Bas nylon et un député pas comme les autres

Un député pas comme les autres

L’Islam est un sujet d’actualité que revient souvent dans les discussions. Mais saviez-vous que le premier député de religion musulmane franchit les portes du Parlement il y a 130 ans?

Cet homme s’appelait Philippe Grenier (1865-1944)  et il est né à Pontarlier. Il devint médecin de formation. En 1890, il va voir son frère qui se trouve en Algérie, alors colonie française. Intéressé par la culture musulmane, il se convertit à l’Islam lors d’un second voyage en 1894. Il est d’abord conseiller municipal de sa ville, il se rend aux séances vêtu à la manières des Bédouins. Politiquement il est très à gauche, mais son statut le fait s’intéresser de près aux question médicales et à la condition ouvrière. Au décès du député représentant le Doubs il décide de se présenter à l’élection. Contre toute attente et malgré ses exubérances vestimentaires, il est élu. Il faut préciser que son programme est socialement très en avance pour l’époque. Mais il se retournera pour une partie contre lui surtout dans ses prises de positions face à l’alcoolisme dans sa proposition  de loi sur la limitation des débits de boisson et la taxation des liqueurs. N’oublions pas que Pontarlier est à cette époque une Mecque, mais celle de la fabrication de l’absinthe qui occupe des milliers de personnes. Principalement à cause de cela, il ne sera pas réélu et quittera finalement la politique.Il ne siégera donc que de 1896 à 1898.

On peut imaginer tous les remous que cette élection provoqua dans la presse de l’époque. On en profita pour railler sa personne à travers ses opinions religieuses, mais plus que cela c’est sa position de gauchiste qui dérange, chose qui passait assez difficilement dans la bourgeoisie. Il fut quand même un ami de Jaurès et un personnage pittoresque dans un monde politique qui l’est beaucoup moins, même à la fin d’un siècle déjà lointain.

On peut analyser les ironies de l’histoire, car une dizaine d’années plus tard, un projet de loi identique à ses vues fut mis en route, prônant notamment la limitation des débits de boissons et aboutira à l’interdiction de l’absinthe en 1915, interdiction qui mena finalement à la création du fameux Pernod. Un autre point tout aussi ironique fut son combat pour faire reconnaître aux citoyens des pays coloniaux le droit à la citoyenneté française. Il avait déduit que face à l’Allemagne ou à la Russie, l’armée française n’avait pas une armée qui pouvait mobiliser un nombre égal ou supérieur de soldats. Le potentiel en hommes des pays colonisés offrait une énorme réservoir de chair à canon. Non pas qu’il prônait la guerre, mais dans un pure mesure d’intimidation. Il est clair que se battre à un contre cinq ou dix donnerait à réfléchir, surtout à l’état major prussien. Pour cela estimait-il, il faut leur donner des droits, il n’en avaient pratiquement aucun, et la nationalité française afin qu’ils aient une bonne raison de se battre et aussi l’obligation, car le conscription rendait le service militaire obligatoire. L’attribution de la nationalité permettait aussi la création d’un état civil afin de savoir qui est qui et où. Jusque là, il n’y avait pratiquement aucun recensement sérieux de population. Le contingent dit des tirailleurs sénégalais ou algériens existaient déjà, mais cela restait assez marginal. Le soldats de ces armées avaient droit tout au plus à un salaire ou une prime et les remerciement de la France. Ils rendront néanmoins quelques bons services lors des deux guerres, 

Une des chansons satiriques dont il fut le sujet…

Une opinion plus contrastée

L’opinion d’un éditorialiste parue dans un journal d’époque Le Temps.

Bien que gardant entre moi et toute forme de religion une distance plus que respectable, je suis assez respectueux des croyances d’autrui, mais cela ne m’empêche pas de les étudier à fond et d’en tirer mes conclusions personnelles. Je crois que le personnage que je vous ai présenté ici est un cas typique qui montre qu’il ne faut pas juger une personne par son appartenance religieuse, il y a des cons partout, mais bien par ce qu’elle fait pour rendre le monde un peu meilleur. Animé par une conviction religieuse dans laquelle il ne manquait pas de critiquer certains de ses aspects, il mena une vie humble et désintéressée de tout ce que le monde peut offrir comme miroir aux alouettes. Après son passage dans la politique, il continua le même parcours. Il n’eut jamais de harem, il épousa simplement sa bonne et mourut en 1944 à l’âge de 78 ans. Il n’est pas tout à fait oublié à Pontarlier, un collège et une mosquée portent son nom.

L’histoire du poulet musulman

Lors d’un voyage au Maroc, j’avais rencontré Rachid. En mangeant en sa compagnie, j’avais dégusté un poulet, du moins une partie, et je l’avais trouvé délicieux. Il venait de la ferme d’un de ses oncles pauvre paysan dans un petit bled du Maroc. Il n’y a pas de secret, ses poulets sont élevés selon les vieilles traditions, ce n’est pas du poulet industriel. Pas plus tard que l’autre jour, on sonne à ma porte et je vais répondre. Quelqu’un qui revenait du Maroc avait un petit cadeau pour moi. C’était Rachid qui me faisait parvenir un poulet, tué la veille et préparé selon les habitudes du coin par sa femme, c’est à dire farci de toutes les épices qu’ils emploient pour ce genre de préparation. Comble de bonheur,  il y avait les abats à l’intérieur, le cou et le foie. Rachid est un Musulman mais nous n’avons jamais parlé d’Islam, ce qui ne nous as pas empêché de lier une belle amitié avant de nous séparer pour ne peut être jamais nous revoir. Comme il savait que la personne qui lui a rendu visite me connaissait, il s’est rappelé que j’aimais le poulet et lui a donné mission de me remettre ce fameux poulet que j’ai bien entendu mangé. 

