En passant

Un Jefferson qui plane

Groupe majeur des années 60, immensément créatif dominé par la voix de Grace Slick à partir du second album. En explorant les albums, on retrouve ces petites perles de musique sans doutes moins connues que les titres phares, mais qui font que les albums sont intégralement passionnants. Trois extraits par album des quatre premiers albums.

Take Off – 1966. C’est la première chanteuse Signe Anderson.

Let Me In

Bringing Me Down

It’s Allright, ne fut pas publié sur l’album original, mais fait partie des sessions.

Surrealistic Pillow, 1967. Premier album avec Grace Slick.

She Has Funny Cars

Today

Come Back To Me

After Bathing At Baxter’s, 1967

The Ballad Of You And Me And Poneil

Martha

Rejoyce

Crown Of Creation, 1968

Lather

Star Track

Crown Of Creation

En passant

Des vinyles franchouillards et obscurs

Depuis quelques dizaines d’années, les encyclopédistes ont recensé des milliers d’obscurités gravées jadis sur vinyle et qui n’ont jamais réussi à avoir le moindre petit moment de gloire. Dans le meilleur des cas, certains ont pu bénéficier d’une reconnaissance tardive qui les a fait entrer dans la légende des oubliés. Ce phénomène est principalement axé sur les chansons anglophones, mais cela existe aussi chez nous. Vu le nombre de publications sorties, c’était mathématiquement impossible de paraître au grand jour, les médias étant déjà passablement surchargés. Il leur restait la fierté de pouvoir dire qu’ils avaient enregistré un ou plusieurs disques qui firent la fierté de leur entourage, qui possèdent sans doute encore la grande partie des quelques exemplaire qu’ils ont vendus. Pour des raisons diverses, d’autres firent carrière dans d’autres spécialités comme Bernard Tapie qui est toujours d’une actualité qui n’a rien à voir avec la chanson. Prenant mon bâton de pèlerin voici quelques repères parmi ces grands oubliés du succès.

Sur son seul disque connu, Marc Humbert a enregistré un adaptation de « Congratulations » des Rolling Stones, 1965.

A côté d’un 45 tours assez recherché, un EP avec une reprise de « Holiday » des Bee Gees, 1968.

Adaptation de Renee St, Clair « Look What I Got », le seul 45 tours connu de Daniele Lopez, 1966.

Etre « Mademoiselle Age Tendre 1965 » cela valait bien l’enregistrement d’un disque où figure une adaptation de « The End Of The World » de Skeeter Davis. Elle se lança ensuite dans la mode.

Seul disque connu de ce duo, adaptation de  « Stop Before You Get Me Going » du groupe anglais Knack, 1966.

Francie Laurie reprend « Here Comes The Night » des Them, 1965.

La fille du très connu Georges Ulmer, malgré de solides appuis ne perça pas vraiment dans le monde de la chanson, 1966.

De tous les disques listés ici, c’est celui qui atteint les sommes les plus folles chez les collectionneurs. Il y a une bonne raison à cela car « Le Fermeture Eclair » par Delphine est une version française de « In The Past » du groupe psychédélique légendaire américain We The People. En plus l’accompagnement de la reprise française de 1967 est exactement le playback de la version américaine. Un collectionneur m’a affirmé qu’il avait rencontré la chanteuse et qu’elle vivait à Zurich en Suisse.

Les Bowlers, un de ces très groupes que l’on pourrait classer dans une sorte de garage punk à la française avec moult fuzz guitares. Deux 45 tours assez cotés et recherchés  par les collectionneurs, 1966.

Claude Celler est beucoup plus connu aujourd’hui sous le nom de Raël, à la tête d’une secte qui prétend être en contact avec les extraterrestres. Peut-etre ses disques font un tabac dans une autre galaxie ?

Une bluette absolument inconnue, Gerard Bernhart, 1964.

Pierre Sandy, une chanteur variétoche avec une voix qui rappelle celle de Pascal Danel, 1966 sans suite.

En passant

Musique et petites culottes

De la musique avec rien que des nanas, moins facile à dénicher qu’on pourrait le penser.

Les Surfragettes, groupe de surf féminin dans une chanson que les fans des Yardbirds ou de Johnny Burnette connaissent bien.

Des Russes et de belles guitares entre surf et hypnotique, groupe actuel et plutôt intéressant.

Au tournant des années 1970, Fanny, des Américaines encore un peu baba cool.

Des Japonaises plutôt jeunes, la classe !.

Blackthorn, très glauque et russe.

Des jeunes qui font une belle reprise d’un titre de Metallica.

Les Pandoras, groupe garage féminin des années 80.

Les Orchids, l’un des nombreux groupes qui se nommaient ainsi, 1980

Les Runaways, du hard rock en plein punk, produites par le célèbre Kim Fowley.

Les Liverbirds, sans doute un des premiers exemples filmés du genre en 1965.

Un tas de nanas swing en Colombie.

