Chant et son

Il m’arrive aussi d’écouter de la chanson française, mais je suis aussi dans ce domaine un peu décalé. Ce n’est pas forcément ce que tout le monde écoute toujours. Illustrations sonores…

Une dame avec qui j’ai de très bons souvenirs, pas seulement en l’écoutant mais autrement. La chanson française tendance folk, toute sa discographie est un régal.

Celle-là je l’ai toujours dans un coin de ma mémoire…

Une très belle voix et une très belle femme…

Une certaine Juliette et une chanson que même si on ne connaît pas l’auteur-compositeur, on le devine…

Une grande dame qui n’est pas tout à fait reconnue comme il le faudrait…

Une de ces chansons avec lesquelles il faut rêver…

Deux de Bourvil incontournables dont l’un est une musique de film, un grand monsieur…

Une des plus belles chanson sur la b…

Les Suisses ne sont pas mal non plus…

Mouloudji, une chanson peu connue

Un mec que j’adore depuis longtemps

Luc Arbogast dont je fus un des premiers à admirer le talent dans mon blog, si, si, vous pouvez chercher l’article existe encore, dommage qu’il a un peu abandonné sa liberté pour s’enfiler dans les couloirs du showbiz.

Des chansons qui prennent du temps

Les opéras et les grandes pièces de musique classique duraient parfois des heures. A l’apparition des supports comme le 78 tours et après le microsillon, la plupart des compositions ne duraient que quelques minutes, 2, 3, 4 minutes étaient la norme. Puis, à partir du milieu des années 60, la durée des titres a commencé gentiment à s’allonger. Il y eut, entre autres, « Goin Home » des Rolling Stones qui faisait plus de 11 minutes sur l’album After Math, les Doors « Light My Fire », 7 minutes sur le premier album, dont la version en 45 tours fut ramenée à 3 minutes, et également « The End » plus de 11 minutes. Mais le premier titre rock qui occupait une face complète, « Revelation », est le fait du groupe Love sur l’album Da Capo, qui durait plus de 18 minutes, suivi de près par Bob Dylan, « Sad Eyed Lady From the Lowlands sur le double album Blonde On Blonde. Le reste suivra et devient assez fréquent.

Voici un choix de ces titres que j’ai sélectionnés, principalement parce qu’ils sont plutôt du genre démonstratif, c’est à dire qu’avec un peu de sensibilité on est pris par un certain hypnotisme qui figure dans le morceau et on ne trouve jamais cela trop long. Ceci dans des styles différents qui ne vous plairont peut-être pas tous. Mais on essaye…

Evidememnt on ne pouvait pas laisser celle-ci de côté, mais on peut aussi remarquer que son apparition dans la bande sonore de « Apocalypse Now » l’a bien aidé à se faire des amis

Une douzaine de minutes pour un de ces trucs biens planants, a la limite on peut imaginer qu’ils ont pas fumé des épinards, un orchestre de chanvre en quelque sorte. C’est certainement pour une grande part de l’improvisation, mais le résultat est assez fumant, c’est le cas de le dire…

Sur le premier album du Crazy World Of Arthur Brown, qui obtint en 1968 un succès mondial avec « Fire »extrait de cet album, on trouve une chanson assez bizarre, dans un style assez insaisissable, c’est un peu jazz, un peu psyché, un peu rétro, enfin je l’ai écouté des centaines de fois et je ne m’en lasse pas.

En général, les longues chansons sont plutôt calmes, celle-ci c’est tout le contraire, un ruissellement de guitare endiablée et déglinguée. C’est dans ce genre de titres que l’on peut à chaque nouvelle écoute trouver des trucs différents, mais cela demande assez d’effort mental. The Gun, sur leur premier album de 1968, sur lequel figure leur fameux hit « Race With The Devil ».

Pas mal de groupes dans les années 60 et 70 reprenaient des chansons qui avaient leurs preuves pour le retravailler en général dans des versions étirées. C’est le cas pour « She’s Not There » des Zombies revisité en 1968 par the Litter.

 

La suivante est certainement un chef d’oeuvre, la chanson de Nancy Sinatra remise au goût de 1969 par Vanilly Fudge.

Le groupe anglais Man, après un succès avec un morceau qui fit presque scandale « Erotica », cherche et trouve de nouveaux horizons, notamment avec cet instrumental « The Storm ». Cela me rappelle immanquablement un vieux et beau dessin animé de Walt Disney « The Old Mill ». Le thème musical de Man va dans le même sens, vie paisible, tempête qui s’annonce et se déchaîne pour se calmer ensuite.

