Vendredi en nylon (13)

Disques que j’écoute et pochettes que je regarde depuis au moins 35 ans

Dans mes découvertes à la fin des années 60, il y a deux groupes qui ont gagné une entrée permanente dans mes écoutes. Si les groupes pop de cette époque faisaient surtout de la pop, deux on apporté quelque chose de nouveau, ils annoncent déjà le mouvement punk. Et ils sont les deux de Détroit. Et puis c’est le genre de bruit que j’aime bien écouter…

Assez peu de groupes sont apparus et devenus des icônes sur le marché en proposant un album en live. C’est le cas de MC 5 avec un truc très chaud. Groupe extrêmement politisé et censuré, de gauche bien entendu, ce qui en Amérique correspond à être qualifié de toutes sortes de noms que je ne reproduirai pas ici. Musicalement c’est très inattendu et pourtant leur musique deviendra une référence. De ce délectable album, un des titres les plus remuants dans une autre version live.

Le suivant suit un peu la même démarche, mais en à peine moins soft, du moins sur disque car sur la scène le chanteur emblématique Iggy Pop n’a pas la réputation de s’endormir. C’est bien sûr des Stooges dont je parle. Comme pour MC 5 cette musique ne m’a jamais lassée en bientôt 50 ans. Je n’écoute pas que cela, mais j’écoute souvent.

The Frost en relativement bien connu en France grâce à « Rock And Roll Music » qui n’a rien à voir avec le titre de Chuck Berry / Beatles. Sur le troisième album figure un titre que j’adore juste parce que je trouve que l’intro à la guitare est la plus belle que je connaisse, 2 minutes de félicité joué par un garnd guitariste Dick Wagner.

L’Allemagne jusque là pas mal en retrait sur la scène internationale commença à produire des groupes très intéressants à la fin des années 60 et lui conférer un statut particulier. Un exemple auquel je suis resté très fidèle Amon Düül II. Musique bizarre qui fait voyager l’esprit, chose qui manque énormément dans la musique actuelle hélas!

Il fallait bien que j’aille faire un tour vers cette musique orientale qui devenait à la mode. Comme toute musique ayant une base religieuse, c’est plutôt paisible et planant. Sans être un adepte des vaches sacrées, je trouve que de temps en temps et encore maintenant, ça repose l’esprit.

Je n’ai jamais été un inconditionnel du groupe, mais j’aime bien l’album avec la banane. Chanson sexuelle et fétichiste avec des relents de musique celtique, j’imagine que cette Vénus en fourrure a régalé plus d’un adepte de SM. C’était quand même assez carabiné pour l’époque.

Aussi un truc pas piqué des hannetons, un orgasme progressif chaud devant et joli fond musical , ce groupe a par ailleurs fait de très belles choses par la suite !!!

La première fois que j’ai entendu ça, j’ai cru que c’était les Yardbirds dans une de leurs explorations musicales, la voix du chanteur est presque la même. Mais non c’était bien Godz un très intéressant groupe expérimental qui va au mental.

Une de mes éternelles rengaines popisées

Je suis amoureux depuis longtemps de cette Caroline là, pas celle de Monaco!

L’un des plus succulents pot plus que pourris que je connaisse, absolument délicieux !

 

Bas nylon et train fou

Ce train qui gronde 

La plus grande catastrophe ferroviaire française, qui fit au moins 400 morts le 12 décembre 1917, est presque passée inaperçue pour cause de censure militaire. Elle survint en Savoie dans la vallée de la Maurienne. Si elle fait partie du secret militaire, à fin 1917 rien n’est encore vraiment joué, c’est qu’elle transporte des soldats qui reviennent du front italien, pays qui fait alors partie des alliés, envoyés pour renforcer l’armée italienne après la défaite de Caporetto en octobre 1917. La situation s’étant stabilisée, on a estimé que l’on pouvait renvoyer au pays des troupes françaises. Le général chef de l’armée française en Italie, décide de leur accorder une permission au pays pour les fêtes de Noël. Plusieurs trains par vagues de 600 hommes sont organisés à partir de la fin novembre. C’est l’un d’entre eux, celui qui partit le 21 décembre, qui causa l’accident.

Le rares articles faisant référence à l’accident en 1917

Le tunnel du Mont Cenis côté Modane lors de son cinquantenaire

En 1917, le réseau ferroviaire est déjà pas mal développé. Comme dans pas mal de pays la traversée des Alpes a été un point sensible pour le passage des lignes. Chacun l’a résolu à sa manière, mais le principe commun a été de d’amener les voies à un endroit où la montagne était la moins longue à percer, ce qui impliquait souvent de faire monter les trains par des rampes d’accès à des altitudes sensibles. C’est le cas notamment pour le Gotthard et le Lötschberg en Suisse, du Simplon côté Italie, et plus tard pour la ligne du Somport qui franchit les Pyrénées en longeant la vallée d’Aspe et qui rejoint l’Espagne. Dans le cas qui nous intéresse ici, c’est le percement du tunnel de Fréjus ou Mont-Cenis entre l’Italie et la France qui sera indirectement la cause du drame. Son percement a été décidé dans les années 1850 pour offrir une liaison avec l’Italie et Turin (alors royaume de Sardaigne à cet endroit) sans descendre et passer par le rivage méditerranéen. Evidemment on a cherché le point le plus idéal pour son percement, mais il a quand même fallu percer 13688 mètres de roche, entre 1857 et 1871, et monter à plus de 1000 mètres d’altitude. Et avec les moyens de l’époque encore rudimentaires, la dynamite n’existe pas encore lors du début des travaux.

