En passant

Exploration en terre musicale inconnue (32)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

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1964 – The Kingsmen / Little Latin Lupe Lu. Les Kingsmen eurent leur heure de gloire internationale en 1963 avec « Louie Louie », ce fut le cas même en France. Si l’opus qui contient leur hit est assez courant, les suivants le sont beaucoup moins. Le troisième et bien plus rare EP est peut-être un des plus intéressants par le contenu, il contient une très bonne reprise du titre enregistré par les Righteous Brothers à leurs débuts. De par leur style, les Kingsmen sont de pionniers du garage punk qui engendra l’un des plus merveilleux mouvements musicaux américains des sixties.

1962 – The Champs – Experiment In Terror.  cinquième et dernier EP des Champs publié en France. Il propose la transformation en twist de leur célèbre « Tequila », Plus intéressant, un autre instrumental qui aurait fait merveille comme musique de série tv, s’il n’était pas déjà la musique de générique d’un film du même nom tourné par Blake Edwards « Allo… brigade spéciale ». Les plus avertis reconnaîtront sans doute la patte du compositeur Henry Mancini. On le retrouvera un peu plus tard avec une histoire de panthère rose. A part cela, le disque est peu courant.

1962 – The Chantels / Well I Told You. Un des tout premiers groupes noirs féminins à avoir eu une entrée dans les charts. De leurs premiers succès, la France a fait l’impasse et tente de se rattraper avec cet ultra rare EP publié par London. La chanson extraite, dans lequel elles s’adjoignent un vocal masculin, n’est pas sans rappeler le fameux « Hit The Road Jack » de Ray Charles. J’ose pas vous dire le prix de cette rareté.

1963 – Ed Bruce / See The Big Man Cry. En général, le label Wand représenté en France par Vogue, n’est pas réputé pour avoir dans son écurie des chanteurs de country music. Voici une exception avec ED Bruce, très peu connu chez nous dont c’est le seul EP publié ici. Le titre extrait dont il est le compositeur sera un hit en 1965 pour une plus grosse star de cette musique, Charlie Louvin. Cette édition française est bien obscure.

1965 – Gary Farr & T-Bones / I’m Louisiana Red. Le très rare EP français de ce groupe est très célèbre dans le monde des collectionneurs parce qu’il montre par erreur les Yardbirds sur la photo de la pochette. Ce n’est d’ailleurs pas complètement anachronique, car les T-Bones n’étaient pas tout à fait étrangers à la musique des Yardbirds, ils partageaient en plus le même producteur, Giorgio Gomelsky. C’est une curiosité dans la discographie des deux groupes, mais cette erreur peut coûter cher aux chasseurs de vinyles. Le titre est une reprise d’une chanson autobiographique du bluesman Louisiana Red.

1968 – Wonderland / Moscow. Groupe d’origine allemande formé de musiciens allemand et anglais venus de diverses formations notamment les Rattles avec Achim Reichel guitariste de la première époque. Ce rare single publié en France nous montre un de leurs plus intéressants titres.

1965 – Brian Poole & The Tremoloes / Time Is On My Side. Le groupe dont les connaisseurs se rappellent qu’ils furent signés par Decca en lieu et place des Beatles, ne se débrouilla quand même pas mal avec quelques bons succès à la clé. La France restera assez distante, aucun de leurs titres ne fut un succès chez nous. Quatre EP’s furent publiés, dont celui-ci quatrième et dernier de la série et aussi le plus rare. Il contient le titre qui réussit beaucoup mieux aux Rolling Stones, « Time Is On My Side ». Pour être honnête, en Angleterre où il ne sortit que sur la forme d’un EP avec le même contenu et une pochette différente, il est à considérer comme un mini-album. La pratique était assez courante chez les Anglais, on mettait en évidence quelques titres, parfois du contenu introuvable ailleurs, mais il n’était pas destiné à la base à conquérir le hit parade. Contrairement à la France qui le publia comme base de lancement  jusque vers 1967, cet honneur était réservé au single chez les Anglais.

1963 – Lou Monte / Pepino The Italian Mouse. Lou Monte est le bel exemple du chanteur dont le public français, du moins les plus anciens, connaît par coeur une chanson, mais dont il ne connaît absolument pas le nom du créateur. Ce chanteur italo-américain est une référence dans la variété humoristique américaine, un pendant d’Henri Salvador chez nous. Ce fut d’ailleurs lui qui popularisa un adaptation de cette chanson dans les pays francophones et en fit un de ses grands succès « Minnie Petite Souris ». L’original, chanté avec l’accent calabrais, vaut son pesant de trappe à sourire.

