En passant

Bas nylons et toujours pas pu

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Quand un artiste sort un enregistrement, la plus belle des consécrations est d’arriver à la première place du hit parade. Le plus rageur est de se hisser à la seconde place et de ne jamais accéder à la première. C’est arrivé de multiples fois à une multitude d’artistes. Cette position n’augure en rien l’entrée de cette chanson dans l’immortalité. Bien des succès qui ne furent pas numéro 1 et même assez mal classée sont aujourd’hui bien plus connues que des succès qui accédèrent à l’ultime consécration. C’est juste rageur pour l’artiste, il est plus agréable de dire que son disque est numéro que numéro deux. Revisitions quelques uns de ces succès qui stagnèrent à la seconde place. J’ai pris comme référence le hit parade anglais. Voici dans l’ordre chronologique les artistes qui figurent « seulement » à cette deuxième place en 1966. Source : UK Official Singles Charts.

Crispian St. Peters – You Were On My Mind.

The Rolling Stones / 18th Nervous Beakdown.

The Mindbenders – A Groovy Kind Of love.

The Hollies- I Cant Let Go.

The Lovin’ Spoonful – Daydream.

The Beach Boys – Sloop John B.

The Troggs – Wild Thing.

Gene Pitney Nobody Needs Your Love.

Los Bravos – Black Is Black.

The Beach Boys – God Only Knows.

The Who – I’m A Boy.

Dave Dee Dozey Beaky Mick & Tich – Bend It.

The Troggs – I Can’t Control Myself.

The Hollies – Stop Stop Stop.

Manfred <mann — Semi-Detatched Suburban Mr. James.

The Spencer Davis Group – Gimme Some Lovin’.

Val Doonican – What Would I Be.

The Seekers – Morningtown Ride.

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En passant

Bas nylons et mise en train

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Quand il s’agit d’aborder un métier ou une fonction, pour le novice cela peut présenter un parcours du combattant. Etre tailleur de crayons dans un bureau ne représente à priori pas beaucoup de dangers, ni ne requiert une grande attention. Il y a passablement de métiers qui demandent presque une attention de chaque instant, d’autant plus si pour l’exercer on est un pion dans une vaste organisation, un personnage isolé dans un secteur dont dépendent énormément de choses qui peuvent avoir un impact négatif beaucoup plus loin. L’exploitation du chemin de fer a sans douté été une de ces premières entreprises tentaculaires. C’est l’effet papillon, un ennui à Lille peut se répercuter jusqu’à Marseille. Cet effet peut avoir des graves conséquences, car une parie des services assurés par le train comprend le transport de voyageurs. Celui dont peut dépendre l’arrivée à bonne gare du voyageur est bien entendu le conducteur, mais aujourd’hui il peut compter sur un tas d’aides extérieures qui assurent la bonne avance du train, mais rien n’est infaillible, des accidents surviennent toujours. Jadis, les choses étaient bien différentes, on pilotait un peu à vue, les échanges humains étaient courants, beaucoup de choses étaient mécaniques.  Par exemple, la signalisation fut longtemps optique, quelquefois éclairés avec une lampe à huile.  Ce sont les fameux sémaphores qui selon la position indiquaient que la voie était libre ou nom. Cela impliquait qu’au temps de la vapeur, le mécanicien principalement, devait avoir constamment la tête dehors pour apercevoir la signalisation, par -10 degrés et la nuit, imaginez la facilité de son travail. Il est vrai que les signaux ne poussent pas pendant la nuit, on savait avec un peu d’habitude l’endroit exact où ils se trouvaient, c’était le moment de redoubler d’attention. On peut citer la catastrophe de Lagny-Pomponne, qui fit plus de 200 morts le 23 décembre 1933. Lors du procès, le peu de fiabilité de la signalisation  fut mis en cause. Vous pouvez vous référer à mes articles précédents concernant les catastrophes ferroviaires avec les références de la presse d’époque. les liens sont en bas de l’article.
Le personnel naviguant est une partie de l’entreprise qui ne pourrait pas atteindre son but sans le personnel au sol, à l’époque une véritable fourmilière dans les grandes gares. Dans ces dernières, ils sont exposés presque à chaque instant à un accident, les mouvements de trains étant incessants. Bien entendu, je veux parler des agents du mouvement, pas ceux des bureaux qui risquent au pire d’attraper un rhume suite à un courant d’air. Personnellement, j’ai connu deux de ces personnes qui sont mortes en exerçant ce métier, sans pour autant être moi-même un employé de la branche. Mettons nous à la place d’un débutant dans une grande gare parisienne qui va devoir « aller à la manoeuvre » comme ils disaient. J’ai retrouvé dans les archives, un livre qui m’a fait l’impression de faire ouvre de pionnier dans la formation de personnel. Aujourd’hui beaucoup de choses se font via un ordinateur, mais en 1937 cette instruction est présentée sous forme de rappel à travers une sorte de bande dessinée. Ce genre de publications étaient encore assez rares, tant au niveau loisirs que celui de l’apprentissage. On avait compris qu’une image parle mieux que cent mots, que l’on peut s’instruire presque en s’amusant. J’en ai extrait toutes les images qui concernent les agents au sol confrontés au dangers de participer à la vie d’un gare. Toutes les images sont cliquables.

