Versions doublées…

Nombre de chanteurs ont enregistré dans une langue qui n’est pas la leur, souvent en n’ayant aucune notion de la langue dans laquelle ils chantent. Voici quelques uns de ces artistes qui tentèrent le coup avec plus ou moins de réussite.

Aux seigneurs les honneurs…

Les Beatles qui avaient appris trois mots d’allemand à Hambourg en profitent

Les Rolling Stones en italien

Neil Sekaka lui tâte de l’hébreu avec un des ses plus beaux slows

Paul Anka presque un habitué de l’italien

Gene Pitney au festival de San Remo avec une chanson qui fera (presque) la fortune de Richard Anthony une dizaine d’années plus tard.

En 1966, Les Yardbirds tentent la désastreuse expérience du festival de San Remo, en italien bien sûr.

Peu connus en France, Jay & the Americans ont pourtant enregistré dans notre langue un de leurs tubes

Les Searchers y vont aussi de quatre titres en français, malgré l’accent de Liverpool.

Idem pour les Hollies, mais avec l’accent de Manchester, ces titres sont restés longtemps inédits, refusés par EMI France

Sylvie en japonais

On a retrouvé par hasard deux titres de Johnny enregistrés partiellement en turc et publiés seulement dans ce pays. Il semble que l’intéressé avait complètement oublié qu’il avait fait cela.

France Gall fut une assez grosse vedette en Allemagne, alors dans la langue Goethe…

En japonais

Marjorie Noël fut une de ces chanteuses yéyé qui connut quelques succès en 1965-66 et se présenta à l’Eurovision. Néanmoins elle fut presque une grande star au Japon avec quelques uns de ses titres enregistrés dans la langue du pays et des productions originales pour le marché local. Lors d’un concert au Japon dont elle était la vedette, la première partie était assurée par… Charles Aznovous. Gravement blessé lors d’un grave accident de voiture en 1966, elle eut de la peine à refaire surface et abandonna sa carrière. Elle se maria, fonda une famille. Elle mourut prématurément en 2000. Elle est encore aujourd’hui populaire au Japon.

Je possède un document d’elle, un disque dédicacé à un certain Robert, trouvé dans un brocante pour trois fois rien. Souvenirs, souvenirs…

Richard Anthony fut un des coutumiers de l’enregistrement en langues étrangères. Il avait une bonne connaissance de l’anglais en ayant séjourné outre-manche en étant adolescent. Ici c’est un original pour le marché anglais, paroles de Richard Anthony, musique de Silvano Santorio qui fut son guitariste et aussi celui des Four Dreamers. Le titre fut aussi exploité par les musiciens d’Anthony pour un EP, sous le nom de Clan De Silvano. Je trouve que ce titre aurait mérité mieux, il avait un potentiel assez évident.

Trucs « secondaires » qu’il m’arrive d’écouter

Dans les titres un peu secondaires de certains artistes, il m’arrivait souvent de les écouter presque autant que les autres titres. Parfois des faces B étaient plus intéressantes que les titres en vue. J’en ai repêché quelques uns.

Les Moody Blues  en 1966, sur le troisième EP français.

Ce qui est toujours marrant avec les Beatles, c’est que des trucs rangés au fond d’un album, auraient bien pu devenir des No 1. Un très vieux truc que j’aime toujours.

De même pour les Rolling Stones, c’est aussi ma préférée toutes époques confondues

Les Kinks, elle figurait sur le EP français de 1966 avec « Dandy » en titre principal. Toute la beauté des compositions de Ray Davies. Cette chanson est dédiée à la soeur de Ray, partie vivre aux antipodes.

Le groupe Mardi Gras, face B de leur hit en 1970. Un slow géant!

C’est tout aussi beau que la face principale que était « Venus »

Du lourd, les Yardbirds avec Clapton à la guitare, live en 1964. Ils avaient un sacré son

Une des faces B les plus connues de Tom Jones, une grande voix

Small Faces, celle-là je l’adooooore!

