En passant

Exploration en terre musicale inconnue (34)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1967 – The Action / Shadows And Reflection. Pour les amateurs de musique issue du mouvement Mod et publiée en France, c’est une des plus belles pièces de collection que l’on puisse rêver. Ce groupe qui eut peu de retentissement à l’époque se vit quand même gratifier de ce bel EP magnifiquement emballé et publié par Odeon. Ce groupe fait partie de ceux dont absolument tout ce qui est d’époque se collectionne en y mettant le prix. Une copie à l’état neuf de cet EP peut friser les 1000 euros.

1969 – Mighty Baby / Egyptian Tomb. Ce groupe est une suite du précédent, nouveau nom et musique différente, on s’aventure dans la progressive anglaise. Cet unique simple publié par Philips est aussi un collector, mais bien plus modeste. Pour les plus grosses pièces, il faut se tourner vers l’album en édition UK ou US qui valent quelques bons dollars.

1966 – The Royal Guardsmen / Bears. Le groupe connut une certaine notoriété aux USA en mettant en chansons les aventures du fameux Snoopy, héros typiquement américain, alors assez peu connu en France. Vogue relaya ses aventures via un EP et quelques singles qui rencontrèrent peu de succès chez nous. Pour en comprendre toute la saveur, il fallait bien évidemment savoir l’anglais. Cet EP plutôt rare contient quand même un truc intéressant, une chanson à l’ambiance un peu particulière « Bears », typique de ces bizarreries qui parfois servent de remplissage pour les albums.

1972 – Jackie McAuley / Rocking Shoes. Pour les bons élèves qui suivent les classe pour obtenir un diplôme en connaissances musicales générales, ce nom leur rappellera quelque chose. C’est en effet un ancien Them / Belfast Gypsies. Il se lança dans une carrière solo et publia un album sur le label Dawn (le même que Mungo Jerry), aujourd’hui assez recherché, mais musicalement assez éloigné de ce qu’il faisait avant. La France n’eut droit qu’à ce rare single publié dans la foulée. Il a composé le hit « Dear John » pour Status Quo. Il est toujours en activité aujourd’hui.

1966 – The Association / Along Comes Mary. On ne peut pas dire que que ce groupe a  cassé la baraque en France, malgré passablement de publications. Il en va autrement aux USA, où le groupe a eu plusieurs hits et participa même au festival de Monterey. Ici, toutes les publications sont assez peu courantes, sans toutefois constituer une priorité pour les collectionneurs. Sur le premier EP publié par Riviera, on retrouve une de leurs belles réussites « Along Comes Mary » assez représentative de leur style, mélodie accrocheuse et maîtrise vocale assurée. J’ai toujours assez aimé ce groupe.

1967 – Bram Rigg Set / I Can Only Give You Everything. Ce très obscur groupe de garage américain dont c’est le seul disque enregistra cette reprise du standard des Them. EMI jugea bon de le publier en France pour en faire un très rare single assez recherché

1967 – The Shags / As Long As I Have You. Par la suite ce groupe fusionna avec le précédent pour former Pulse qui publiera un album en 1968. Mais en 1966, ce single publié aux USA fera aussi l’objet d’une publication française, tout aussi obscure. C’est assez étonnant à l’écoute, car on pourrait le faire passer pour un inédit des Kinks, tellement le style est proche.

1966 – Les Dixiebelles / Down At Papa Joe’s. Ce trio vocal noir américain connut quelques succès vers 1964 aux USA. L’ambiance de leur musique fait assez saloon, il ne manque plus que les coups de flingue dans le lampadaire. Certaines sources donnent cet EP paru en 1964. date de la publication US, mais je dirais plutôt 1966 en France, car le verso de la pochette ne correspond pas à la présentation que faisait Barclay en 1964.  Mystère.

1960 – Billy Boy Arnold – Here’s My Picture. Ce bluesman qui fut une source d’inspiration pour les Yardbirds et bien d’autres, est aussi l’un de ceux de la grande époque des débuts du blues électrique encore en vie. En 1960, un unique single est édité par le label Arteco, aussi peu visible que la Lune lors d’une éclipse. Il s’agit en fait d’enregistrements publiés en 1956. Pour les amateurs, c’est un régal.

1966 – Patti Austin / Leave A Little Love. Une chanteuse de soul métis américaine à la voix noire. Elle fit des débuts assez modestes, avant de connaître une grande notoriété. Alors qu’elle n’a que 16 ans on lui fait enregistrer « Leave A Little Love », version américaine d’une chanson créée en Angleterre par Lulu. On la connaît aussi en France via Johnny « Laisse Un Peu D’Amour » sur le EP « Mon Anneau D’Or. Cet EP publié par Decca / Coral France la même année, du fait de sa rareté, est une valeur sûre chez les collectionneurs qui aiment ce qui sonne noir.

1963 – Barry & The Tamerlanes / I Wonder What She’s Doing Tonight. La chanson est relativement connue en France via l’adaptation des Missiles sur leur second EP « Que Peut-Elle Bien Faire ». Le Barry du groupe n’est autre que Barry De Vorzon qui fonda Valiant records et qui composa « Rhythm Of The Rain » (En Ecoutant La Pluie) pour les Cascades. Il avait d’ailleurs composé cette chanson à l’intention de ce groupe, mais finalement l’enregistra lui-même avec un certain succès. Un EP avec une très belle pochette est paru en France, mais n’attira pas spécialement l’attention. Il est devenu un collector qui peut atteindre entre 100 et 150 euros. Bien évidemment ce sont surtout les fans américains qui recherchent cette pièce.