Merci Rachid, par ce geste tu t’es souvenu que j’existais après tout ce temps. Comme tu le sais si bien, je ne t’ai pas jugé sur tes croyances, ni toi sur les miennes. Nous sommes juste deux personnes qui ont décidé que l’amitié n’a pas de barrières. Et qui sait peut être nous mangerons le prochain poulet ensemble…

Source Gallica, BNF, DP

Vacances en nylon (3)

Citation de l’été

La jarretelle est un synonyme du mot désir 

Spectacle

Je vous avais montré il y a quelques temps le spectacle d’un orage attrapé via une webcam. En voici un autre sur les bords du lac de Garde en Italie. La prise est intéressante car l’orage est capturé par le bord, c’est à dire qu’il est un peu plus loin, le ciel étant dégagé au lieu de la prise de vue. Il est en plus assez actif et l’on peut constater que parfois les éclairs partent de très haut dans le nuage. De plus certains éclairs restent dans le nuage, c’est une particularité des orages, car on croit toujours que les éclairs touchent le sol, ce qui est faux. Ces éclairs appelés intra-nuageux se produisent quand le potentiel électrique n’est pas assez grand pour atteindre le sol, il reste donc dans le nuages et même parfois ne sont pas assez lumineux pour être aperçus du sol, la couche de nuages les cachant surtout pendant la journée. 

Musiques que j’écoute depuis au moins 50 ans.

J’en connais des dizaines de versions, mais c’est celle-là la meilleure!

Ma première des Kinks, mais pas la dernière!

Un peu de rock and roll classe, sans doute une de celles que je préfère.

Trouvez-moi un de ces artistes d’aujourd’hui capable de créer un titre pareil. C’est l’exemple même de disque que j’aime pour le son, car il y a un son, pas celui de tout le monde comme maintenant.

Certainement en nombres d’écoutes un disque qui doit être dans mon top ten. Cette chanson qui parle de coeur est dans le mien depuis longtemps.

Une de mes inlassables écoutes, les Smoke et My Friend Jack, belle création!

Ah ils avaient fait fort ces petits Suisses. en 1963. Il n’y avait pas tellement de ces groupes instrumentaux qui étaient capables de créer quelque chose de nouveau, la plupart se contentant d’imiter les Shadows. Mais là chapeau !

Un de ces petits disques que je trouvais dans les bacs d’occasions pour quelques sous. Autant dire que l’achat est amorti depuis longtemps. Un très originale version de ce standard du blues. Ce sont des Hollandais.

Bas nylon et ciné 45 (2)

Nous avons vu et feuilleté dans un précédent post la revue Ciné-Miroir dans sa version almanach de 1945. Continuons dans cette deuxième partie de nous y intéresser en la parcourant à nouveau.

Les premières pages étaient plutôt axées sur le cinéma français, c’était aussi l’occasion de faire le point sur les acteurs qui pouvaient envisager les temps de paix comme un début ou une suite de leur carrière, n’ayant pas de comptes à rendre aux comités d’épuration à la libération.

En 1945, on fête aussi le cinquantenaire du cinéma, la revue s’y attarde un peu en consacrant quelques pages à son évolution depuis les débuts. On y évoque surtout le cinéma américain qui a vite pris le dessus, malgré quelques films français qui méritent le détour comme le Napoléon d’Abel Gance ou les premiers et historiques films de Georges Méliès. Durant toute cette période quelques films qui n’ont rien d’américain parviendront à se glisser en belle place dans l’histoire du cinéma. Dans ce genre les Allemands font très fort avec l’expressionnisme, en qualité et en exercice de style ils n’ont rien à envier aux Américains. Lang, Pabst, Murnau, sont des références absolues. Pour la Russie Eisenstein et pour la Suède Sjöströem ne sont pas à négliger. On ne peut passer sous silence la France et celui qui fut sans doute le premier réalisateur à devenir connu internationalement, Max Linder. Avec ses films humoristiques qui en inspirèrent certainement d’autres un peu plus tard, Chaplin lui doit bien un peu de sa magie, il fut assez vite victime de son succès avec une vie personnelle désordonnée.  Durant la période du muet quelques réalisateurs firent leur premières armes pour devenir plus tard des noms de premier plan, Jean Renoir, René Clair, Jacques Feyder, Marcel L’Herbier. 