1961 – Ernie K-Doe / Mother In Law. Encore une de ces belles pièces de collection rare et recherchée parue sur le label London. Elle concerne un chanteur de r’n’b noir, Ernie K-Doe, assez populaire aux USA où sa chanson fut un succès et reprise par pas mal de monde. Si l’original fut complètement zappé en France, il est assez connu via les versions de Richard Anthony et Frankie Jordan sous le titre de « Belle Maman ».

1959 – Dave « Baby » Cortez / The Happy Organ. En 1959, le rock instrumental aux USA n’était pas uniquement l’apanage de Duane Eddy ou Johnny & The Hurricanes. Un artiste et organiste noir vint joyeusement faire la nique au reste avec un titre qui se hissa allègrement à la première place du Billboard, « The Happy Organ ». Publié en France par London, il fut loin d’atteindre les mêmes ventes qu’aux USA. Une assez belle rareté pour les intéressés.

1960 – Peppino Di Capri / Forget Me. Restons encore un peu en Italie. Malgré une discographie française assez abondante, Peppino Di Capri reste assez peu connu en France. Il débuta dans une catégorie poids plume du rock and roll à la sauce italienne derrière Adriano Celentano et Little Tony. Comme ses rivaux, il lui arrivait de chanter en anglais. Comme ce titre sur ce premier EP français, que l’on peu considérer en regardant le clip comme un sommet du kitsch.

1966 – Bob Kuban / The Cheater. Sous ce nom se cache le groupe Bob Kuban & The In-Men , Kuban étant le meneur et batteur de la bande. Cette chanson fut son seul hit, Il fut publié en France la même année sous forme d’un EP qui ne mentionne que le nom de Bob Kuban, mais ne rencontra aucun succès. Dans cette histoire d’infidélité, ironie du sort, le chanteur du groupe fut tué par l’amant de sa femme en 1983.

1969 – The Guerillas / Lawdy Rolla. Cette production française très rare et très peu connue est le fait d’un groupe dans lequel on trouve Manu Dibango, qui vient de décéder R,I,P., pas encore le saxophoniste très connu. Musique d’inspiration africaine, elle est un des prémices de certains de ces artistes du cru qui acquirent une certaine célébrité par la suite. En face B figure une reprise en anglais de « Ne Me Quitte Pas » de Brel.

Exploration en terre musicale inconnue (31)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1967 – The Hounds / My World Feel Down. Les groupes suédois furent quelque peu représentés dans les éditions françaises. Toutefois à l’exception des Shamrocks, on peut considérer ces publications comme plutôt rares si on les recherche. C’est le cas pour les Hounds qui s’accaparèrent de ce titre créé par le groupe anglais Ivy League, qui aura plus de retentissement un peu plus tard dans la reprise américaine par Sagittarius, opus même considéré comme une perle de musique psychédélique. Mais la version des Hounds ne démérite pas. Evidemment, ce EP très rare est recherché par les fans suédois et ils sont nombreux.

1966 – Tom Jones / Lonely Joe. Avant d’entamer sa célèbre et longue carrière, Tom Jones enregistra quelques titres sous la houlette du fameux producteur Joe Meek, Ces bandes restèrent dans les tiroirs. Une fois le personnage connu, les affairistes décidèrent qu’il était temps de les publier, ce fut le label Columbia qui s’en chargea. La France relaya le phénomène avec deux EP’s, le premier partagé avec un certain Beau Brummel Esquire, et celui-ci intégralement consacré à Tom Jones. Il est évident que ces publications sont beaucoup plus rares que celles sorties par Decca à la mème époque.

1963 – Marijan / La Course Folle. Pas évident de mettre la main sur cette pièce. Publié par le label Golf Drouot, c’est une adaptation vocale d’un titre instrumental d’un groupe du même label, les Aiglons et leur fameux « Stalactite ».  L’interprète de cette reprise sera plus connu par la suite sous le nom de Michel Orso. C’est assez réussi et bien dans l’ambiance de l’époque avec l’accompagnement assez efficace des obscurs Doodles.

1965 – Catherine Ribeiro / La Voix Du Vent. Le petit disque de cette grande dame de la chanson et de la pop devenu un collector. Il eut quand même un peu de succès à sa sortie, ce qui permit à la dame de figurer sur la fameuse affiche de Salut Les Copains regroupant les fameuses vedettes du yéyé. Mais les ventes restèrent sans doute assez confidentielles. Sans blaguer j’aurais pu vendre ma copie des tas de fois, mais j’ai préféré le garder. La seule copie que j’ai trouvé par la suite, c’est un Anglais qui m’en a offert un bon prix. Ceux qui connaissent ce disque ne savent sans doute pas de qui est la version originale. Elle est le fait d’un groupe anglais assez peu connu, The Majority. Alors, pour vous faire plaisir, je la mets à la suite.

