Chansons que j’écoute de-ci de-là (7)

Encore un voyage dans les musiques que j’écoute de souvent à de temps en temps. Ce n’est qu’un reflet de ma passion pour tout ce qui est musique et un des mes buts c’est de faire découvrir aux autres ce qui n’est jamais diffusé dans les radios, la liberté commence par cela.

Dans tous les styles, il y des albums que l’on peut considérer comme des chefs-d’oeuvre et  il ne sont pas forcément très connus, sinon par une poignée d’initiés. C’est assurément le cas pour un groupe de Boston, Flat Earth Society qui le publia dans des circonstances particulières. Il fut enregistré tout à fait normalement dans un studio compétent si l’on en juge la qualité de l’enregistrement. Il ne fut pas commercialisé, mais remis en 1968 aux clients fidèles d’une marque de sucreries en échange de bons à collectionner et à envoyer avec une participation aux frais d’envoi. Composé de titres originaux à une exception près, c’est là leur seule aventure musicale. Malgré sa rareté, peu d’exemplaires survivent, il fait l’objet d’un culte parmi les collectionneurs qui peuvent aussi se procurer des rééditions pour jouir de cette perle. J’ai choisi deux titres aux ambiances différentes, l’un résolument psyché, l’autre plutôt sombre avec un piano dominant et un vocal plaintif.

Un autre groupe de Boston contemporain, oh combien délectable par sa musique qui frise le psychédélique de bon aloi et planant pour le titre que je vous ai choisi. Compter entre 5 et 600 euros pour une copie originale et entre 50 et 100 euros pour la réédition sur le label Fantazia.

Une autre perle, très, très, recherchée par les collectionneurs, une copie originale a dépassé 4000 euros sur Ebay. Groupe issu de rencontres dans une université de Los Angeles, avec deux femmes, l’une à la batterie, l’autre à la basse, piano, vocaux. Le groupe publia assez confidentiellement un album en 1969 pour un label local. Il a depuis conquis une aura qu’il mérite bien. Entre planant et speed, c’est très beau.

CA Quintet, un obscur band du Minnesota avec une particularité, il y a de la trompette dans leur musique psychédélique à la frontière du jazz. Plutôt rare mais un album plaisant.

Un truc qu’il m’a fallu galérer longtemps pour en dénicher une copie et pourtant c’est 100 % français. En 1967, un groupe assez connu dans l’Est, publie 4 titres originaux sur le label Young. C’est à mon avis un truc qui n’a pas à rougir du garage punk américains. Pour terminer, ajoutons qu’ils s’appelent les Falcons et ça vole assez haut.

Screamin Lord Sutch fut un de ces farfelus spécialiste de la provocation et tous genres qui s’inspira quelque peu de Screamin Jay Hawkins pour ses chansons nettement macabres ou envoûtés. En 1969, il réoriente un peu sa carrière en s’entourant, et sans doute en les payant, de musiciens prestigieux comme Jimmy Page, John Bonham, Jeff Beck, Noel Redding, Nicky Hopkins, une connexion Led Zeppelin, Jimi Hendrix, Jeff Beck Group. Il sortira deux albums avec des titres originaux accompagnés de ces musiciens sous le nom de Lord Sutch And Heavy Freinds, le premier étant le meilleur. C’est une assez belle illustration sonore de la pop au tournant des années 70. Plus que pour les qualités vocales de Sutch, les disques originaux sont recherchés pour les participants.

Ah un truc que j’aime toujours, les Danois de Savage Rose et la voix assez typée de sa chanteuse Annisette Hansen. Ce n’est pas tout à fait sans rappeler Jefferson Airplane et Grace Slick. Drôle parfois comme parfois certaines chansons vous collent après plus les autres.

La label Europa, basé en Allemagne, avait la spécialité de proposer des albums en prix budget pour quelques francs. La spécialité de la maison était les compilations avec des reprises de succès du moment ou ciblés sur un style précis. Néanmoins la qualité de ces enregistrements était excellente. Souvent c’était des groupes très peu connus qui se prêtaient à ce jeu, peu connus ne veut pas forcément dire mauvais. Il arrivait aussi parfois que ces artistes composent des titres originaux qui étaient intercalés entre les reprises. L’un de ces groupes, Electric Food à l’origine les German Bonds, proposa justement deux ou trois de ces titres originaux. En voici un pas piqué des hannetons « Tavern ». Pour la petite histoire. ce groupe devint par la suite une référence dans le hard rock sous le nom de Lucifer’s Friend.