L’Amérique a surtout le charme de ses films comiques pour le spectateur d’un autre pays, il n’a pas besoin de se casser la tête, les gags sont bien visibles et drôles. Keaton, Lloyd, sans oublier le génie de Chaplin qui s’affirmera encore plus avec le parlant, sont des stars. Le cinéma américains a tout de suite pris une dimension à la hauteur de ses ambitions. Il offre des films à grand spectacle, même s’il est encore muet. Il peut aussi se développer en toute liberté, la première guerre mondiale marqua un temps d’arrêt pour la production européenne, chose qui ne toucha que très peu, sinon les USA, du moins le territoire américain. Il fut aussi le premier à produire des icônes qui suscitèrent un engouement capable de porter les foules à l’émeute, certaines d’entre elles ne dépassant pas l’âge d’or du muet comme Pearl White ou Mary Pickford.  On peut se souvenir de la mort de Rudolf Valentino et de l’immense retentissement de son décès qui rendra folles de désespoir les dames de la belle société et aussi celles de plus humble extraction. Assez significatif pour un acteur dont on a jamais entendu la voix à l’écran, puisqu’il ne tourna que des films muets. L’époque parvint à imposer malgré tout des acteurs beaucoup plus durables qui traversèrent facilement la frontière du parlant, pour des carrières de plus ou moins grande envergure, Joan Crawford, Greta Garbo, Gloria Swanson, Louise Brooks, Pola Negri, Lilian Gish et chez les hommes John et Lionel Barrymore, Wallace Beery, Ramon Novarro, John Gilbert, Stan Laurel et Oliver Hardy. 

Voici les images sélectionnées par la revue pour ce résumé succinct de 50 ans de cinéma.

Pearl White et Ramon Novarro, Albert Dieudonné dans le film Napoléon d’Abel Gance, Chaplin et Tom Murray dans La Ruée vers L’Or.

Greta Garbo, Rudolf Valentino, Fernand Ledoux et Marie Déa, Walt Disney, Clarl Gable et Vivian Leigh dans leurs succès respectifs.

Pendant l’occupation un blackout quasi total régna sur les productions du cinéma américain, on imagine l’effet qu’aurait produit la projection du Dictateur de Chaplin. Alors la revue se devait de condenser cinq ans de silence, faire le point sur les nouveaux ou ceux que l’on connaissait déjà.

Devenu une star américaine par la force des choses puisqu’il tourna dans le premier Hitchcock de sa période US, Rebecca.

Retour sur un film dont on a beaucoup parlé en France mais que peu ont vu puisque qu’en 1945 il n’a pas encore été projeté dans les salles françaises Autant En Emporte Le Vent. C’est un succès colossal à sa sortie, qui offrira à ses acteurs une autoroute vers la gloire, ce n’est pas Clark Gable qui dira le contraire. C’est le type même de film qui emballe le spectateur, en quelque sorte un succès de la critique populaire.

Maureen O’Hara tirera aussi tous le jus nécessaire à sa carrière en apparaissant dans le fameux Quelle Etait Verte Ma Vallée de John Ford, un très beau film sur la condition ouvrière, ici les mineurs. Le jeune Roddy McDowall dans le rôle de l’enfant en récoltera aussi pas mal de bénéfices pour la suite de sa carrière.

Shirlew Temple fut aussi une des enfants stars du cinéma. Elle cessera d’elle-même sa carrière d’actrice en devenant adulte à la fin des années 40 et se tourna vers la politique.

Gary Cooper a de belles années devant lui. Joan Leslie fut aussi une actrice en vue pendant 20 ans. Femme sans doute très honorable, elle abandonna plus ou moins sa carrière pour élever ses enfants et fut une de celles qui ne divorça jamais de son seul et unique mari. Elle servit aussi toute sa vie comme bénévole dans une maternité.

Clark Gable avec le sourire

Chaplin savait bien compris qu’il fallait mettre les rieurs de son côté. Il savait aussi qu’il était préférable de faire des millions de morts de rire que de morts tout court.  Avec Le Dictateur il parodie qui vous savez de manière féroce. C’est un exemple je crois unique dans l’histoire du cinéma qu’un réalisateur se gausse pareillement d’un homme politique en exercice au moment de son tournage. Je ne sais pas si l’intéressé l’a vu, mais on a dû lui raconter. Il doit en avoir bouffé sa croix gammée! Au point de vue inventif le film est bourré de grandes scènes, celle du discours est un moment d’anthologie. Non seulement le film raconte une histoire mais il dévie de sa ligne pour y glisser des moments qui caricaturent le personnage central ou ceux qui sont à sa botte. On avait bien conseillé à Chaplin de ne pas le tourner, il passa outre et le réalisa avec ses propres deniers pour mettre tout le monde d’accord. C’est un de mes films préférés, je l’ai vu je ne sais pas combien de fois et je ne m’en lasse pas. 

Deux actrices ayant tourné avec Hitchcock qui s’affirme de plus en plus comme le maître du suspense. Teresa Wright qui figure dans L’Ombre D’un Doute et Joan Fontaine dans Rebecca. 

Il y a aussi des disparus chez les Américains. La pulpeuse Carole Lombard tuée dans un accident d’avion. Tom Mix le cowboy aux 300 apparitions à l’écran principalement au temps du muet, tué dans un accident d’automobile. Conrad Veidt, l’une des légendes du cinéma allemand des années 20, assez pour qu’Hollywood le remarque. Il aura ensuite une carrière plus internationale, tournant aussi en France et retournant en Allemagne. Ayant épousé une Juive il fuit définitivement ce pays. Il ne fut pas toujours employé à sa juste valeur. Signe des temps l’excellent groupe français de new vawe Marquis de Sade lui rendra hommage dans une chanson qui porte son nom.