1965 – The Lollipops / Busy Signal. C’est toujours assez étonnant de voir le nombre de 45 tours EP’s, interprétés par des groupes noirs et publiés en France et qui sont d’excellents collectors. Celui-ci ne déroge pas à la règle, car il n’a pas du tout intéressé les radios à sa sortie et les ventes furent sans doute très limitées. Trois femmes et du r’n’b, vocalement c’est toujours beau.

1965 – Les Fizz / Trois Filles Pour Un Garçon. On peut faire la comparaison avec le précédent, trois filles mais cette-fois blanches et bien de chez nous. Elles interprètent une chanson composé pour l’occasion par Sacha Distel. Je vous laisse faire votre opinion. Sachez cependant que ce disque ne court pas les rues, ou alors ils court plus vite que moi, je n’ai jamais réussi à l’attraper…

1964 – The Lennon Sisters & Cousins / Where Have All The Flowers Gone Cette famille de parents très prolifiques, mais qui n’a aucun lien avec John Lennon est connue aux USA pour ses interprétations de variété folklorisante. Un très rare EP vit le jour en France par les bons offices des disques Vogue, label qui fit un travail assez intéressant pour la promotion du folk américain en France. Sans trop de surprises, on trouve sur le disque une version du classique de Pete Seeger, dont il existe de multiples versions éditées en France, chantées par une flopée d’artistes

1968- The Fugs / Crystal Liaison. Groupe phare de la contre-culture américaine, mené par Ed Sanders un poète américain qui a écrit l’histoire de l’Amérique en vers. Les premiers albums sont assez dans une tradition de folk électrique assez basique, mais ils distribués très confidentiellement. Les choses changent quand ils se tournent vers des musiques plus décadentes, un peu à La Frank Zappa. Ils sont signés par le label Reprise avec un petit air de légende à la clé.  Ce très rare single français est extrait du second album, au contenu musical d’époque.

Un document les Fugs à la tv suédoise en 1966, là on est sur la route de la décadence: « The Garden Is Open » et « Super Girl »

1963 – Julie Grant / Cruel World. Chanteuse anglaise assez peu connue, presque pas du tout en France, malgré deux EP’s publiés par Vogue. Une des ses titres « Come To Me », non publié en France, devint assez connu via la reprise de Richard Anthony « Si Tu As Besoin D’Un Ami ». Sur la seconde publication, on retrouve ce titre assez intéressant qui aurait pu être enregistré par sa rivale bien plus connue, Cilla Black.

1963 – Henrietta & The Hairdooz / You Got A Lot To Learn. Encore un de ces disques d’artistes noirs, ici un quatuor féminin américain, publiés en France et qui passa pratiquement inaperçu, mais qui ont de très bon indices de cotations sur le marché. Quand je dis inaperçu, précisons que Nancy Holloway en fit une adaptation « A Quoi Ca Sert De Pleurer ». Très bon pour les oreilles, mais peu visible pour yeux des collectionneurs.

1966 – The Seekers / Someday One Day. Les Seekers, groupe d’origine australienne, eut un succès phénoménal en Angleterre et en Australie, mais la France les bouda avec un entrain qui faisait plaisir à voir. La discographie publiée ici est de ce fait pas trop courante. Elle est surtout recherchée par les fans étrangers. Il y a eu 4 EP’s publiés entre 1965 et 67. Sur le troisième se trouve une chanson de Paul Simon (Simon & Garfunkel) dont il avait fait cadeau au groupe, celle que je vous propose. Ils sont toujours très bon vocalement, mais la voix de la chanteuse, Judith Durham, me fera toujours frissonner.

1968 – Tyranosaurus Rex / Deborah. Premièrement, je ne comprends pas pourquoi ce disque n’a pas eu de succès à sa sortie, voilà un truc original en 1968. Deuxièmement, un moyen d’avoir des collectors pour pas cher, c’est d’anticiper. Acheter un disque peu connu, en espérant que l’artiste devienne une star plus tard. C’est un peu comme à la bourse, il faut avoir du nez et aussi un peu connaître les possibles évolutions d’un style. Bien malin celui qui a acheté cette pièce en 1968, en pensant que ce groupe allait casser la baraque deux ans plus tard sous le nom de T-Rex. La semaine passée une copie s’est vendue £ 150 sur Ebay. Alors si vous le voyez aux puces, n’hésitez pas!

