Garage à louer

Vous commencez d’avoir l’habitude de mes goûts musicaux. Vous savez bien que j’aime beaucoup, entre des dizaines de styles, la musique psychédélique et le garage punk. Ce dernier est une extraordinaire mine de sons et de créations musicales venant d’artistes peu connus ou inconnus, opérant durant les sixties et principalement américains. Il y a quelquefois un petit côté amateur pas déplaisant. Souvent des disques publies à de très petits tirages sur des labels obscurs, ils furent pour la plupart exhumés par quelques chercheurs passionnés et publiés sur une multitude de compilations et je dois bien en avoir quelques centaines. Je ne résiste pas à vous en présenter une nouvelle sélection, je crois sans doublons de ma part. Ces pépites n’appellent pas de commentaires particuliers, sinon que je les aime tous. J’espère que certains vous plairont également. En musique, il n’est pas nécessaire de savoir qu’un disque s’est vendu à des millions d’exemplaires pour le trouver plaisant.

En avant la musique…

Musique sous la douche ou ailleurs

Entre 1966 et 1968 quelques trucs qu’il m’arrivait d’écouter dont certains que j’écoute encore maintenant. C’est ce que je classe plutôt avec l’étiquette commerciale, car la plupart ont été des succès ou découverts en face B de ces succès. Mais de temps en temps c’est plaisant à écouter. De toutes les façons possibles, ils font partie de ma collection et je ne vais pas les jeter à la poubelle.

 

Versions doublées…

Nombre de chanteurs ont enregistré dans une langue qui n’est pas la leur, souvent en n’ayant aucune notion de la langue dans laquelle ils chantent. Voici quelques uns de ces artistes qui tentèrent le coup avec plus ou moins de réussite.

Aux seigneurs les honneurs…

Les Beatles qui avaient appris trois mots d’allemand à Hambourg en profitent

Les Rolling Stones en italien

Neil Sekaka lui tâte de l’hébreu avec un des ses plus beaux slows

Paul Anka presque un habitué de l’italien

Gene Pitney au festival de San Remo avec une chanson qui fera (presque) la fortune de Richard Anthony une dizaine d’années plus tard.

En 1966, Les Yardbirds tentent la désastreuse expérience du festival de San Remo, en italien bien sûr.

Peu connus en France, Jay & the Americans ont pourtant enregistré dans notre langue un de leurs tubes

Les Searchers y vont aussi de quatre titres en français, malgré l’accent de Liverpool.

Idem pour les Hollies, mais avec l’accent de Manchester, ces titres sont restés longtemps inédits, refusés par EMI France

Sylvie en japonais

On a retrouvé par hasard deux titres de Johnny enregistrés partiellement en turc et publiés seulement dans ce pays. Il semble que l’intéressé avait complètement oublié qu’il avait fait cela.

France Gall fut une assez grosse vedette en Allemagne, alors dans la langue Goethe…

En japonais

Marjorie Noël fut une de ces chanteuses yéyé qui connut quelques succès en 1965-66 et se présenta à l’Eurovision. Néanmoins elle fut presque une grande star au Japon avec quelques uns de ses titres enregistrés dans la langue du pays et des productions originales pour le marché local. Lors d’un concert au Japon dont elle était la vedette, la première partie était assurée par… Charles Aznovous. Gravement blessé lors d’un grave accident de voiture en 1966, elle eut de la peine à refaire surface et abandonna sa carrière. Elle se maria, fonda une famille. Elle mourut prématurément en 2000. Elle est encore aujourd’hui populaire au Japon.

Je possède un document d’elle, un disque dédicacé à un certain Robert, trouvé dans un brocante pour trois fois rien. Souvenirs, souvenirs…

Richard Anthony fut un des coutumiers de l’enregistrement en langues étrangères. Il avait une bonne connaissance de l’anglais en ayant séjourné outre-manche en étant adolescent. Ici c’est un original pour le marché anglais, paroles de Richard Anthony, musique de Silvano Santorio qui fut son guitariste et aussi celui des Four Dreamers. Le titre fut aussi exploité par les musiciens d’Anthony pour un EP, sous le nom de Clan De Silvano. Je trouve que ce titre aurait mérité mieux, il avait un potentiel assez évident.

Trucs « secondaires » qu’il m’arrive d’écouter

Dans les titres un peu secondaires de certains artistes, il m’arrivait souvent de les écouter presque autant que les autres titres. Parfois des faces B étaient plus intéressantes que les titres en vue. J’en ai repêché quelques uns.

Les Moody Blues  en 1966, sur le troisième EP français.

Ce qui est toujours marrant avec les Beatles, c’est que des trucs rangés au fond d’un album, auraient bien pu devenir des No 1. Un très vieux truc que j’aime toujours.

De même pour les Rolling Stones, c’est aussi ma préférée toutes époques confondues

Les Kinks, elle figurait sur le EP français de 1966 avec « Dandy » en titre principal. Toute la beauté des compositions de Ray Davies. Cette chanson est dédiée à la soeur de Ray, partie vivre aux antipodes.

Le groupe Mardi Gras, face B de leur hit en 1970. Un slow géant!

C’est tout aussi beau que la face principale que était « Venus »

Du lourd, les Yardbirds avec Clapton à la guitare, live en 1964. Ils avaient un sacré son

Une des faces B les plus connues de Tom Jones, une grande voix

Small Faces, celle-là je l’adooooore!

Un truc français pour changer, le tout premier disque de Christophe en 1964, un blues excellent

Il y a quelques musiques de film que j’aime bien. En voici deux très différentes. Tout d’abord celle du « Monocle Rit Jaune », un thème de jazz composé par Michel Magne, comme quoi le jazz est à mon avis le style qui convient le mieux aux films policiers ou d’espionnage.. Le suivant, c’est le musique du générique des « Misérables », version 1958 avec Jean Gabin, la meilleure à mes yeux. La composition de Georges Van Parys est une belle introduction au film, c’est très intense.

 

Après ça on inventa le rap… hélas!

Un groupe plutôt grandiose et l’un des plus grands chanteurs de l’histoire de la pop, Roger Chapman

Sous estimé, Spirit avait quelques trucs pour marquer les autres, comme ce titre qui inspira sans doute Led Zeppelin pour « Stairway To Heaven » pas vrai ?

Chez les Moody Blues, dans chaque recoin d’album il y a toujours un truc intéressant…

Toujours dans mes écoutes

C’était avant Led Zeppelin…

Oh que c’était beau !

Ce marteau qui n’arrête pas de frapper mes oreilles depuis 49 ans…

Un slow tellement inoubliable que je ne l’ai pas oublié

Un jour j’ai rencontré un musicien de rue qui a fait partie de ce groupe, très étonné que je me souvienne de son passage dans ce divin morceau …

Les Who dans un de mes préférés…

Retour en 1967, avec ce truc que j’ai écouté pas mal de fois, il eurent un hit en France avec une chanson rétro et une fille qui s’appelait Loulou.

Ca aussi c’était pas mal

Je crois que le clip existe en couleurs, la musique pas besoin !

Eric Clapton et quelques amis…