La vallée de la Maurienne avec Saint-Michel au fond

Le décor est planté. Donc, ce fameux jour un train de 17 wagons plus de 530 tonnes et 1200 soldats est acheminé vers la gare de Bardonnèche. A partir de là, pour faciliter l’ascension de la rampe, le train est scindé en deux jusqu’à Modane. Dans cette gare, il sera reformé en un seul train. A quelque part le train c’est comme le vélo, assez pénible dans les montées beaucoup plus facile à la descente. C’est une des raisons de la réunion en un seul convoi, il va redescendre côté français.

Il faut parler un peu de ce train et de sa configuration, car c’est cela qui va conduire au drame. Les wagons qui transportent les soldats sont en bois et appartiennent au Ferrovie Stato, c’est à dire les trains italiens. Ce sont des wagons voyageurs de divers types et classes, il y en a dix-sept et deux fourgons, le train fait environ 350 mètres de long. Toutes les voitures sont équipées de freins automatiques, mais ils sont en service seulement sur les quatre premières voitures, cinq serre-freins sont répartis sur le reste du convoi, ce qui fait un bonhomme tous les trois wagons. L’emploi de serre-freins était chose encore courante à l’époque, car tous les voitures n’étaient pas pourvues de freins automatiques. Ces voitures étaient reconnaissables à ces petites guérites dans lesquelles prenaient place un employé chargé d’actionner manuellement le frein à la demande du mécanicien de la locomotive par actionnement du sifflet de cette dernière et selon un code défini. Dans le cas présent, les voitures avaient la possibilité d’un freinage manuel qui se trouvait d’un côté ou de l’autre vers la plateforme où se trouvent les attelages, pas de petite guérite. Bien que beaucoup plus discret aujourd’hui, la possibilité d’un freinage manuel existe toujours, en général caché derrière un panneau.

Il est 21h30 à Modane. En attente de la formation de leur trains, les soldats s’égaient dans la localité en faisant ce que pas mal de soldats font en permission, aller boire un coup. Vers 23 heures tous les hommes en état plus ou moins lucide, sont pratiquement rassemblés dans le train prêt à partir. Quelques retardataires, une dizaine, s’égareront dans la ville, il ne savent pas encore ce à quoi ils échappent.

Vers la locomotive ça discute sec. Le mécanicien, l’adjudant Girard, qui connaît la ligne refuse de partir si une seconde locomotive n’est pas attelée au train. Il se méfie des wagons italiens dont il assure que les freins sont « bricolés ». Arrive un de ces galonnés avec sa casquette qui doit l’empêcher de s’oxygéner le cerveau, le capitaine Fayolle commandant du trafic. Il intime à Girard l’ordre de partir sous peine de passer en conseil de guerre. Girard, un soldat malgré tout, obéit et met sa machine en marche. Il est 23h15, le train va s’ébranler.

Le descente après Modane affiche parfois de pentes de 30% sur plus de 17 kilomètres, ce qui est assez considérable quand vous avez plus de 500 tonnes qu’il faut retenir dans la descente. Au début tout se passe bien. Dans le train c’est la fête, il y a sûrementencore quelques bouteilles qui circulent, la fumée des pipes et celles des cigarettes font concurrence au panache de la locomotive, bien sûr tout cela est peu visible de l’extérieur car il fait nuit. Malgré tout, on remarque que le train file à belle allure, les plus optimistes ou les plus ivres pensent que l’on sera d’autant plus vite à la maison. Au bout d’un moment, les passagers se rendent comptent que le train va quand même un peu trop vite, même de plus en plus vite, petit à petit les rires font place à l’inquiétude.

Dans la locomotive, le mécanicien est un des seuls à apprécier la situation à sa juste valeur. Malgré les freins de la locomotives serrés et les appels répétés aux serre-freins de faire leur travail, le train ne ralentit pas, au contraire il va de plus en plus vite. On estime que le train a atteint la vitesse de 130 km/h alors que la vitesse est limité à 40 km/h sur certains tronçons.

La suite on ne la connaît que par les témoignages de quelques survivants.