1968 – Colors Of Love / I’m A Train. Il y en a qui se prennent pour Napoleon d’autre pour un train. Ce gag musical qui ne manque pas de vapeur fut réalisé par ce groupe peu connu dont on sait au moins qu’il avait dans ses rangs une certaine Elaine Page, vedette en devenir. Comme Page One, la marque des Troggs via Larry Page, était distribuée en France par Fontana, on publia ce single en espérant qu’il devienne un hit, mais ce en fut pas le cas. En réalité, ce sont les Troubadours qui en firent une première version française « La Chaîne » en 1967, avant que le compositeur Albert Hammond ne la soumette à ce groupe anglais. Il l’a réenregistrera lui-même en 1974 avec beaucoup plus de succès.

1961 – Léo Petit / Apache. Léo Petit est un requin de studio qui fut très connu dans divers milieux allant du jazz à la variété. Il fut aussi le William Stanray des Guitares Du Diable. Sous diverses appellations il publia de nombreux disques. Sur ce rare EP paru chez Trianon, il propose une assez originale version du célèbre « Apache » des Shadows au tempo ralenti.

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En passant

Bas nylons et première période

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Le propre de quelques groupes qui débutèrent dans les sixties fut de changer presque complètement leur donne musicale en cours de route. Il faut distinguer ceux qui eurent un seul parcours durant les sixties et ceux qui traversèrent les époques pour perdurer jusqu’à maintenant. Dans beaucoup de cas, les Beatles par exemple, il existe une nette évolution depuis le style des débuts jusqu’à celui leur séparation, le changement se fit presque en catimini. Parmi les groupes qui ont une très longue existence, les Moody Blues sont un exemple de ceux qui eurent aussi cette évolution, mais chez eux elle se résume en deux époques bien distinctes, deux chapitres. Dans le premier on retrouve l’influence de la musique noire, du blues, du r’n’b, tandis que le second est une vision plus personnelle de la part des musiciens, qui flirte avec des racines musicales presque exclusivement blanches, on retrouve une approche de la musique classique, même symphonique. Bien évidemment, tout cela est déguisé en musique pop, en musique progressive, les mélodies sont riches, les orchestrations parfois grandiloquentes.
Il y a un peu plus d’une année, je vous avais présenté la seconde période, mais nous allons revenir à la première. Elle ne manque pas de charme, c’est juste différent. Les musiciens sont presque les mêmes, le changement important sera le départ de Denny Laine, le guitariste et chanteur principal, qui officiera plus tard avec les Wings de Paul McCartney. Il sera remplacé par Justin Hayward qui sera présent dès la fin de la première période. On peut aussi noter le départ de Clint Warwick à la basse, qui préféra aller s’occuper de sa famille, il sera remplacé par John Lodge. Les immuables sont Mike Pinder, claviers, vocaux, (il quittera en 1978); Graham Edge, batterie, vocaux; Ray Thomas, flûte instruments à vent, tambourin, maracas, vocaux. Cette période sera surtout magnifiée par leur hit no 1 en Angleterre « Go Now », leur seul véritable hit. Il sera toutefois accompagné de succès plus locaux comme « Bye Bye Bird » qui fit un triomphe en France. Alors filons explorer ces titres moins visibles, mais tout aussi intéressants. C’est d’ailleurs par ceux-là que j’ai découvert le groupe. Ordre à peu près chronologique depuis 1964. Les positions dans le hit parade font référence aux charts anglais exclusivement. Toutes les compositions originales sont de Mike Pender et Denny Laine, sauf mention contraire.

 Premier single anglais sans succès notoire, un reprise de Bobby Parker, dans une splendide version.

L’autre face, un original.

Troisième  single  qui devait renouveler le succès de « Go Now », une chanson écrite par Bert Berns, au répertoire de plusieurs groupes dont les Searchers, pas vraiment un succès pour eux. (33ème)

Une cover de James Brown, ils étaient plutôt très bons dans cet exercice.  Ronnie Bird en fit une adaptation française, probablement basé sur cette version « Je Voudrais Dire »

Un autre intéressant original. Repris par Pussy Cat en France.

Une autre belle reprise d’après Gershwin et « Porgy And Bess ».

Quatrième single, un titre intéressant composé le duo, mais qui aurait mérité mieux que sa 22ème place.

La face B, un autre original, le parfait exemple de ce que le groupe pouvait faire d’intéressant. Repris par Pussy Cat en France, il ne fut publié que beaucoup plus tard.

Cinquième single un original un peu moins attirant. Seulement 44ème.

Une certain clin d’oeil du groupe pour le public français qui avait si bien accueilli « Bye Bye Bird », deux très intéressants titres composés par le duo. C’est le premier qui laisse entrevoir la seconde époque

Premier single avec Justin Hayward qui compose le titre, on est de plus en plus dans la seconde époque.

Dernier single pour Decca. Comme le précédent, il n’y pas eu un succès retentissant, bien que je me souvienne l’avoir entendu sur les radios françaises.

Documents

En live pour la tv française « Go Now » et « Bye Bye Bird ».

Pour la tv française « Fly Me High » en live avec le Président Rosko.

Tv française. Un titre moins connu composé par Mike Pinder, face B de « Fly Me High », intitulé « Really  Haven’t  Got  The Time » avec Denny Laine et un bassiste qui passa très brièvement entre Warwick et Lodge, Rodney Clark.

