Bas nylons et encore cette dame

 

Suite des photographies d’Annemarie Schwarzenbach, icône lesbienne, reporter et photographe suisse

Biographie dans article précédent

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Toutes les photos datent des années 1930, la date précise est inconnue.

Indes britanniques

L’Inde actuelle était placée sous domination britannique de  1757 à 1947 année de l’indépendance. Comme dans la plupart des empires coloniaux, le bienfait de cette occupation est encore aujourd’hui sujet à caution. Il est certain que si le territoire n’avait été qu’un vaste désert sans ressources naturelles, on n’y serait pas resté 200 ans, tout comme les Anglais n’auraient jamais fait du thé une boisson nationale.

 

L’Estonie actuelle, petit pays alors très peu connu. Un de ces pays baltes, qui par sa situation géographie, son climat, sa culture minoritaire, est malheureusement condamné à jouer les seconds rôles et être balancé d’une puissance à l’autre au gré des fantaisies des pays plus puissants. Elle échappe de justesse à l’emprise allemande qui perd la guerre en 1918, elle devient indépendante et reconnue internationalement comme telle pendant une vingtaine d’années. Elle est occupée par les Allemands en 1940, pour devenir plus tard une des républiques de l’URSS à la fin du conflit. Elle redevint indépendante en 1991, pour retrouver un semblant de démocratie, accentué depuis son entrée dans l’UE en 2004. Il paraît qu’aujourd’hui c’est un pays qu’il faut découvrir, on y est super bien accueilli par une population toujours souriante et très polyglotte.

Source Wikipedia, DP

Bas nylons et une chanson qui fait un tabac

 

 

 

 

 

 

 

 

Le meilleur atout pour une chanson, c’est de se faire repérer et être transposable dans presque tous les styles. Certains compositeurs et interprètes sont des monuments qui sont plus connus par leurs chansons que par leur propre interprétation. C’est le cas de J.D. Loudermilk (1934-2016) qui est intimement associé à la musique country et à sa capitale Nashville. Sa carrière en tant que chanteur est assez modeste, son plus grand succès personnel « Language Of Love » en 1961 n’atteignit qu’une 32ème place dans les classements américains tout en ne parvenant pas vraiment à faire une carrière internationale. Elle est très relativement connue en France par l’adaptation de Claude François « Langage D’Amour » qui figure sur son second EP aux côtés de « Marche Tout Droit », qu’il enregistra aussi en version italienne « Dubi Dubi ». La première vraie fortune du compositeur viendra avec « Ebony Eyes » que les Everly Brothers hissent à la première place du hit parade anglais aussi en 1961. Mais ce n’est vraiment qu’avec la British Invasion que son nom se fera connaître mondialement grâce à un coup de main  d’un groupe au nom prédestiné, les Nashville Teens, qui reprendront une chanson qu’il a enregistrée en 1960 « Tobacco Road », vaguement autobiographique.

La chanson originale est un country blues, mais les Nashville Teens changent complètement la donne. Tout en gardant la mélodie, ils en font un rock pesant et saccadé, que l’on peut considérer comme une forme primitive de de ces sons pesants que l’on retrouvera plus tard dans le hard rock. On peut constater avec cet enregistrement un phénomène qui surgit parfois, celui d’avoir plus d’influence que sa position réelle dans le hit parade. Elle se classe 6ème en Angleterre et 14ème aux USA, mais l’impact sera considérable pour la suite, leur reprise deviendra la base de référence. Non seulement elle met en lumière la chanson, mais les regards se tournent vers la discographie de Loudermilk en espérant y trouver d’autres pépites. Les Nashville Teens seront les premiers à suivre la règle avec le single suivant et un titre qui prête à sourire aujourd’hui « Goggle Eye », succès pour eux à peine plus modeste. Ils en font une sorte de compositeur attitré puisque le suivant vient de la même place « The Little Bird ». Mais là, ils se font souffler le succès par Marianne Faitfull, Decca ayant trouvé que c’était une bonne idée de mettre en compétition deux artistes maison avec le même titre.

Depuis, il n’y a quasiment pas une année sans qu’une nouvelle version ne soit enregistrée, certaines avec un succès plus qu’estimable. Partons sur la route du tabac et arrêtons nous dans quelques endroits où il fait bon faire halte et rouler quelques clopes.

Le EP français des Nashville Teens 1964

La très bonne version originale, 1960.

