Vacances en nylon (4)

Citation de l’été

La connerie c’est comme le vent, on ne le voit pas mais on en subit les effets.

Chansons que j’écoute depuis 50 ans

Les Yardbirds furent et sont encore mon groupe préféré et en plus j’ai une longue amitié avec deux des membres. Dans mon cercueil le moment venu, je veux qu’on m’enterre avec une intégrale des Yardbirds, si si j’insiste. On sait jamais des fois qu’on s’emm… la-dessous! Voici ce qui fut mon premier disque d’eux…

Les Yardbirds furent pour moi un excellent détonateur pour aller en exploration dans la musique, chose que je n’ai jamais arrêté de faire depuis. Comme j’avais lu à quelque part qu’un certain Eric Clapton avait fait partie du groupe, j’ai bien retenu son nom. En 1966, j’ai mis la main sur un album de complication « What’s Shakin » sur lequel figurait son nom. Cet album fut pour moi une révélation, car il explorait de nouvelles tendances musicales, en gros ce qui allait devenir la musique pop issue du blues. A part les Lovin’ Spoonful qui étaient très populaires avec leur hit « Daydream », on y découvrait Paul Butterfield Blues Band, Al Kooper, Tom Rush, des noms encore assez obscurs en France à l’époque de sa sortie. Je peux dire ironiquement que j’ai commencé à aimer cette musique avec un groupe qui n’existait pas, celui où jouait Eric Clapton, nommé Eric Clapton & The Powerhouse et le titre que je préférais sur l’album « I Want To Know ». En effet ce groupe n’a jamais existé car c’est une réunion impromptue en 1965 de quelques musiciens mystérieux. On sait maintenant de qui il s’agit et ce n’est pas n’importe qui. On y retrouve Paul Jones ici à l’harmonica, le chanteur de Manfred Mann ; Stevie Winwood ici au chant, guitariste et chanteur du Spencer Davis Group ; Jack Bruce, bassiste à ce moment là de Manfred Mann ; Pete York, batteur du Spencer Davis Group. Pour des raisons contractuelles seul le nom de Clapton apparaît car il n’est pas lié avec un autre contrat ou un autre groupe comme les autres musiciens. On retiendra pour la suite que Clapton et Bruce formeront un des premiers power group des années 60, Cream. Voici cette petite merveille, reprise un peu plus tard par Ten Years After sur leur premier album, ainsi qu’un autre titre figurant aussi sur cet album mythique,  celle de Al Kooper « I Can’t Keep From Crying Sometimes ». On pourrait presque dire que moi et Alvin Lee on écoutait les mêmes trucs. 

Les Moody Blues première époque, toujours dans mes écoutes. En 1964, ils avaient pondu un gros truc « Go Now », que je considère toujours comme un tout grand disque, une écoute presque inlassable.

Les Hollies était un des quelques rares groupes qui pouvaient faire la pige aux Beatles du point de vue succès, ils le firent avec une certaine classe, si bien qu’ils existent encore aujourd’hui avec deux membres originaux et ils sont toujours capables de remplir des grandes salles dans le monde entier. Comme c’est le cas pour beaucoup de groupes qui ont une discographie pléthorique, certains de leurs titres sont noyés dans la masse. En 1965, leur label Parlophone, le même que les Beatles, publie un 4 titres qui propose leur grand hit du moment « I’m Alive » un no 1 en Angleterre. Sur la face B figure une titre nommé « Honey And Wine » qui deviendra assez vite un titre adoré par les fans, encensé par la critique et très certainement joué dans les concerts. Evidemment, les amateurs cherchent à l’acheter. Pour le faire, un seul moyen se procurer ce 45 tours, car pendant presque 15 ans, il ne sera pas disponible autrement. J’ai eu plus de chance, car il figure depuis 1966 dans ma collection et est devenu un des titres des Hollies que j’ai le plus écoutés. C’est encore un de ces trucs qui figure dans mon hit parade de toujours. Si je pense écouter un truc des Hollies, je commence toujours par lui. Pas de panique le voici…

Celui-là je crois que c’est le record que j’ai payé pour une disque dans un magasin. Pas dans le sens cher, mais bon marché. Dans une liquidation de grand magasin, je l’avais payé 20 centimes, non pas 1 franc, pas 50 centimes, mais 20 centimes. Depuis 50 ans, il passe régulièrement sur ma platine. Il faut que je vous avoue un truc, en principe les pressages originaux qui ont une certaine valeur, je ne les écoute pas, mais je les enregistre ou écoute des rééditions. C’est l’idéal pour leur conserver une certaine valeur. Les disques qui grattent ou en mauvais état sont invendables chez les collectionneurs. Alors si un jour… A part cela c’est une excellent titre, une reprise de Mr Bobby Bland à laquelle ils ont insufflé un bon petit coup de punch. Un bel exemple de musique beat comme on aimait bien en écouter il y a 50 ans et même encore maintenant…

Le monument à la génération des années 60, c’est ma génération et celle des Who. Cette musique un peu folle est très représentative de l’esprit qui nous animait. Avec un des plus grands batteurs de cette époque, voire d’autres aussi, et sûrement aussi un des plus fous. J’aimerais bien savoir durant quel cauchemar Pete Townsend, le compositeur, a eu l’idée de cette musique. C’est le type même d’une recherche sur des territoires pas encore très explorés. Superbe monument!