Dans les années 60, la Suisse n’est pas complètement absente sur le marché international. Quelques groupes ou artistes réussissent à voir leurs titres publiés à l’étranger. C’est le cas pour ce quatre titres publié en France par Columbia en 1966, mais enregistré en Suisse. Les Dynamites, originaires de Bâle, apparaissent comme plutôt bons dans les imitations du style anglais. Notamment un surprenant titre « Don’T Leave Me Behind » qui aurait pu être enregistré par les Them. Imaginons la voix de Van Morrison à la place de celle du chanteur des Dynamites et l’illusion sera parfaite!

Restons en Suisse avec un groupe d’une exceptionnelle aura parmi les collectionneurs, il s’agit des Slaves. Une mélange de musiciens Suisses et Autrichiens, produisant une musique brute assez inspirée des fameux Pretty Things. Ils publièrent trois 45 tours en 1966 pour le compte de Philips/Suisse. La moindre de ces pépites se vend entre 300 et 500 euros. Même les rééditions limitées d’il y a une dizaine d’années montent à 50 euros. Mon préféré : « Panic ».

Encore la Suisse, mais cette fois un groupe pop à la réputation bien implantée. Mélange de musique pop, indienne, psyché, le premier album est un must. Les collectionneurs ne s’y trompent pas, ils peuvent monter à plus de 1000 euros pour une copie originale. Mon titre préféré de l’album reste celui-ci…

Chansons que j’écoute de-ci de-là (6)

Comment oublier complètement cela ? Sans doute parce que c’est inoubliable !

En remontant aux sources de quelques titres qui sont bien plus connus par les autres que par le créateur, on peut parfois se dire que l’orignal n’est pas si mal et même très bien. Celui-ci est merveilleux!

Il m’arrive de ressortir ma collection de Cream et de me réchauffer quelques titres. Il y en a plusieurs, mais j’aime bien celui-là.

Il faut parfois revisiter les classiques, Ted Nudgent le faisait très bien en 1966 déjà…

Un album de blues un peu oublié et combien superbe a été enregistré en 1962 aux Trois Mailletz à Paris. Il y a Memphis Slim au piano, Willie Dixon à la contrebasse, Philippe Combelle à la batterie. Ca boogie woogie à tout va. Superbe !

Les chansons gentilles que j’ai adorées jadis et dont j’ai une certaine peine à me passer…

Une de ces chansons qui échappent passablement à ce que j’écoute habituellement. J’aime sans trop savoir pourquoi, sans doute les vocaux de Paul Jones, mais au fil des ans je remarque que je l’ai pas mal écoutée.

Je pourrais dire la même chose de cette chanson de Tom Jones, par ailleurs un chanteur très respectable au niveau de sa voix, j’aime bien cette histoire d’amour véritable surtout par l’ambiance. Par contre j’aime moins la version d’Eric Burdon et les Animals.

Il y a quelques chansons, et je ne suis pas le seul, qui rappellent une fille que l’on a bien aimée. C’est le cas de cette version de « Angelica » par les Sandpipers qui me ramènent à Palavas-les-Flots en été 1967, elle s’appelait France.

Il n’y a pas tellement de chansons qui sont capables de faire passer les grandes émotions, celle-ci en est une et cela vaut bien une écoute de temps en temps.

Les Mamas and Papas sont connus pour quelques hits incontournables. Mais il y a des chansons qui se cachent dans le discographie qui valent aussi leur pesant d’or. Celle-ci par exemple… c’est parfait !

Dans les années 50 à la maison on n’avait que la radio, mais elle marchait pratiquement à longueur de journée. Il était difficile d’échapper aux chansons de Dalida. Je n’ai jamais vraiment réussi, pour autant que j’en ai eu envie, à me passer d’elle. Alors de temps en temps, je ressors une de ses  galettes pour l’écouter, un peu comme un bon bourgeois irait se dévergonder dans un bal populaire. Il y en a au moins une vingtaine que j’aime bien. J’ai choisi un clip où elle est non seulement chanteuse, mais  très bonne actrice en enjôleuse.

Cela peut vous étonner mais j’ai une intégrale d’Edith Piaf dans laquelle on trouvait un enregistrement « sauvé » d’une chanson qui n’existait qu’en maquette. Je dois avouer que j’ai un faible pour cette mélodie de la grande chanteuse qui restera irremplaçable.