Lien concernant catastrophes ferroviaires

Lagny-Pomponne – 1933

Environs de Bâle – 1891

Vallée de la Maurienne – 1917

Monaco

Monte-Carlo  –  LaTurbie

Source Gallica, BNP, DP

En passant

Bas nylons et toujours pas pu

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Quand un artiste sort un enregistrement, la plus belle des consécrations est d’arriver à la première place du hit parade. Le plus rageur est de se hisser à la seconde place et de ne jamais accéder à la première. C’est arrivé de multiples fois à une multitude d’artistes. Cette position n’augure en rien l’entrée de cette chanson dans l’immortalité. Bien des succès qui ne furent pas numéro 1 et même assez mal classée sont aujourd’hui bien plus connues que des succès qui accédèrent à l’ultime consécration. C’est juste rageur pour l’artiste, il est plus agréable de dire que son disque est numéro que numéro deux. Revisitions quelques uns de ces succès qui stagnèrent à la seconde place. J’ai pris comme référence le hit parade anglais. Voici dans l’ordre chronologique les artistes qui figurent « seulement » à cette deuxième place en 1965. Source : UK Official Singles Charts.

Petula Clark / Downtown.

Cilla Black – You’ve Lost That Loving Feeling. Ce fut la version originale par les Righteous Brothers, bien meilleure que celle-ci, qui fut no 1.

Wayne Fontana & The Mindbenders / Game Of Love.

Them / Here Comes The Night.

Peter &  Gordon / True Love Ways.

The Everly Brothers / The Price Of Love.

The Yardbirds / Heart Full Of Soul.

The Animals / We Goota Get Out Of This Place.

The Fortunes / You’ve Got Your troubles.

Manfred Mann / If You Gotta Go Go Now.

Andy Williams / Almost There

The Who / My Generation

Cliff Richard / Wind Me Up.

 

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En passant

Bas nylons et des allumettes pleines de souffre

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La pochette d’allumettes

L’orage grondait au loin depuis un moment, quelques gouttes de pluie commencèrent à tomber. La ville baignait dans une lumière de début de soirée, accentuée par la noirceur du ciel. L’averse se transforma rapidement en déluge. Un couple surpris par son intensité franchit la porte d’entrée d’un café pour se mettre à l’abri. Ils n’avaient pas prévu de s’arrêter à cet endroit, mais le sort en avait décidé autrement. Le couple désirait aller manger ailleurs, le portier de l’hôtel où ils logeaient leur avait chaudement recommandé l’adresse d’un très bon restaurant. Ils ne connaissaient pas très bien la ville, ils étaient de passage, venus chez un notaire afin de faire les démarches pour toucher un modeste héritage. Le mari du couple avait appris le décès d’une sœur à son défunt père qu’il n’avait jamais vue. Son père ne lui en avait que très peu parlé, une brouille familiale les avait fâchés sans espoir de réconciliation. Comme il était le seul parent que cette tante avait encore, elle avait décidé de lui léger les quelques biens qu’elle possédait. D’après les dires du notaire, ces biens se résumaient en une modeste maison de banlieue, une petite somme d’argent, le mobilier et les quelques objets qui pouvaient se trouver dans la maison. A lui de voir ce qu’’il en ferait après l’entrevue prévue pour le lendemain matin.

A vrai dire, l’héritier ne savait pas très bien ce qu’il en ferait, il était presque un peu gêné. Une dame, qui était malgré tout sa tante, avec qui il n’avait jamais cherché à entrer en contact, lui léguait ses biens. Ce n’était pas complètement de sa faute, mais son père lui avait signifié qu’il n’admettrait jamais qu’il prenne contact avec elle. Pourquoi ? Il n’eût jamais de réponse. Enfin il n’allait pas en faire un drame, cet héritage devait dans doute être quelque chose de plutôt agréable.

Le café était vide, une dame s’affairait derrière le comptoir et s’adressa à eux :

– Je suis désolée mais nous sommes fermés, le patron a été victime d’un arrêt cardiaque et il a été emmené en urgence à l’hôpital. Je suis la serveuse et je suis restée ici pour ranger un peu les affaires. Tout à l’heure, je suis sortie pour une course et quand je suis revenue j’ai oublié de refermer la porte, c’est pour cela que vous avez pu entrer. Mais je suppose que vous êtes entrés pour vous mettre à l’abri, à voir ce qu’il tombe dehors.

– C’était en effet notre intention et nous aurions aussi voulu manger.

– Manger est impossible, mais si vous voulez rester en attendant que la pluie cesse, faites comme chez vous, j’en ai encore pour un moment.

– Désirez-vous un rafraîchissement ? Je vous l’offre bien volontiers en attendant.

– Vous êtes bien gentille, mais vous avez du travail.

– Ce n’est pas à la minute, et puis j’ai envie de boire un petit apéritif après toutes ces émotions. Je prends un verre de rosé, je vous en offre aussi un ?