Peu de chanteuses dans les années 60 purent se targuer de chanter des succès qu’elles avaient elles-mêmes composés.  En voici un très bel exemple et une chanson qui a fait le tour du monde et que tout le monde connait. La belle Jackie de Shannon, qui fut un temps la petite amie de Jimmy Page, on le comprend!

Voici d’ailleurs un enfant qui naquit de cette rencontre, oh c’est juste une chanson co-écrite De Shannon – Page et qui fut un succès pour Marianne Faitfull.

Bas nylon et un député pas comme les autres

Un député pas comme les autres

L’Islam est un sujet d’actualité que revient souvent dans les discussions. Mais saviez-vous que le premier député de religion musulmane franchit les portes du Parlement il y a 130 ans?

Cet homme s’appelait Philippe Grenier (1865-1944)  et il est né à Pontarlier. Il devint médecin de formation. En 1890, il va voir son frère qui se trouve en Algérie, alors colonie française. Intéressé par la culture musulmane, il se convertit à l’Islam lors d’un second voyage en 1894. Il est d’abord conseiller municipal de sa ville, il se rend aux séances vêtu à la manières des Bédouins. Politiquement il est très à gauche, mais son statut le fait s’intéresser de près aux question médicales et à la condition ouvrière. Au décès du député représentant le Doubs il décide de se présenter à l’élection. Contre toute attente et malgré ses exubérances vestimentaires, il est élu. Il faut préciser que son programme est socialement très en avance pour l’époque. Mais il se retournera pour une partie contre lui surtout dans ses prises de positions face à l’alcoolisme dans sa proposition  de loi sur la limitation des débits de boisson et la taxation des liqueurs. N’oublions pas que Pontarlier est à cette époque une Mecque, mais celle de la fabrication de l’absinthe qui occupe des milliers de personnes. Principalement à cause de cela, il ne sera pas réélu et quittera finalement la politique.Il ne siégera donc que de 1896 à 1898.

On peut imaginer tous les remous que cette élection provoqua dans la presse de l’époque. On en profita pour railler sa personne à travers ses opinions religieuses, mais plus que cela c’est sa position de gauchiste qui dérange, chose qui passait assez difficilement dans la bourgeoisie. Il fut quand même un ami de Jaurès et un personnage pittoresque dans un monde politique qui l’est beaucoup moins, même à la fin d’un siècle déjà lointain.

On peut analyser les ironies de l’histoire, car une dizaine d’années plus tard, un projet de loi identique à ses vues fut mis en route, prônant notamment la limitation des débits de boissons et aboutira à l’interdiction de l’absinthe en 1915, interdiction qui mena finalement à la création du fameux Pernod. Un autre point tout aussi ironique fut son combat pour faire reconnaître aux citoyens des pays coloniaux le droit à la citoyenneté française. Il avait déduit que face à l’Allemagne ou à la Russie, l’armée française n’avait pas une armée qui pouvait mobiliser un nombre égal ou supérieur de soldats. Le potentiel en hommes des pays colonisés offrait une énorme réservoir de chair à canon. Non pas qu’il prônait la guerre, mais dans un pure mesure d’intimidation. Il est clair que se battre à un contre cinq ou dix donnerait à réfléchir, surtout à l’état major prussien. Pour cela estimait-il, il faut leur donner des droits, il n’en avaient pratiquement aucun, et la nationalité française afin qu’ils aient une bonne raison de se battre et aussi l’obligation, car le conscription rendait le service militaire obligatoire. L’attribution de la nationalité permettait aussi la création d’un état civil afin de savoir qui est qui et où. Jusque là, il n’y avait pratiquement aucun recensement sérieux de population. Le contingent dit des tirailleurs sénégalais ou algériens existaient déjà, mais cela restait assez marginal. Le soldats de ces armées avaient droit tout au plus à un salaire ou une prime et les remerciement de la France. Ils rendront néanmoins quelques bons services lors des deux guerres, 

Une des chansons satiriques dont il fut le sujet…

Une opinion plus contrastée

L’opinion d’un éditorialiste parue dans un journal d’époque Le Temps.

Bien que gardant entre moi et toute forme de religion une distance plus que respectable, je suis assez respectueux des croyances d’autrui, mais cela ne m’empêche pas de les étudier à fond et d’en tirer mes conclusions personnelles. Je crois que le personnage que je vous ai présenté ici est un cas typique qui montre qu’il ne faut pas juger une personne par son appartenance religieuse, il y a des cons partout, mais bien par ce qu’elle fait pour rendre le monde un peu meilleur. Animé par une conviction religieuse dans laquelle il ne manquait pas de critiquer certains de ses aspects, il mena une vie humble et désintéressée de tout ce que le monde peut offrir comme miroir aux alouettes. Après son passage dans la politique, il continua le même parcours. Il n’eut jamais de harem, il épousa simplement sa bonne et mourut en 1944 à l’âge de 78 ans. Il n’est pas tout à fait oublié à Pontarlier, un collège et une mosquée portent son nom.