Il semble que dans un premier temps des wagons sont sortis des rails mais continuent leur voyage entraînés pas le reste du train et rebondissant sur le ballast. A ce stade, il y a déjà des victimes, certains sautent dans le vide. C’est vers le pont dit de la Saussaz qui traverse la rivière l’Arc, un peu avant Saint-Michel-de-Maurienne que le train déraille complètement. Tel un gigantesque accordéon qui se referme sous les mains d’un musicien diabolique, le sort va frapper. Les wagons s’encastrent les uns dans les autres en un indescriptible chaos qui obstrue la brèche rocheuse dans laquelle passent les rails, fermant le piège. Un incendie s’allume dans la nuit, tandis que des sabots de freins chauffés au rouge luisent comme pour prouver qu’ils avaient fait l’impossible.

On voit sur cette image l’endroit de l’accident marqué par des croix. L’usine en bas est une fabrique de pâtes alimentaires qui servit d’infirmerie

Vue depuis l’autre côté. C’est dans la gorge au premier plan après le pont pédestre que les wagons s’encastrèrent les uns dans les autres

Décrire ce qui s’est passé ensuite relève du voyeurisme macabre. Il y a des morts, des agonisants, des blessés plus ou moins grave, plutôt plus, des cris, des lamentations. Il fait froid, il gèle, des êtres hagards, des zombies, cherchent le fin du cauchemar à la lueur des flammes qui éclairent la tragédie. Suis-je encore en vie ou suis-je mort ?

Il y a des explosions, des grenades emmenées en douce dans les bagages, éclatent en ajoutant quelques malheurs de plus.  C’est étrange comme les engins de mort peuvent parfois fasciner.

L’incendie gagne du terrain, certains s’amputent d’un membre coincé dans les débris pour échapper aux flammes. D’autres ne peuvent rien faire, ils sont coincés, pour eux les flammes de l’enfer c’est pour bientôt ou maintenant. Une odeur de chair brûlée pénètre dans les narines des survivants, mais qui peut vraiment la reconnaître parmi ces esprits que la folie guette ?

Des secours arrivent, quelques personnes des environs, quelques pompiers, mais que peuvent-t-ils faire pour soulager les victimes, ils n’ont pas vraiment de moyens, de matériel, et qui peut organiser un semblant d’ordre pour éviter de faire n’importe quoi ?

Au petit jour, on commence de se rendre compte de l’ampleur de la catastrophe. Il y a des morts partout, c’est un charnier. En un instant il y a eu plus de cadavres que dans n’importe quelle autre bataille de cette foutue guerre.

Les photos qui existent encore sont rares et assez répétitives, mais elle montrent mieux que les mots la violence du choc

Dans l’immédiat on comptabilisa au moins 400 morts, puis dans les jours suivants décédèrent au moins 300 autres personnes des suites de leurs graves blessures ou n’ayant pas pu être soignées rapidement. On avance de manière assez sûre plus de 700 morts, mais du fait de la censure on ne connaît pas le nombre exact et surtout on ne chercha pas trop à savoir et ceci pendant très longtemps.

Il faut toujours tirer un bilan quand il se produit quelque chose de monstrueux. Celui de l’accident est plutôt teinté de silence. Le principal responsable, celui qui avait donné l’ordre au train de partir, ne semble jamais avoir été inquiété. Des cheminots passèrent, discrètement, en conseil de guerre dont le conducteur rescapé, on les acquitta tous. C’est bien le moins que l’on pouvait faire. L’armée n’avait pas du tout avantage à une trop grande publicité autour de cette tragédie et pour une grande part elle est noyée dans les faits de guerre.

Un monument fut quand même érigé au cimetière local en 1923 par le ministre Maginot, oui celui qui pensait sauver la France en faisant construire la ligne qui porte son nom. On mentionna le nombre de 425 morts, le nombre qui semble correspondre à ceux décédés immédiatement lors de l’accident. La monument mentionne « morts ensemble pour la patrie », pour la connerie serait un terme plus juste. La guerre est assurément faite de morts inutiles, mais il en est certaines qui sont plus inutiles que d’autres. 

Source Gallica, BNF, DP

Vendredi en nylon (12)

Chansons que j’écoute et pochettes que je regarde depuis au moins 45 ans.

A partir de 1969, on peut dire que j’achète rarement, ce qui ne veut pas dire jamais, un disque qui a un succès commercial. Je vole de découvertes en découvertes et je n’ai jamais arrêté. Evidememnt la musique est plus sélective, je commence à fréquenter avec mes oreilles  des musiciens d’une autre carrure. 

Je suis assez partagé sur Black Sabbath et l’ensemble de sa carrière, mais cela avait rudement bien commencé et ça s’écoute encore.

J’ai toujours été un amateur de folk, mais un des groupes qui m’a définitivement attiré vers cette musique, c’est bien Pentangle, réunion de grands musiciens et une jolie voix. Je n’ai jamais cessé de les écouter.