 

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En passant

Bas nylons et un oeil derrière l’objectif

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Cela fera sourire les gens de mon âge et plus anciens, nous qui ne faisions de la photographie en couleurs que pour les grandes occasions, tout en regardant la télé en noir et blanc. Que de progrès réalisés depuis, on parle en millions de pixels et plus besoin d’aller chez le photographe, on fait tout soi-même. Même nos téléphones sont devenus redoutables. Mon téléphone actuel, un Samsung Note 10+ est assez époustouflant de qualité et réalise aussi de vidéos bluffantes.
Je n’ai jamais été un photographe mordu, mais voilà 50 ans que je fais de la photographie. Mon principal travail en tant qu’amateur pas trop mauvais a été de la photographie de mariage pour quelques copains, je n’ai par contre jamais photographié les divorces. C’est un peu comme la prestidigitation, quand vous savez faire quelques tours on a vite fait de vous cataloguer comme spécialiste. Par rapport à un professionnel, mes tarifs défiaient toute concurrence. Dans ma jeunesse, je n’avais qu’un Kodak Instamatic, une rigolade, qui m’a quand même permis des faire de photos de Gene Vincent et des Pretty Things en concert. Celles de Gene Vincent ne devaient quand même être pas si mal, l’une d’entre elles a fini dans un bouquin comme témoignage. Mon premier vrai appareil fut un Praktica, que j’ai vite abandonné car il avait un mauvais entraînement de la pellicule. L’appareil suivant, qui m’a servi pendant des années et que j’ai encore aujourd’hui, fut un Canon F1 avec en complément un zoom et divers accessoires qui m’avaient coûté un saladier. Vers 2000, j’ai commencé avec le digital et j’ai possédé une suite d’appareils qui avaient une certaine qualité mais une autonomie assez faible. Ensuite, dans les petits formats peu encombrants, j’ai acheté un Panasonic Lumix que je dois avoir depuis bientôt une dizaines d’années et qui me sert encore, car de bonne qualité, très autonome en batterie et très peu encombrant. Parmi les plus gros appareils, j’en possède deux, un Nikon avec un zoom optique de 40X  et un Sony qui possède un zoom de 50X optique et 100X en numérique. L’avantage de ces appareils font qu’ils ont un viseur d’appoint orientable, ce qui permet de faire des photos sans trop en avoir l’air. Je n’entre pas trop dans les détails descriptifs, car c’est comme les voitures, c’est aux détails et à la cylindrée que cela se joue, chacun cherche selon ses envies et ses besoins Mais voyons quelques exemples avec mes appareils.

PANASONIC LUMIX

Idéal lors des concerts, ici Mr Larry Parypa, le guitariste des Sonics

 

 

Un gros plan sur les bas d’une dame.

NIKON

Une photo réalisée avec le Nikon zoom 40X au maximum. Cette horloge du clocher d’une église est prise à environ 200 mètres à vol d’oiseau. Ce n’est pas parfait en qualité, mais on voit très bien que le verre est sale et si d’aventure une mouche s’était posée, on la verrait. De cette distance, sans aide, l’heure est à peine visible, on ne devinerait pas qu’il est exactement 14h38.

Toujours avec le Nikon, cette photo prise à Paris à une distance d’environ 6 mètres au zoom, montre la qualité de l’objectif. Sur la seconde photo, on voit sur l’agrandissement l’ombre de la couture du bas, le soleil éclairant depuis la gauche.

SONY

Un coin de ciel pris sans zoom en condition d’éclairage normal.

Sommet d’un arbre d’une hauteur d’environ 25 mètres sur l’autre rive de la rivière où je me trouvais.

Un gros plan sur mon poignet et ma montre du jour, j’en ai plusieurs.

Avec un zoom pratiquement au maxi, cette maison se trouve à 7km de l’endroit où j’ai pris la photo. Il faut tenir compte des perturbations de l’atmosphère qui peut influencer la netteté de l’image.

TELEPHONE SAMSUNG GALAXY NOTE 10+

Deux photos qui montrent la qualité des images du téléphone.

MONTRE CONNECTEE SAMSUNG SM-R800 46 mm

Quand on veut jouer au geek autant aller jusqu’au bout. Le complètement idéal d’un téléphone est maintenant une montre connectée avec le téléphone. J’ai franchi le pas avant Noël en profitant d’une offre spéciale. La première chose que j’ai regardé, c’est l’autonomie de la montre. Samsung l’annonce pour 4 jours en l’employant sans excès, c’est exact, elle tient le coup. La recharge se fait pas induction. Je suis resté dans la même marque à cause du téléphone pour assurer une compatibilité maximale. Les possibilités de cette montre sont énormes et en plus elle indique l’heure ça peut servir. Le mode d’emploi fait 150 pages, c’est dire qu’il ne s’agit pas seulement d’un gadget pour amuser les enfants. La photo ci-dessus est celle de ma montre, avec le cadran que j’ai choisi, il y en a des dizaines possibles et différents. Vous pouvez voir les indications suivantes: la température extérieure d’après la géolocalisation (le croissant de Lune indique que c’est la nuit); la jour et la date; le nombre de pas que j’ai effectués dans la journée, ici 7376, l’état de la batterie. Tout le reste est caché et peut s’afficher soit en faisant tourner le cadran et en actionnant les deux touches à droite. Tout message ou avertissement vous est communique par vibration, impossible de louper. Toutes les possibilités peuvent être activés ou non, c’est à vous de choisir ce qui vous intéresse. Toutes les photos d’illustration ont été réalisées avec le téléphone.

Voici un exemple des informations que l’on peut trouver: le nombre de calories brûlées pendant les activités, le nombre d’étages montés (à pied), peut aussi indiquer un mouvement sur une déclinaison de terrain à raison de 1 = 3 mètres  donc ici 24 mètres. La montre contient ailleurs un altimètre et un baromètre. Vous trouvez en bas les pulsations cardiaques mesurées au dernier pistage , toutes les 10 minutes. Pour ce dernier point, cela me confirme dans ce que je sais déjà, j’ai des pulsations cardiaques plutôt lentes, parait-il apanage des sportifs, ce que je ne suis pas. Même ici 65, je dirais que c’est plutôt haut, je suis plutôt en-dessous de 60 (coup d’oeil à l’instant 57). Quand je dors, les mesures continuent, il m’arrive de descendre en-dessous de 40, plus basse mesurée 35.