Quelques réalisateurs et acteurs français s’expatrièrent et eurent des aventures et fortunes diverses sous d’autres cieux. La revue mentionne quelques noms. Tout d’abord Gabin à Hollywood où il tournera deux films en manquant une belle occasion de tourner avec Fritz Lang. Pour le film Moontide (La Péniche De L’Amour), il est sous la direction d’Archie Mayo, mais initialement c’est justement Fritz Lang qui tourna les premières séquences. Il ne perd pas tout dans l’aventure puisque la vedette féminine est Ida Lupino, une pulpeuse actrice qui se tournera après la guerre vers la réalisation avec une certain bonheur et fut la première femme à diriger un film noir. Pour le second, Gabin retrouve Julien Duvivier dans L’imposteur. De sa brève carrière américaine, on retient surtout sa liaison avec Marlène Dietrich et la revue annonce même leur mariage prochain, toutefois quand Dietrich sera divorcée, car elle est mariée depuis plus de 20 ans et à une fille Maria qui est toujours vivante. On connaît la suite Dietrich ne divorcera jamais et Gabin orientera sa vie sentimentale vers d’autres conquêtes. Sa carrière aura un temps mort pendant quelques années, il est trop âgé pour jouer les jeunes premiers et trop jeune pour jouer les vieux bougons, rôles lui seyant à merveille.

Michèle Morgan aura aussi une courte carrière américaine plutôt décevante. Il est assez difficile pour les Français d’obtenir de vrais rôles du fait qu’il ne parlent pas l’anglais couramment. Elle eut surtout l’occasion de se marier avec avec l’acteur William Marshall et donne le jour à un fils Mike Marshall, que l’on verra plus tard dans La Grande Vadrouille. A son retour en France elle n’eut aucun mal à redémarrer une carrière prometteuse. 

Marcel Dalio se débrouilla plutôt bien à Hollywood. Quittant la France car il est juif, sa photographie servit même à la propagande de Vichy comme portrait type de Juif, il tourne des petits rôles dans de bons films, une vingtaine dont le célèbre Casablanca avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman. Ayant appris et parlant couramment l’anglais avec un accent typique, il sera rappelé à Hollywood très souvent après la guerre pour y tenir des rôles de Français, tout en faisant de nombreuse apparitions sur les écrans français.

A cette époque, il y a un acteur français qui est déjà célèbre à Hollywood, Charles Boyer. Avec Louis Jourdan un peu plus tard, ils seront vraiment de grosse vedettes en Amérique avec une filmographie essentiellement américaine. 

La revue propose aussi la possibilité d’acheter par correspondance des photos de vedettes. Cela nous permet de faire le point sur ceux qui étaient considérées comme un produit censé intéresser les fans. Cela vous permettra aussi de faire le point sur vos connaissances en cinéma d’avant guerre. Lisez les noms et vous verrez bien ceux qui vous disent quelque chose. A l’évidence il manque quelques noms déjà célèbres ou en vue, mais on peut penser qu’ils ne figurent pas dans les ventes pour des raisons de droit. 

Toute revue qui se respecte doit avoir ses publicités pour faire marcher l’affaire. Même en 1945 où c’est encore une période de disette, la publicité se pose pour attirer le client. Il est sans doute plus facile de se procurer une litre de gnôle qu’une livre d’épinards. Ce sont surtout les villes qui subissent la pénurie, dans les campagnes on se débrouille plus facilement. On peut discrètement aller braconner ou attraper du poisson au filet. Dans toutes les époques de l’histoire, quoi qu’il arrive, il y aura toujours des gens qui ne connaissent pas de pénurie matérielle ou d’argent. Alors, il ne faut pas s’étonner si certaines de ces publicités s’adressent plutôt à ceux qui peuvent voir venir.

Des parfums et un métier disparu, le remaillage de bas. 

Ces fameux métiers appris par correspondance, bien évidemment payants. On mise sur l’électricité, il est vrai quelque chose qui avait des perspectives d’avenir en 1945. 

Une pub bien présentée et avec un certain humour en employant un vocabulaire désuet. Remarquez que cette très réputée marque existe toujours. On fabrique même des coquilles pour iPhone et autres.avec le nom de la marque. Comme disait mon père, le vrai Coganc il vient de Cognac!

Une pub à prendre avec prudence, même s’il s’agit d’un produit « miracle ». Ah Mesdames, si vous avez la poitrine qui ne correspond pas à celles de vos rêves, voilà de quoi remédier à cet embarras. Cette Mme Duroy a déjà mis quelques annonces avant la guerre avec des méthodes similaires mais pas exactement les mêmes. En 1945 les dames qui avaient lla poitrine opulente devaient sans doute avoir traversé la guerre en mangeant autre chose que des rutabagas…

Souce Gallica, BNF, DP

Vacances en nylon (2)

Citation de l’été 

Si les politiciens pouvaient penser avant de panser

-Ah c’est pour cela que tu as appelé d’urgence le docteur?