L’histoire du poulet musulman

Lors d’un voyage au Maroc, j’avais rencontré Rachid. En mangeant en sa compagnie, j’avais dégusté un poulet, du moins une partie, et je l’avais trouvé délicieux. Il venait de la ferme d’un de ses oncles pauvre paysan dans un petit bled du Maroc. Il n’y a pas de secret, ses poulets sont élevés selon les vieilles traditions, ce n’est pas du poulet industriel. Pas plus tard que l’autre jour, on sonne à ma porte et je vais répondre. Quelqu’un qui revenait du Maroc avait un petit cadeau pour moi. C’était Rachid qui me faisait parvenir un poulet, tué la veille et préparé selon les habitudes du coin par sa femme, c’est à dire farci de toutes les épices qu’ils emploient pour ce genre de préparation. Comble de bonheur,  il y avait les abats à l’intérieur, le cou et le foie. Rachid est un Musulman mais nous n’avons jamais parlé d’Islam, ce qui ne nous as pas empêché de lier une belle amitié avant de nous séparer pour ne peut être jamais nous revoir. Comme il savait que la personne qui lui a rendu visite me connaissait, il s’est rappelé que j’aimais le poulet et lui a donné mission de me remettre ce fameux poulet que j’ai bien entendu mangé. 

Merci Rachid, par ce geste tu t’es souvenu que j’existais après tout ce temps. Comme tu le sais si bien, je ne t’ai pas jugé sur tes croyances, ni toi sur les miennes. Nous sommes juste deux personnes qui ont décidé que l’amitié n’a pas de barrières. Et qui sait peut être nous mangerons le prochain poulet ensemble…

Source Gallica, BNF, DP

Vacances en nylon (3)

Citation de l’été

La jarretelle est un synonyme du mot désir 

Spectacle

Je vous avais montré il y a quelques temps le spectacle d’un orage attrapé via une webcam. En voici un autre sur les bords du lac de Garde en Italie. La prise est intéressante car l’orage est capturé par le bord, c’est à dire qu’il est un peu plus loin, le ciel étant dégagé au lieu de la prise de vue. Il est en plus assez actif et l’on peut constater que parfois les éclairs partent de très haut dans le nuage. De plus certains éclairs restent dans le nuage, c’est une particularité des orages, car on croit toujours que les éclairs touchent le sol, ce qui est faux. Ces éclairs appelés intra-nuageux se produisent quand le potentiel électrique n’est pas assez grand pour atteindre le sol, il reste donc dans le nuages et même parfois ne sont pas assez lumineux pour être aperçus du sol, la couche de nuages les cachant surtout pendant la journée. 

Musiques que j’écoute depuis au moins 50 ans.

J’en connais des dizaines de versions, mais c’est celle-là la meilleure!

Ma première des Kinks, mais pas la dernière!

Un peu de rock and roll classe, sans doute une de celles que je préfère.

Trouvez-moi un de ces artistes d’aujourd’hui capable de créer un titre pareil. C’est l’exemple même de disque que j’aime pour le son, car il y a un son, pas celui de tout le monde comme maintenant.

Certainement en nombres d’écoutes un disque qui doit être dans mon top ten. Cette chanson qui parle de coeur est dans le mien depuis longtemps.

Une de mes inlassables écoutes, les Smoke et My Friend Jack, belle création!

Ah ils avaient fait fort ces petits Suisses. en 1963. Il n’y avait pas tellement de ces groupes instrumentaux qui étaient capables de créer quelque chose de nouveau, la plupart se contentant d’imiter les Shadows. Mais là chapeau !

Un de ces petits disques que je trouvais dans les bacs d’occasions pour quelques sous. Autant dire que l’achat est amorti depuis longtemps. Un très originale version de ce standard du blues. Ce sont des Hollandais.

Bas nylon et ciné 45 (2)

Nous avons vu et feuilleté dans un précédent post la revue Ciné-Miroir dans sa version almanach de 1945. Continuons dans cette deuxième partie de nous y intéresser en la parcourant à nouveau.

Les premières pages étaient plutôt axées sur le cinéma français, c’était aussi l’occasion de faire le point sur les acteurs qui pouvaient envisager les temps de paix comme un début ou une suite de leur carrière, n’ayant pas de comptes à rendre aux comités d’épuration à la libération.

