Bas nylons et lisez jeunesse

 

A quoi pouvait ressembler les lectures d’un jeune adolescent dans les années 1930 ?

L’époque ne se prête guère à l’aisance monétaire dans les ménages. Les divertissements destinés à la jeunesse ne sont pas inexistants, ils sont au mieux distribués parcimonieusement lors des récompenses méritées ou les cadeaux de Noël. Encore faut-il se décider pour trouver ce qui ferait plaisir. Au niveau littérature, les classiques sont permis voire recommandés, mais j’imagine que cela ne fera pas toujours le bonheur du jeune lecteur. La bande dessinée francophone est encore balbutiante, en 1936 Hergé en est encore au Lotus Bleu et Tintin pas encore tout à fait un héros populaire et incontournable. Ce n’est pas non plus le désert, quelques héros ont acquis une certaine popularité, Bécassine ou les Pieds NIckelés, auxquels s’ajouteront Zig et Puce.

Les publications destinée à la jeunesse existent aussi. Depuis 1934, Le Journal de Mickey est publié en français, pendant d’une autre distraction favorite des jeunes, le dessin animé et l’oeuvre de Walt Disney. Celles d’obédience française sont plutôt gentilles, bien propres et bien pensantes, la religion a encore une emprise sur certaines d’entre elles.

J’en ai choisi deux dans des extraits qui sont dans l’air du temps, et qui datent toutes les deux de 1936, Guignol et Les Belles Lectures. L’humour n’est pas absent, l’éducation présente, mais on peut quand même trouver en histoires courtes une version française de Betty Boop, personnage qui serait plutôt considéré maintenant comme un sexe symbole, chose qui semble ne semble pas avoir effleuré la censure de l’époque. On sera même bien plus regardant une quinzaine d’année plus tard avec le loi sur les publications destinées à la jeunesse.

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Après ça on inventa le rap… hélas!

Un groupe plutôt grandiose et l’un des plus grands chanteurs de l’histoire de la pop, Roger Chapman

Sous estimé, Spirit avait quelques trucs pour marquer les autres, comme ce titre qui inspira sans doute Led Zeppelin pour « Stairway To Heaven » pas vrai ?

Chez les Moody Blues, dans chaque recoin d’album il y a toujours un truc intéressant…

Toujours dans mes écoutes

C’était avant Led Zeppelin…

Oh que c’était beau !

Ce marteau qui n’arrête pas de frapper mes oreilles depuis 49 ans…

Un slow tellement inoubliable que je ne l’ai pas oublié

Un jour j’ai rencontré un musicien de rue qui a fait partie de ce groupe, très étonné que je me souvienne de son passage dans ce divin morceau …

Les Who dans un de mes préférés…

Retour en 1967, avec ce truc que j’ai écouté pas mal de fois, il eurent un hit en France avec une chanson rétro et une fille qui s’appelait Loulou.

Ca aussi c’était pas mal

Je crois que le clip existe en couleurs, la musique pas besoin !

Eric Clapton et quelques amis…

 

Vendredi en nylon (21)

Chansons que j’écoute depuis au moins 35 ans

Je n’ai jamais été très amateur de disco, tout au plus j’en achetais pour animer les soirées disco que j’ai assurées une fois par mois pendant 3 ans. Je cherchais surtout des trucs dansants pouvant être diffusée en discothèque sans pour autant appartenir à ce style. Comme il y avait des minettes très branchées disco et d’autres clients, surtout des mecs, qui détestaient cela. C’était aussi ceux qui faisaient tourner la boutique, car tous plus ou moins bons buveurs et pas spécialement fauchés. Alors il fallait un peu naviguer entre deux eaux. Très très peu de titres disco que j’ai programmés sont restés dans mes écoutes. Je peux en citer au moins deux…

Un groupe français a connu un monstre succès en Italie et est devenu un vrai phénomène. Dans une musique disco d’inspiration spatiale, il avaient remis au goût du jours une version du célèbre « On The Road Again » créé 10 ans plus tôt par Canned Heat. J erigole encore en écoutant ça maintenant, mais je dois dire que c’était assez sympa. Leur nom ? Les Rockets !

Un chanteuse qui avait des possibilités vocales assez évidentes, mais pas toujours bien exploitées. Un titre que j’ai encore après bien des années

Bien que je connaisse cette chanson depuis l’album « Machine Haed » j’avais estimé que le version de l’album live « Made In Japan » était plus dansable. Ce qui est certain, le coin danse était complet quand je la passais. C’est encore un disque que je peux écouter occasionnellement, c’est assez irrésistible.

Je laisse mon expérience disco, car il se passait bien évidemment des choses plus intéressantes pour moi ailleurs…

Ceci par exemple, c’était sympa et j’avoue encore l’écouter avec plaisir aujourd’hui.

Et puis quand j’écoute la face A je ne peux pas m’empêcher de mettre la B, tout aussi sympa…

Elle reste une de mes chanteuses préférées un peu par son côté anarchiste, mais surtout par son talent et la qualité de ses textes. Avec le groupes Alpes, quelques albums de haute voltige virent le jour et ça j’écoute encore souvent, comme cette « Ere De La Putréfaction ».

Une autre grande dame de la musique branchée que j’écoute sans modération. Entre chansons très allumées aux ambiances chaotiques est d’autres plus calmes, j’aime tout. C’est un peu comme si Edith Piaf était née dans les années 50.

Bien sûr j’ai écouté du punk. Ce qui me plaisait le plus dans le punk, c’est plutôt l’esprit que la musique assez simpliste il faut l’admettre. Je dois avoir quelques dizaine d’albums de ce genre dans ma collection dont certains que je n’ai plus écoutés depuis belle lurette. Les quelques titres qui suivent sont ceux qu’il m’arrive encore de sortir pour une écoute.

Moins connu en général que les grands courants musicaux, les mouvements avant gardistes dans lesquels on peut inclure des musiciens comme Stockhausen, ont toujours plus ou  moins existé et cela ne s’arrête pas seulement à la musique. Je dirais que c’est avant tout de la musique d’intellectuels, mais on peut admettre d’une certaine manière que tout son est une musique en soi, cela peut vous passer sous l’oreille sans que cela vous interpelle, elle est perceptible seulement par certains. Le collectif de musiciens connus sous le nom de Residents est de cette veine. Tous au long de bientôt 50 ans de carrière, ils ont sortis des dizaines d’albums avec des titres qui peuvent constituer des approches assez faciles pour ce style, tandis que d’autres sont irrémédiablement réservés à une sorte d’élite qui y trouvera son bonheur. Il n’en reste pas moins que cette musique pour un peu que l’on veuille bien se laisser emmener par elle peut faire voyager vers d’étranges mondes imaginaires. Voici un de leurs titres assez facilement accessible et si vous l’écoutez, vous verrez que vous aurez l’impression d’avoir déjà entendu cela à quelque part. Ils adorent reprendre des chansons et les réécrire à leur manière.

Aujourd’hui, je m’y connais assez bien en musique classique, l’authentique pas celle tournée en pop, au pire j’ai quelques bonnes notions. Un des premiers disques de cette musique que j’ai acheté me fut inspiré par Chaplin dans « Le Dictateur ». Au cours de la scène du barbier, Chaplin rase son client au rythme de l’air de la « Danse Hongroise no 5 » de Brahms. Je trouvais cette mélodie charmante, ce qui me poussa à me procurer le disque, ce fut un début. Depuis une dizaine d’années, il m’arrive d’écouter du classique et je trouve que c’est une musique aussi valable que les autres.

Pour les amateurs de choses plus récentes, voici une version rock du même titre. Sympa aussi.