Ah oui bien sûr il y avait aussi Led Zeppelin, une plutôt bonne réunion de quelques petits doués avec quand même la voix de Robert Plant qui domine le tout. Une de mes préférées…

Ten Years After a toujours, du moins pour les 4 premiers albums, été un de mes groupes préférés. Je trouve que c’est une belle alchimie de musiciens très pointus, d’ailleurs ils fonctionnent assez comme un orchestre de jazz, l’individualité n’est pas bannie. Et puis Alvin Lee était un sacré guitariste, si vous voyez les nuages passer dans le ciel à toute vitesse, c’est sûrement lui qui joue de la guitare là-haut!

Un truc indémodable. Un souvenir indirect aussi, j’ai fait une belle noce à Paris avec le cousin du chanteur Alan Wilson. 

Voilà l’histoire belge du jour vous vous souvenez de Wallace Collection ? Un joli mélange de soft pop et de classique. Je ne me suis jamais lassé de cette « Serenade ». Et je puis vous promettre que c’est efficace. Plus de 20 ans après sa sortie, j’ai dansé là-dessus avec un dame que je draguais. A la fin du disque elle a merveilleusement trouvé une suite :  « il faut que tu me montres où est ton lit! »

Une chanson que j’écoute depuis très très longtemps en de multiples versions. Mais une des mieux torchées c’est quand même celle-ci.

Pour moi Pink Ployd c’est surtout la première époque, après j’aime moins. Je possède à peu près tous les albums mais je ne les écoute pas ou peu. Par contre les deux premiers alors là ça tourne. Un de mes préférés sur le deuxième album.

L’albinos de service et un monsieur que j’ai suivi un peu toujours. Sans négliger de revenir à cette fameuse version du standard popularisé par Muddy Waters.

Evidemment autour de 1970, il était difficile de se passer de Frank Zappa, même encore aujourd’hui je ne sais pas faire, comme dirait un Belge de mes connaissances.

Je me souviens très bien j’avais trouvé l’album dans une grande surface, je me demande bien ce qu’il foutait là, car c’était vraiment pas de la musique pour minettes! Je n’ai pas tout de suite compris l’allusion érotique de la pochette, mais bon le contenu ça m’a marqué au fer rouge. Si si, je peux vous monter, j’ai encore les cicatrices….

Vendredi en nylon (11)

Les nouveau mots de la langue française

Je trouve que notre belle langue manque de mots, alors en voici de nouveau avec leurs définitions

Nénénuphar : sein en forme de plante aquatique

Pèresonne : père de famille absent

Porctable : téléphone mal entretenu

Embouteillâge : personne âgée peinant à circuler

Ouraregan : violente tempête se produisant très rarement

Je vais rétrécir un peu le champ de mes écoutes, en ciblant ce que j’écoute depuis au moins 45 ans ce qui nous amène jusqu’en 1972. La tournant des années 60-70 est une extraordinaire période musicale, la musique devient autant un divertissement qu’une exploration des sons tous azimuts. Je dirais que tous les coups sont permis!

En cherchant mes titres favoris dans la discographie des Doors, je pourrais en faire une liste en écartant les bras comme le font le pêcheurs quand il parlent de l’extraordinaire prise qu’ils ont faite, longue comme ça! Néanmoins un des mes favoris pour les jours étranges…

A l’automne 1969, je fus subjugué  par un groupe anglais Steamhammer et un album « Reflection » rempli de pépites. Assurément un album record dans mes écoutes. Un joli son assez aquatique et pratiquement que des titres originaux. En voici un titre , repris plus tard par Status Quo dans un version assez morne.

Après leur première époque avec Denny Laine, les Moody Blues créent des albums très jouissifs et musicalement parfaits. Sortir un titre ou l’autre de ces albums est une gageure, j’écoute en fait tous leurs albums. Je suis persuadé que l’on parlera encore de leur musique dans 100 comme on parle de Beethoven maintenant. Un exemple de leur maestria, ah si les rappeurs pouvaient nous faire de trucs comme ça, mais bon il faut avoir un certain niveau musical…

En musique je ne suis pas un lâcheur, quand un artiste a fait quelque chose qui me plaît, je le suis fidèlement. Il se peut que la suite ne m’intéresse pas, mais j’ai au moins essayé. Si j’avais juste abandonné Procol Harum après leur hit planétaire juste parce que ça ne passait plus à la radio, j’aurais certainement loupé un monument qui fait ressembler la pyramide de Kéops à une boîte d’allumettes. Alors écoutons un titre, moins facile d’accès que leur hit, mais tout aussi beau. On reparlera de ce groupe dans ces colonnes, c’est sûr!

Bien que la version de Santana soie plus connue, il faut rappeler que l’original est de Fleetwood Mac période Peter Green qui l’a composée. Je ne déclarerai pas la guerre pour savoir laquelle est la meilleure. Je dirai juste que je préfère l’original, plus brute, plus blues, celle de Santana est juste latinisée. Je reste toujours persuadé que Peter Green est un sacré guitariste et qu’il n’a rien à envier à Santana, sinon d’être moins aimé.