Un truc français pour changer, le tout premier disque de Christophe en 1964, un blues excellent

Il y a quelques musiques de film que j’aime bien. En voici deux très différentes. Tout d’abord celle du « Monocle Rit Jaune », un thème de jazz composé par Michel Magne, comme quoi le jazz est à mon avis le style qui convient le mieux aux films policiers ou d’espionnage.. Le suivant, c’est le musique du générique des « Misérables », version 1958 avec Jean Gabin, la meilleure à mes yeux. La composition de Georges Van Parys est une belle introduction au film, c’est très intense.

 

Après ça on inventa le rap… hélas!

Un groupe plutôt grandiose et l’un des plus grands chanteurs de l’histoire de la pop, Roger Chapman

Sous estimé, Spirit avait quelques trucs pour marquer les autres, comme ce titre qui inspira sans doute Led Zeppelin pour « Stairway To Heaven » pas vrai ?

Chez les Moody Blues, dans chaque recoin d’album il y a toujours un truc intéressant…

Toujours dans mes écoutes

C’était avant Led Zeppelin…

Oh que c’était beau !

Ce marteau qui n’arrête pas de frapper mes oreilles depuis 49 ans…

Un slow tellement inoubliable que je ne l’ai pas oublié

Un jour j’ai rencontré un musicien de rue qui a fait partie de ce groupe, très étonné que je me souvienne de son passage dans ce divin morceau …

Les Who dans un de mes préférés…

Retour en 1967, avec ce truc que j’ai écouté pas mal de fois, il eurent un hit en France avec une chanson rétro et une fille qui s’appelait Loulou.

Ca aussi c’était pas mal

Je crois que le clip existe en couleurs, la musique pas besoin !

Eric Clapton et quelques amis…

 

Souvenirs des sixties j’écoute encore…

Quelques chansons typiques des sixties, surtout des faces B,  que j’ai découvertes à l’époque et qui sont toujours dans ma collection. On est en pleine Beatlemania et certains de ces artistes ont été aussi populaires que les Beatles, certains pendant au moins 2 minutes ! D’autres furent plus accrocheurs et presque égaux. Tous les artistes sont anglais.

Un monument des sixties…

Un de mes préférés à l’époque et pas tout à fait oubliés aujourd’hui. J’ai même eu le premier prix dans un concours organise par le fan club, il fallait dire pourquoi on les aimait, alors…

Comme d’autres étaient cons moi j’étais Merseybeats

Ils avaient du charme les Hollies, je veux bien sûr parler de musique, pour le reste à vous Mesdames de juger…

Un groupe qui avait une démarche très originale et des titres gros comme ça !

Une de ces face B que j’adorais…

Original… deux chanteurs !

Pour ceux qui connaissent, le Joe Meek Sound

Elle avait du coffre !

Pour moi c’est inoubliable…

La chanteuse aux pieds nus…

Certainement des poids plume de Liverpool, mais quelle belle balade !

Chansons que j’écoute de-ci de-là (7)

Encore un voyage dans les musiques que j’écoute de souvent à de temps en temps. Ce n’est qu’un reflet de ma passion pour tout ce qui est musique et un des mes buts c’est de faire découvrir aux autres ce qui n’est jamais diffusé dans les radios, la liberté commence par cela.

Dans tous les styles, il y des albums que l’on peut considérer comme des chefs-d’oeuvre et  il ne sont pas forcément très connus, sinon par une poignée d’initiés. C’est assurément le cas pour un groupe de Boston, Flat Earth Society qui le publia dans des circonstances particulières. Il fut enregistré tout à fait normalement dans un studio compétent si l’on en juge la qualité de l’enregistrement. Il ne fut pas commercialisé, mais remis en 1968 aux clients fidèles d’une marque de sucreries en échange de bons à collectionner et à envoyer avec une participation aux frais d’envoi. Composé de titres originaux à une exception près, c’est là leur seule aventure musicale. Malgré sa rareté, peu d’exemplaires survivent, il fait l’objet d’un culte parmi les collectionneurs qui peuvent aussi se procurer des rééditions pour jouir de cette perle. J’ai choisi deux titres aux ambiances différentes, l’un résolument psyché, l’autre plutôt sombre avec un piano dominant et un vocal plaintif.

Un autre groupe de Boston contemporain, oh combien délectable par sa musique qui frise le psychédélique de bon aloi et planant pour le titre que je vous ai choisi. Compter entre 5 et 600 euros pour une copie originale et entre 50 et 100 euros pour la réédition sur le label Fantazia.