En 1945, on fête aussi le cinquantenaire du cinéma, la revue s’y attarde un peu en consacrant quelques pages à son évolution depuis les débuts. On y évoque surtout le cinéma américain qui a vite pris le dessus, malgré quelques films français qui méritent le détour comme le Napoléon d’Abel Gance ou les premiers et historiques films de Georges Méliès. Durant toute cette période quelques films qui n’ont rien d’américain parviendront à se glisser en belle place dans l’histoire du cinéma. Dans ce genre les Allemands font très fort avec l’expressionnisme, en qualité et en exercice de style ils n’ont rien à envier aux Américains. Lang, Pabst, Murnau, sont des références absolues. Pour la Russie Eisenstein et pour la Suède Sjöströem ne sont pas à négliger. On ne peut passer sous silence la France et celui qui fut sans doute le premier réalisateur à devenir connu internationalement, Max Linder. Avec ses films humoristiques qui en inspirèrent certainement d’autres un peu plus tard, Chaplin lui doit bien un peu de sa magie, il fut assez vite victime de son succès avec une vie personnelle désordonnée.  Durant la période du muet quelques réalisateurs firent leur premières armes pour devenir plus tard des noms de premier plan, Jean Renoir, René Clair, Jacques Feyder, Marcel L’Herbier. 

L’Amérique a surtout le charme de ses films comiques pour le spectateur d’un autre pays, il n’a pas besoin de se casser la tête, les gags sont bien visibles et drôles. Keaton, Lloyd, sans oublier le génie de Chaplin qui s’affirmera encore plus avec le parlant, sont des stars. Le cinéma américains a tout de suite pris une dimension à la hauteur de ses ambitions. Il offre des films à grand spectacle, même s’il est encore muet. Il peut aussi se développer en toute liberté, la première guerre mondiale marqua un temps d’arrêt pour la production européenne, chose qui ne toucha que très peu, sinon les USA, du moins le territoire américain. Il fut aussi le premier à produire des icônes qui suscitèrent un engouement capable de porter les foules à l’émeute, certaines d’entre elles ne dépassant pas l’âge d’or du muet comme Pearl White ou Mary Pickford.  On peut se souvenir de la mort de Rudolf Valentino et de l’immense retentissement de son décès qui rendra folles de désespoir les dames de la belle société et aussi celles de plus humble extraction. Assez significatif pour un acteur dont on a jamais entendu la voix à l’écran, puisqu’il ne tourna que des films muets. L’époque parvint à imposer malgré tout des acteurs beaucoup plus durables qui traversèrent facilement la frontière du parlant, pour des carrières de plus ou moins grande envergure, Joan Crawford, Greta Garbo, Gloria Swanson, Louise Brooks, Pola Negri, Lilian Gish et chez les hommes John et Lionel Barrymore, Wallace Beery, Ramon Novarro, John Gilbert, Stan Laurel et Oliver Hardy. 

Voici les images sélectionnées par la revue pour ce résumé succinct de 50 ans de cinéma.

Pearl White et Ramon Novarro, Albert Dieudonné dans le film Napoléon d’Abel Gance, Chaplin et Tom Murray dans La Ruée vers L’Or.

Greta Garbo, Rudolf Valentino, Fernand Ledoux et Marie Déa, Walt Disney, Clarl Gable et Vivian Leigh dans leurs succès respectifs.

Pendant l’occupation un blackout quasi total régna sur les productions du cinéma américain, on imagine l’effet qu’aurait produit la projection du Dictateur de Chaplin. Alors la revue se devait de condenser cinq ans de silence, faire le point sur les nouveaux ou ceux que l’on connaissait déjà.

Devenu une star américaine par la force des choses puisqu’il tourna dans le premier Hitchcock de sa période US, Rebecca.

Retour sur un film dont on a beaucoup parlé en France mais que peu ont vu puisque qu’en 1945 il n’a pas encore été projeté dans les salles françaises Autant En Emporte Le Vent. C’est un succès colossal à sa sortie, qui offrira à ses acteurs une autoroute vers la gloire, ce n’est pas Clark Gable qui dira le contraire. C’est le type même de film qui emballe le spectateur, en quelque sorte un succès de la critique populaire.

Maureen O’Hara tirera aussi tous le jus nécessaire à sa carrière en apparaissant dans le fameux Quelle Etait Verte Ma Vallée de John Ford, un très beau film sur la condition ouvrière, ici les mineurs. Le jeune Roddy McDowall dans le rôle de l’enfant en récoltera aussi pas mal de bénéfices pour la suite de sa carrière.

Shirlew Temple fut aussi une des enfants stars du cinéma. Elle cessera d’elle-même sa carrière d’actrice en devenant adulte à la fin des années 40 et se tourna vers la politique.

Gary Cooper a de belles années devant lui. Joan Leslie fut aussi une actrice en vue pendant 20 ans. Femme sans doute très honorable, elle abandonna plus ou moins sa carrière pour élever ses enfants et fut une de celles qui ne divorça jamais de son seul et unique mari. Elle servit aussi toute sa vie comme bénévole dans une maternité.