Le genre morceau logue durée n’a que peu effleuré les discographies françaises. Il y a pourtant quelques exceptions, une des plus coutumières du fait fut Catherine Ribeiro et le groupe Alpes. Un exemple : « Poème Non Epique » » qui en plus de 18 minutes remplit la face d’un album. Quand on me parle de grande dame de la chanson française le nom de Catherine Ribeiro me vient immédiatement à l’esprit, certes une dame en version moderne. J’imagine que si Fréhel ou Piaf étaient nées quelques dizaines d’années plus tard, elles se seraient trouvées à l’aise dans des chansons de ce style. Ribeiro est très anarchiste dans ses textes, mais avec les paroles d’un autre temps, les autres grande dames citées le sont parfois aussi un peu.

Le hard rock a aussi ses longues durées, ici Blue Cheer dans une formation ultérieure, reprend un vieux titre dans une version assez hendrixienne, c’est superbe!

Des notes de musique dans un océan de chansons (2)

Des trucs que j’aime bien piochés ici et là…

Les Byrds juste avant la gloire, enregistrés du côté de Boston. Définitivement l’un des grands groupes américains.

Les Turtles n’étaient pas mal non plus…

Celle-là elle est un peu oubliée, ce fut portant un immense succès…

En Uruguay on imite aussi les Beatles…

The Shanes, un numéro 1 en Suède en 1966, d’après un original italien, les « la la la » sont typiques de la « canzonetta ».

Des PDG clonés à la retraite retravaillent une des plus belles chansons des Renegades « Matelot ». Mise en scène maison.

Ce fut un de mes tous premiers disques, il m’arrive de le ressortir de temps en temps, cette cover est très bien vocalement, groupe hollandais.

Celui-là, c’est un collectionneur qui me l’avait fait découvrir, obscur groupe allemand. ça tombait bien il en avait une copie à vendre, alors…

Les Mojos, groupe anglais météor. Avec un tel nom, ils ne pouvaient que reprendre la chanson de Muddy Waters qui contient ce mot. Et ma foi, la version est plutôt bonne.

Même à Salut les Copains on entendait ça, c’est d’ailleurs là que je l’ai découvert. Musique de film reprise notamment par les Beatles et puis un peu plus tard par ce trompettiste…

Manfred Mann’s Earth Band, un truc que j’ai pas mal écouté…

Dans les trucs dérivés du disco, il n’y a pas grand chose que j’aimais vraiment. Par contre celui-ci, j’ai sincèrement aimé. Sans doute les paroles un peu « cosmiques »…

Découvertes musicales en vrac

Une des grands avantages de la Toile au niveau musical, c’est de permettre des découvertes intéressantes, quel que soit la style qui vous intéresse.

Voici un panaché de celles que j’ai faites dans des styles très variés.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais sur l’album des Scorpions « Tokyo Tapes », il y a une chanson qui m’avait fortement impressionnée, celle qui est chantée en japonais. J’ai trouvé récemment qu’il y avait un clip qui existait de cette chanson. Pas en très bonne qualité pour l’image, mais le reste ça va. Il y a quand même assez peu de groupes de hard rock qui sont capables d’aligner un chanteur avec une voix pareille.

Il y a des gens gens qui vieillissent mal. Ce n’est absolument pas le cas de Jeff Beck, immuable derrière sa guitare.

On va profiter pour rendre un petit hommage à Mike Harrison chanteur des Vip’s et de Spooky Tooth, décédé le 25 mars. Un live de 1973 avec Spooky Tooth dans un de ces trucs pop bien baveux.

Parfois quand une star se promène dans la rue et remarque un musicien qui chante une de ses chansons, il peut penser . « ce mec chante trop mal! ». C’est peut être ce qu’à pensé Rod Stewart, au garnd bonheur du musicien

Je ne pense pas qu’il y a beaucoup de fans féminines qui aiment Led Zeppelin au point de monter un orchestre pour jouer le répertoire des idoles. Eh bien, il en existe au moins un et c’est plutôt pas mal.

Une tournante, mais avec des pianos

Des musiciens de rue font une belle rencontre. Un passant à l’air charmé s’arrête pour les écouter. Il s’agit de Dave Davies, le guitariste des Kinks !

Les Blues Maggos, fameux groupe psychédélique américain, enregistra il y a plus de 50 ans, une monstrueuse version du classique « Tobacco Road ». Les revoici bien des années plus tard, et apparemment ils ne se sont pas trop calmés.