 

Musiques qui vous avez peut être écoutées autrement

Puisque notre rocker national est décédé, paix à son âme, revisitions sa discographie d’une manière un peu particulière. Beaucoup de ses succès, surtout ceux des années 60, sont des reprises de trucs anglais ou américains avec souvent les créateurs complètement inconnus des fans de Johnny. Certaines sont très faciles à situer, d’autres un peu moins, je vous laisse vous amuser.

chansons que j’écoute de-ci de-là (5)

Très souvent ou plus rarement, elles reviennent sur ma platine.

Faites votre marché musical, vous achèterez ou pas!

Les Rolling Stones et un de leurs plus fameux coup de baguette magique!

Mitch Ryder et un de ses plus grands disques, c’est toujours très plaisant a écouter!!!

Ca j’aime encore beaucoup…

S’il ne m’en restera qu’une de James Brown, ce sera celle-là.

Dans son premier album, les légendaires Savoy Brown nous proposent un de ces petits amusements en studio qui tient un peu de l’improvisation. C’est toujours aussi succulent!

Un de mes premiers goûts d’Espagne…

Les Kinks avaient un compositeur de talent dans leurs rangs, pas besoin de trop faire de reprises, pourtant leur premier disque en fut une, celle de « Long Tall Sally » de Little Richard. Sans doute pas la meilleure, les Beatles en firent une fantastique à peu près en même temps, mais celle des Kinks est la plus originale…

A propos des Beatles, l’une des plus belles…

Un des deux ou trois titres des Monkees que je kiffe toujours et je crois que c’est encore parti pour longtemps…

Dans la seconde moitié des années 60, Donovan était presque un incontournable. Je fus d’abord séduit par « Hey Gyp » puis dans son répertoire par « Gold Watch Blues », un plaisant titre folk. Pour les connaisseurs cette chanson a été adaptée en français par Long Chris « Première Interview ».

La première chanson de Brel qui entra dans ma discothèque ne fut pas interprétée par lui mais par la reprise de « Grand Jacques » que firent les Sunlights après « Le Déserteur ». C’était une bonne initiative. Dommage que par la suite ce groupe sombra dans une facilité dont ils semblent encore être fiers aujourd’hui. Je poste la chanson malgré un son pas terrible.

A propos de Brel, une des plus charmantes versions anglaises de sa pièce maîtresse « Ne Me Quitte Pas », par Terry Jacks

 

Vendredi en nylon (16)

Chansons et pochettes que je regarde depuis au moins 45 ans

Les Monkees étaient un pur produit du showbiz, mais certains de leur titres sont irrésistibles et gardent une certaine saveur, bien des années après.

Après « My Friend Jack » les Smoke ont continué d’enregistrer, pour moi le meilleur de cette période fut celui-ci.

Ce fut un beau cadeau d’adieu de la part de Jim Morrison

Honnêtement qui s’intéressait aux Scorpions en 1972 à part quelques-uns ?

Beau mélange pop et classique, increvable!

Un de ces petites perles un peu oubliées trouvée en 1972 dans un bac d’occasions.

Elle restera ma préférée de Joe Cocker, une très belle reprise

Les plus anciens se rappelleront d’Arthur Brown et son célèbre hit « Fire » en 1968. Sur l’album sorti à l’époque, il y avait quelques titres intéressants et tout aussi fous. Ma foi, c’est un album que je ressors souvent.

Des reprises du fameux « Boom Boom » de John Lee Hooker, il y en a des trains entiers, mais la plus originale c’est bien celle-ci

Allez les rappeurs ne vous excitez pas trop derrières vos machines, les vrais musiciens c’est ça et rien d’autre!

Quel bonheur à l’époque de mettre la main sur une copie de l’album de Duffy Power.

chansons que j’écoute de-ci de-là (2)

Le but de cette rubrique est de vous faire découvrir des choses plaisantes dans n’importe quel style ou époque ou vous rappeler quelques souvenirs que vous avez peut être oubliés. A vous de trier!

Classé en 3 étoiles

*** – Chanson qui a eu un retentissement certain dans un style ou un autre ou très représentative de ce style et ayant bénéficié de nombreuses reprises sur le plan mondial. Peut de mettre pour un artiste remarquable sans être une très grosse vedette.

** – Chanson typique d’un style ayant eu quelque impact, quelquefois appréciée internationalement et qui perdure dans le temps. Quelquefois, mais pas toujours, encore diffusée dans les radios ou écoutée dans les circuits nostalgiques

* – Chansons n’ayant qu’une importance secondaire, dans l’impact quelles on eues, sans préjuger de la qualité de l’artiste,  Plutôt local ou branché Souvent ne figure plus que dans les souvenirs d’un public ciblé, fidèle, plus ou moins nombreux. Très peu de chances de l’entendre encore sur une grande radio ou chaîne de télévision.