Au paradis j’imagine que les anges doivent chanter ainsi, le grand Tim Bucley que j’avais découvert par hasard sur une compilation allemande dédiée au fameux label Elektra. Une chanson que je classe sans hésiter dans les immortelles.

Un groupe que j’ai toujours bien aimé, mais de tous leurs disques c’est celui qui me charme encore.

Ces belles petites trouvailles que l’on fait quand on veut bien prendre la peine de les écouter chez le disquaire.

Taste qui nous fit découvrir un guitariste de première, Rory Gallagher. J’aime bien ces morceaux de musique pop qui frisent avec le jazz, succulent!

Love et toute la magie d’Arthur Lee

Bas nylon et un certain Jules

 

Ne serait-ce que par la chanson de Joe Dassin, tout le monde a entendu parler de la bande à Bonnot. Le personnage central, Jules Bonnot, n’est pas tout à fait un criminel comme les autres. Si certains de ses comparses hors de sa bande agissent essentiellement par esprit de lucre, lui est fortement imprégné d’anarchisme. Il s’est même marié et a eu des enfants. Il n’est pas né anarchiste, il a joué le jeu comme beaucoup de monde, tenté de gagner sa vie honnêtement. Il a un don, c’est un très habile mécanicien. Malgré tout, il est un syndicaliste très militant, il a les patrons dans le nez et le fait savoir. Il sera renvoyé de plusieurs places de travail, suite à son militantisme. Sans emploi et de plus cocufié par sa femme, il vit de petits casses et se spécialise dans l’ouverture des coffres-forts en ayant comme couverture de petits ateliers de mécanique dans lequel il répare des véhicules… qui lui servent la nuit pour aller faire des casses. Ceci se passe à Lyon en 1906 – 1907.

Ses convictions politiques ne tarissent pas, il fréquente toujours les milieux anarchistes. Ce sera dans les mouvances extrémistes de la capitale  française qu’il recrutera les membres de sa bande. On ne sait finalement qu’assez peu de choses de lui, il n’a jamais écrit ses mémoires, et pour cause. Ce que l’on sait, c’est ce qu’il voudra bien dire de lui à ses connaissances.

Voilà très brièvement tracé un portrait de Bonnot, ses débuts dans le métier dira-t-on.

En décembre 1911, Bonnot n’est encore qu’un bandit comme les autres, déjà en mal avec la police, mais pour laquelle il n’est pas encore une priorité. Il lui manque une chose, la célébrité et elle va venir le 21 du même mois.

Dans son genre, il sera un innovateur. Le premier casse en automobile médiatisé de l’histoire, c’est à lui qu’on le doit. C’est le premier western dans les rues de Paris avec une voiture volée, une Delaunay Belleville. Elle s’arrête, attaque un encaisseur rue Ordener, et repart. La police à beau arriver au triple galop, mais oui ils sont encore à cheval, mais les bandits, eux, sont déjà loin.

L’affaire eut un grand retentissement. Pour l’époque ce serait un peu comme si on braquait aujourd’hui une banque avec un drone. Je suis sûr qu’il y en a qui ont déjà cette idée derrière la tête. Pour ma part, je me conterai d’aller tirer du pognon avec ma carte, même si elle est modestement garnie.

Mais restons en 1911 et voyons le lendemain ce qu’en disait une partie de la presse à travers le « Petit Parisien », à travers les certitudes, les doutes, les bobards.

 

C’est dans une voiture de ce style que Bonnot et sa bande se déplacèrent ce fameux 21 décembre

Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui Bonnot exerce encore une certaine fascination, voire même de l’admiration. Chaque mouvance politique a ses héros, même s’il ne s’agit pas toujours de personnages très fréquentables. Bien des gens voient en Bonnot une anarchie qui dérive vers le banditisme. D’un autre côté, on mesure plus le poids de ses actes en les mettant dans la balance qui mesure le poids des inégalités sociales de la Belle Epoque. Dans les extrémités, il y a ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien, et ceux qui n’ont rien en veulent un peu plus. Réduire l’anarchie à un glissement vers le banditisme est un raccourci qui ne fait pas appel à son essence réelle. Elle veut réduire la différence des classes et surtout supprimer les exploiteurs. Notre ennemi c’est notre maître, disait l’un d’entre eux. Que l’on soit riche ou pauvre, l’ennemi supposé se trouve bien évidemment à l’opposé, mais chaque bord à tort de vouloir provoquer l’autre. Malheureusement certains patrons, pas tous, ont honteusement profité, assez pour donner des arguments à l’opposition. L’anarchie, elle, a aussi alimenté ce qui pouvait la faire renier par les modérés et surtout l’opinion publique. Le phénomène existe toujours, mais peut prendre selon les époques d’autres visages. On ne parle plus d’anarchie, c’est un mot démodé, mais l’idéal d’une société meilleure existe toujours. Bonnet ne restera qu’un bandit pour le plus grand nombre. Au final on peut au moins lui reconnaître d’être mort pour ses idées, mort qu’il ne semble jamais avoir eu peur de regarder en face. 