Un des points intéressants de cette montre, que l’on peut aussi trouver sur un téléphone, mais son but est aussi de vous faire laisser votre téléphone dans la poche, c’est de vous inciter aux activités physiques. Comme je n’ai plus l’âge de faire de la boxe ou de courir le marathon, la marche est aussi un moyen de bouger et pas le plus mauvais. On peut choisir un nombre de pas minimum sur une journée. J’ai fixé 6000 pas, ce qui représente une distance d’environ 4 kilomètres. Chaque pas est compté au cours de la journée. J’ai constaté qu’une activité normale à l’intérieur représente environ un millier de pas dans une journée. Donc 6000 pas implique plus de mouvement, en gros marcher une petite heure d’un pas moyen. Si vous marchez sans interruption pendant 10 min, elle considère que vous êtes en entraînement, vous le signale et continue de compter le temps où vous êtes en action. SI vous arrêtez de marcher, au bout d’une minute, elle considère que vous avez cessé l’entraînement et vous l’indique. Tout cela est enregistré et mis en statistique, vous trouverez un résumé qui indiquera les calories brûlées, le temps total d’entraînement, le déplacements effectués pendant ce temps en distance. Comme vous le voyez sur l’image ci-dessus, quand vous avez atteint la limite fixée elle vous félicite. Depuis que je possède cette montre, j’ai toujours atteint cette limite minimum de 6000 (14 semaines), 7376 le jour où j’ai écrit l’article. Depuis mes débuts, j’ai marché environ 400 kilomètres, à peu près la distance Paris – Chambéry en ligne droite. Et pas moyen de flemmarder, si vous êtes immobile pendant 1 heures, elle vous signifie que c’est le moment de vous bouger le cul et vous invite à faire quelques mouvements qu’elle compte, comme allonger les bras.
Aperçu de quelques unes des possibilités du téléphone. La plupart des commandes influent également sur le téléphone. Par exemple, si vous choisissez de ne pas être dérangé, cela s’adresse aussi bien à la montre qu’au téléphone. Il est évident que les gadgets habituels comme réveil, réglage de l’intensité sonore sont présents. Connexion wi-fi, bluetooth
Avertissement d’un événement quelconque par son ou vibreur ou les deux, programmation de ces événements, rappels.
Affichage sur cadran selon vos choix, intensité de la luminosité, polices, durée. Pour économiser la batterie, le cadran ne s’affiche que quand vous le regardez ou activation tactile.
Le mode ne pas déranger, enregistre ce qui se passe sans vous en avertir, à consulter après.
Le mode cinéma consiste à supprimer tous les avertissements et manifestation de la montre. Elle est comme « morte ».
Le mode nuit enregistre votre sommeil, léger, profond, paradoxal en temps. Coupe tout connexion téléphonique sauf les numéros désignés pouvant vous appeler en cas d’urgence.


Voici une exemple de mesure de sommeil. En haut il me dit que pour le jour donné, il a enregistré deux périodes de sommeils au cours de la journée. En général, je me fais un petit roupillon après le repas de midi ou avant celui du soir. La première mesure est visible sur le cadran, j’ai pioncé 6h50 min en tout, mais 5h43 min pour la première période ce qui correspond à ma moyenne, environ 6h par nuit. Je me suis endormi à 3h50 min et réveillé à 9h33 min. Il est vrai que ce jour là, je me suis couché très tard. Il taxe mon sommeil d’une efficacité de 95% à travers un sommeil réel de 5h25 min.

Une petite vidéo filmée avec le téléphone.

Possibilité de capturer une image de l’écran de la montre, elle sera envoyée dans l’endroit désigné sur votre téléphone.
Possibilité d’envoyer un SOS sur un numéro choisi en cas d’urgence. La montre enverra votre localisation au contact, il suffit d’appuyer un certain nombre de fois sur une des touches, pas besoin de parler.
Avec ma montre je peux rechercher mon téléphone dans un rayon de 100 mètres et vice-versa.
Possibilité de la bloquer à distance le téléphone et vice-versa, il faut bien entendu avoir une connexion.
Météo en temps réel, température extérieure, tendances sur une semaine, selon localisation.
Pour les manchots, il est possible d’activer les commandes vocalement.
On peut connecter ses mails et les lire sur la montre.
Comme la montre est étanche, il faut la bloquer quand vous prenez un bain. Pas nécessaire sous une averse, seulement en cas d’immersion.
Si vous écoutez de la musique, Youtube par exemple, il est possible de commander depuis la montre, avance, pause, retour, volume, suivant.
On peut servir la montre comme déclencheur à distance pour prendre une photo avec le téléphone, pas besoin de ces manches pour selfies.
On peut composer du texte sur l’écran (pas très pratique), répondre au téléphone en parlant avec la montre, on peut également refuser un appel ou appeler sans sortir son téléphone.
On peut aussi se connecter sur des panels d’infos en direct. Et j’en passe…

Le physique

C’est là un des points très intéressants de la montre. Vous pouvez mesurer toutes vos activités physiques. Nous avons vu la marche, mais le vélo, la natation, les ascensions d’étage sont en vedette. Il existe aussi des dizaines d’autres possibilités de faire ces mesures, pratiquement pour tous les mouvements que l’on peu faire avec le corps, des pompes, des flexions, lever de poids etc… Tout est mesurable, pas besoin de compter.
Lié à la santé, on peut aussi mesurer sa consommation d’eau, la caféine, gestion du poids, commander des exercices respiratoire, mesurer le stress. Là, je dois dire que je n’ai jamais réussi à faire décoller l’aiguille de la zone verte.
Voilà, c’était quelques aperçus. J’ai longtemps été sceptique avec ce genre de montre, mais je dois dire que j’ai un peu changé d’avis, surtout sur le plan santé, c’est un très bon entraîneur. Et puis, moi qui ne regarde pas mon téléphone toutes les deux minutes, ne pas avoir à le sortir est plus qu’agréable. Pratiquement tout est atteignable via la montre. Cela évite les éventuels accidents en cas de geste malheureux, bris de glace et autres. Le prix de cette montre est le quart de celui du téléphone, alors il mérite que l’on prenne soin de lui. Et puis moins il est visible, moins il suscite des convoitises, c’est une bonne valeur dans certains marchés parallèles où les clients sont peu regardants sur la provenance.