* –  Un de ces petites chansons pop qui fait toujours merveille. Peu connu, mais délectable.

** – Très bon et grand groupe venu d’Australie. Quelques albums bien ficelés et ce rapide et concentre « Buried And Dead ».

* – Dans les quelques disques que j’adore du fameux label allemand Star-Club, j’en écoute encore quelques-uns régulièrement dont celui-ci. Sans me douter que bien des années plus tard, j’allais passer une soirée avec le batteur de ce groupe, ainsi qu’un ancien membre et clavier des Rattles.

*- En liaison avec le commentaire précédent, puisque les mentionnés lui servaient d’accompagnateurs, en ajoutant le guitariste de James Last, voici Mr Lee Curtis. C’est une des rares fois de ma vie où un chanteur m’a invité personnellement à un de ses concerts. Un mec super qui m’a accueilli très chaleureusement. Je me souviens très bien ce qu’il ma dit : « quand je viens en Allemagne, il est Anglais, on ne m’a jamais fait payer un verre. Puisque tu es mon invité, il en sera de même pour toi ». De 7 heures du soir à 5 h du matin, j’ai bu gratos 3 litres de bière (10 x 3 dl), je les ai comptés. Le titre que je vous propose, dans lequel il a une voix très proche de celle de Presley et copie carbone dans certains autres titres, est une trépidante reprise de « Boppin The Blues » de Carl Perkins. Il m’a affirmé que l’album dont est extrait le titre a été enregistré dans une halle de gymnastique. En rigolant, il a dit qu’il aurait payé pour ça, mais c’est le contraire qui s’est passé. Il a très bien connu les Beatles à Hambourg et a rencontré une nombre impressionnant de stars et m’a cité un tas d’anecdotes. C’est une des mémoires encore vivantes du Star-Club de Hambourg, puisque d’après ses comptes, il est produit plus de 7000 fois sur la scène en tant qu’animateur et chanteur.  Je dois avouer que pour moi c’est une soirée que je ne suis pas près d’oublier.

* – Le suivant est aussi lié au Star-Club. J’aime bien écouter cette chanson qui est à la base une célèbre chanson de jazz que les amateurs doivent connaître. Mais ici point de jazz, mais une rythmique très beat. Savoureux!

** – Love Sculpture est un groupe apparu vers la fin des années 60 avec le célèbre et très bon guitariste Dave Edmunds. Ils se sont amusés parfois à reprendre en pop de la musique classique. Leur version de la « Danse Du Sabre » connut quelques succès. Mais bien meilleur et plus démonstratif du talent de Dave Edmunds fut cet arrangement sur la « Farandole » de « L’Arlésienne » de Bizet. 

*** – S’il fallait élire la plus grande chanteuse du 20 ème siècle, il n’y aurait pas tellement de prétendantes pour le titre, une vingtaine peut-être. Ce qui est sûr, c’est que Janis Joplin figurerait dans le tas. 

** – Les Pink Fairies furent au tournant des années 70, l’un de ces groupes anglais qui produisait une musique que n’était pas trop destinée à s’attirer la sympathie des fans de Mireille Mathieu. Pas mal des artistes aimaient bien remanier un classique du rock à leur sauce maison. Ici les Pink Fairies s’attaquent au célèbre instrumental de Johnny Smith via la version célèbre des Ventures « Walk Don’t Run ». Première originalité ils ajoutent une partie vocale  et après se lancent dans la partie instrumentale dans une manière à laquelle les Ventures n’avaient sans doute jamais pensé ou osé penser. Cela n’en reste pas moins délicieux et une belle démonstration de la manière dont s’amusait avec un certain bonheur dans les studios anglais.

** – Les Pretty Things que j’ai déjà mentionné maintes fois dans mes articles ont suivi un peu la même démarche que les Moody Blues. Très R’N’B au départ, ils se sont assez vite tournés vers des musiques plus fouillées. A partir de 1968, il commencent d’enregistrer des trucs qui confinent parfois au génial. Même si moins appréciée, leur démarche est dans la même veine que celle des premiers Pink Floyd. En voici un exemple qui fait sans doute allusion au zeppelin allemand qui brûla en atterrissant à New York en 1937. Une belle pièce.

*** –  De ma part, le jazz a nécessité une longue approche. Pour une bonne partie c’est une musique que j’ai surtout découverte quand je me suis un peu lassé des autres. J’ai bien évidemment commencé par des trucs d’approche facile. Un bel exemple que même ceux qui détestent le jazz peuvent aimer reste le « Take Five » de Dave Brubeck. Et puis j’aime le côté cool de ce titre, c’est tout en nuances.

