Vendredi en nylon (13)

Disques que j’écoute et pochettes que je regarde depuis au moins 35 ans

Dans mes découvertes à la fin des années 60, il y a deux groupes qui ont gagné une entrée permanente dans mes écoutes. Si les groupes pop de cette époque faisaient surtout de la pop, deux on apporté quelque chose de nouveau, ils annoncent déjà le mouvement punk. Et ils sont les deux de Détroit. Et puis c’est le genre de bruit que j’aime bien écouter…

Assez peu de groupes sont apparus et devenus des icônes sur le marché en proposant un album en live. C’est le cas de MC 5 avec un truc très chaud. Groupe extrêmement politisé et censuré, de gauche bien entendu, ce qui en Amérique correspond à être qualifié de toutes sortes de noms que je ne reproduirai pas ici. Musicalement c’est très inattendu et pourtant leur musique deviendra une référence. De ce délectable album, un des titres les plus remuants dans une autre version live.

Le suivant suit un peu la même démarche, mais en à peine moins soft, du moins sur disque car sur la scène le chanteur emblématique Iggy Pop n’a pas la réputation de s’endormir. C’est bien sûr des Stooges dont je parle. Comme pour MC 5 cette musique ne m’a jamais lassée en bientôt 50 ans. Je n’écoute pas que cela, mais j’écoute souvent.

The Frost en relativement bien connu en France grâce à « Rock And Roll Music » qui n’a rien à voir avec le titre de Chuck Berry / Beatles. Sur le troisième album figure un titre que j’adore juste parce que je trouve que l’intro à la guitare est la plus belle que je connaisse, 2 minutes de félicité joué par un garnd guitariste Dick Wagner.

L’Allemagne jusque là pas mal en retrait sur la scène internationale commença à produire des groupes très intéressants à la fin des années 60 et lui conférer un statut particulier. Un exemple auquel je suis resté très fidèle Amon Düül II. Musique bizarre qui fait voyager l’esprit, chose qui manque énormément dans la musique actuelle hélas!

Il fallait bien que j’aille faire un tour vers cette musique orientale qui devenait à la mode. Comme toute musique ayant une base religieuse, c’est plutôt paisible et planant. Sans être un adepte des vaches sacrées, je trouve que de temps en temps et encore maintenant, ça repose l’esprit.

Je n’ai jamais été un inconditionnel du groupe, mais j’aime bien l’album avec la banane. Chanson sexuelle et fétichiste avec des relents de musique celtique, j’imagine que cette Vénus en fourrure a régalé plus d’un adepte de SM. C’était quand même assez carabiné pour l’époque.

Aussi un truc pas piqué des hannetons, un orgasme progressif chaud devant et joli fond musical , ce groupe a par ailleurs fait de très belles choses par la suite !!!

La première fois que j’ai entendu ça, j’ai cru que c’était les Yardbirds dans une de leurs explorations musicales, la voix du chanteur est presque la même. Mais non c’était bien Godz un très intéressant groupe expérimental qui va au mental.

Une de mes éternelles rengaines popisées

Je suis amoureux depuis longtemps de cette Caroline là, pas celle de Monaco!

L’un des plus succulents pot plus que pourris que je connaisse, absolument délicieux !

 

Chansons que j’écoute de-ci ou de-là

En alternance avec mon garage est punk, quelques trucs qu’il m’arrive d’écouter de temps en temps, assez souvent ou très rarement.

Le but de cette rubrique est de vous faire découvrir des choses plaisantes dans n’importe quel style ou époque ou vous rappeler quelques souvenirs que vous avez peut être oubliés. A vous de trier!

Classé en 3 étoiles

*** – Chanson qui a eu un retentissement certain dans un style ou un autre ou très représentative de ce style et ayant bénéficié de nombreuses reprises sur le plan mondial. Peut de mettre pour un artiste remarquable sans être une très grosse vedette.

** – Chanson typique d’un style ayant eu quelque impact, quelquefois appréciée internationalement et qui perdure dans le temps. Quelquefois, mais pas toujours, encore diffusée dans les radios ou écoutée dans les circuits nostalgiques

* – Chansons n’ayant qu’une importance secondaire, dans l’impact quelles on eues, sans préjuger de la qualité de l’artiste,  Plutôt local ou branché Souvent ne figure plus que dans les souvenirs d’un public ciblé, fidèle, plus ou moins nombreux. Très peu de chances de l’entendre encore sur une grande radio ou chaîne de télévision.

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*** – Y’a pas à dire, elle restera.

** – J’aime assez bien l’ambiance de ce titre. Son seul et unique tube, il chante encore aujourd’hui sous le nom de Jim Nairn.