– Volontiers, ma femme et moi, nous l’adorons.

– Vous n’êtes pas d’ici ? questionna la serveuse.

– Non je suis venu ici pour un petit héritage, nous avons rendez-vous avec le notaire demain matin. A propos peut-être savez-vous où se trouve son cabinet ? C’est à la rue d’Amsterdam.

– Je suppose qu’il s’agit de Me Riboulet ?

– Vous le connaissez ?

– En effet, il vient quelquefois ici comme client, son cabinet est juste en face de la gare, à deux pas d’ici.

– Très bien, merci, cela nous évitera de chercher demain matin. Nous avons rendez-vous à son cabinet, mais nous devons ensuite aller à la maison que j’ai héritée.

– Vous avez hérité d’une maison ?

– D’après ce qu’il m’a dit c’est une modeste maison. Je n’en ai pas vraiment besoin, je pense qu’on la vendra, j’en profiterai d’en parler au notaire, il acceptera sans doute s’en occuper.

L’homme voulut allumer une cigarette, comme il n’avait pas de briquet, il prit une pochette d’allumettes publicitaire à en-tête du bistrot dans un petit présentoir destiné à la clientèle en manque de feu. Il alluma sa cigarette et mit distraitement les allumettes dans sa poche. La conversation continua sur des banalités jusqu’à ce que la serveuse constate :

– La pluie s’est calmée.

– Nous pourrons quand même aller manger là où on avait prévu d’aller, c’est un peu plus loin, sur la place centrale. Madame, nous vous remercions de votre amabilité, j’espère que tout ira bien pour votre patron. Nous vous souhaitons une bonne fin de soirée malgré tout.

– Bonne soirée à vous, j’espère que tout ira bien pour vous demain.

– Au revoir !

Le lendemain, le couple se rendit chez le notaire. L’accueil fut très cordial. Comme le couple le soupçonnait, l’héritage était modeste, la somme d’argent, une fois déduit les frais de succession, leur permettrait une ou deux petites folies sans plus. L’inconnue restait la maison, le notaire avait fait une estimation de sa valeur sans toutefois aller plus loin dans les détails. Ils se déplacèrent pour aller la visiter.

Elle était située dans une petite rue proche d’une grande zone industrielle qui était venue se coller à elle au fil des ans. Elle comprenait deux étages et un petit jardinet. L’aspect extérieur paraissait délabré, mais avec un bon coup de peinture, on pouvait lui imaginer une apparence plus coquette. Le notaire remit les clés.

– Je vous laisse, vous êtes maintenant chez vous, tout ce qui est à l’intérieur vous appartient, n’attentez toutefois pas y trouver des pièces d’or, je suis sûr que la défunte n’en a pas caché à quelque part. Venez demain à mon étude en début d’après-midi, il y aura encore quelques formalités à remplir et nous parlerons éventuellement de la mettre en location ou en vente ainsi que nous en avons discuté tout à l’heure, car comme je l’ai compris vous ne souhaitez pas vous établir ici. Je vous souhaite une belle journée. A demain !

Le couple entra dans la maison, un peu impressionné. Entrer dans une maison que vous n’avez jamais vue et pouvoir vous y comporter comme vous le désirez, fouiller toutes les armoires, ouvrir tous les tiroirs, surprendre d’éventuels secrets, vous dire que tout ce qui se trouve là est à vous, peut susciter un étrange sentiment.

L’exploration commença. Comme ils s’y attendaient, c’était un intérieur banal rempli de choses usuelles, de la vaisselle, des meubles, des bibelots n’ayant aucune valeur significative, le tout en quantités modestes, parfois en usure avancée.

Tout se déroula dans une indifférence devenue assez rapidement une routine. Mais quand ils arrivèrent dans ce qui devait être la chambre à coucher de la défunte, une photo posée sur un meuble attira leur attention. Ce fut l’homme qui le premier la vit, il la montra à sa femme, et ils se regardèrent.

– Tu as vu cette dame à côté de mon père, comme elle ressemble à la dame du café hier soir ?

– Oui en effet, c’est troublant et c’est bien ton père qui est avec sur la photo.

– Tu sais si ta tante a eu une fille ?

– Je ne crois pas, mon père ne m’en a jamais parlé. Je crois savoir qu’elle n’était pas mariée. Enfin avec lui, je ne suis sûr de rien. Mais elle a très bien pu avoir une fille hors mariage, ce sont des choses qui arrivent, c’est peut-être une des raisons pour laquelle ils se faisaient la gueule. Père était assez con pour ça.

– Pour sûr, elle lui ressemble comme deux gouttes d’eau.

– Je vais prendre la photo avec moi, ce soir nous retournerons dans le bistrot, peut-être que la dame sera là et pourra nous donner des explications.

– Non, attendons plutôt demain, nous en discuterons avec le notaire, il doit bien savoir si elle a eu une fille. D’ailleurs, à ce qu’il nous a dit, tu étais le seul héritier, ce serait quand même bizarre que ta tante ne la fasse pas figurer sur le testament. Elle peut l’avoir déshéritée, tu nous vois aller dans le bistrot discuter avec la servante. Je pense qu’il y a des histoires qu’il ne faut pas remuer.