*** – En musique je n’ai jamais été sectaire, je me suis toujours efforcé d’aller vers d’autres horizons pour tenter de les explorer. En 1966, il était difficile d’échapper à Sergio Mendes et à son « Mas Que Nada » qui inondait toutes les radios. Ce titre m’a servi pour une grande part d’introduction à la musique brésilienne et que je connais assez bien maintenant. Je considère plus cette chanson comme une musique de pure distraction qui vous met de bonne humeur.

*** – La chanson de folk qui m’a fait découvrir le folk américain. Si je n’aime pas trop « l’american way of life » je dois reconnaître que leur folklore est d’une richesse exceptionnelle, mélange de musiques venues de divers horizons. Je connais cette chanson depuis l’âge de 7 ou 8 ans, c’est parfait vocalement et très reposant, une chanson écolo avant l’heure.

** – Parmi les nombreuses chansons de ses débuts, Joan Baez a beaucoup puisé dans les traditionnels américains et elle les interprète de la même manière. Avec une voix comme la sienne, même la guitare semble de trop. Une très grande dame dans le folk US et aussi ailleurs, quasiment sans rivale excepté peut être Judy Collins.

 

Vendredi en nylon (13)

Disques que j’écoute et pochettes que je regarde depuis au moins 35 ans

Dans mes découvertes à la fin des années 60, il y a deux groupes qui ont gagné une entrée permanente dans mes écoutes. Si les groupes pop de cette époque faisaient surtout de la pop, deux on apporté quelque chose de nouveau, ils annoncent déjà le mouvement punk. Et ils sont les deux de Détroit. Et puis c’est le genre de bruit que j’aime bien écouter…

Assez peu de groupes sont apparus et devenus des icônes sur le marché en proposant un album en live. C’est le cas de MC 5 avec un truc très chaud. Groupe extrêmement politisé et censuré, de gauche bien entendu, ce qui en Amérique correspond à être qualifié de toutes sortes de noms que je ne reproduirai pas ici. Musicalement c’est très inattendu et pourtant leur musique deviendra une référence. De ce délectable album, un des titres les plus remuants dans une autre version live.

Le suivant suit un peu la même démarche, mais en à peine moins soft, du moins sur disque car sur la scène le chanteur emblématique Iggy Pop n’a pas la réputation de s’endormir. C’est bien sûr des Stooges dont je parle. Comme pour MC 5 cette musique ne m’a jamais lassée en bientôt 50 ans. Je n’écoute pas que cela, mais j’écoute souvent.

The Frost en relativement bien connu en France grâce à « Rock And Roll Music » qui n’a rien à voir avec le titre de Chuck Berry / Beatles. Sur le troisième album figure un titre que j’adore juste parce que je trouve que l’intro à la guitare est la plus belle que je connaisse, 2 minutes de félicité joué par un garnd guitariste Dick Wagner.

L’Allemagne jusque là pas mal en retrait sur la scène internationale commença à produire des groupes très intéressants à la fin des années 60 et lui conférer un statut particulier. Un exemple auquel je suis resté très fidèle Amon Düül II. Musique bizarre qui fait voyager l’esprit, chose qui manque énormément dans la musique actuelle hélas!

Il fallait bien que j’aille faire un tour vers cette musique orientale qui devenait à la mode. Comme toute musique ayant une base religieuse, c’est plutôt paisible et planant. Sans être un adepte des vaches sacrées, je trouve que de temps en temps et encore maintenant, ça repose l’esprit.

Je n’ai jamais été un inconditionnel du groupe, mais j’aime bien l’album avec la banane. Chanson sexuelle et fétichiste avec des relents de musique celtique, j’imagine que cette Vénus en fourrure a régalé plus d’un adepte de SM. C’était quand même assez carabiné pour l’époque.

Aussi un truc pas piqué des hannetons, un orgasme progressif chaud devant et joli fond musical , ce groupe a par ailleurs fait de très belles choses par la suite !!!

La première fois que j’ai entendu ça, j’ai cru que c’était les Yardbirds dans une de leurs explorations musicales, la voix du chanteur est presque la même. Mais non c’était bien Godz un très intéressant groupe expérimental qui va au mental.

Une de mes éternelles rengaines popisées

Je suis amoureux depuis longtemps de cette Caroline là, pas celle de Monaco!

L’un des plus succulents pot plus que pourris que je connaisse, absolument délicieux !