La version des Nashville Teens en playback  via simulation stéréo, 1964.

La version française de Dick Rivers, 1964.

La version de Jefferson Airplane sur leur premier album. La chanteuse est alors Signe Anderson, 1966.

La première superbe version psychédélique par les Blues Magoos, 1967.

Les mêmes en vrai live avec un bout d’interview, 1967.

Eric Burdon et les New Animals en live, 1967 TV Allemande.

Le groupe Spooky Tooth sur le premier album 1968, résolument pop.

Eric Burdon encore, mais dans une version complètement différente avec le groupe War, 1970.

Une version époustouflante qui préfigure le hard rock, le groupe Jamul, 1970.

Le même groupe en live dans un document heureusement enregistré pour un TV locale. On sent encore plus l’approche hard rock. Après un autre groupe. Zephyr dans une version assez « Janis Joplin » de « St James Infirmary ». Sûrement enregistré en 1970.

Edgar Winter, le frère de Johnny, en a fait une version qui est une des plus populaires, 1970.

Belle version de Rare Earth, 1970.

Une version en live par Shocking Blue, album « Live In Japan », 1972.

Une version inattendue par…

Le créateur dans un version tardive, très décontracté, 1984.

Un document d’une qualité moyenne : Eric & War et un certain Jimi Hendrix à la guitare, deux jours avant sa mort. Probablement la dernier document sonore où il figure.

Bas nylons et lignes d’enfances

 

Si je prends mon cas personnel et que je remonte à mon enfance, la lecture était un moyen de s’évader même si l’on n’était pas en prison. Ce que furent mes lectures jusqu’à l’âge de 12 ans peuvent se résumer à deux ou trois tendances. La BD que je n’aborderai pas ici, les journaux magazines qui ne sont pas très éloignés de la BD, et surtout le livre sous forme de littérature pour la jeunesse. Durant ces années, j’ai toujours haï la littérature classique Hugo, Balzac, Dumas, je l’aborderai plus tard à l’âge adulte, sans que cela devienne pour autant une véritable passion, les livres éducatifs, scientifiques, d’histoire, les éclipseront même pas mal. En quantité de nombres de livres différents lus du même auteur, il y en a deux qui surclassent les autres, Enid Blyton et San-Antonio. Le second n’a rien à voir avec l’enfance, je dois avoir commencé à lire les premiers vers l’âge de 16 ans, mais avec Blyton on est en plein dedans. Tous héros confondus cela doit approcher la centaine (plus de 150 pour San-Antonio), par contre je n’ai jamais abordé les histoires écrites pour les très petits, je suis resté partiellement dans la tranche adolescence. A titre purement récréatif, il m’arrive encore d’en relire aujourd’hui, ce que j’en ai gardé et ce qu’ils m’inspirent aujourd’hui, c’est justement ce que je vais aborder.

Le Club des Cinq (Famous Five) est bien entendu la série la plus connue et la plus populaire, je les ai tous lus. Sur la vingtaine d’histoires parues, je n’en garderai que quatre ou cinq, « en randonnée », « va camper », « se distingue », « en péril », « aux sports d’hiver ». Si j’aime ce choix c’est parce que les histoires se passent dans des endroits isolés, coins perdus, maisons solitaires.

Le Clan des Sept (Secret Seven) est le pendant en moins bien du Club des Cinq. En lisant la série phare on ne pouvait manquer de glisser vers celle-ci. Les histoires sont plus courtes et l’intrigue plus ténue, mais ce n’est pas dénué de charme. C’est également une assez longue série puisque qu’il y a un quinzaine de volumes en traduction française.

Série Mystère, plus tard les Cinq détectives (Five-Find Outers). Sans aucun doute la série la plus humoristique de Blyton. Elle est aussi laissée dans son contexte original, contrairement aux précédents où l’intrigue est transposée en France, elle se déroule dans un village anglais. Il aurait été assez difficile de l’exporter car une des vedettes de la série est le représentant local de la loi, Mr Groody, un policier typiquement anglais jusqu’à la caricature. Dans chaque histoire, il y a une énigme à élucider, mais les cinq détectives emmenés par Fatty (Blyton affirma qu’elle s’est inspirée d’un personnage réel) , un jeune débrouillard qui veut entrer dans la police quand il sera grand, vont mettre leur matière grise à contribution. Ce sera toujours au détriment de celui dont c’est en principe le travail, Mr Groody. Il est vrai que ce dernier n’est pas très futé, imbu de sa personne et irascible de caractère. Le comique de l’histoire réside principalement dans la manière qu’ont les enfants pour l’envoyer sur de mauvaises pistes et lui jouer des tour pendables. Dans un des volumes, Mr Groody déniche lui-même de véritables indices, mais croyant à une nouvelle farce des enfants, les apporte en main propres aux détectives. Il faut préciser que Fatty est un as du travesti, il n’a pas son pareil pour se transformer en gitane diseuse de bonne aventure, ou en vieillard à la voix chevrotante et même en ventriloque. C’est aussi une assez longue série avec des enquêtes plutôt bien ficelées.