Un journal c’est une tranche de vie, même si un événement défraie la chronique, la vie continue. En parcourant les autres pages on se fait une idée plus précise de ce qui se passait à ce moment là. On me prête assez souvent une bonne mémoire, c’est sans doute un peu vrai, mais j’ai un truc qui n’est pas infaillible, mais qui aide bien. Je fais souvent une association d’idées. Par exemple, quand l’homme a marché pour la première fois sur la Lune, j’étais en vacances. Alors si on me demande où j’étais en vacances en 1969, eh bien je repense à l’histoire de la conquête lunaire. Je peux même préciser que mon tube de l’été personnel était celui-ci que j’écoutais sur la plage avec un mange-disques. Et aussi que j’avais dragué une fille qui s’appelait Irène. 

Un des gros tubes de l’été c’était celui-ci :

Mais revenons à notre journal. En lisant l’article avez-vous eu une idée du temps qu’il faisait lors du casse ? En lisant les nouvelles, on peut supposer qu’il ne faisait pas soleil. En effet, une tempête qualifiée d’ouragan sévissait sur la Bretagne. Comme Paris n’est pas si loin, quelques effets de cette tempête devaient se faire sentir sur Paris. Maintenant vous pourrez noter, même si de peu d’utilité, que le jour de l’attaque il y avait une tempête en Bretagne. Espérons que Bonnot n’avait pas oublié son parapluie…

Il n’y a pas qu’à la rue Ordener que ça pétaradait…

Une dernière cuite… 


Où l’on reparle d’anarchistes et d’un anarchiste au nom marrant…

Bientôt Noël, on va se faire une de ces bouffe!

Pour anarchistes en voie de reconversion…

Source Gallica, BNF, DP

Bas nylon et sable chaud

Cinéma

La Légion Etrangère a souvent représenté représenté une sorte de fascination pour les aventuriers de tous poils, du moins jusqu’à la fin des années 50. Dans une moindre mesure, cette fascination existe encore, mais on s’y engage aujourd’hui pour des raisons sans doute différentes. Dans les années 30, époque dans laquelle se situe le film dont nous allons parler, on pouvait y ajouter le goût d’une certaine aventure qui se résumait à découvrir des régions qui apparaissaient alors plutôt lointains comme le Moyen Orient et plus tard l’Indochine. A l’heure où l’on peut, à la seconde près, entrer en relation avec un correspondant à l’autre bout du monde cela peut faire sourire. Mais supposons un pays comme l’Algérie où la connaissance de l’endroit se résumait à un chameau avec un Bédoin sur une carte postale, l’imagination devait en travailler quelques uns, surtout ceux sans le sou. La Légion offrait alors un passeport et un transport tous frais payés pour aller humer l’odeur du sable chaud.

L’une des forces de cet organe, fondé par Louis-Philippe en 1831 rappelons-le, est aussi d’offrir une sorte de nouvelle virginité à l’engagé, faisant table rase de son passé, du moins pendant son temps de service. C’est une sorte d’armée dans l’armée obéissant à ses propres règles et surtout ouverte aux nationalités étrangères. Ce sont en quelque sorte des soldats professionnels qui seraient des mercenaires sous d’autres cieux. Voilà pour quelques repères, car mon propos ici n’est pas de retracer l’histoire de la légion, mais bien de planter le décor d’un film. Ce dernier se déroule en fait dans la Légion espagnole, un pendant de sa cousine française, fondée plus tardivement par Franco au début des années 20. L’appellation espagnole donne le titre du film.

« La Bandera » est un film de Julien Duvivier, déjà presque un vétéran du cinéma lors de sa sortie en 1934. Il s’inspire d’un roman de Pierre Mac Orlan dont Duvivier a racheté les droits après une discussion avec Jean Gabin lors du tournage de son précédent film, l’excellent « Golgotha », dans lequel il tenait le rôle de Ponce Pilate, tous deux sont passionnés par cette histoire. Gabin n’est pas encore tout à fait une star, mais il commence à être très connu, son rôle dans le film va faire monter la pression d’un cran. Pour Duvivier ce sera aussi un atout de plus vers sa renommée. On est un peu dans les histoires de famille, car Duvivier confie aussi un rôle à sa vedette de Golgotha, Robert Le Vigan. Pour le reste, les rôles principaux sont attribués à quelques noms connus ou vedettes en devenir de l’époque, Annabella, Margo Lion, Viviane Romance, Raymond Aimos, l’incontournable Gaston Modot et Pierre Renoir, le frère de Jean. 