-A voir le monde qu’il y a ce soir il doit y avoir un match de foot à la télé!

-Un instant chéri, il y a un os dans ma chatte!

-J’ai eu zéro en éducation sexuelle aujourd’hui, le prof veut te voir!

-Non chef, elle n’a pas d’armes au sens de la loi!

-Pour ta sécurité, dis que nous ne sommes pas mariés!

-Quoi que vous vendiez, j’en prends deux!

-Je crois qu’il est temps pour le roi d’enlever sa couronne!

Musiques – Disques que j’écoute depuis au moins depuis 50 ans

 

Bas nylon et ciné 45

Il est assez étonnant à la sortie d’une guerre de voir les gens faire comme si de rien ne s’était passé. En 1945, on ne peut pas dire que tous les souvenirs de guerre sont enterrés. On en est encore loin, le territoire français n’est entièrement libéré que depuis le début de l’année. Les comptes se règlent toujours, les rescapés de la déportation sont encore sous le choc, la vie de tous les jours n’est pas encore réglée comme un horloge. On essaye de se distraire comme on peut si on a l’âme en paix. 

Bien qu’elles ne le disent pas ouvertement, les autorités ont bien compris que le cinéma est un moyen très efficace de changer les idées et un véhicule de propagande important, il semble que l’on a un peu étudié la biographie de Goebbels, efficace ministre de la propagande nazie. 

On tourne passablement, on se débrouille pour que la pellicule soit disponible en abondance et que la presse spécialisée puisse s’imprimer sans trop économiser sur le papier. On parle même de faire un festival à Cannes…

La revue Ciné-Miroir reparaît après son interruption durant la guerre. Ce n’est pas une revue intellectuelle destinée au cinéaste accompli, elle s’adresse plutôt à ceux qui rêvent sur le cinéma, genre je veux moi aussi devenir une star. En paraissant relativement près de la fin de la guerre, elle permet de faire le point sur la situation de cinéma français, un cinéma qui a pas mal de comptes à rendre auprès des libérateurs, surtout les acteurs dont certains ont un peu trop fréquenté les autorités d’occupation. C’est du moins l’avis de quelques uns qui profitent aussi pour régler quelques comptes qui n’ont qu’un rapport lointain avec le cinéma.

On va quelque parcourir ce magazine dans sa version almanach, voir son ambiance, et l’on pourra penser à plus ou moins juste titre que les acteurs ou cinéastes cités sont ceux qui sortirent la tête haute à la libération. Du moins, s’ils ne firent pas tout juste, ils le firent plus discrètement que les autres. 

La couverture est dédié à Edwige Feuillère, déjà célèbre avant la guerre, elle poursuivra une longue carrière au cinéma et ensuite à la télévision, jusqu’à sa mort à l’âge de 91 ans en 1998. 

Présentation d’un film Falbalas de Jean Becker avec Micheline Presle, toujours parmi nous et encore toute pétillante. Elle est à ce moment là une vedette qui monte et Raymond Rouleau, un acteur à la réputation de perfectionniste.  Ce n’est pas un film majeur de l’histoire du cinéma français. Becker fera des films plus significatifs par la suite, Casque d’Or et Le Trou.

Un petit article sur Edwige Feuillère et un Caricature de Jean Marais tout auréolé de son rôle dans L’Eternel Retour. Il est une star en devenir après des débuts assez timides.

Pierre Blanchar est déjà une vedette confirmée depuis les années 30. Il a tourné dans Les Croix de Bois de Raymond Bernard en 1932, certainement un des films de guerre les plus significatifs de l’histoire du cinéma toutes périodes confondues. Mais il va encore faire très fort avec Michèle Morgan dans La Symphonie Pastorale, première Palme d’Or du festival de Cannes en 1946.

Dans le séquence suivante, vous y verrez des acteurs débutants ou encore inconnus. C’est ce que propose la revue en mettant l’accent sur le fait qu’ils sont de possibles futures vedettes. Nous retombons dans ce que je disais au début, le cinéma et sa gloire qui fait rêver. Mais jouez le jeu, combien de ces noms vous disent encore quelque chose aujourd’hui. Pour le plus connus, j’ai repris le texte d’accompagnement, pour les autres seulement la photo. Certaines images sont cliquables pour une meilleure lecture.

Comme vous avez pu le voir, le temps et le vedettariat ont fait leur sélection. Le cas de Raymond Bussières est un peu particulier. Il eut un statut entre la vedette et un très important second rôle. Apparaissant dans de nombreux films qui feront date, il est aussi apprécié pour sa diction avec son accent parisien. Même si on ne se rappelle pas de son nom, sa silhouette est dans la mémoire de milliers de cinéphiles.

Deux vedettes de l’époque, surtout Blanchette Brunoy qui fut la partenaire de Gabin dans La Bête Humaine, le genre de film dans lequel il faut avoir tourné.

Un page humour avec une caricature d’André Luguet, l’un de ces savoureux acteurs à la filmographie impressionnante, il tourna déjà une quarantaine de films au temps du muet.  Quelques histoires avec quelques vedettes.