Serie Mystère (Barney Mysteries). C’est peut-être un des regrets que l’on peut avoir avec cette série, elle ne contient que six histoires. Blyton a imaginé pour une fois un personnage un peu décalé, pas très conformiste et orphelin, Toufou et son chien qui imite en tout son maître. Il est cousin des deux autres héros de ces aventures, Roger et Nelly.  La série débute par la rencontre d’un jeune vagabond avec une guenon, un enfant de la balle, à la recherche de son père. C’est une suite d’histoires qui s’enchaînent, mais dont chaque volume est indépendant. Dans l’histoire initiale, Le Mystère du vieux manoir, ils devront chercher la raison des mystérieux bruits qui résonnent la nuit dans un manoir isolé. C’est une assez belle description d’un lieu abandonné où les habitants on « eu des malheurs ». Malheureusement l’adaptation française a supprimé des chapitres de l’édition originale. Dans la série, une autre histoire est très proche par l’ambiance Le Mystère de monsieur personne où l’équipe est dans un manoir isolé par les chutes de neiges. Un bonhomme de neige semble avoir pris vie et un mystérieux personnage vient au milieu de la nuit faire aller le heurtoir de la porte d’entrée qui fait trembler tout la maison. Il semble aussi avoir la faculté de passer à travers les murs. J’adore cette série.

Série Mystère, plus tard Arthur & Cie (Adventure Series). Pour une fois cela se terminera par un mariage. En effet, une des personnages dont les héros feront connaissance dans la première aventure, Le Mystère de l’île aux mouettes, est un détective qui finira par épouser la femme qui a la charge des enfants. Il se retrouveront pour huit aventures dont Le Mystère du nid d’aigle, est l’une des meilleures.

Série Mystère, plus tard les 4 Arnaud (Secret Series). Une autre équipe qui connaît d’autres aventures. La première Le Mystère de l’île verte, est assez décalée, mais c’est pour moi une très bon récit. Des enfants confiés par les parents partis en voyage à des gens qui s’avèrent malveillants (c’est fou dans l’oeuvre de Blyton ce que les parents voyagent ou ne sont pas toujours très responsables), décident de les fuir et de se réfugier sur une île au milieu d’un lac en attendant qu’ils reviennent. Un enfant du voisinage pas toujours bien traité, s’enfuit avec eux en emmenant avec lui sa vache, Pâquerette, qui s’avère très bonne nageuse.  Ils y séjourneront presque une année en se débouillant avec les moyens du bord, mais devront surtout tenter de passer inaperçus sur cette île qui n’est pas au milieu du Pacifique. Il est bien évident qu’on les recherche ou alors ce sont des touristes qui estiment que l’île est l’endroit rêvé pour faire un pique-nique. Se camoufler dans les arbres est relativement facile, mais les vaches c’est bien connu, ne grimpent pas aux arbres. On peut imaginer que l’auteure s’est inspirée d’un autre célèbre Robinson. Les autres aventures de cette famille sont plaisantes et se déroulent plutôt à l’étranger.

Blyton a écrit d’autres livres qui rentent dans la catégorie Mystère. Mais ce sont des récits uniques avec des personnages qui changent à chaque histoire. On peut s’attarder sur Le Mystère du message secret, Le Mystère de la péniche, Le Mystère du flambeau d’argent. On y retrouve l’ambiance Blyton, les passages secrets, les souterrains, les châteaux en ruines, les enfants qui doivent se débrouiller contre les adultes malveillants.