 

Exploration en terre musicale inconnue (33)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1965 – Bo Diddley – Hey Good Lookin’. Bien qu’étant musicalement aussi important que son collègue d’écurie Chuck Berry, Bo Diddley est beaucoup moins présent dans les éditions françaises des sixties. Ce premier EP peu courant avait pourtant bénéficié de quelques passages pour « Hey Good Lookin' » dans l’émission « Salut Les Copains », je me souviens de l’avoir entendu. Comme j’aimais bien, j’ai cherché le disque, mais j’ai eu bien du mal à le trouver. A noter que c’est une composition de Chuck Berry, ceci explique peut-être cela pour l’avoir publié, les Lionceaux en firent une adaptation « Hey Bo Diddley ».

1959 – The Kalin Twins / Clickety Clack . Ces jumeaux connurent un sacré succès international avec leur hit « When », même la France ne resta pas en arrière avec une flopée d’adaptations en « Viens », notamment par Dario Moreno, Gabriel Dalar, Danyel Gérard, Claude Piron (futur Danny Boy). La publication française des jumeaux est assez courante, par contre insuccès oblige, les suivants sont bien plus rarissimes, comme ce titre figurant sur le troisième EP « Clickety Clack « .

1960 – Jane Morgan / Tête De Bois. Une Américaine qui chante en français sans aucun accent, c’est rare. Même si sa discographie française est minuscule, elle a séjourné longtemps en France et a chanté surtout dans les cabarets. Elle a même chanté devant « Le Général ». Retournée aux USA, elle se fit petit à petit une réputation grandissante en interprétant des standards aussi bien issus du jazz que de la variété et de la chanson française, tout en se produisant devant tous les présidents américains de Kennedy à Bush. Elle vit toujours âgée de 96 ans. De ses rares publications françaises écoutons la célèbre chanson sur la jeunesse de Bécaud. Et c’est sans accent !

1966 -Keith Relf / Mr Zero. Keith Relf, c’est bien sûr le chanteur des Yardbirds. Pris par quelques envies de faire un peu de solo, il profita pour enregistre quelques titres en collaboration avec le reste du groupe. Sur ce single très difficile à localiser, beaucoup plus que le EP où il figure à côté du hit « Over Under Sideways Down », il reprend une chanson de Bob Lind.

1970 – Linda Hoyle & Affinity / Eli’s Comin.  Au tournant des années 1970, sonne l’heure de la musique progressive anglaise. De très intéressants labels comme Vertigo, publient de la musique où l’exploration de l’âme et des recherches musicales vont bon train. Un simple d’une chanteuse peu connue avec un groupe qui l’est un peu plus, Philips pensa que c’était une bonne idée de le publier en France, même s’ils surévaluèrent la possibilité qu’il devienne un hit.

1964 – Jack Nitzsche – The Lonely Surfer. Homme aux nombreuses facettes, bras-droit de Phil Spector, musicien, compositeur, producteur, arrangeur, il est partout. Comme chef d’orchestre et musicien, il sort en 1964 un album de surf selon ses visions de cette musique. Un rare EP est publié en France par Vogue qui présente son assez modeste succès dans les charts américains.

1965 – Buck Owens / Act naturally. Grosse vedette de country aux USA, mais passablement ignoré en France avec seulement un EP publié. Et cette publication réside surtout dans le fait qu’il est un des quelques privilégiés qui eurent la chance de voir les Beatles enregistrer une de ses chansons, par ailleurs bien mise en évidence sur cette rare publication française.

1966 – Sopwith Camel / Postcard From Jamaica. La label Kama Sutra émergea au milieu des sixties grâce à la réussite des Lovin’ Spoonful. Distribués par Polydor en France, le label essaya d’imposer d’autres artistes venant du même creuset. Ce fut le cas pour ce EP consacré à Sopwith Camel, musicalement pas très différents de leurs rivaux, mais au succès bien moindre. Il n’obtint guère plus de succès en France.

1966 – The Sherry Sisters / Refléchis. Un duo noir américain qui enregistra dans une multitude de langues dont le français, mais qui ne rencontra que le succès au Japon. Cet EP, leur seule publication française à ranger dans les obscurités, comprend les adaptations de quatre de leurs plus ou moins bides aux USA. Pas facile à trouver, mais assez intéressant pour les amateurs de r’n’b.

1966 – I Setti Latini / Il Jerk. Le label Vogue publia sous licence bon nombre de disques enregistrés en Italie. A ma connaissance, il n’y en a pas eu beaucoup qui cartonnèrent en France, s’il y en a eu. On peut parfois se demander ce qu’espéraient les producteurs en les publiant. Ce titre, vaguement inspiré du « Cool Jerk » des Capitols, avait un goût sans doute trop italien pour le public français. Le EP sur lequel il figure contient les deux singles parus en Italie. Il est quand même recherché par les collectionneurs.

1964 –  Nancy Sinatra. Cuff Links And Tie A Clip. Si la discographie du père peut sembler indigeste à certains, celle de la fille l’est nettement moins. Le succès ne vint pas immédiatement, il fallut attendre sa fameuse histoire de bottes pour démarrer vraiment sa carrière. La France ne s’emballa pas pour publier sa discographie. C’est seulement en 1964, soit près de trois ans après ses débuts, qu’un premier EP fut publié reprenant, entre autres, son premier enregistrement. Ce n’était pas encore le bon moment, car il est passé assez inaperçu, et compte par les rares de sa discographie française.