Hommage aux disparus pendant la guerre : Harry Baur, l’un des plus grands acteurs d’avant guerre, véritable monstre sacré, Gabin avant Gabin, victime de la connerie nazie. Fernand Charpin, un des acteurs de l’équipe à Pagnol, un mémorable Panisse dans la trilogie. Raymond Aimos, l’un des seconds rôles populaires, on se rappelle de lui dans La Bandera avec Gabin en 1934 et La Belle Equipe, deux films de Julien Duvivier, dans lequel apparaît également Charpin pour le second. Il est tué lors d’une fusillade pendant la libération de Paris alors qu’il fait partie de FFI.

Retour sur Les Enfants Du Paradis, le plus inoubliable film tourné lors de l’occupation. 

Viviane Romance, la vamp par excellence du cinéma français. Une carrière quelle ne maîtrisa pas toujours bien, surtout en imposant l’un de ses maris et acteur moyen, Georges Flamant, dans plusieurs de ses films entre 1937 et 1942. L’après guerre lui fut moins souriante.

Nous poursuivrons dans un autre post l’exploration de ce journal

Source Gallica, BNF, DP

 

Bas nylons sur la comète

Quelques mots sur les comètes avant de parler de la star.

L’observation d’une comète dans le ciel reste un des spectacles aléatoires les plus intéressants, tant pour les astronomes que le simple spectateur. Tous le monde connaît ce mot, mais sans toutefois en connaître le mécanisme.

Il n’y a aucun mystère de ce côté là, ce sont des corps composés principalement de roche et de glace, de forme très souvent irrégulière qui peuvent avoir des dimensions de plusieurs kilomètres. Leur particularité est de tourner sur une orbite souvent très elliptique, contrairement à la plupart des autres corps célestes qui le font sur un parcours plus ou moins circulaire autour d’une masse dont ils sont les satellites, comme nous sommes un satellite du Soleil et la Lune un satellite de la Terre. Pour la comète cela implique qu’elle vient du fond du système solaire ou d’endroits plus proches comme les environs de Jupiter, tourne très près du Soleil et repart d’où elle est venue, dans le nuage d’Oort pour celles qui viennent de très loin, un endroit situé à une distance d’environ 100.000 fois la distance Terre-Soleil.

Sans que nous le voyions, il y a quasiment en permanence des comètes dans le ciel mais elles sont d’un éclat trop faible pour que nous puissions les voir. La luminosité d’une comète est proportionnelle à son approche du soleil, la glace qu’elle contient entre en fusion et laisse un nuage de vapeur derrière elle, ce que l’on appelle la queue et qui peut mesurer des millions de kilomètres, éclairée par la lumière du Soleil. Un caillou glacé de quelques dizaines de mètres et un autre de quelques kilomètres n’a évidemment pas le même impact sur la grosseur et la visibilité de la queue. La preuve qu’il y a pratiquement toujours des comètes, visibles ou pas pour l’oeil humain, est révélé par le fait qu’il existe des comètes dites périodiques qui reviennent régulièrement, à dates fixes, faire leur petit voyage autour du Soleil. On en connaît plusieurs dizaines dont la plus rapide revient tous les trois ans environ. Les comètes non périodiques sont toutes les autres, celles qui viennent et repartent sans que l’on puisse leur attribuer un cycle précis. On peut imaginer que certaines ne reviendront jamais ou on ne sait quand, car certaines n’ont jamais été répertoriées. Remarquez que parmi les comètes périodiques, on a déterminé pour l’une d’entre elles un cycle de 40000 ans, c’est dire que nous avons peu de chances de la voir de notre vivant. Chaque comète est aussi par définition condamnée à disparaître. La matière qui la constitue s’épuise à chaque passage près du Soleil.

En matière de photographie de comètes, en voici une qui est bien réelle. C’est la sonde Rosetta qui l’a capturée récemment. Il s’agit de la comète Tchouri, une comète périodique connue depuis le 19 ème siècle, qui a un cycle d’environ 6 ans 1/2. Elle mesure à peu près 4 km dans sa plus grande longueur. Comme vous le voyez, l’objet est plutôt difforme. Le plus extraordinaire c’est que l’on voit le début de la queue, toutefois peu brillant, la comète n’étant pas de celles qui illuminent tout le ciel. 

Une autre particularité des comètes est ce que l’on appelle l’inclinaison sur l’écliptique. Pour bien comprendre ce que c’est il faut un mot d’explication.

La première chose à se mettre absolument à l’esprit, c’est que dans l’univers la notion de haut de bas n’existe pas, c’est par rapport à un point donné sur lequel il se trouve, que l’observateur déduira une idée de haut et de bas, sinon les Australiens marcheraient au plafond !