On a pas mal reproché de choses à Blyton, mais je crois que son succès est sa meilleure carte de visite. Il faut toujours avoir à l’oeil, et c’est nécessaire d’en avoir au moins un pour la lire, que ce sont avant tout des récits destinés à l’enfance. Si j’avais un reproche à lui faire, ce serait celui de ne pas les avoir rendu, en glissant quelques détails de plus dans son récit, plus vraisemblables. Ces détails, je les ai remarqués que j’ai relu les histoires à l’âge adulte, enfant je n’y avais vu que du feu. Par exemple dans une des aventures, une ligne de chemin de fer aboutit dans un endroit pratiquement désert en sortant d’un tunnel, il y a une gare, de multiples aiguillages, des dépôts etc… Dans le fil de l’histoire on append que la ligne a été abandonnée il y a bien longtemps faute de voyageurs. Mais quelle compagnie de chemin de fer percerait un tunnel, construirait tout une infrastructure, pour amener le train dans un endroit où il n’y a qu’en tout ou pour tout une maison qui se trouve au moins à deux kilomètres ? Une précision du genre : « jadis il y avait une mine de charbon » justifierait la présence de cette gare. Dans la même histoire, une locomotive à vapeur passe de l’état d’arrêt total à celui de marche. On peut gager que Mme Blyton ne devait pas souvent chauffer de l’eau pour son thé, car elle aurait remarqué que pour que la vapeur se produise, il faut du temps. Et pour une locomotive, c’est beaucoup plus long. Il faut allumer la chaudière en y mettant du charbon, attendre que la vapeur se fasse, que la pression soit au top, ensuite elle peut partir. Mais bon ce n’est pas plus décalé que d’autres récits destinés à la jeunesse.

Je lisais un commentaire à propos d’un livre de la série. Il disait que si il l’avait lu pour la première fois à 25 ans, il l’aurait jeté par la fenêtre. Mais comme il le relisait après l’avoir adoré en étant jeune, c’était une merveille de le relire.  Je crois que cela résume bien le sujet. On devrait tous garder une partie d’enfance à quelque part, relire Blyton est un moyen d’y parvenir comme si on relisait un Tintin pour le centième fois. Certes bien des histoires, sinon toutes, supportent mal le passage du temps, il serait pour le moins incongru de voir le Club des Cinq ou le commissaire Maigret avec des téléphones portables, ou Robinson Crusoé regardant la télévision.  En Angleterre, il y a un site anglophone qui réunit tous les fans de Blyton et ce ne sont pas que des écoliers qui le fréquentent. Il y a une dizaine d’années, de jeunes Français ont tourné en amateurs une adaptation du Club des Cinq en randonnée. Le film est visible sur Youtube et il a déjà été vu plus de 1 700 000 fois. De là à dire que plus personne ne s’intéresse à ces aventures, il y a un pas que je ne franchirai pas. Le meilleur conseil que je puisse vous donner si vous désirez vous lancer dans l’aventure, c’est de privilégier les veilles éditions, années 50 ou 60, avec les illustration d’époque, elles illustrent et collent au plus juste le fil de l’histoire à l’époque où elle se déroule. De plus, les brocantes en sont amplement fournies à des prix souvent dérisoires, je défie quiconque de ne pas trouver un livre de Blyton dans n’importe quel marché aux puces.

Bas nylons et des sons

Il est plutôt rare qu’un chanteur qui sort un disque ne souhaite pas que celui-ci ne devienne pas un tube. Pour certains, un certain nombre d’années s’écoulent avant qu’il rencontre le succès. Nous allons étudier un autre cas, un enregistrement trafiqué qui devient un succès sans que l’artiste n’en soit avisé et que ce dernier découvre par hasard qu’il monte dans le hit parade.

Dans les années 1950, un duo officia sous le nom de Tom et Jerry et rencontre quelque succès en imitant les Everly Borthers. Il se séparent et se retrouvent en 1963, cette fois en étant plus attiré par le folk. Ils sont signés par Columbia (CBS en Europe) un label assez orienté vers le folk, qui contient une grosse vedette en devenir, Bob Dylan. Sous le nom de (Paul) Simon and (Art) Garfunkel, un premier album est publié en 1964. « Wedneday Morning 3 A.M. ». C’est un mélange de chansons traditionnelles, de reprises, de titres originaux, dans une veine folk acoustique. Dans les titres originaux figure une chanson qui passe à ce moment là tout à fait inaperçue « The Sounds Of Silence ». L’album ne rencontre pas vraiment le succès et le duo se sépare. Paul Simon va tenter sa chance en Angleterre.