Le plot

PIerre Gilieth a commis un meurtre à Paris et est recherché par la police qui offre une jolie prime pour sa capture. Il se réfugie en Espagne, à Barcelone, et tente de se refaire une santé. Il y rencontre une femme légère (Vivianne Romance) qui tente de le consoler alors qu’il se fait dérober son argent et ses papiers. Sans moyens d’existence, il a recours à un engagement dans la Légion ce qui a au moins a l’avantage de lui fournir une prime d’engagement pour parer au plus pressé. Il finira par partir dans le Rif combattre sous drapeau espagnol, dans une guerre qui est la première guerre vraiment anticoloniale. Il tombera follement amoureux d’une indigène (Annabella) qui donnera une couleur particulière à sa vie de légionnaire. Ce qu’il ne sait pas, parmi les légionnaires, il y a un indicateur de police et intrigant chasseur de primes (Robert Le Vigan) qui va tenter de percer son secret et encaisser la prime. 

Le film est avant tout un témoignage sur la vie des légionnaires, sans doute très impartial dans sa manière de présenter la vérité pour mieux la dénoncer. Il fait abstraction de toute considération politique, on se bat contre un ennemi sans savoir qui a tort ou raison. Duvivier se plait à inverser les clichés, Gabin qui est un assassin en devient sympathique, tandis que le Vigan, à la solde de la police est antipathique à souhait. Les indigènes apparaissent sous un jour serein, des victimes de la colonisation qui sont sans doute moins méchants que les envahisseurs. Assez étonnamment on peut apercevoir une danseuse avec les seins nus dans une scène du film. Même 80 ans après son tournage, il n’a pas pris de rides et conserve la saveur qui lui fit obtenir un grand succès lors de sa sortie. 

En résumé c’est un film qui mérite le détour, il a une certaine valeur de documentaire. On peut le mettre en parallèle avec un autre film de la même année « Le Grand Jeu » de Jacques Feyder interprété par Pierre Richard-Willm, Charles Vanel, Françoise Rosay, Georges Pitoëff. Ce film traite aussi de la vie des légionnaires, mais plus en toile de fond. Les années 30 auront quand même été une décennie remarquable pour le cinéma français. 

Interprétation

  • Jean Gabin (Pierre Gilieth, meurtrier légionnaire)
  • Annabella (Aïscha, la Slaoui)
  • Margo Lion (Planche-à-Pain)
  • Viviane Romance (La fille de Barcelone)
  • Génia Vaury (La fille du restaurant)
  • Claude May (La femme ivre)
  • Robert Le Vigan (Fernando Lucas, le mouchard)
  • Pierre Renoir (Le capitaine Weller)
  • Gaston Modot (Le soldat Muller)
  • Raymond Aimos (Marcel Mulot)
  • Charles Granval (Le Ségovien)
  • Robert Ozanne (Le tatoué)
  • Maurice Lagrenée (Siméon)
  • Louis Florencie (Gorlier)
  • Noël Roquevert (Le sergent dans le train)
  • Marcel Lupovici (Un légionnaire dans le fortin)
  • Robert Ancelin (Le lieutenant)
  • Raphaël Médina (Un légionnaire du fortin)
  • Pitouto (Le garçon d’étage)
  • Paul Demange (Le plaisantin)
  • Raymond Blot (Le patron de la maison de danse)
  • Eugène Stuber (Le voleur)
  • Robert Moor (Un légionnaire)
  • Jésus Castro-Blanco (Le sergent)
  • Reine Paulet (Rosita)
  • Little Jacky (Weber)
  • Philippe Janvier
  • José Casado

Autour du film

A l’origine le film était dédié à Franco, la mention sera supprimé lors de la guerre civile espagnole où il apparut comme un dictateur.

Dans les années 30, la télévision qui existait déjà de manière très confidentielle, avait fait des repérages pour une future diffusion de films à travers ce moyen. Un liste de plus de 200 films « télévisionnables » fut établie. Le film de Duvivier y figurait.

Après la guerre les affiches du film font abstraction du nom de Robert Le Vigan. Ce dernier a été condamné à 10 ans de prison pour faits de collaboration, de propagande, de positions violemment antisémites. Il fut un proche de Céline. Il s’exila en Argentine où il mourut en 1972 après avoir vécu chichement.

En dehors de toute polémique, il faut laisser à Le Vigan l’étoffe d’un très grand acteur. Il avait sans doute un grain de folie en lui, c’est parfois perceptible à travers ses rôles. Celui de Jésus dans « Golgotha » est absolument époustouflant. Mais dans le cinéma comme ailleurs, le grain de folie peut se ressentir comme une vertu. Où en serait l’humanité si quelques unes de ses légendes n’avaient pas eu ce grain de folie ?