1958 – Tommy Sands / Maybeline. Nous venons de parler de la femme, alors parlons du mari. En effet, Tommy Sands fut marié avec Nancy Sinatra de 1960 à 1965. Il entama une carrière de chanteur en 1957, mais se cantonna plutôt dans un style pour teenager soft. Sa discographie française est assez abondante et contient 9 EP’s plus ou moins courants et plus ou moins recherchés. Il aborda épisodiquement le rock and roll, comme cette plutôt bonne version de « Maybeline » de Chuck Berry, publiée sur son 5ème EP.

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En passant

Bas nylons et Mr Spencer

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On l’oublie un peu, mais le Spencer Davis Group fit partie de cette poignée de groupes qui imposa la musique noire et le r’n’b en Angleterre. En plus de cela, ils eurent aussi pas mal de succès, c’est sans doute ce qui relégua leur démarche un peu au second plan. Leur premier album est truffé de reprises, et l’on ne peut que constater qu’elles sont loin de friser le ridicule. Le groupe contient un petit génie, il n’a que 15 ans quand il intègre le SDG, Steve Winwood. Il est multi-instrumentiste et dans le groupe il joue aussi bien de la guitare solo que des claviers. Sa voix est aussi un de ses atouts, elle sonne assez noire et il est le principal vocaliste du groupe, l’autre étant, aussi très compétant dans cet exercice, Spencer Davis. Ce dernier, vocaux et guitariste rythmique, est déjà un vieux routier. Il a en fait presque dix ans de plus que Steve Winwood, né en 1939. Il est passionné depuis toujours de musique, mais s’il est aussi capable de jouer de plusieurs instruments, il est aussi polyglotte. Il parle l’anglais, l’allemand et le français. Quand je l’ai rencontré, il m’a dit qu’il regrettait de ne pas pouvoir le parler plus souvent et qu’il l’oubliait un peu. En fait, son premier métier fut prof de langues, il était d’ailleurs surnommé « professeur » dans les clubs qu’il fréquentait. Nous trouvons encore Muff Winwood, le frère de Steve, basse et vocaux; Steve York, batterie. Ils sont signés par Island et seront parmi les premiers gros artistes du label qui deviendra rapidement une major.

Spencer Davis et votre serviteur

Allons faire un petit voyage dans la discographie du groupe, surtout ces titres qui remplissent les faces B et parfois un peu perdus dans les albums. Tous parus entre 1964 et 1967, à peu près dans l’ordre chronologique et ne concernent, sauf une exception, que la période avec Steve Winwood.

Le premier single, une version du titre de John Lee Hooker, aussi exploitée par les Animals, mais celle-ci est plus « nerveuse ».

Second single, reprise des Soul Sisters

Un titre emprunté aux Righteous Brothers, dans une excellente version.

Reprise d’un des premiers classiques de Ike & Tina Turner. C’est la chanteuse Millie (My Boy Lollipop) qui chante en second plan.

Un original composé par Spencer Davis, également au chant, très bluesy.

Belle reprise du classique popularisé par Ray Charles.

Reprise d’un très fort titre de la chanteuse de soul Betty Lavette.

Un original de Steve Winwod et Spencer Davis, pour moi un de leurs plus grands titres, le vocal et l’ambiance sont merveilleux.

Un classique de country créé par Joe Babcock et repris par un tas d’autres, même Johnny Hallyday en France.

Un titre en allemand, reprise d’une chanson populaire.

Du même compositeur que les premiers hits du groupe, le Jamaïcain Jackie Edwards, aussi exploité par les VIP’S

Un instrumental de Winwood et un peu de politique avec un certain Lumumba, les anciens connaissent.

Le classique de Presley / Orbison.

Un autre instrumental de Winwood.

L’incontournable classique d’Elmore James.

Le seul célèbre titre de Percy Sledge, qui va comme un gant à la voix de Winwood.

A l’époque, ils avaient passé sur Europe 1 à « Salut Les Copains », j’étais derrière mon transistor. On avait questionné le groupe en leur demandant quel était leur enregistrement préféré, Ils avaient répondu « High Time Baby », composition collective du groupe. Alors la voici…

La face B du premier single sans Winwood, un original de Spencer Davis, immortalisé par Allman Brothers Band.

Un document, le groupe en live pour la tv finlandaise, 1967. Les tubes « Gimme Some Lovin », « I’m A Man », « Georgia On My Mind », Dust My Blues » + interview

Le Spencer Davis Group actuel.

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En passant

Exploration en terre musicale inconnue (32)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

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1964 – The Kingsmen / Little Latin Lupe Lu. Les Kingsmen eurent leur heure de gloire internationale en 1963 avec « Louie Louie », ce fut le cas même en France. Si l’opus qui contient leur hit est assez courant, les suivants le sont beaucoup moins. Le troisième et bien plus rare EP est peut-être un des plus intéressants par le contenu, il contient une très bonne reprise du titre enregistré par les Righteous Brothers à leurs débuts. De par leur style, les Kingsmen sont de pionniers du garage punk qui engendra l’un des plus merveilleux mouvements musicaux américains des sixties.

1962 – The Champs – Experiment In Terror.  cinquième et dernier EP des Champs publié en France. Il propose la transformation en twist de leur célèbre « Tequila », Plus intéressant, un autre instrumental qui aurait fait merveille comme musique de série tv, s’il n’était pas déjà la musique de générique d’un film du même nom tourné par Blake Edwards « Allo… brigade spéciale ». Les plus avertis reconnaîtront sans doute la patte du compositeur Henry Mancini. On le retrouvera un peu plus tard avec une histoire de panthère rose. A part cela, le disque est peu courant.