Je connais le titre et le groupe depuis une éternité, mais là encore je ne savais pas qu’il existait un clip filmé d’époque. Les Beatles, lors de leur audition chez Decca au début 1962, interprétèrent quelques chansons dont un titre original composition maison « Like Dreamers Do ». On sait qu’ils se virent recalés par la marque au profit de Brian Poole et les Tremoloes. Deux ans plus tard, les Beatles rencontrent les Applejacks, groupe qui vient d’avoir un hit avec « Tell Me When (Dis-Moi Quand / Claud François), dont une des particularités est d’avoir une femme à la basse, Megan Davies, soeur de Ray Davies des Kinks. Ils proposent au groupe cette chanson qu’ils n’ont jamais réenregistrée pour leur compte. Elle servira de successeur à leur hit. Même si elle porte une illustre signature et est plutôt charmante, elle ne dépassera pas la 20ème du hit-parade anglais. Voici ce clip en playback.

De la musique médiévale, superbe !

Des oiseaux revisités

Les Yardbirds furent un des quelques groupes parmi les plus innovateurs des années 60. Pas étonnant que l’on retrouve leurs titres dans un tas de covers versions, il y en a des centaines. Pour cette séquence, j’ai choisi quelques titres  issus de leur répertoire original dans des reprises qui illustrent, pour le meilleur et pour le pire, que leurs chansons peuvent s’adapter à différents styles.

Celle-ci c’est certainement la chanson des Yardbirds qui tient le records de vues sur Youtube, quelques chose comme 188 millions de vues. Pourtant si vous cherchez « When I Grow Up » dans la discographie des Yardbirds vous ne le trouverez pas. Le titre original est « He’s Always There » et pour le titre des Pussycats les paroles et le titre ont été changés. Toutefois cela ne s’est pas fait en douce, les royalties ont été normalement distribuées aux compositeurs originaux.

Originalement « Still I’m Sad » est un chant grégorien composé par le même duo que « He’s Always There ». Cette fois c’est tourné en hard rock et le résultat n’est pas si mal. Ce n’est pas la première tentative du genre. Il fut repris par Boney M en version disco et Richie Blackmoore et son groupe Rainbow.

Résolument adaptée dans un style moderne « Heart Full Of Soul » y perd ici le charme de l’original, mais la mélodie est bien distincte. Vocal bon, reste assez vite chiant.

Une idée plus originale, le plus grand tube des Yardbirds, en version rockabilly. C’est pas mal.

Pour moi « Evil hearted You » est une de mes préférés des Yardbirds. Chanson sinistre, poisseuse, angoissée, autant par les paroles que par le son. Le version de Lynda Lunch respecte cette ambiance, mais le son est résolument plus contemporain. Je dois dire que j’aime bien.

Pour « Shapes Of Things », il ne fallut pas plus de deux ans pour en faire une version très revisitée. C’est Jeff Beck, lui-même qui l’enregistra sur son album « Truth ». C’est Rod Stewart aux vocaux.

C’est également très ancien, datant de 1967. Une version de « Over Under Sideways Down » à la manière d’un big band. Intéressant.

La chanson « Happenings Ten Years Time Ago » est parmi les plus ambitieuses que les Yardbirds aient enregistrées. Ici la version du guitariste Tod Rundgren, assez inclassable, un peu hard rock, un peu à la manière d’un guitar hero.

Revenons à « For Your Love » dans une version plus classique enregistrée par Greg Sage, guitariste des Wipers. L’intéressant, c’est sa manière typique de jouer de la guitare avec laquelle il obtient ce son qui est sa carte de visite.

Un autre reprise de « Heart Full Of Soul », cette fois-ci par un groupe américain peu connu de la fin des années 60. C’est l’illustration sonore parfaite de ce qu’une équipe de musiciens à tendance progressiste étaient capable de faire en réécrivant presque une chanson connue. Entre psychédélique et jazz rock, c’est assez ambitieux.

En fin de compte, rien de mieux que le groupe original. Un clip assez rare pour la TV US qui montre la fameuse formation avec les deux guitaristes solistes, Jeff Beck et Jimmy Page. C’est du playback, mais j’ai été bien étonne de trouver ce clip et je crois que je ne suis pas le seul.

Pour terminer ce petit hommage aux Yardbirds, reportons-nous au temps présent avec le dernier album en solo du batteur, Jim McCarty, qui est plutôt du genre agréable, très intimiste. Avec les Yardbirds, il se confine au rôle de batteur et occasionnellement chanteur. Mais dans ses réalisations en soliste, il joue aussi des claviers, de la guitare, et bien sûr chante. Ce clip vous le montre d’une manière assez marrante, derrière sa guitare et dans la vie courante. Comme je le connais depuis bientôt 30 ans, je retrouve avec un certain plaisir ses attitudes quand il n’est pas sur scène, sa manière de rire, son regard, sa démarche.  Il vient d’ailleurs de publier ses mémoires. A bientôt Jim !