– Tu as sans doute raison, attendons demain. Finissons notre exploration, je crois que nous avons bientôt tout vu. Ensuite filons, cette maison commence à me courir. Nous en discuterons encore, mais pour moi il faut s’en débarrasser.

Le lendemain, ils se rendirent à nouveau chez le notaire qui les reçut aussi cordialement que la veille.

– Alors l’exploration a été bonne, je pense que je ne vous ai pas menti, vous n’avez pas trouvé un trésor enfoui ?

– En effet pas de trésor, mais une chose nous a intrigués.

– Laquelle, j’essayerai de vous éclairer.

Il montra la photo au notaire.

– Sur la photo, il y a mon père et connaissez vous la personne à côté de lui ?

Le notaire regarda attentivement la photo et répondit :

– Si je la connais ? Mais bien sûr, c’est votre tante quand elle était beaucoup plus jeune.

– Savez-vous si ma tante avait eu une fille ?

– Elle n’a jamais eu d’enfants, du moins elle n’en a jamais déclaré à l’état civil, je suis formel.

– Je vous pose la question, car nous avons rencontre avant-hier une personne qui lui ressemblait comme une jumelle, elle était serveuse dans un café, elle nous a d’ailleurs dit qu’elle vous connaissait.

– C’est possible, mais je ne vois pas, dans quel café ?

L’homme sortit la pochette d’allumettes et regarda le nom inscrit. Il voulut la monter au notaire, mais il se ravisa et dit seulement :

– Café de l’Etoile…

– Vous avez dû vous tromper, tant sur ma personne, vous avez sans doute mal compris, que sur le bistrot. Il n’existe plus depuis longtemps. Je sais que mon père s’arrêtait quelquefois pour boire un café. Il m’a raconté une histoire à propos de cet endroit. Quand un des tenanciers est mort, peu après, une des employées s’est présentée chez mon père pour acheter une maison. Elle lui a raconté qu’un client de passage lui avait dit qu’une certaine maison, qu’elle a achetée par la suite, était à vendre. Le problème, c’est qu’il était en transaction pour la vendre, les papiers n’étaient pas encore signés. Il s’est toujours demandé par quelle indiscrétion elle avait été au courant. Il a questionné le vendeur qui lui a juré qu’il n’en avait jamais parlé à quiconque, et que si cela avait été le cas, il n’aurait pas eu besoin d’un notaire pour la vendre, c’était autant de gagné. Peu importe, la cliente était sérieuse et solvable, peu importe si elle lisait dans les astres. Il s’agissait d’une maison à l’ouest de la ville, du côté où se situe la vôtre. Je ne sais pas exactement laquelle, ce sont les affaires à mon père, il a fait des centaines de transactions de ce genre. C’est un peu comme si quelqu’un s’était présenté chez moi avant-hier pour me dire qu’il voulait acheter votre maison. Car je suppose que vous allez la vendre n’est-ce pas ?

En effet, le couple chargea le notaire de liquider cette maison après une estimation de sa valeur qui semblait correcte aux deux parties. Il retourna sur les lieux du bistrot. En lieu et place, il trouva un magasin d’habillement. L’apparence extérieure de la maison était bien la même, mais à l’intérieur il n’y avait plus trace de chaises ou de tables, des mannequins habillés à la dernière mode attendaient le client. Ils doutèrent un instant d’avoir retrouvé le bon endroit, pourtant le numéro de la rue correspondait bien à l’ancienne adresse, l’arrêt du bus en face portait le même nom que le bistrot, le reste ressemblait bien à ce qu’ils avaient vu deux soirs avant.
Ils se regardèrent dans les yeux.

– Tu crois que nous sommes fous ? demanda la femme.

– Voici la preuve que nous ne le sommes pas, dit l’homme en montrant la pochette d’allumettes.

En passant

Bas nylons et essayé pas pu

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Quand un artiste sort un enregistrement, la plus belle des consécrations est d’arriver à la première place du hit parade. Le plus rageur est de se hisser à la seconde place et de ne jamais accéder à la première. C’est arrivé de multiples fois à une multitude d’artistes. Cette position n’augure en rien l’entrée de cette chanson dans l’immortalité. Bien des succès qui ne furent pas numéro 1 et même assez mal classée sont aujourd’hui bien plus connues que des succès qui accédèrent à l’ultime consécration. C’est juste rageur pour l’artiste, il est plus agréable de dire que son disque est numéro que numéro deux. Revisitions quelques uns de ces succès qui stagnèrent à la seconde place. J’ai pris comme référence le hit parade anglais. Voici dans l’ordre chronologique les artistes qui figurent « seulement » à cette deuxième place en 1963 et 1964. J’ai choisi 1963 pour commencer car c’est cette année-là que les Beatles et leur suite, sont partis à la conquête du monde.  Comme vous le verrez, et contrairement à ce que l’on peut penser, pas mal d’artistes américains étaient bien connus et appréciés en Angleterre. Et il n’y a pas que les dérivés du rock and roll qui sont présents. Source : UK Official Singles Charts.