Clark Gable avec le sourire

Chaplin savait bien compris qu’il fallait mettre les rieurs de son côté. Il savait aussi qu’il était préférable de faire des millions de morts de rire que de morts tout court.  Avec Le Dictateur il parodie qui vous savez de manière féroce. C’est un exemple je crois unique dans l’histoire du cinéma qu’un réalisateur se gausse pareillement d’un homme politique en exercice au moment de son tournage. Je ne sais pas si l’intéressé l’a vu, mais on a dû lui raconter. Il doit en avoir bouffé sa croix gammée! Au point de vue inventif le film est bourré de grandes scènes, celle du discours est un moment d’anthologie. Non seulement le film raconte une histoire mais il dévie de sa ligne pour y glisser des moments qui caricaturent le personnage central ou ceux qui sont à sa botte. On avait bien conseillé à Chaplin de ne pas le tourner, il passa outre et le réalisa avec ses propres deniers pour mettre tout le monde d’accord. C’est un de mes films préférés, je l’ai vu je ne sais pas combien de fois et je ne m’en lasse pas. 

Deux actrices ayant tourné avec Hitchcock qui s’affirme de plus en plus comme le maître du suspense. Teresa Wright qui figure dans L’Ombre D’un Doute et Joan Fontaine dans Rebecca. 

Il y a aussi des disparus chez les Américains. La pulpeuse Carole Lombard tuée dans un accident d’avion. Tom Mix le cowboy aux 300 apparitions à l’écran principalement au temps du muet, tué dans un accident d’automobile. Conrad Veidt, l’une des légendes du cinéma allemand des années 20, assez pour qu’Hollywood le remarque. Il aura ensuite une carrière plus internationale, tournant aussi en France et retournant en Allemagne. Ayant épousé une Juive il fuit définitivement ce pays. Il ne fut pas toujours employé à sa juste valeur. Signe des temps l’excellent groupe français de new vawe Marquis de Sade lui rendra hommage dans une chanson qui porte son nom.

Quelques réalisateurs et acteurs français s’expatrièrent et eurent des aventures et fortunes diverses sous d’autres cieux. La revue mentionne quelques noms. Tout d’abord Gabin à Hollywood où il tournera deux films en manquant une belle occasion de tourner avec Fritz Lang. Pour le film Moontide (La Péniche De L’Amour), il est sous la direction d’Archie Mayo, mais initialement c’est justement Fritz Lang qui tourna les premières séquences. Il ne perd pas tout dans l’aventure puisque la vedette féminine est Ida Lupino, une pulpeuse actrice qui se tournera après la guerre vers la réalisation avec une certain bonheur et fut la première femme à diriger un film noir. Pour le second, Gabin retrouve Julien Duvivier dans L’imposteur. De sa brève carrière américaine, on retient surtout sa liaison avec Marlène Dietrich et la revue annonce même leur mariage prochain, toutefois quand Dietrich sera divorcée, car elle est mariée depuis plus de 20 ans et à une fille Maria qui est toujours vivante. On connaît la suite Dietrich ne divorcera jamais et Gabin orientera sa vie sentimentale vers d’autres conquêtes. Sa carrière aura un temps mort pendant quelques années, il est trop âgé pour jouer les jeunes premiers et trop jeune pour jouer les vieux bougons, rôles lui seyant à merveille.

Michèle Morgan aura aussi une courte carrière américaine plutôt décevante. Il est assez difficile pour les Français d’obtenir de vrais rôles du fait qu’il ne parlent pas l’anglais couramment. Elle eut surtout l’occasion de se marier avec avec l’acteur William Marshall et donne le jour à un fils Mike Marshall, que l’on verra plus tard dans La Grande Vadrouille. A son retour en France elle n’eut aucun mal à redémarrer une carrière prometteuse. 

Marcel Dalio se débrouilla plutôt bien à Hollywood. Quittant la France car il est juif, sa photographie servit même à la propagande de Vichy comme portrait type de Juif, il tourne des petits rôles dans de bons films, une vingtaine dont le célèbre Casablanca avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman. Ayant appris et parlant couramment l’anglais avec un accent typique, il sera rappelé à Hollywood très souvent après la guerre pour y tenir des rôles de Français, tout en faisant de nombreuse apparitions sur les écrans français.

A cette époque, il y a un acteur français qui est déjà célèbre à Hollywood, Charles Boyer. Avec Louis Jourdan un peu plus tard, ils seront vraiment de grosse vedettes en Amérique avec une filmographie essentiellement américaine. 

La revue propose aussi la possibilité d’acheter par correspondance des photos de vedettes. Cela nous permet de faire le point sur ceux qui étaient considérées comme un produit censé intéresser les fans. Cela vous permettra aussi de faire le point sur vos connaissances en cinéma d’avant guerre. Lisez les noms et vous verrez bien ceux qui vous disent quelque chose. A l’évidence il manque quelques noms déjà célèbres ou en vue, mais on peut penser qu’ils ne figurent pas dans les ventes pour des raisons de droit. 