**- Quelques bons souvenirs sur ce truc écrit par un William Sheller pas encore très connu.

*** – Ca c’est toujours génial!

** – J’ai toujours eu un faible pour cette chanson, alors je la sors de temps en temps de sa cachette.

*** – Un de ces trucs qui me fait toujours frissonner quand j’écoute.

*** – C’est le type même de la chanson qui n’a eu aucun succès dans le hit parade au moment de sa sortie, mais qui a fait dix fois le tour du monde par l’intérêt qu’elle a suscité. Un de mes classiques.

*** – Un très grand technicien de la guitare dont j’écoute plutôt les albums qu’un titre particulier, mais j’adore celui-ci !

** – Funk, soul, un agréable mélange.

* – Un très grand monsieur de la chanson, pas celle commerciale, mais plus branchée. Un peu anar, un peu poète, voilà l’homme dans une chanson qui n’a pas vieilli.

** – Le genre de  musique qui vous donne envie d’aller aux Antilles. C’est bien balancé avec un délicieux goût d’exotisme moderne.

*- La chanson française surréaliste, un des nombreux trésors du fameux label Saravah, l’un des meilleurs ayant existé en France. Musique succulente et paroles à découvrir soi-même et avec en prime… Brigitte Fontaine!

Vendredi en nylon (11)

Les nouveau mots de la langue française

Je trouve que notre belle langue manque de mots, alors en voici de nouveau avec leurs définitions

Nénénuphar : sein en forme de plante aquatique

Pèresonne : père de famille absent

Porctable : téléphone mal entretenu

Embouteillâge : personne âgée peinant à circuler

Ouraregan : violente tempête se produisant très rarement

Je vais rétrécir un peu le champ de mes écoutes, en ciblant ce que j’écoute depuis au moins 45 ans ce qui nous amène jusqu’en 1972. La tournant des années 60-70 est une extraordinaire période musicale, la musique devient autant un divertissement qu’une exploration des sons tous azimuts. Je dirais que tous les coups sont permis!

En cherchant mes titres favoris dans la discographie des Doors, je pourrais en faire une liste en écartant les bras comme le font le pêcheurs quand il parlent de l’extraordinaire prise qu’ils ont faite, longue comme ça! Néanmoins un des mes favoris pour les jours étranges…

A l’automne 1969, je fus subjugué  par un groupe anglais Steamhammer et un album « Reflection » rempli de pépites. Assurément un album record dans mes écoutes. Un joli son assez aquatique et pratiquement que des titres originaux. En voici un titre , repris plus tard par Status Quo dans un version assez morne.

Après leur première époque avec Denny Laine, les Moody Blues créent des albums très jouissifs et musicalement parfaits. Sortir un titre ou l’autre de ces albums est une gageure, j’écoute en fait tous leurs albums. Je suis persuadé que l’on parlera encore de leur musique dans 100 comme on parle de Beethoven maintenant. Un exemple de leur maestria, ah si les rappeurs pouvaient nous faire de trucs comme ça, mais bon il faut avoir un certain niveau musical…

En musique je ne suis pas un lâcheur, quand un artiste a fait quelque chose qui me plaît, je le suis fidèlement. Il se peut que la suite ne m’intéresse pas, mais j’ai au moins essayé. Si j’avais juste abandonné Procol Harum après leur hit planétaire juste parce que ça ne passait plus à la radio, j’aurais certainement loupé un monument qui fait ressembler la pyramide de Kéops à une boîte d’allumettes. Alors écoutons un titre, moins facile d’accès que leur hit, mais tout aussi beau. On reparlera de ce groupe dans ces colonnes, c’est sûr!

Bien que la version de Santana soie plus connue, il faut rappeler que l’original est de Fleetwood Mac période Peter Green qui l’a composée. Je ne déclarerai pas la guerre pour savoir laquelle est la meilleure. Je dirai juste que je préfère l’original, plus brute, plus blues, celle de Santana est juste latinisée. Je reste toujours persuadé que Peter Green est un sacré guitariste et qu’il n’a rien à envier à Santana, sinon d’être moins aimé.

Au paradis j’imagine que les anges doivent chanter ainsi, le grand Tim Bucley que j’avais découvert par hasard sur une compilation allemande dédiée au fameux label Elektra. Une chanson que je classe sans hésiter dans les immortelles.

Un groupe que j’ai toujours bien aimé, mais de tous leurs disques c’est celui qui me charme encore.

Ces belles petites trouvailles que l’on fait quand on veut bien prendre la peine de les écouter chez le disquaire.

Taste qui nous fit découvrir un guitariste de première, Rory Gallagher. J’aime bien ces morceaux de musique pop qui frisent avec le jazz, succulent!