Colette dit, après l’avoir vu jouer, que Le Vigan est un acteur « saisissant, immatériel, sans artifice, quasi céleste »

Vendredi en nylon (9)

 

Petites définitions

L’adolescence est le passage de l’âge de raison à celui de déraison 

Bien que l’adultère se consomme à deux, il est indispensable d’être au moins trois pour qu’il puisse avoir lieu

La météo est l’art de prédire le temps qu’il fera en lisant l’horoscope

La paix est un moyen de donner du travail à ceux qui préparent la prochaine guerre

Chansons que j’écoute et pochettes que regarde depuis au moins 50 ans

Je l’ai toujours considérée comme une des meilleures chanteuses françaises, jolie voix, bon répertoire, je suis tombé sous le charme de pas mal de ses titres, celui-ci n’est pas le moindre.

En musique l’une de mes facultés, c’est de pouvoir aimer un tas de trucs dans des styles complètement différents. En puriste je peux aimer Janis Joplin, Bille Holiday, Peggy Lee, et avoir une réelle admiration pour une chanteuse que l’on peut ranger dans la variété. C’est le cas pour Pétula Clark et quelques uns de ses titres. Une grande dame étonnante de longévité et de classe, presque 80 ans de carrière et toujours là. Chapeau! Sans doute mon meilleur souvenir d’elle ces cinquante dernières années.

Un autre de ces grandes dames pour laquelle j’ai un certain culte, Dalida. Il y a chez elle quelque chose que les autres n’ont pas. Je ressens comme un certain goût d’exotisme, exotisme un peu pacotille. Quand j’étais encore tout petit il était impossible de ne pas l’entendre à travers la radio. La première chanson dont je me souviens était « Bambino ». Quand on y regarde d’un peu plus près, sa discographie contient de belles et grandes chansons, pas forcément celles que tout le monde connaît. Et puis si je vous disais que que quand j’ai rencontré ma femme, elle ressemblait  à Dalida, me croirez-vous ?  Une de ses chansons pour laquelle je ne compte plus les écoutes…

Une parfum rose que l’on respire une fois et toujours.

A l’époque j’avais acheté son fameux « Ballade En Novembre ». Sur le même disque il y avait une autre chanson qui me plaisait « Les Enfants Tristes », que j’adorais aussi et que je ressors de temps en temps, en écoutant aussi quelques autres que j’aime bien. Cette chanson m’a marquée pour la vie, je crois que j’ai fait mon possible pour qu’il y ait le moins possible d’enfants tristes. Pour moi Anne Vanderlove est une grande dame de la chanson teintée de folk.

L’apparition de mecs comme Michel Polnareff a créé un souffle frais dans la chanson française. On passe du classicisme  de bon aloi de leurs grands interprètes à quelque chose de plus moderne, plus proche des jeunes et plus tourné vers une musique pop qui commençait à naître. J’ai toujours bien aimé son répertoire ou le disque suivant ne ressemble pas au précédent. Pour moi son chef d’oeuvre, c’est celle-ci

Que dire de Serge Gainsbourg… Eh bien en 1966,  il était musicalement en avance sur tout ou presque dans ce qui se faisait en France, même si ses disques se vendaient plutôt mal.

Bien qu’il s’agisse d’un titre anglais et d’un chanteur du même métal, le disque est une production typiquement française. En 1965, Barclay tente de redonner une seconde chance à son idole déchue, Vince Taylor. Il est prévu l’enregistrement d’un album avec quelques reprises. On recrute des musiciens assez connus dans les milieux rocks, des Anglais émigrés en France en fait, dont le fameux batteur des anciens Playboys de Taylor, Bobbie Clarke. Ils forment dans le but de l’enregistrement le Bobbie Clarke Noise, avec Johnny Taylor et Alan Bugby, transfuges de Johnny Taylor et les Strangers. Disons-le, Vince Taylor n’est pas au mieux de sa forme psychiquement, il se prend parfois pour Dieu ou un de ses prophètes. L’album sort accompagné d’un faux bruit de public soi-disant pour couvrir la mauvaise qualité de l’enregistrement selon certains, bien que la pratique ne soit pas rare à l’époque. En écoutant attentivement les titres, on est un peu décontenancé. Si l’on s’attend à trouver du rock and roll traditionnel, c’est clair, c’est décevant. Mais en étant un peu plus attentif, on peut déceler que c’est du rock progressif pour certains titres, un sorte de punk avec 10 ans d’avance. La folie de Taylor se retrouve dans ses vocaux complètement hallucinés. On peut gager que David Bowie quand il s’est inspiré de lui pour Ziggy Stardust, a sans doute écouté cet album. Justement à ce moment là, il avait séjourné en France, de passage en France à la Locomotive, si je me souviens bien. J’ai gardé pour l’écoute « My Baby Left Me », on est bien loin de la tranquille version de Presley!

J’ai été et je suis encore fan de ces instrumentaux style Shadows. J’aime ce son typique années 60. Il y en a quelques dizaines qui reviennent régulièrement quand j’ai envie d’en écouter et quelques uns très régulièrement dont celui-ci…

Eh oui encore et toujours Georges Chelon