Toute revue qui se respecte doit avoir ses publicités pour faire marcher l’affaire. Même en 1945 où c’est encore une période de disette, la publicité se pose pour attirer le client. Il est sans doute plus facile de se procurer une litre de gnôle qu’une livre d’épinards. Ce sont surtout les villes qui subissent la pénurie, dans les campagnes on se débrouille plus facilement. On peut discrètement aller braconner ou attraper du poisson au filet. Dans toutes les époques de l’histoire, quoi qu’il arrive, il y aura toujours des gens qui ne connaissent pas de pénurie matérielle ou d’argent. Alors, il ne faut pas s’étonner si certaines de ces publicités s’adressent plutôt à ceux qui peuvent voir venir.

Des parfums et un métier disparu, le remaillage de bas. 

Ces fameux métiers appris par correspondance, bien évidemment payants. On mise sur l’électricité, il est vrai quelque chose qui avait des perspectives d’avenir en 1945. 

Une pub bien présentée et avec un certain humour en employant un vocabulaire désuet. Remarquez que cette très réputée marque existe toujours. On fabrique même des coquilles pour iPhone et autres.avec le nom de la marque. Comme disait mon père, le vrai Coganc il vient de Cognac!

Une pub à prendre avec prudence, même s’il s’agit d’un produit « miracle ». Ah Mesdames, si vous avez la poitrine qui ne correspond pas à celles de vos rêves, voilà de quoi remédier à cet embarras. Cette Mme Duroy a déjà mis quelques annonces avant la guerre avec des méthodes similaires mais pas exactement les mêmes. En 1945 les dames qui avaient lla poitrine opulente devaient sans doute avoir traversé la guerre en mangeant autre chose que des rutabagas…

Souce Gallica, BNF, DP

Vacances en nylon (2)

Citation de l’été 

Si les politiciens pouvaient penser avant de panser

-Ah c’est pour cela que tu as appelé d’urgence le docteur?

-A voir le monde qu’il y a ce soir il doit y avoir un match de foot à la télé!

-Un instant chéri, il y a un os dans ma chatte!

-J’ai eu zéro en éducation sexuelle aujourd’hui, le prof veut te voir!

-Non chef, elle n’a pas d’armes au sens de la loi!

-Pour ta sécurité, dis que nous ne sommes pas mariés!

-Quoi que vous vendiez, j’en prends deux!

-Je crois qu’il est temps pour le roi d’enlever sa couronne!

Musiques – Disques que j’écoute depuis au moins depuis 50 ans

 

Bas nylon et ciné 45

Il est assez étonnant à la sortie d’une guerre de voir les gens faire comme si de rien ne s’était passé. En 1945, on ne peut pas dire que tous les souvenirs de guerre sont enterrés. On en est encore loin, le territoire français n’est entièrement libéré que depuis le début de l’année. Les comptes se règlent toujours, les rescapés de la déportation sont encore sous le choc, la vie de tous les jours n’est pas encore réglée comme un horloge. On essaye de se distraire comme on peut si on a l’âme en paix. 

Bien qu’elles ne le disent pas ouvertement, les autorités ont bien compris que le cinéma est un moyen très efficace de changer les idées et un véhicule de propagande important, il semble que l’on a un peu étudié la biographie de Goebbels, efficace ministre de la propagande nazie. 

On tourne passablement, on se débrouille pour que la pellicule soit disponible en abondance et que la presse spécialisée puisse s’imprimer sans trop économiser sur le papier. On parle même de faire un festival à Cannes…

La revue Ciné-Miroir reparaît après son interruption durant la guerre. Ce n’est pas une revue intellectuelle destinée au cinéaste accompli, elle s’adresse plutôt à ceux qui rêvent sur le cinéma, genre je veux moi aussi devenir une star. En paraissant relativement près de la fin de la guerre, elle permet de faire le point sur la situation de cinéma français, un cinéma qui a pas mal de comptes à rendre auprès des libérateurs, surtout les acteurs dont certains ont un peu trop fréquenté les autorités d’occupation. C’est du moins l’avis de quelques uns qui profitent aussi pour régler quelques comptes qui n’ont qu’un rapport lointain avec le cinéma.

On va quelque parcourir ce magazine dans sa version almanach, voir son ambiance, et l’on pourra penser à plus ou moins juste titre que les acteurs ou cinéastes cités sont ceux qui sortirent la tête haute à la libération. Du moins, s’ils ne firent pas tout juste, ils le firent plus discrètement que les autres. 

La couverture est dédié à Edwige Feuillère, déjà célèbre avant la guerre, elle poursuivra une longue carrière au cinéma et ensuite à la télévision, jusqu’à sa mort à l’âge de 91 ans en 1998. 

Présentation d’un film Falbalas de Jean Becker avec Micheline Presle, toujours parmi nous et encore toute pétillante. Elle est à ce moment là une vedette qui monte et Raymond Rouleau, un acteur à la réputation de perfectionniste.  Ce n’est pas un film majeur de l’histoire du cinéma français. Becker fera des films plus significatifs par la suite, Casque d’Or et Le Trou.