1963 – Chris Montez / Let’s Dance.

1963 – Del Shannon / Swiss Maid.

1963 – The Beatles / Please Please Me.

1963 – Ned Miller / From A Jack To A King.

1963 – Andy Williams / Can’t Get Used To Losing You.

1963 – Jet Harris & Tony Meehan / Scarlett O’Hara.

1963 – Billy J Kramer & The Dakotas / Do You Want To Know A Secret.

1963 – The Shadows / Atlantis

1963 – Freddie & The Dreamers / I’m Telling You Now.

1963 – Cliff Richard / It’s All In The Game.

1963 -The Crystals / Then He Kissed Me.

1963 / The Searchers / Sugar And Spice.

1963 – Cliff Richard / Don’t Talk To Him.

1964 – The Swinging Blue Jeans / Hippy Hippy Shake.

1964 – Gerry & The Pacelakers / I’m The One.

1964 – Dave Clark Five / Bits And Pieces.

1964 – The Hollies / Just One Look.

1964 – The Bachelors / I Belive.

1964 – Millie / My Lollipop.

1964 – Brian Poole & The Tremoloes.

1964 – The Four Seasons / Rag Doll.

1964 – The Kinks / All Day And All Of The Night.

 1964 – Gene Pitney / I’M Gonna Be Strong.

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Bas nylons et un conte éclairé

 

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Pour changer un peu, comme nous avons le temps de lire, j’ai écrit une histoire que l’on peut sans hésiter classer dans le catégorie des histoires fantastiques. Bonne lecture et bons frissons.

 

L’homme à la lanterne

 

La petite gare est coincée entre deux parois de rochers. A l’est, au pied d’un pic, par une entaille dans la montagne, une petite route descend vers un petit val où quelques fermes s’éparpillent un peu à la manière de dés ayant roulé au hasard sur une table de jeu. De paisibles troupeaux de vaches paraissent d’immobiles points sur l’herbe. Au loin, un village semble appartenir à un autre monde, de vagues fumées lui donnent un petit air de vie.

A côté de la gare, une vieille maison défie le temps, c’est une ancienne taverne encore fréquentée par quelques clients. Nul ne pourrait se douter qu’elle fut jadis un lieu d’attractions dans lequel on venait s’amuser de loin à la ronde. C’est une victime du progrès, ce progrès qui arriva jadis par le chemin de fer, mais qui finit par être lui-même victime d’un progrès qui se voyait mieux ailleurs.

Vers 1860, l’endroit fut choisi car il offrait l’opportunité de relier trois vallées entre elles par le train sans trop de complications. Les rails jaillirent d’un tunnel pour immédiatement entrer dans un autre tunnel, frôlant la petite gare. Un embranchement menait vers d’autres lieux en passant entre la faille de la montagne. La gare devint un nœud ferroviaire et entraîna son lot de changements. La fumée et le bruit des locomotives rompit des siècles de silence et peu à peu la suie envahit les alentours. La découverte d’une mine de sel accéléra encore la prospérité des lieux, de nombreux ouvriers y trouvèrent du travail. La construction d’une taverne sembla nécessaire pour étancher la soif des voyageurs et des ouvriers. Le soir, elle servait de lieu de rendez-vous à des bons petits bourgeois qui venaient s’encanailler sans crainte d’être montrés du doigt. Facile, il suffisait de prendre le train. Il aurait bien été difficile qu’une femme jalouse vienne surveiller le mari, elle devait aussi prendre le train.

Pendant cinquante ans, les lieux connurent leurs années folles, puis la mine se tarit, puis on supprima l’embranchement, un autre tunnel percé ailleurs raccourcit la liaison avec la vallée voisine. La ligne fut démontée, on ne laissa que quelques dizaines de mètres de rails, le reste alla pour la construction d’autres lignes. Cependant, la petite gare subsista, les trains surgissent toujours de tunnels, quelques-uns s’arrêtent encore pour prendre de rares promeneurs. On jugea inutile la présence de chef de gare, il n’y en a plus depuis longtemps.

La taverne, elle, est toujours là. Elle n’a plus la clientèle d’autrefois, mais quelques habitués viennent toujours boire un coup, quelques promeneurs s’y arrêtent en attendant le train. Et c’est là que commence cette étrange histoire.

– Salut Henri, tu veux boire quoi ?

– Salut la patronne, tu me mettras une bière.

– Il n’y a personne aujourd’hui ?

– Non, mais Pierre ne va pas tarder à arriver, c’est son heure.

– Ah voilà l’Artiste, sa peinture lui donne soif sans doute.

Celui qu’Henri avait appelé l’Artiste était un nouveau dans le coin. Il habitait dans une petite maison, un peu plus bas. Il avait trouvé là l’endroit idéal pour exercer son art. Sans être un grand nom de la peinture, il avait acquis au fil des ans une réputation que bien d’autres pouvait lui envier, il arrivait à vivre de son art. Le personnage était plutôt sympathique, il n’avait pas tardé à se faire des amis parmi la clientèle habituelle. Plutôt du genre bavard, il savait mettre tout le monde à l’aise, et puis il ne rechignait pas à payer une tournée.