En 1965, les Byrds enregistre une chanson de Bob Dylan en version électrifiée et rencontrent un succès considérable « Mr Tambourine Man ». Ainsi naît un mouvement musical typique de cette époque que l’on baptisera folk-rock. Cela impressionne tellement Dylan qu’il décide de s’y mettre aussi, il électrifie son répertoire et rencontre un succès bien plus conséquent en commençant par « Like A Rolling Stone ». Le producteur de ce titre, Tom Wilson, qui est aussi celui du premier album du duo, cherche alors quelque chose qui pourrait faire un bon hit dans le même style. Il repense à la chanson « Sounds Of Silence », mais il la trouve un peu « fade ». Sans rien demander à personne, il remixe le titre en y ajoutant un peu d’écho sur les voix et surtout une guitare bien électrifiée avec de la batterie en rythmique, le tout avec des musiciens de studio. Publiée en 45 tours simple, la chanson ne tarde pas à se hisser dans le hit parade des USA et finit à la place suprême. Entretemps, Paul Simon ayant appris la nouvelle, mais passablement fâché par la tournure qu’à prise sa composition, les producteurs sont tout puissants, le duo et se reforme et connaîtra pendant quelques années un succès magistral.

La chanson concrétise aussi un succès international conséquent et connaîtra un rebondissement quand elle figurera au générique du film « Le Lauréat » en 1967, assurant aussi une base de lancement pour un autre de leurs succès « Mrs Robinson ». Par la suite le titre s’écrira plutôt au singulier « The Sound Of », mais la chanson est régulièrement reprise et mise à toutes les sauces et figure dans d’autres bandes sonore de films. Paul Simon l’interprétera pour le dixième anniversaire de 11 septembre au Ground Zero. Bien qu’elle ne soit de loin pas la seule de leur répertoire à être célèbre, elle reste la plus redemandée et la plus mythique.

 

La publication française de l’époque qui contient aussi trois autres titres qui deviendront aussi très connus.

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La première version

La seconde version

L’adaptation de Marie Laforêt, existe aussi par Richard Anthony, mais moins réussie vocalement

En live 1966

Paul Simon au Ground Zero

En vrac sans chronologie ni styles, quelques versions assez réussies ou surprenantes en commençant par celle qui a le plus de vues sur Youtube, plus que l’original. A la fin vous pourrez voir une reprise en anglais faite par Adamo avec quatre autres titres inhabituels dans son répertoire.

Bas nylon et une dame en avance

Nous avons vu dans un précédent post, les photographies d’un aviateur Suisse qui fut un des pionniers de la photographie aérienne. Nous allons découvrir ici, un peu de l’histoire d’Annemarie Schwarzenbach qui fut elle aussi une pionnière de l’aventure photographique, mais aussi écrivaine et journaliste. Dans les années 1920, son goût pour l’aventure fera d’elle une personne complètement en marge d’une certaine société bien pensante, une sorte d’électron libre.

Elle naît en 1908 à Zürich dans une famille de la haute bourgeoisie, elle est la petite fille du général Wille qui commanda l’armée suisse durant la guerre 14-18. A partir de 1927, elle étudie l’histoire et la littérature dans sa ville natale et à Paris. Elle devient journaliste. Rejetant toutes les idées conservatrices, au grand dam de sa famille, elle s’affiche ouvertement contre le nazisme dès le début des années 1930, en compagnie des enfants de l’écrivain Thomas Mann. En 1931, elle publie un premier roman. Dés 1933 une série de voyages qui  la verront comme reporter dans de nombreux pays, dont certains sont encore assez mystérieux. Elle fournit des articles pour le compte de journaux suisses. Bien qu’ouvertement lesbienne, elle se marie en 1933 en Perse, afin de rompre toute dépendance financière avec ses parents. Son mari, un diplomate français, Achille Clarac, est selon les rumeurs lui-même gay. Elle pourra bénéficier d’un passeport diplomatique, ce qui lui facilitera ses voyages. On la retrouvera aussi en Union Soviétique et aux USA, où elle s’intéresse à la cause syndicale. Elle fera même partie des premières forces françaises libre au Congo. Elle est malheureusement pendant plusieurs années accroc à la drogue et doit subir des cures de désintoxication. Elle meurt en Suisse en 1942, des suites d’une chute à vélo.