Un petit article sur Edwige Feuillère et un Caricature de Jean Marais tout auréolé de son rôle dans L’Eternel Retour. Il est une star en devenir après des débuts assez timides.

Pierre Blanchar est déjà une vedette confirmée depuis les années 30. Il a tourné dans Les Croix de Bois de Raymond Bernard en 1932, certainement un des films de guerre les plus significatifs de l’histoire du cinéma toutes périodes confondues. Mais il va encore faire très fort avec Michèle Morgan dans La Symphonie Pastorale, première Palme d’Or du festival de Cannes en 1946.

Dans le séquence suivante, vous y verrez des acteurs débutants ou encore inconnus. C’est ce que propose la revue en mettant l’accent sur le fait qu’ils sont de possibles futures vedettes. Nous retombons dans ce que je disais au début, le cinéma et sa gloire qui fait rêver. Mais jouez le jeu, combien de ces noms vous disent encore quelque chose aujourd’hui. Pour le plus connus, j’ai repris le texte d’accompagnement, pour les autres seulement la photo. Certaines images sont cliquables pour une meilleure lecture.

Comme vous avez pu le voir, le temps et le vedettariat ont fait leur sélection. Le cas de Raymond Bussières est un peu particulier. Il eut un statut entre la vedette et un très important second rôle. Apparaissant dans de nombreux films qui feront date, il est aussi apprécié pour sa diction avec son accent parisien. Même si on ne se rappelle pas de son nom, sa silhouette est dans la mémoire de milliers de cinéphiles.

Deux vedettes de l’époque, surtout Blanchette Brunoy qui fut la partenaire de Gabin dans La Bête Humaine, le genre de film dans lequel il faut avoir tourné.

Un page humour avec une caricature d’André Luguet, l’un de ces savoureux acteurs à la filmographie impressionnante, il tourna déjà une quarantaine de films au temps du muet.  Quelques histoires avec quelques vedettes.

Hommage aux disparus pendant la guerre : Harry Baur, l’un des plus grands acteurs d’avant guerre, véritable monstre sacré, Gabin avant Gabin, victime de la connerie nazie. Fernand Charpin, un des acteurs de l’équipe à Pagnol, un mémorable Panisse dans la trilogie. Raymond Aimos, l’un des seconds rôles populaires, on se rappelle de lui dans La Bandera avec Gabin en 1934 et La Belle Equipe, deux films de Julien Duvivier, dans lequel apparaît également Charpin pour le second. Il est tué lors d’une fusillade pendant la libération de Paris alors qu’il fait partie de FFI.

Retour sur Les Enfants Du Paradis, le plus inoubliable film tourné lors de l’occupation. 

Viviane Romance, la vamp par excellence du cinéma français. Une carrière quelle ne maîtrisa pas toujours bien, surtout en imposant l’un de ses maris et acteur moyen, Georges Flamant, dans plusieurs de ses films entre 1937 et 1942. L’après guerre lui fut moins souriante.

Nous poursuivrons dans un autre post l’exploration de ce journal

Source Gallica, BNF, DP

 

Bas nylons sur la comète

Quelques mots sur les comètes avant de parler de la star.

L’observation d’une comète dans le ciel reste un des spectacles aléatoires les plus intéressants, tant pour les astronomes que le simple spectateur. Tous le monde connaît ce mot, mais sans toutefois en connaître le mécanisme.

Il n’y a aucun mystère de ce côté là, ce sont des corps composés principalement de roche et de glace, de forme très souvent irrégulière qui peuvent avoir des dimensions de plusieurs kilomètres. Leur particularité est de tourner sur une orbite souvent très elliptique, contrairement à la plupart des autres corps célestes qui le font sur un parcours plus ou moins circulaire autour d’une masse dont ils sont les satellites, comme nous sommes un satellite du Soleil et la Lune un satellite de la Terre. Pour la comète cela implique qu’elle vient du fond du système solaire ou d’endroits plus proches comme les environs de Jupiter, tourne très près du Soleil et repart d’où elle est venue, dans le nuage d’Oort pour celles qui viennent de très loin, un endroit situé à une distance d’environ 100.000 fois la distance Terre-Soleil.

Sans que nous le voyions, il y a quasiment en permanence des comètes dans le ciel mais elles sont d’un éclat trop faible pour que nous puissions les voir. La luminosité d’une comète est proportionnelle à son approche du soleil, la glace qu’elle contient entre en fusion et laisse un nuage de vapeur derrière elle, ce que l’on appelle la queue et qui peut mesurer des millions de kilomètres, éclairée par la lumière du Soleil. Un caillou glacé de quelques dizaines de mètres et un autre de quelques kilomètres n’a évidemment pas le même impact sur la grosseur et la visibilité de la queue. La preuve qu’il y a pratiquement toujours des comètes, visibles ou pas pour l’oeil humain, est révélé par le fait qu’il existe des comètes dites périodiques qui reviennent régulièrement, à dates fixes, faire leur petit voyage autour du Soleil. On en connaît plusieurs dizaines dont la plus rapide revient tous les trois ans environ. Les comètes non périodiques sont toutes les autres, celles qui viennent et repartent sans que l’on puisse leur attribuer un cycle précis. On peut imaginer que certaines ne reviendront jamais ou on ne sait quand, car certaines n’ont jamais été répertoriées. Remarquez que parmi les comètes périodiques, on a déterminé pour l’une d’entre elles un cycle de 40000 ans, c’est dire que nous avons peu de chances de la voir de notre vivant. Chaque comète est aussi par définition condamnée à disparaître. La matière qui la constitue s’épuise à chaque passage près du Soleil.