– Salut l’Artiste, tu vas bien ?

– Salut Henri, oui je vais bien et toi ?

– Oh, moi ça va toujours, ma femme et mon bétail aussi.

– C’est sympa de mettre ta femme avec tes vaches !

– Tu sais, l’avantage des vaches, c’est qu’elles rapportent et qu’on peut les vendre, mais les vaches ne savent pas faire la cuisine et tenir le ménage, alors tu vois chacun a son utilité.

– Tu sais, je disais ça pour rigoler.

– Mais je sais bien, d’ailleurs tu n’as pas ces problèmes, tu es célibataire.

– Ah moi les femmes, je les vois seulement en peinture.

Pendant ce temps, la patronne avait préparé un café, l’artiste commençait toujours par un café. La porte de la taverne s’ouvrit et un homme entra, immédiatement salué par Henri et l’Artiste

– Salut Pierre, tu viens nous tenir compagnie ?

– Salut l’Artiste, salut Henri, patronne prépare un blanc sec pour ma soif.

– Du blanc sec ? Si tôt le matin ? Tu sais bien que c’est mauvais pour ta tête, après tu vois des fantômes !

– Ah tu vois des fantômes, questionne l’Artiste d’un air moqueur.

Pierre regarda l’Artiste dans les yeux, puis se tourna vers Henri.

– On peut lui raconter l’histoire ?

– On peut, on ne sait jamais, des fois que…

– Alors l’Artiste, écoute ce que je vais te raconter. Il y a quelques années, on avait fait une noce carabinée, ici même. On a fini tard dans la nuit. Je suis rentré pour aller chez moi, en empruntant l’ancienne ligne de chemin de fer. Je marchais depuis quelques minutes quand j’ai vu venir vers moi, un homme avec une lanterne allumée, tu sais un peu avant le tunnel éboulé qui se trouve en-dessus de la maison où tu habites. Ce n’est pas habituel, mais j’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’un promeneur, un admirateur du ciel nocturne où je ne sais quoi, et qu’il avait une lanterne pour éclairer son chemin. Une lampe de poche aurait été plus pratique. Quand il est arrivé à ma hauteur, il m’a regardé dans les yeux et je pensais qu’il allait me dire quelque chose. La lanterne n’éclairait pas beaucoup, mais ses yeux brillaient étrangement, il m’a semblé qu’il avait des larmes dans les yeux. Je n’arrivais pas à prononcer un mot, je n’ai pas la réputation d’un trouillard, mais j’étais figé devant ce personnage. Il n’a rien dit et il est reparti. Je l’ai suivi du regard et quelques secondes après il a disparu, il n’y avait plus de bonhomme, disparu ! Sur le moment je me suis dit que le vin m’avait donné des hallucinations et je suis rentré chez moi, encore tout retourné.

Pierre s’arrêta un instant, visiblement nerveux, regarda Henri et repartit dans son récit.

– Le lendemain, j’ai causé avec mon voisin le père Léon. On a parlé de la pluie et du beau temps, puis j’ai parlé de ma rencontre avec l’homme à la lanterne. Il m’a regardé d’un air surpris et il m’a dit : « Toi aussi ? ». J’étais de plus en plus intrigué et lui demandai de m’en dire plus. Il me raconta alors son histoire, mais avant il me parla d’un fait qui s’était passé il y a longtemps. En 1880, un employé du train avait la charge de contrôler tous les jours l’état de la voie, jusqu’à la gare suivante. Un matin, il partit faire son travail avec sa lanterne, il en avait besoin dans le tunnel. L’a-t-il mal fait ? La malchance joua-t-elle contre lui ? On ne le saura jamais. Il fut établi qu’une des pièces servant à maintenir le rail en place était brisée. Quand le train arriva, le rail s’écarta et le train dérailla. Malheureusement, la voie était au bord de la petite gorge d’une trentaine de mètres de profondeur, qui se trouve juste après la sortie du tunnel. Emporté par l’élan, le train alla s’écraser au fond de la gorge. Il y eut dix morts, tous les passagers du train, et comble de malheur, le fils de l’employé se trouvait dans le train, il se rendait à l’école du village voisin.

– Je me souviens vaguement de cette histoire, mon père m’en avait parlé, mon grand-père avait travaillé comme mécanicien sur les locomotives, souligna l’Artiste.

– Tout le monde vit dans l’employé le coupable idéal, malgré le fait qu’il avait perdu son fils dans l’accident. De plus, le soir avant il avait passablement bu à la taverne, tous les bourgeois se sont bien empressés de le souligner. Les gendarmes l’interrogèrent, il certifia qu’il avait fait son travail consciencieusement et qu’il n’avait rien vu d’anormal. Il fut mis en prison en attendant de futurs interrogatoires, on ne le laissa pas même sortir pour l’enterrement de son fils. Un matin, on le trouva pendu dans sa cellule. Le présumé coupable étant mort, on ne chercha pas plus loin.