1962 – The Chantels / Well I Told You. Un des tout premiers groupes noirs féminins à avoir eu une entrée dans les charts. De leurs premiers succès, la France a fait l’impasse et tente de se rattraper avec cet ultra rare EP publié par London. La chanson extraite, dans lequel elles s’adjoignent un vocal masculin, n’est pas sans rappeler le fameux « Hit The Road Jack » de Ray Charles. J’ose pas vous dire le prix de cette rareté.

1963 – Ed Bruce / See The Big Man Cry. En général, le label Wand représenté en France par Vogue, n’est pas réputé pour avoir dans son écurie des chanteurs de country music. Voici une exception avec ED Bruce, très peu connu chez nous dont c’est le seul EP publié ici. Le titre extrait dont il est le compositeur sera un hit en 1965 pour une plus grosse star de cette musique, Charlie Louvin. Cette édition française est bien obscure.

1965 – Gary Farr & T-Bones / I’m Louisiana Red. Le très rare EP français de ce groupe est très célèbre dans le monde des collectionneurs parce qu’il montre par erreur les Yardbirds sur la photo de la pochette. Ce n’est d’ailleurs pas complètement anachronique, car les T-Bones n’étaient pas tout à fait étrangers à la musique des Yardbirds, ils partageaient en plus le même producteur, Giorgio Gomelsky. C’est une curiosité dans la discographie des deux groupes, mais cette erreur peut coûter cher aux chasseurs de vinyles. Le titre est une reprise d’une chanson autobiographique du bluesman Louisiana Red.

1968 – Wonderland / Moscow. Groupe d’origine allemande formé de musiciens allemand et anglais venus de diverses formations notamment les Rattles avec Achim Reichel guitariste de la première époque. Ce rare single publié en France nous montre un de leurs plus intéressants titres.

1965 – Brian Poole & The Tremoloes / Time Is On My Side. Le groupe dont les connaisseurs se rappellent qu’ils furent signés par Decca en lieu et place des Beatles, ne se débrouilla quand même pas mal avec quelques bons succès à la clé. La France restera assez distante, aucun de leurs titres ne fut un succès chez nous. Quatre EP’s furent publiés, dont celui-ci quatrième et dernier de la série et aussi le plus rare. Il contient le titre qui réussit beaucoup mieux aux Rolling Stones, « Time Is On My Side ». Pour être honnête, en Angleterre où il ne sortit que sur la forme d’un EP avec le même contenu et une pochette différente, il est à considérer comme un mini-album. La pratique était assez courante chez les Anglais, on mettait en évidence quelques titres, parfois du contenu introuvable ailleurs, mais il n’était pas destiné à la base à conquérir le hit parade. Contrairement à la France qui le publia comme base de lancement  jusque vers 1967, cet honneur était réservé au single chez les Anglais.

1963 – Lou Monte / Pepino The Italian Mouse. Lou Monte est le bel exemple du chanteur dont le public français, du moins les plus anciens, connaît par coeur une chanson, mais dont il ne connaît absolument pas le nom du créateur. Ce chanteur italo-américain est une référence dans la variété humoristique américaine, un pendant d’Henri Salvador chez nous. Ce fut d’ailleurs lui qui popularisa un adaptation de cette chanson dans les pays francophones et en fit un de ses grands succès « Minnie Petite Souris ». L’original, chanté avec l’accent calabrais, vaut son pesant de trappe à sourire.

1961 – Ernie K-Doe / Mother In Law. Encore une de ces belles pièces de collection rare et recherchée parue sur le label London. Elle concerne un chanteur de r’n’b noir, Ernie K-Doe, assez populaire aux USA où sa chanson fut un succès et reprise par pas mal de monde. Si l’original fut complètement zappé en France, il est assez connu via les versions de Richard Anthony et Frankie Jordan sous le titre de « Belle Maman ».

1959 – Dave « Baby » Cortez / The Happy Organ. En 1959, le rock instrumental aux USA n’était pas uniquement l’apanage de Duane Eddy ou Johnny & The Hurricanes. Un artiste et organiste noir vint joyeusement faire la nique au reste avec un titre qui se hissa allègrement à la première place du Billboard, « The Happy Organ ». Publié en France par London, il fut loin d’atteindre les mêmes ventes qu’aux USA. Une assez belle rareté pour les intéressés.

1960 – Peppino Di Capri / Forget Me. Restons encore un peu en Italie. Malgré une discographie française assez abondante, Peppino Di Capri reste assez peu connu en France. Il débuta dans une catégorie poids plume du rock and roll à la sauce italienne derrière Adriano Celentano et Little Tony. Comme ses rivaux, il lui arrivait de chanter en anglais. Comme ce titre sur ce premier EP français, que l’on peu considérer en regardant le clip comme un sommet du kitsch.

1966 – Bob Kuban / The Cheater. Sous ce nom se cache le groupe Bob Kuban & The In-Men , Kuban étant le meneur et batteur de la bande. Cette chanson fut son seul hit, Il fut publié en France la même année sous forme d’un EP qui ne mentionne que le nom de Bob Kuban, mais ne rencontra aucun succès. Dans cette histoire d’infidélité, ironie du sort, le chanteur du groupe fut tué par l’amant de sa femme en 1983.

1969 – The Guerillas / Lawdy Rolla. Cette production française très rare et très peu connue est le fait d’un groupe dans lequel on trouve Manu Dibango, qui vient de décéder R,I,P., pas encore le saxophoniste très connu. Musique d’inspiration africaine, elle est un des prémices de certains de ces artistes du cru qui acquirent une certaine célébrité par la suite. En face B figure une reprise en anglais de « Ne Me Quitte Pas » de Brel.