Love et toute la magie d’Arthur Lee

Vendredi en nylon (9)

 

Petites définitions

L’adolescence est le passage de l’âge de raison à celui de déraison 

Bien que l’adultère se consomme à deux, il est indispensable d’être au moins trois pour qu’il puisse avoir lieu

La météo est l’art de prédire le temps qu’il fera en lisant l’horoscope

La paix est un moyen de donner du travail à ceux qui préparent la prochaine guerre

Chansons que j’écoute et pochettes que regarde depuis au moins 50 ans

Je l’ai toujours considérée comme une des meilleures chanteuses françaises, jolie voix, bon répertoire, je suis tombé sous le charme de pas mal de ses titres, celui-ci n’est pas le moindre.

En musique l’une de mes facultés, c’est de pouvoir aimer un tas de trucs dans des styles complètement différents. En puriste je peux aimer Janis Joplin, Bille Holiday, Peggy Lee, et avoir une réelle admiration pour une chanteuse que l’on peut ranger dans la variété. C’est le cas pour Pétula Clark et quelques uns de ses titres. Une grande dame étonnante de longévité et de classe, presque 80 ans de carrière et toujours là. Chapeau! Sans doute mon meilleur souvenir d’elle ces cinquante dernières années.

Un autre de ces grandes dames pour laquelle j’ai un certain culte, Dalida. Il y a chez elle quelque chose que les autres n’ont pas. Je ressens comme un certain goût d’exotisme, exotisme un peu pacotille. Quand j’étais encore tout petit il était impossible de ne pas l’entendre à travers la radio. La première chanson dont je me souviens était « Bambino ». Quand on y regarde d’un peu plus près, sa discographie contient de belles et grandes chansons, pas forcément celles que tout le monde connaît. Et puis si je vous disais que que quand j’ai rencontré ma femme, elle ressemblait  à Dalida, me croirez-vous ?  Une de ses chansons pour laquelle je ne compte plus les écoutes…

Une parfum rose que l’on respire une fois et toujours.

A l’époque j’avais acheté son fameux « Ballade En Novembre ». Sur le même disque il y avait une autre chanson qui me plaisait « Les Enfants Tristes », que j’adorais aussi et que je ressors de temps en temps, en écoutant aussi quelques autres que j’aime bien. Cette chanson m’a marquée pour la vie, je crois que j’ai fait mon possible pour qu’il y ait le moins possible d’enfants tristes. Pour moi Anne Vanderlove est une grande dame de la chanson teintée de folk.

L’apparition de mecs comme Michel Polnareff a créé un souffle frais dans la chanson française. On passe du classicisme  de bon aloi de leurs grands interprètes à quelque chose de plus moderne, plus proche des jeunes et plus tourné vers une musique pop qui commençait à naître. J’ai toujours bien aimé son répertoire ou le disque suivant ne ressemble pas au précédent. Pour moi son chef d’oeuvre, c’est celle-ci

Que dire de Serge Gainsbourg… Eh bien en 1966,  il était musicalement en avance sur tout ou presque dans ce qui se faisait en France, même si ses disques se vendaient plutôt mal.

Bien qu’il s’agisse d’un titre anglais et d’un chanteur du même métal, le disque est une production typiquement française. En 1965, Barclay tente de redonner une seconde chance à son idole déchue, Vince Taylor. Il est prévu l’enregistrement d’un album avec quelques reprises. On recrute des musiciens assez connus dans les milieux rocks, des Anglais émigrés en France en fait, dont le fameux batteur des anciens Playboys de Taylor, Bobbie Clarke. Ils forment dans le but de l’enregistrement le Bobbie Clarke Noise, avec Johnny Taylor et Alan Bugby, transfuges de Johnny Taylor et les Strangers. Disons-le, Vince Taylor n’est pas au mieux de sa forme psychiquement, il se prend parfois pour Dieu ou un de ses prophètes. L’album sort accompagné d’un faux bruit de public soi-disant pour couvrir la mauvaise qualité de l’enregistrement selon certains, bien que la pratique ne soit pas rare à l’époque. En écoutant attentivement les titres, on est un peu décontenancé. Si l’on s’attend à trouver du rock and roll traditionnel, c’est clair, c’est décevant. Mais en étant un peu plus attentif, on peut déceler que c’est du rock progressif pour certains titres, un sorte de punk avec 10 ans d’avance. La folie de Taylor se retrouve dans ses vocaux complètement hallucinés. On peut gager que David Bowie quand il s’est inspiré de lui pour Ziggy Stardust, a sans doute écouté cet album. Justement à ce moment là, il avait séjourné en France, de passage en France à la Locomotive, si je me souviens bien. J’ai gardé pour l’écoute « My Baby Left Me », on est bien loin de la tranquille version de Presley!

J’ai été et je suis encore fan de ces instrumentaux style Shadows. J’aime ce son typique années 60. Il y en a quelques dizaines qui reviennent régulièrement quand j’ai envie d’en écouter et quelques uns très régulièrement dont celui-ci…

Eh oui encore et toujours Georges Chelon