De New York à San Francisfolk

Il y a des artistes qui servent de canalisateurs pour un style ou un autre. Quand ils arrivent à se maintenir à un certain niveau de popularité, nul doute qu’ils ouvrent la porte à ceux qui ont assez de curiosité pour en savoir plus. Si j’aime le folk américain, c’est sans doute grâce un peu au Kingston Trio ou aux Brothers Four. Si ces derniers sont à mon avis plus authentiques, les premiers ne déméritent pas bien que certains puristes les classent dans un style de variété « folklorisante ». Personnellement j’aime bien, l’étendue de leur répertoire permet de remonter aux chansons qui ont fait l’histoire du folklore américain, sans doute l’un des plus intéressants du fait de la rencontre de multiples cultures. La conquête de l’Ouest reste une des principales sources d’inspiration. il n’y a pratiquement pas un personnage, bon ou mauvais, qui marqua cette histoire, qui n’a pas une chanson qui raconte sa légende. De même, les vastes plaines, les lieux particuliers, les amours heureuses ou malheureuses, sont autant de sujets pour en faire une chanson.
Le Kingston Trio fut populaire dès son célèbre « Tom Dooley » enregistré en 1959, un arrangement sur une chanson d’origine africaine. Pour bon nombre des leurs titres directement puisés dans la tradition ou compositions venant d’autres grandes références comme Woody Guthrie ou Pete Seeger, leurs versions restent incontestablement populaires. Par exemple, le fameux « Greenback Dollar » (« Sacré Dollar » par les Missiles) composé et enregistré par Hoyt Axton, a gagné les oreilles du public grâce à la version du Kingston Trio.
J’ai fait une sélection d’un douzaine de titres dans leur discographie, des titres que vous avez peut-être entendus par d’autres, mais que me paraissent intéressants et qui viennent tous de la tradition du folk, même si certaines peuvent avoir un petit air d’être venues d’ailleurs.

Un tic celte

Depuis près de 50 ans je suis un fan de musique celtique et bretonne. Je l’ai pas mal explorée et même en Bretagne j’ai remarqué que je connaissais mieux le folk breton que certains d’entre eux. C’est une musique que l’on peut aimer de manière traditionnelle ou plus moderne. Quand on l’écoute, on s’aperçoit que les Bretons étaient des marins, ils rapportèrent des épices et aussi des notes de musique qu’ils mélangèrent avec leur folklore. Et puis on ne peut que les féliciter, ils savent bien préserver leur culture, c’est encore très vivant et leur langue, même si j’en pipe quasiment pas un mot, a une belle sonorité qui se marie avec le bruit des vagues se fracassant au pied des falaises qui surplombent toutes leurs chansons.

Commencer par Alan Stivell est presque évident, il est un des détonateurs de l’avènement de la musique celtique moderne, ici une chanson originaire  des îles Hébrides. Sur l’album en public à l’Olympia en 1972

Tri Yann, sans doute les plus populaires après Stivell, je les ai découverts il y a bien longtemps sur un album où figurait cette chanson gaélique.

Un merveilleux instrumental à la harpe celtique par An Triskell, avec ça on a la tête dans les nuages et c’est tant mieux.

Un des grands chanteurs bretons actuels, Denez Prigent, il est céleste !

Le groupe Dir Ha Tan dans les années 70.

Assez surprenant, une harpiste russe qui chante en breton « la chanson du cidre » et cela sonne très breton ne vous en déplaise.

Le groupe Ar Korrigan, un album  des années 70, c’est une vision assez moderne, presque pop.

Plus breton tu meurs, les soeurs Goadec qui furent de véritables stars en Bretagne et c’est sans artifices.

En présentant les soeurs Goadec, on ne peut pas manquer de mentionner Glenmor, un des plus bouillants défenseurs de l’identité bretonne. Les paroles de Brel du Moribond « Adieu l’Emile je t’aimais bien », lui sont dédiées. Bien que la plupart de ses enregistrements soient en français et certains assez éloignés de la tradition musicale bretonne, en voici un « Kan Bale », plus ancré folk breton. C’est un chant révolutionnaire breton pour l’indépendance. Je n’aime pas trop ce qui sonne un peu militaire, mais là ça passe mieux.

A propos de Glenmor, voici une de ses vieilles chanson dans un interprétation récente qui ne manque pas de charme, la chanteuse non plus.

Par le groupe Ar Skloferien sur un album de 1974, un album que j’aimais bien

Tour du monde musical

Un petit tour du monde en musique. J’adore aller me promener dans les pays lointains le temps d’une chanson. Quelle merveille d’entendre l’âme des autres venir me rejoindre à travers des notes de musique.

Du Brésil et du soleil.

Le métal arabe, mais oui cela existe.

Sakura, une des chansons du folk japonais les plus connues à travers le monde, ici dans un mode plus traditionnel.

Un de ces bon vieux bluesman, Fred McDowell.

L’Italie du sud avec sa musique et son accent, dans une grande mise en scène.

Un chanteur du Cap Vert, en français s’il vous plait !

Le Népal et une chanteuse de là-bas, sa voix doit nous rendre l’Himalaya facilement accessible.

Encore une de ces musiques qui sent le soleil et le créole

Célèbre air russe

A cuba, la musique de rue, très spontané.

L’Afrique et Rokia Troré

Sans aucun doute, le plus grand des pianistes de petite taille !