A supposer que vous regardiez le système solaire depuis une planète qui se situerait en dehors de lui et à la même hauteur, vous constateriez plusieurs choses :

Vous verriez pratiquement la plupart des planètes tourner autour du Soleil sur une ligne imaginaire qui semble être le prolongement de l’équateur réel du Soleil. Toutefois en regardant bien, l’alignement n’est pas parfait, les planètes ont de orbites plus ou moins inclinés par rapport à cette ligne. On peut se représenter cela par un carrousel de fête foraine comme le Ski Lift. Au départ quand vous tournez, vous êtes sur une ligne parallèle au sol. Quand l’axe s’incline, les données changent, vous êtes à un moment proche du sol et un demi-tour plus tard le plus éloigné du sol. La couse des planètes autour du soleil est semblable, pas tout à fait sur le même plan. De toutes les planètes, Pluton est la plus inclinée mais aussi celle qui est la plus excentrique, son orbite est la plus éloignée du cercle parfait. Vous penseriez alors les planètes, en gros, tournent sur une ligne qui se trouve à gauche et à droite du Soleil à la hauteur de son équateur. C’est exact, mais il faut imaginer que le système solaire se trouve dans une sorte de cube dont il est le centre et que son influence s’exerce aussi bien à sa gauche ou a sa droite, mais aussi en dessus et en bas de lui. Et justement, dans le cas de certaines comètes, vous pourriez les voir arriver d’en haut ou d’en bas de ce cube imaginaire, tout aussi bien de la gauche que de la droite. Elles sont assez fantaisistes dans le parcours qu’elles se choisissent à l’intérieur de ce cube. En résumé les comètes, surtout les non périodiques, peuvent venir de n’importe quel coin du système solaire.

Après cette petite dissertation sur les comètes, il y en a une en particulier qui est la star des comètes, celle de Halley, plutôt du genre très brillant. Elle est connue depuis longtemps, a été aperçue plusieurs fois sans que l’on sache exactement que c’était la même qui revenait tous les 76 ans. Il fallut que l’astronome anglais Edmond Halley s’y intéresse, en détermine la spécificité et arrive à en calculer la périodicité. En hommage, elle reçut son nom qui inspira bien plus tard le rocker Bill Haley pour nommer son groupe les Comets.  Elle est d’assez grande dimension 15 X 8 km dans plus grande longueur et largeur.

 Pendant très longtemps avec une certaine superstition, on a considéré l’apparition d’une comète dans le ciel comme un présage, bon ou mauvais. En 1910, c’est justement son retour dans le ciel. D’après les premières observations, elle s’annonce très brillante, ce qui ne fut pas le cas lors de son passage en 1986. Des savants plus ou moins avisés annoncent même que la Terre devrait passer dans la queue de la comète aux environs du 20 mai. La presse s’empare de l’événement et bientôt on ne parle plus que de cela, certains y voient même la fin du monde. Les plus optimistes attendent le spectacle avec impatience, les plus pessimistes comptent les heures qu’il leur reste à vivre. 

Voici dans la presse de l’époque, les développements de cette actualité tragi-comique en mettant l’accent sur les articles les plus significatifs.

Comme il est assez difficile de copier les articles de manière régulière, il faut les lire de gauche en droite et de haut en bas par date. On peut les agrandir en cliquant dessus.

 


Une parole biblique, nul ne sait ni le jour, ni l’heure… le reste c’est de la science!

Source Gallica, BNF, DP

Des nylons morts vivants

 

Film

Le décès récent de George A. Romero m’amène bien évidemment à m’intéresser à son film le plus fameux La Nuit des Morts-Vivants. Quand je dis m’intéresser le terme est faible, car je le connais presque par coeur, un de mes films préférés. Classé parmi les films d’épouvante, il marque un renouveau du genre. Ce n’est pas tellement par les scènes macabres qu’il se distingue, il y a en fin de compte assez peu de sang visible ou de scènes cruelles, mais bien par son atmosphère tendue qui ne se relâche pratiquement pas tout au long du film.

La mythologie des zombies a déjà été souvent exploitée quand le film sort en 1968, mais Romero l’aborde d’une manière plus décalée. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est un zombie, c’est un mort vivant, c’est à dire un mort qui est revenu à la vie. On peut se douter qu’un mort de fraîche date qui revit a un aspect relativement présentable, du moins son corps est encore plus ou moins intact. Mais quand il s’agit d’un mort plus « ancien », il a pour le moins un look bien plus délabré. Romero exploite cela dans son film, assez modérément d’ailleurs, mais contrairement aux autres films où le zombie est unique ou peu nombreux, ici ils sont des centaines errant dans un coin de campagne américaine.

Le film débute dans un cimetière où un frère et une soeur viennent sur la tombe de leur mère. Le frère est plutôt excédé par sa soeur qui lui a fait faire un très long voyage pour venir là. Il se moque d’elle et lui fait quelques plaisanteries macabres sur les morts qui vont venir l’emporter. Justement, il y a un homme qui s’approche du couple et le frère nargue sa soeur dans le genre « en voilà un qui vient te chercher ». Manque de pot c’est un zombie, le premier du film, qui tue son frère et lui trace après. Elle se réfugie dans une maison isolée dans laquelle elle est rejointe par un Noir, qui a remarqué qu’il se passait quelque chose d’anormal et qui fuit également les zombies de plus en plus nombreux dans les environs.

Le film est lancé, la maison sera transformée en une véritable forteresse pour résister à ces zombies dotés d’une force peu commune qui veulent à tout prix attaquer ces vivants et leur fraîche, doable c’est l’heure de dîner. Ils auront aussi à lutter avec d’autres occupants qui révéleront leur présence plus tard, car pour l’instant cachés dans la cave. L’enjeu sera un conflit d’intérêt sur la manière d’organiser la défense.