Une autre perle, très, très, recherchée par les collectionneurs, une copie originale a dépassé 4000 euros sur Ebay. Groupe issu de rencontres dans une université de Los Angeles, avec deux femmes, l’une à la batterie, l’autre à la basse, piano, vocaux. Le groupe publia assez confidentiellement un album en 1969 pour un label local. Il a depuis conquis une aura qu’il mérite bien. Entre planant et speed, c’est très beau.

CA Quintet, un obscur band du Minnesota avec une particularité, il y a de la trompette dans leur musique psychédélique à la frontière du jazz. Plutôt rare mais un album plaisant.

Un truc qu’il m’a fallu galérer longtemps pour en dénicher une copie et pourtant c’est 100 % français. En 1967, un groupe assez connu dans l’Est, publie 4 titres originaux sur le label Young. C’est à mon avis un truc qui n’a pas à rougir du garage punk américains. Pour terminer, ajoutons qu’ils s’appelent les Falcons et ça vole assez haut.

Screamin Lord Sutch fut un de ces farfelus spécialiste de la provocation et tous genres qui s’inspira quelque peu de Screamin Jay Hawkins pour ses chansons nettement macabres ou envoûtés. En 1969, il réoriente un peu sa carrière en s’entourant, et sans doute en les payant, de musiciens prestigieux comme Jimmy Page, John Bonham, Jeff Beck, Noel Redding, Nicky Hopkins, une connexion Led Zeppelin, Jimi Hendrix, Jeff Beck Group. Il sortira deux albums avec des titres originaux accompagnés de ces musiciens sous le nom de Lord Sutch And Heavy Freinds, le premier étant le meilleur. C’est une assez belle illustration sonore de la pop au tournant des années 70. Plus que pour les qualités vocales de Sutch, les disques originaux sont recherchés pour les participants.

Ah un truc que j’aime toujours, les Danois de Savage Rose et la voix assez typée de sa chanteuse Annisette Hansen. Ce n’est pas tout à fait sans rappeler Jefferson Airplane et Grace Slick. Drôle parfois comme parfois certaines chansons vous collent après plus les autres.

La label Europa, basé en Allemagne, avait la spécialité de proposer des albums en prix budget pour quelques francs. La spécialité de la maison était les compilations avec des reprises de succès du moment ou ciblés sur un style précis. Néanmoins la qualité de ces enregistrements était excellente. Souvent c’était des groupes très peu connus qui se prêtaient à ce jeu, peu connus ne veut pas forcément dire mauvais. Il arrivait aussi parfois que ces artistes composent des titres originaux qui étaient intercalés entre les reprises. L’un de ces groupes, Electric Food à l’origine les German Bonds, proposa justement deux ou trois de ces titres originaux. En voici un pas piqué des hannetons « Tavern ». Pour la petite histoire. ce groupe devint par la suite une référence dans le hard rock sous le nom de Lucifer’s Friend.

Dans les années 60, la Suisse n’est pas complètement absente sur le marché international. Quelques groupes ou artistes réussissent à voir leurs titres publiés à l’étranger. C’est le cas pour ce quatre titres publié en France par Columbia en 1966, mais enregistré en Suisse. Les Dynamites, originaires de Bâle, apparaissent comme plutôt bons dans les imitations du style anglais. Notamment un surprenant titre « Don’T Leave Me Behind » qui aurait pu être enregistré par les Them. Imaginons la voix de Van Morrison à la place de celle du chanteur des Dynamites et l’illusion sera parfaite!

Restons en Suisse avec un groupe d’une exceptionnelle aura parmi les collectionneurs, il s’agit des Slaves. Une mélange de musiciens Suisses et Autrichiens, produisant une musique brute assez inspirée des fameux Pretty Things. Ils publièrent trois 45 tours en 1966 pour le compte de Philips/Suisse. La moindre de ces pépites se vend entre 300 et 500 euros. Même les rééditions limitées d’il y a une dizaine d’années montent à 50 euros. Mon préféré : « Panic ».