– Et quel rapport avec ton histoire de fantôme ?

– En bien, lors de ma conversation avec Léon, il m’affirma que je n’étais pas le seul à avoir vu l’homme à la lanterne, lui-même l’a vu. Il revient sur les lieux avec sa lanterne, il revient inspecter la voie, c’est toujours là qu’on le rencontre. Encore plus bizarre, chacune de ses apparitions semble annoncer un événement tragique. Quand il est apparu à Léon, ce dernier en rentrant à la maison a trouvé sa femme morte dans la cuisine. Dans mon cas, il se produisit aussi quelque chose après ma rencontre avec lui, mon fils se tua dans un accident de voiture deux jours après. Léon me raconta aussi qu’il avait entendu parler d’un homme qui fut tué accidentellement par un chasseur. Il avait raconté à sa femme qu’il avait aussi vu un homme avec une lanterne.

– Alors il n’apparaît qu’à ceux à qui il va arriver quelque chose ? demanda l’Artiste.

– Il semblerait que oui, mais bien sûr on ne sait pas combien l’ont vu, et combien sont morts après l’avoir vu. Mais le fait est que dans la région tout le monde a entendu parler de cette histoire et tout le monde y croit.

– Eh bien, j’éviterai de me promener le long de l’ancienne voie, du reste je n’ai pas besoin de la suivre pour rentrer chez toi.

– Pour sûr, il ne viendra pas frapper à ta porte.

– Allez, on se boit un coup, cela sera plus gai et puis je l’offre avec plaisir.

Un mois passa, un matin Henri entra dans la taverne, l’air agité. Pierre qui se trouvait déjà attablé, le regarda d’un air intrigué.

– Eh bien, ça n’a pas l’air d’aller fort ce matin, des problèmes ?

– Ah si tu savais. Tu te rappelles, hier on parlait de l’Artiste et on s’était dit qu’il y avait trois jours qu’on ne l’avait pas vu ?

– Oui en effet.

– Avant de venir ce matin, je suis passé chez lui pour voir si tout allait bien, je l’ai trouvé mort dans son atelier. Le plus terrible…

Il s’interrompit n’osant raconter la suite, puis il reprit après un moment d’hésitation.

– Sur son chevalet, il y avait une peinture… elle représentait un homme avec une lanterne !

En passant

Bas nylons et quatre autres de Liverpool

 

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La « British Invasion », est un terme qui recouvre le déferlement du mouvement musical entamé par le succès international des Beatles à partir de 1963. Seuls quelques groupes purent sérieusement prétendre leur faire de l’ombre. Les plus célèbres furent les Rolling Stones à la différence près qu’eux ne se recommandaient pas du même mouvement musical. Ils furent des puissants rivaux tout en imposant une autre musique et sans doute une petite étincelle de génie leur permit d’accéder au podium. Chez les fans de Beatles, on est plutôt séduit par leurs mélodies, tandis que chez ceux des Rolling Stones, le son et la présence du r’n’b est plus prépondérant. Entre eux, il n’y a pas vraiment eu de concurrence, même une franche collaboration à certains moments. On se souvient que le premier succès des Rolling Stones est une chanson des Beatles. A part cet exemple très parlant, ceux qui se lancèrent dans la course aux Beatles sont bien de la même école. Parmi eux, les Searchers furent de ceux qui eurent une place de choix dans la course au hit parade en rivalisant avec les Beatles. Ils pouvaient aussi prétendre à occuper le haut de cette forteresse presque imprenable. et ils le firent. Leur seul handicap, et qui se révéla fatal, c’est l’absence de compositeurs de génie parmi les membres. Aller chercher à gauche ou a droite, le titre plus ou moins obscur qui sera le numéro un de demain, s’avéra un exercice compliqué et financièrement moins lucratif. Néanmoins, il composèrent nombre de titres, spécialement Chris Curtis.
Les Searchers ont au départ un parcours assez commun avec les Beatles, ils viennent de Liverpool et firent aussi une partie de leurs écoles au Star-Club de Hambourg. Ils apparurent quelques mois après la montée en puissance de leurs rivaux.  Pendant deux ans, ils firent de fréquentes apparitions dans les charts anglais, dont trois fois au sommet, une fois seconds, une fois troisièmes, une fois quatrièmes, ceci étalé entre 1963 et 1965. A l’inverse des Beatles, leur succès fut beaucoup plus cantonné à l’Angleterre, ils ne firent que quelques apparitions dans les classements US et plutôt à des places d’estime, exception faite d’une troisième place. Même si tous les gros succès sont, à une exception près, uniquement des reprises empruntées a des artistes américains, ce sont bel et bien leurs versions qui sont passées à la postérité, on en oublie passablement les créateurs. Si le manque de compositeurs internes est flagrant, ce qu’ils pouvaient envier aux Beatles, par contre instrumentalement ils n’avaient à rougir de rien, même que le soliste Mike Pinder est un précurseur de la guitare à douze cordes dans cette école. A l’instar des Beatles, ils travaillèrent passablement les harmonies vocales et c’est assez bien réussi. La formation de l’époque des grands succès comprend: Mike Pinder (1941 -), guitare solo, chant; John McNally (1941 -), guitare rythmique, chant; Tony Jackson (1938 – 2003), guitare basse, chant, quitte le groupe en 1964 remplacé par Frank Allen (1943 -), c’est dommage car c’était un excellent chanteur; Chris Curtis (1941 – 2005), batterie, chant. Jusqu’en 2019, le groupe n’a jamais cessé d’exister, malgré une baisse notable de succès au niveau du hit parade. Ils enregistreront sporadiquement des albums en 1972, 1979, 1981, 1989, 2002.