Les occupants pourront tout au long du siège se faire une opinion du désastre grâce à une télévision qui se trouve dans la maison et qui diffuse en direct un reportage sur les derniers développements des ravages de ces morts revenus à la vie par une force mystérieuse. Que le meilleur gagne!

L’histoire de ce film est assez étonnante, car pas du tout destinée à devenir ce qu’il est, un film culte parmi les films cultes. Tourné avec un très petit budget, il fait la place belle aux acteurs amateurs dont certains ne tourneront jamais dans un autre film, mais qui sont adulés rien que pour avoir tenu un rôle dans celui là et qui servent encore aujourd’hui de guides sur les lieux de tournage du film lors des conventions qui attirent des fans du monde entier. C’est un des films qui a rapporté le plus d’argent : investissement de départ – argent récolté, de l’histoire du cinéma indépendant.

Parmi  ces acteurs certains sont déjà décédés ou très âgés, mais voyons les principaux par le détail.

Duane Jones ( 1937- 1988) – Le rôle principal masculin, Ben, le noir. Il tournera dans quelques autres films mais deviendra surtout un acteur de théâtre. C’est certainement l’acteur le plus doué du film.

Judith O’Dea (1945 – ) – Le rôle principal féminin, Judith. Elle tournera dans d’autres films du même genre, se retirera pour élever sa famille, mais reviendra pour jouer quelques autres rôles.

Karl Hardman (1927 – 2007) – Acteur et surtout producteur du film, Harry Cooper dans le film. Il joue de rôle du teigneux qui a tout faux dans le film.

Marilyn Eastman  (1933 – ) joue la femme de Hardmann, ils formeront par la suite un couple en affaires. et en sentiments. Très active sur les radios, le théâtre et les affaires. S’occupa aussi des effets de maquillage dans le film.

Keith Wayne (1945 – 1995) – Son seul rôle au cinéma, Tom.

Judith Ridley (1946 – ) Judy, c’est un peu la pin up du film. Se maria avec Russel Streiner et tourna dans quelques films. 

Kyra Schon (1957 – ) – C’est la fille de Hardman dans le film et dans la vie. A un peu tourné ailleurs.

Russell Streiner (1940 ) Le frère de Judith, ici Johnny, également producteur du film. A surtout officié comme producteur par la suite.

Bill (William) Hinzman ( 1936 – 2012) – Le premier zombie dans le cimetière. Fut aussi réalisateurs de films et gagna même un oscar dans cette spécialité.

George Kosana (1935 – 2016) – Le sheriff du coin, a tourné dans quelques autres films de zombies. 

L’équipe et acteurs du film avec Romero assis derrière la caméra.

Autour du film

Si ce film est devenu culte, il y a quelques bonnes raisons. Pour des questions de budget il fut tourné en noir et blanc, mais il gagna en qualité. L’esthétique du film frise la perfection. Il lança postérieurement toute une série de remakes, certains par Romero lui-même, qui font référence à celui-ci. Le réalisateur donna le rôle principal à un Noir, chose encore assez peu courante à l’époque du tournage, mais son choix est en accord total avec les qualités de l’acteur. De plus, c’est en quelque sorte un choix politique. Il se moque par ailleurs en toile de fond de l’Amérique profonde. A la suite d’une gaffe mémorable, le film est tombé rapidement dans le domaine public aux USA. De ce fait, il existe des dizaines de contrefaçons légales de qualité souvent discutable. Certains des acteurs principaux seront aussi un des Zombies dans une scène ou l’autre.

Le génial mais angoissant thème musical du film

Pour m’amuser, j’ai essayé de composer un thème tout aussi angoissant

La partie culte est savamment entretenue par des milliers du fans. Il y a régulièrement des conventions autour du film avec la présence des survivants. Le film ayant été tourné en décors naturels, les lieux du tournage sont encore visibles et même n’ont que peu changé. Des visites guidées sont organisées, et l’ont vient parfois de loin, pour cette sorte de pèlerinage. Il existe même un musée.

Quelques documents en relation avec le film. Il est assez étonnant de retrouver les acteurs dans divers endroits tous remplis d’une joyeuse humeur. Aussi macabre puisse être le film, je crois que le tournage fut une joyeuse partie de rigolade. Il est même quasiment impossible de trouver une photo de Romero sans qu’il aborde un large sourire.

Evans City, lieu du tournage est devenu la ville des morts vivants.

Une de ces fameuses visites guidées par Judith O’Dea et Russel Streiner en 2013 dans le cimetière

Marilyn Eastman & Karl Hardman lors d’une interviewwww.youtube.com/watch?v=VNttqN1wUMY

Un amusement de remake pour le 30ème anniversaire du film en 1998.

A part quelques films historiques, tout ce qui touche au macabre ou l’épouvante a souvent manqué de références visibles, certaines frisant parfois le ridicule, avec cette pièce nul doute que cette spécialité a gagné une pièce maîtresse.

Bill Hinzman en costume

RIP Mr Romero  

Je suis comme mes zombies, je ne vais pas rester mort!