Encore la Suisse, mais cette fois un groupe pop à la réputation bien implantée. Mélange de musique pop, indienne, psyché, le premier album est un must. Les collectionneurs ne s’y trompent pas, ils peuvent monter à plus de 1000 euros pour une copie originale. Mon titre préféré de l’album reste celui-ci…

Vendredi en nylon (16)

Chansons et pochettes que je regarde depuis au moins 45 ans

Les Monkees étaient un pur produit du showbiz, mais certains de leur titres sont irrésistibles et gardent une certaine saveur, bien des années après.

Après « My Friend Jack » les Smoke ont continué d’enregistrer, pour moi le meilleur de cette période fut celui-ci.

Ce fut un beau cadeau d’adieu de la part de Jim Morrison

Honnêtement qui s’intéressait aux Scorpions en 1972 à part quelques-uns ?

Beau mélange pop et classique, increvable!

Un de ces petites perles un peu oubliées trouvée en 1972 dans un bac d’occasions.

Elle restera ma préférée de Joe Cocker, une très belle reprise

Les plus anciens se rappelleront d’Arthur Brown et son célèbre hit « Fire » en 1968. Sur l’album sorti à l’époque, il y avait quelques titres intéressants et tout aussi fous. Ma foi, c’est un album que je ressors souvent.

Des reprises du fameux « Boom Boom » de John Lee Hooker, il y en a des trains entiers, mais la plus originale c’est bien celle-ci

Allez les rappeurs ne vous excitez pas trop derrières vos machines, les vrais musiciens c’est ça et rien d’autre!

Quel bonheur à l’époque de mettre la main sur une copie de l’album de Duffy Power.

chansons que j’écoute de-ci de-là (2)

Le but de cette rubrique est de vous faire découvrir des choses plaisantes dans n’importe quel style ou époque ou vous rappeler quelques souvenirs que vous avez peut être oubliés. A vous de trier!

Classé en 3 étoiles

*** – Chanson qui a eu un retentissement certain dans un style ou un autre ou très représentative de ce style et ayant bénéficié de nombreuses reprises sur le plan mondial. Peut de mettre pour un artiste remarquable sans être une très grosse vedette.

** – Chanson typique d’un style ayant eu quelque impact, quelquefois appréciée internationalement et qui perdure dans le temps. Quelquefois, mais pas toujours, encore diffusée dans les radios ou écoutée dans les circuits nostalgiques

* – Chansons n’ayant qu’une importance secondaire, dans l’impact quelles on eues, sans préjuger de la qualité de l’artiste,  Plutôt local ou branché Souvent ne figure plus que dans les souvenirs d’un public ciblé, fidèle, plus ou moins nombreux. Très peu de chances de l’entendre encore sur une grande radio ou chaîne de télévision.

* –  Un de ces petites chansons pop qui fait toujours merveille. Peu connu, mais délectable.

** – Très bon et grand groupe venu d’Australie. Quelques albums bien ficelés et ce rapide et concentre « Buried And Dead ».

* – Dans les quelques disques que j’adore du fameux label allemand Star-Club, j’en écoute encore quelques-uns régulièrement dont celui-ci. Sans me douter que bien des années plus tard, j’allais passer une soirée avec le batteur de ce groupe, ainsi qu’un ancien membre et clavier des Rattles.

*- En liaison avec le commentaire précédent, puisque les mentionnés lui servaient d’accompagnateurs, en ajoutant le guitariste de James Last, voici Mr Lee Curtis. C’est une des rares fois de ma vie où un chanteur m’a invité personnellement à un de ses concerts. Un mec super qui m’a accueilli très chaleureusement. Je me souviens très bien ce qu’il ma dit : « quand je viens en Allemagne, il est Anglais, on ne m’a jamais fait payer un verre. Puisque tu es mon invité, il en sera de même pour toi ». De 7 heures du soir à 5 h du matin, j’ai bu gratos 3 litres de bière (10 x 3 dl), je les ai comptés. Le titre que je vous propose, dans lequel il a une voix très proche de celle de Presley et copie carbone dans certains autres titres, est une trépidante reprise de « Boppin The Blues » de Carl Perkins. Il m’a affirmé que l’album dont est extrait le titre a été enregistré dans une halle de gymnastique. En rigolant, il a dit qu’il aurait payé pour ça, mais c’est le contraire qui s’est passé. Il a très bien connu les Beatles à Hambourg et a rencontré une nombre impressionnant de stars et m’a cité un tas d’anecdotes. C’est une des mémoires encore vivantes du Star-Club de Hambourg, puisque d’après ses comptes, il est produit plus de 7000 fois sur la scène en tant qu’animateur et chanteur.  Je dois avouer que pour moi c’est une soirée que je ne suis pas près d’oublier.