Elle laisse un héritage littéraire et photographique assez conséquent dont seulement une partie de ce dernier a été conservé par sa mère. Roger Martin du Gard, la surnomma « L’ange inconsolable ». Elle reste une icône dans un domaine où elle montre que les femmes peuvent faire aussi bien, sinon mieux, que les hommes à une époque où on préfère les voir à la cuisine.

Voici quelques extraits de son travail. Les photos datent des années 1930, les années exactes des prises de vues n’ont pas été conservées.

Annemarie Schwarzenbach

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Afghanistan

Angola

Autriche

Bulgarie

Congo Belge

Érythrée

A suivre…

Source Wikipedia, DP

Bonne Année

Cette année, j’ai également fait appel à mon complice Achille Talon. Sa verve oratoire m’a toujours fait rire et je me suis mis à sa place pour imaginer ce qu’il pourrait dire à propos de mon blog.

Oui mon cher Lefuneste, je vous l’affirme, 2019 sera une année où la splendeur du bas nylon brillera de mille feux. Mon ami Le Boss y travaille sans relâche, nonobstant les écueils que le collant tend sournoisement au travers de sa route. Pour lui, la préservation de cet accessoire qui pare les dames d’atouts qui rendent ridicule une suite royale au poker, relève du pèlerinage sur le chemin d’un lieu saint. Il me l’a laissé entendre d’une voix aux accents de vérité dont je me régale d’une oreille aussi attentive que complaisante. Comme j’ai toujours décelé en vous un être inférieur dans le domaine de l’élégance, et dans un tas d’autres domaines en passant, je soupçonne fortement qu’une vieille paire de chaussettes reprisées et trouées, arracherait des larmes de bonheur au mauvais fétichiste que vous êtes. Aussi je ne vais pas essayer de faire votre éducation, car je n’aime pas les missions périlleuses et hasardeuses où même la manne céleste se perd dans le trou noir de l’ignorance, votre cas étant pour les scientifiques les plus joyeusement éminents, considéré comme désespéré. Sachez qu’une dame qui porte des bas vous ouvre la route aux mêmes sensations qu’éprouverait un hippie sur celle de Katmandou, sans toutefois avoir besoin de vous imbiber de substances délétères aussi nocives pour votre santé que pour votre porte-monnaie, que je devine aussi plat qu’une plaisanterie de percepteur d’impôts lors d’un redressement fiscal impromptu. Voyez-vous, quand ma chère et tendre Virgule de Guillemets, presse d’un doigt avisé le bouton de la porte d’entrée, faisant retentir un joyeux carillon qui résonne dans ma libido comme une mélodie céleste jouée par des anges assis sur des nuages aux formes de mamelons généreux, je m’empresse d’aller lui ouvrir en faisant fi de cette insignifiante attraction terrestre qui aurait la prétention ridicule de m’empêcher de m’élever vers ces délices soyeux qui m’attendent dans un septième ciel aussi voluptueux que constellé d’étoiles libidineuses. A propos vous a-t-on déjà dit que vous étiez laid ? Oui Lefuneste, ma chère Virgule saura me charmer en me révélant les atours mystérieusement cachés sous l’apparence innocente d’un robe qu’elle aura choisie pour mieux me piéger. J’attends ces moments-là avec un empressement digne d’un politicien qui cherche de nouvelles taxes, heureux fripon que je suis.

BELLE ET HEUREUSE ANNEE A TOUS

Peter Pan, le visiteur aux dessins

Notre fidèle visiteur Peter Pan, que vous aurez remarqué pour ses doctes commentaires sur mon blog, a d’autres atouts dans son jeu. Vous ne le saviez pas, et c’est là l’avantage d’être un animateur de blog,  il a parfois le crayon qui le démange. Il a bien raison car ses dessins sont plutôt admirables, c’est du beau travail. Comme tous les amateurs du genre, il aime se faire un peu coquin et dessiner autre chose que des papillons qui se posent sur les fleurs. Sans pour autant que cela soit des dessins autobiographiques, il aime représenter des scènes qui rappelleront certains souvenirs cuisants de l’enfance et notre curiosité pour les interdits. Il peut aussi s’égarer, mais s’égare-t-il vraiment, dans la représentation d’une belle qui ajuste sa jarretelle.

Voici un florilège de ses dessins que vous pouvez applaudir et agrandir pour les admirer en plus grand.

Merci à Peter Pan de m’avoir autorisé à les publier. © Peter Pan.