J’ai une petite anecdote personnelle à propos des Searchers, même si je n’ai jamais eu l’occasion de les voir sur scène, et pourtant j’ai failli. En 2001, le fan club anglais a organisé un concours doté de prix. Le but était de raconter dans un texte pourquoi on aimait les Searchers. Il y avait deux catégories, une pour les fans de langue anglaise, une pour les fans dont l’anglais n’était la langue maternelle, mais qui devait tout de même être rédigé en anglais. Le groupe et quelques représentants du fan club faisait partie du jury. J’ai rédigé mon texte dans la seconde catégorie. j’en avais fait une histoire assez drôle où je racontais que j’avais cru que je comprenais l’anglais quand j’ai écouté le disque où ils chantaient en français, et je l’ai envoyé. Deux mois plus tard, j’ai reçu un mail m’informant que j’avais gagné le concours. Le prix consistait à une invitation à un concert, que je serais reçu dans le backstage, où l’on me remettrait la prix qui consistait notamment en une affiche de concert dédicacée par le groupe. Je n’y suis pas allé car c’est à peu près l’époque où ma femme devait accoucher, et puis il fallait aller à Londres, ce qui ne m’arrangeait pas non plus pour le travail. J’ai quant même reçu l’affiche à la maison avec une lettre signée du groupe qui me félicitait. Dommage.
La discographie en album des années glorieuses comprend cinq album studios, et comme pour les Beatles on publia un LP contenant des enregistrements en public au Star-Club. Contrairement à ceux des Beatles, ils sont d’une qualité sonore très supérieure. Allons explorer ces albums et ces 45 tours, dans tout ce qu’ils contiennent à côté des succès,  titres secondaires qui firent leur réputation à la grande époque et qui sont encore encensés aujourd’hui. J’ai bien évidemment fait un choix. Sélection à peu près chronologique entre 1962 et 1965.

Extrait des enregistrements au Star-Club en 1962.

De la même veine, c’est assez marrant de trouver cette chanson, Hey Joe », qui sera un succès mondial pour Jimi Hendrix dans une version complètement remaniée en 1967.

Des enregistrements avaient été faits en studio au début 1963. Ces bandes sont connues sous le nom de « Iron Door Sessions » et ne sortiront que 40 ans plus tard.

Titres figurant sur les 45 tours.

Originalement la face B de premier hit. Un original composé par le batteur, qui fut aussi le principal compositeur.

Face B de Needles And Pins, extrait de film sur playback. Un original composé par Tony Hatch, également compositeur sous pseudo de leur second hit « Sugar And Spice »

Face B de « When You Walk In The Room », un original du groupe assez plaisant, sorte « d’image de marque » de leur son. On retrouve une première mouture de cette chanson sur « Iron Door Sessions » avec le titre « Darling Do You Miss Me »

Ce titre est le générique du film « The System ». Pendant longtemps, il n’a figuré que sur un EP anglais du même nom.

Face B de « Goodbye My Love ». un original du groupe, qui aurait peut-être mérité une face A.

Titres figurants sur les albums

Album Meet The Searchers

L’intégralité de cet album se trouve dans un autre article ICI

Album Sugar And Spice

Reprise d’un titre de Carl Perkins.

Reprise d’un titre des Chiffons.

Reprise d’un titre de Ronnie Hawkins.

Album It’s The Searchers

Celui-là aurait mérité une sortie en single. Chanson de Betty Everett qui sera un grous succès pour Cher bien plus tard.

Reprise d’une chanson de Dionne Warwick, très « British Beat ».

L’immortel de Tommy Tucker.

Album Sounds Like Searchers

Une reprise r’n’b créée par Moody & The Delats, des célèbres compositeurs Jeff Barry & Ellie Greenwich.

Très bonne reprise de « Bumble Bee » de Lavern Baker.

Un original de Chris Curtis.

Album Take Me For What I’m Worth, sans doute leur album le plus créatif.

Reprise depuis Marvin Gaye.

Un original de Chris Curtis, le son évolue.

Un original de John McNally.

Un original de Chris Curtis et Mike Pender.

Documents.

Un petit film capturé au Star-Club de Hambourg.

Un des beaux documents existants, le concert du New Musical Express 1964 et un groupe déchaîné, spécialement Chris Curtis, et toujours le même micro baladeur…

Les Searchers et « Needles And Pins » en allemand.

Les Searchers et « Sugar And Spice » en français, aussi exploité par Michel Page.

Les Searchers lors du concert d’adieu en 2019.

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