* – Le suivant est aussi lié au Star-Club. J’aime bien écouter cette chanson qui est à la base une célèbre chanson de jazz que les amateurs doivent connaître. Mais ici point de jazz, mais une rythmique très beat. Savoureux!

** – Love Sculpture est un groupe apparu vers la fin des années 60 avec le célèbre et très bon guitariste Dave Edmunds. Ils se sont amusés parfois à reprendre en pop de la musique classique. Leur version de la « Danse Du Sabre » connut quelques succès. Mais bien meilleur et plus démonstratif du talent de Dave Edmunds fut cet arrangement sur la « Farandole » de « L’Arlésienne » de Bizet. 

*** – S’il fallait élire la plus grande chanteuse du 20 ème siècle, il n’y aurait pas tellement de prétendantes pour le titre, une vingtaine peut-être. Ce qui est sûr, c’est que Janis Joplin figurerait dans le tas. 

** – Les Pink Fairies furent au tournant des années 70, l’un de ces groupes anglais qui produisait une musique que n’était pas trop destinée à s’attirer la sympathie des fans de Mireille Mathieu. Pas mal des artistes aimaient bien remanier un classique du rock à leur sauce maison. Ici les Pink Fairies s’attaquent au célèbre instrumental de Johnny Smith via la version célèbre des Ventures « Walk Don’t Run ». Première originalité ils ajoutent une partie vocale  et après se lancent dans la partie instrumentale dans une manière à laquelle les Ventures n’avaient sans doute jamais pensé ou osé penser. Cela n’en reste pas moins délicieux et une belle démonstration de la manière dont s’amusait avec un certain bonheur dans les studios anglais.

** – Les Pretty Things que j’ai déjà mentionné maintes fois dans mes articles ont suivi un peu la même démarche que les Moody Blues. Très R’N’B au départ, ils se sont assez vite tournés vers des musiques plus fouillées. A partir de 1968, il commencent d’enregistrer des trucs qui confinent parfois au génial. Même si moins appréciée, leur démarche est dans la même veine que celle des premiers Pink Floyd. En voici un exemple qui fait sans doute allusion au zeppelin allemand qui brûla en atterrissant à New York en 1937. Une belle pièce.

*** –  De ma part, le jazz a nécessité une longue approche. Pour une bonne partie c’est une musique que j’ai surtout découverte quand je me suis un peu lassé des autres. J’ai bien évidemment commencé par des trucs d’approche facile. Un bel exemple que même ceux qui détestent le jazz peuvent aimer reste le « Take Five » de Dave Brubeck. Et puis j’aime le côté cool de ce titre, c’est tout en nuances.

*** – En musique je n’ai jamais été sectaire, je me suis toujours efforcé d’aller vers d’autres horizons pour tenter de les explorer. En 1966, il était difficile d’échapper à Sergio Mendes et à son « Mas Que Nada » qui inondait toutes les radios. Ce titre m’a servi pour une grande part d’introduction à la musique brésilienne et que je connais assez bien maintenant. Je considère plus cette chanson comme une musique de pure distraction qui vous met de bonne humeur.

*** – La chanson de folk qui m’a fait découvrir le folk américain. Si je n’aime pas trop « l’american way of life » je dois reconnaître que leur folklore est d’une richesse exceptionnelle, mélange de musiques venues de divers horizons. Je connais cette chanson depuis l’âge de 7 ou 8 ans, c’est parfait vocalement et très reposant, une chanson écolo avant l’heure.

** – Parmi les nombreuses chansons de ses débuts, Joan Baez a beaucoup puisé dans les traditionnels américains et elle les interprète de la même manière. Avec une voix comme la sienne, même la guitare semble de trop. Une très grande dame dans le folk US et aussi ailleurs, quasiment sans rivale excepté peut être Judy Collins.