peu teintés de l’accent de Liverpool, feront pour beaucoup pour leur image de marque. Même si la chanson nous est inconnue, on risque bien de les identifier. C’est un album de musique brute, très peu d’artifices studio, sinon qu’il est enregistré en stéréo. Les chansons sont présentées dans l’ordre de leur parution sur l’album.

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