En passant

Vinyles en fusion (216)

Intéressons-nous un peu à l’Europe des seventies et ce qui fut son fond musical, principalement distillé par la radio et la télévision. Les temps changent et les modes aussi. La pop est ses dérivés plus commerciaux dominent. Mais on voit aussi poindre des nouveaux styles comme la hard rock, le disco, le punk. La France abandonne passablement la reprise des hits anglo-saxons, on se veut un peu plus personnel avec des compositions originales. Il arrive quelquefois qu’un artiste local se positionne au plan international, le plus bel exemple sera Abba. Mais le marché reste largement dominé par par les chanteurs anglais ou américains. Voici à partir de 1970, mois par mois, des titres qui furent incontestablement populaires dans leur version originale pour le mois en question.

1972

Juillet 72 – The Sweet – Little Willy

Août 72 – Neil Diamond – Song Sung Blue

Septembre 72 – Hot Butter – Pop Corn

Octobre 72 – The Sweet – Wig Wam Bam

Novembre 72 – Gilbert O’ Sullivan – Clair

Décembre 72 – Slade – Gudbuy T’Jane

Documents

Des demoiselles francophones peu connues durant les sixties

La pop en version étrangère

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.

Non Ne Lui Dis Pas, version française Les Chaussettes Noires, 1962
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Version originale par Dick and Deedee, 1961

Des Roses Rouges Pour Un Ange Blond, version française Lucky Blondo, 1965
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Version originale par John Laurenz, 1948

Qu’elle Est Belle, version française par Mireille Mathieu, 1966
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Version originale par Brenda Lee, 1965

Des chansons tradition folk de partout

La musique est le plus beau lien entre les cultures. Qui écoute celle des autres n’a pas envie de leur déclarer la guerre.

Sodade – Cesária Evora (Cap Vert)

La Valse D’Amélie (Musette) – Elena Stenkina (France)

Wild Colonial Boy – Brothers Four (Australie)

En passant

Music Emporium (32)

Seventies suisses suites…

Country Lane. Suite des publications du label Splendid avec ce qui est le troisième album du label qui se hisse dans le monde international des collectors. Il s’agit du groupe Country Lane, un autre groupe local. Des trois albums publiés par le label, c’est sans doute celui qui approche le plus de la musique progressive à l’anglaise. On y retrouve quelques plans musicaux qui auraient pu être extraits d’une de ces galettes enregistrée par un de ces mastodontes anglais. L’album ne contient que des titres originaux. Sans doute publié à une époque où le label commençait à avoir des difficultés financières, il ne fut publié aucun single. Par contre, l’album fut repris sous licence par le label français Explosive, label assez éphémère qui publia aussi des albums de blues et de jazz. C’est le seul album Splendid dont une édition originale d’époque peut se décliner en deux versions, ce qui fait qu’au niveau collectors il est un peu moins coté que les autres, surtout dans la version française. A ma connaissance, les membres du groupe n’eurent aucune autre aventure musicale ultérieure significative, excepté une ou deux retrouvailles. Le disque existe en rééditions plus ou moins officielles, dont un CD vraiment officiel en 2000 remixé par leur producteur et fondateur de Splendid, Jean-Pierre Louvin, décédé depuis. Voici cet album en intégralité.

With A Sweet Whistle To My Ears.

It’s Only Your Memory Playing Just The Thought Of A First Love.

Substratum.

In The Morning Sun.

Good Old Time.

The Disgusting Story Of The Captain Bloom.

Part one : Song To Ivan.

Part two : Letter To A Friend.

Part three : Captain Bloom.

Lilliput’s Safari.

Greenwich Park – Dans ce que l’on peut encore considérer comme faisant partie de la pop et publié par Splendid, à l’exception des publications étrangères sous licence, voici un dernier groupe, Greenwich Park. C’est une sorte de gag du producteur qui annonce sur la pochette que c’est le plus mauvais disque qu’il ait produit. Plutôt que de l’acheter, il est conseillé de le voler quand le vendeur a le dos tourné et éventuellement de l’offrir à votre petite amie si vous avez envie qu’elle vous quitte. Il contient une version du célèbre « Tobacco Road », il est vrai que ce n’est pas la meilleure version que j’ai entendue. Il est malgré tout devenu un petit collector avec le temps.
Ceci termine la revue du label Splendid. Cinquante ans après, il en reste encore quelques cendres, trois albums et quelques singles recherchés par les collectionneurs. C’est un bel exemple d’un amateur de musique qui décida d’apporter sa pierre à l’édifice en faisant autre chose que de rester dans son coin. La culture a besoin de ce genre de personnes.

Tobacco Road.

I Went To My Baby.