En passant

Bas nylons et inspirations pour scarabées

 

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Nous allons revisiter la discographie des Beatles par le petit bout de la lorgnette. Comme la plupart des artistes, ils n’ont pas dès le début interprété un répertoire contenant exclusivement leurs propres compositions. La plupart d’entre vous savent qu’ils furent pendant longtemps, entre 1960 et 1962, une des attractions du Star-Club à Hambourg. Nous possédons quelques témoignages sonores de cette époque, particulièrement les bandes qui furent enregistrées en 1962 et qui sortirent en 1977 sous forme d’un double album, par ailleurs d’une qualité sonore assez moyenne. La presque totalité du contenu sont des reprises d’une multitude de chansons crées par d’autres artistes. Un autre témoignage existe, datant de 1961 pour le compte des disques Polydor, dans lequel ils servirent d’accompagnateurs pour le chanteur Tony Sheridan. Deux titres enregistrés pendant ces sessions sont exclusivement le fait des Beatles « Ain’t She Sweet », reprise d’un vieux standard du jazz, chanté par Lennon et « Cry For A Shadow », un original et instrumental composé par Harrison, le premier titre original des Beatles jamais enregistré par une maison de disques. Les enregistrements lors de leur audition chez Decca complètent l’aperçu, on y retrouve aussi une pléiade de reprises et trois originaux qui ne seront pas vraiment exploités par eux, mais donnés en cadeaux à d’autres artistes. Un point important se trouve dans  les enregistrements réalisés pour la BBC, dès qu’ils furent célèbres. Comme beaucoup d’enregistrements pour la télévision, surtout ceux diffusés en direct, l’artiste enregistrait une autre version de ses succès, ou alors des chansons ne figurant pas dans le répertoire. Ensuite, lors de retransmission, il l’interprétait sur le playback de ces enregistrements. Ainsi on avait l’impression que c’était du direct, la version étant différente de celle du disque. Cela évitait les éventuels ennuis qui pouvaient avoir lieu lors d’un direct ou de la réalisation de l’émission. Autre avantage non négligeable, les bandes restent pures sans les applaudissement ou les cris de fans qui viennent parfois fausser un vrai live. Les techniciens de la BBC connaissaient bien leur boulot et quand plus tard ces enregistrements sortirent officiellement, on ne put que constater leur qualité, même s’ils sont en mono. Etant donné que les Beatles apparurent de nombreuses fois à la télévision, il y avait de quoi remplir le catalogue en nouveautés qui ne l’étaient pas vraiment, excepté les titres qui n’ont jamais fait l’objet d’un enregistrement en studio. Il y en a quand même quelques uns. On vit aussi apparaître bien plus tard quelques bandes qui concernent les Quarrymen, une première mouture des Beatles à partir de 1956, dans laquelle on retrouve les ébauches de quelques chansons qui deviendront des originaux bien plus tard. Ces enregistrement sont très anecdotiques et furent enregistres sur de petits magnétophones de qualité discutable. A part les enregistrements Polydor, la plupart furent confinés longtemps dans les productions pirates, une trentaine d’années pour la plupart.
Nous allons nous intéresser à ces titres, ceux qui nous montrent que même quand ils étaient au sommet de leur gloire, il ne dédaignaient pas glisser quelques reprises à côté de leurs plus célèbres titres. C’est un aspect que les connaisseurs n’ignorent pas, mais ce n’est de loin pas le cas de tout le monde. Même dans certains cas, ils ne reconnaîtraient pas qu’il s’agit des Beatles. Je me limite à un choix d’une quinzaine de chansons.

Sans doute un des plus exceptionnels documents sur les Beatles. Ils sont capturés lors d’un concert à la « Cavern » en 1962. Ils interprètent « Some Other Guy » (en deux prises), « I Saw here Standing There » (un extrait), « One After 909 », « Kansas City ».

Live At The BBC

1963 – I Got a Woman, créé par Ray Charles qui était pratiquement incontournable dans le répertoire d’une multitude d’artistes.

1963 – Too Muck Monkey Business, créé par Chuck Berry. Un autre des ces artistes américains dont le répertoire était presque inépuisable pour fournir des reprises.

1963 – Young Blood, créé par les Coasters. Toujours issu du répertoire noir, ils avaient déjà puisé dans leur répertoire pour l’audition Decca.

1963 – A Shot Of Rhythm And Blues, créé par George Alexander. Une autre de ses chansons « Anna » figurera sur leur premier album.

1963 – Sure To Gall, créé par Carl Perkins. Ce n’est pas sa chanson la plus connue, mais les Beatles avaient l’air de beaucoup aimer ce monsieur. Plusieurs de ses chansons figurent dans leur répertoire.

1963 – Keep Your Hands Off My Baby, créé par Little Eva. Cette chanteuse était très en vogue avec son « The Locomotion ».

1963 – Soldier Of Love, créé aussi par George Alexander. Ce chanteur était très prisé par les Anglais, les Rolling Stones reprendront « You Better Move On »

1963 – That’s All Right Mama, créé par Arthur Crudup (et non pas Elvis Presley), mais c’est bien par la version de Presley dont ils s’inspirent.

1963 – Crying, Waiting, Hoping, créé par Buddy Holly. ils reprendront « Words Of Love » plus tard.

1963 – The Honeymoon Song, créé par Mikis Theodorakis, mais popularisé par l’Italien Marino Marini. Une de ces incursions que faisaient parfois les Beatles dans des chansons qui échappaient un peu à leur mentalité de rockers.

1963 – Lucille, créé par Little Richard. Aussi un de ces titres incontournables dans le répertoire des groupes anglais, du moins sur scène.

1963 – I Got To Find My Baby, créé par Chuck Berry. Un morceau où ils sont parfaitement à l’aise.

1963 – I Just Don’t Understand., créé par Ann-Margret. Ce n’est pas la chanson que l’on s’attendait le plus à trouver chez les Beatles.

1963 – Nothin’ Shakin’, créé par Eddie Fontaine.