En matière de photographie de comètes, en voici une qui est bien réelle. C’est la sonde Rosetta qui l’a capturée récemment. Il s’agit de la comète Tchouri, une comète périodique connue depuis le 19 ème siècle, qui a un cycle d’environ 6 ans 1/2. Elle mesure à peu près 4 km dans sa plus grande longueur. Comme vous le voyez, l’objet est plutôt difforme. Le plus extraordinaire c’est que l’on voit le début de la queue, toutefois peu brillant, la comète n’étant pas de celles qui illuminent tout le ciel. 

Une autre particularité des comètes est ce que l’on appelle l’inclinaison sur l’écliptique. Pour bien comprendre ce que c’est il faut un mot d’explication.

La première chose à se mettre absolument à l’esprit, c’est que dans l’univers la notion de haut de bas n’existe pas, c’est par rapport à un point donné sur lequel il se trouve, que l’observateur déduira une idée de haut et de bas, sinon les Australiens marcheraient au plafond !

A supposer que vous regardiez le système solaire depuis une planète qui se situerait en dehors de lui et à la même hauteur, vous constateriez plusieurs choses :

Vous verriez pratiquement la plupart des planètes tourner autour du Soleil sur une ligne imaginaire qui semble être le prolongement de l’équateur réel du Soleil. Toutefois en regardant bien, l’alignement n’est pas parfait, les planètes ont de orbites plus ou moins inclinés par rapport à cette ligne. On peut se représenter cela par un carrousel de fête foraine comme le Ski Lift. Au départ quand vous tournez, vous êtes sur une ligne parallèle au sol. Quand l’axe s’incline, les données changent, vous êtes à un moment proche du sol et un demi-tour plus tard le plus éloigné du sol. La couse des planètes autour du soleil est semblable, pas tout à fait sur le même plan. De toutes les planètes, Pluton est la plus inclinée mais aussi celle qui est la plus excentrique, son orbite est la plus éloignée du cercle parfait. Vous penseriez alors les planètes, en gros, tournent sur une ligne qui se trouve à gauche et à droite du Soleil à la hauteur de son équateur. C’est exact, mais il faut imaginer que le système solaire se trouve dans une sorte de cube dont il est le centre et que son influence s’exerce aussi bien à sa gauche ou a sa droite, mais aussi en dessus et en bas de lui. Et justement, dans le cas de certaines comètes, vous pourriez les voir arriver d’en haut ou d’en bas de ce cube imaginaire, tout aussi bien de la gauche que de la droite. Elles sont assez fantaisistes dans le parcours qu’elles se choisissent à l’intérieur de ce cube. En résumé les comètes, surtout les non périodiques, peuvent venir de n’importe quel coin du système solaire.

Après cette petite dissertation sur les comètes, il y en a une en particulier qui est la star des comètes, celle de Halley, plutôt du genre très brillant. Elle est connue depuis longtemps, a été aperçue plusieurs fois sans que l’on sache exactement que c’était la même qui revenait tous les 76 ans. Il fallut que l’astronome anglais Edmond Halley s’y intéresse, en détermine la spécificité et arrive à en calculer la périodicité. En hommage, elle reçut son nom qui inspira bien plus tard le rocker Bill Haley pour nommer son groupe les Comets.  Elle est d’assez grande dimension 15 X 8 km dans plus grande longueur et largeur.

 Pendant très longtemps avec une certaine superstition, on a considéré l’apparition d’une comète dans le ciel comme un présage, bon ou mauvais. En 1910, c’est justement son retour dans le ciel. D’après les premières observations, elle s’annonce très brillante, ce qui ne fut pas le cas lors de son passage en 1986. Des savants plus ou moins avisés annoncent même que la Terre devrait passer dans la queue de la comète aux environs du 20 mai. La presse s’empare de l’événement et bientôt on ne parle plus que de cela, certains y voient même la fin du monde. Les plus optimistes attendent le spectacle avec impatience, les plus pessimistes comptent les heures qu’il leur reste à vivre. 

Voici dans la presse de l’époque, les développements de cette actualité tragi-comique en mettant l’accent sur les articles les plus significatifs.

Comme il est assez difficile de copier les articles de manière régulière, il faut les lire de gauche en droite et de haut en bas par date. On peut les agrandir en cliquant dessus.

 


Une parole biblique, nul ne sait ni le jour, ni l’heure… le reste c’est de la science!

Source Gallica, BNF, DP