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En passant

Exploration en terre musicale inconnue (30)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1970 – Graham Bond / Springtime In The City. Graham Bond est une légende et un organiste anglais, qui avec quelques autres figures, posa les premières pierres de ce qui allait devenir l’UK Blues Boom. Avec son groupe Organisation, il enregistra deux albums qui devinrent assez vite réputés auprès des fans. A ses côtés, on retrouve des musiciens d’une grande pointure: Jack Bruce à la basse; Ginger Baker à la batterie; Dick Heckstall-Smith au saxophone. Les eux premiers furent membres de Cream, le troisième fera partie de Colosseum et d’une multitude d’autres participations, les Blesbreakers de John Mayall et Sweet Pain notamment. Entre 1963 et 1966, une série d’enregistrements furent réalisés avec les mêmes musiciens, mais où l’on voit apparaître un certain John McLaughlin. Ils restèrent plusieurs années dans les tiroirs. Dans certains titres, on remarque une approche du free jazz. Il fallut attendre 1970, pour qu’un double album de ces enregistrements soit enfin édité sous le nom de « Solid Bond ». Assez bizarrement, alors que cette musique n’a aucune prétention commerciale, on alla jusqu’à publier un single en France. Paradoxalement, c’est deux titres assez conventionnels qui figurent sur cette édition. Autant dire que c’est une rareté.

1961 – Oscar Brown  Jr / Wok Song. Cette chanson fait définitivement partie des classiques d’un musique entre soul et jazz. Une des plus célèbres versions est celle d’Oscar Brown Jr qui l’adapta du compositeur original Nat Adderley en y ajoutant des paroles. En France on la connaît surtout par Claude Nougaro « Sing Sing Song ». Publié en France une première fois en 1961 par Philips et une seconde fois par CBS en 1964, elle ne charma pas trop le public français. Le deux éditions sont plutôt rares.

1968 – The Searchers / Umbrella Man. Pour tenter de relancer la machine en très nette perte de vitesse, les Searchers signent avec la label Liberty. Ce premier single resta dans l’ombre et ne se vendit que peu, il est de ce fait une très rare pièce dans la discographie du groupe. Une édition française fut publiée, là encore c’est sans doute en rareté pure, la pièce la plus rare des sixties de la discographie française des Searchers. Comme beaucoup de groupes liverpooliens ils eurent de la peine à adapter une démarche plus pop.

1961 – Ann Margret / I Just Don’t Understand. Chanteuse et un peu sex symbole d’origine suédoise, on la voit comme chanteuse et aussi comme actrice, notamment aux côtés de Presley. En 1961, elle enregistre la chanson que je vous présente et qui est une petite révolution, mais elle n’y est pour rien. C’est un des premiers disques connus qui contient de la fuzz guitar. Pour ceux que ne connaissent pas, c’est un artifice d’amplificateur qui transforme le son de la guitare en une sorte de bourdonnement d’abeille. Cette chanson figure également au répertoire des Beatles et de Freddie & The Dreamers. Dans sa publication française en EP, c’est un disque plutôt rare.

1958 – The Sons OF The Pioniers / Montana. Depuis 1933 à aujourd’hui, ce groupe nonobstant de nombreux changements de personnel, perpétue la tradition de la musique folk américaine blanche et de la country music. En 1958, on tente la publication d’un EP, qui ne semble pas avoir donné l’envie à beaucoup de monde d’aller visiter le Montana.

1966 – The Young Holt Trio (Unlimited) / Wack Wack. Dans les années 60 le jazz n’a pas complètement disparu. De temps à autre un artiste ou un groupe arrive à décrocher un succès. C’est la cas pour ce trio américain qui obtint quelques petites consécrations aux USA. Ce titre assez accrocheur, même pour celui qui n’aime pas le jazz, fit l’objet d’une publication en France sans bousculer le routine. A noter que c’est un groupe de jazz qui essaya de donner une image plus progressive au jazz traditionnel, en bousculant un peu les conventions et en la mélangeant avec la soul music ou la variété. A titre d’exemple, je vous mets en-dessous leur version très spéciale de « Lady Madonna » des Beatles. Malheureusement dans le clip, il manque les 40 dernières secondes.

1963 – Helen Shapiro – J’ai Tant De Remords.  La très jeune star féminine anglaise du début des sixties fait aussi partie des artistes qui ont tenté le coup d’enregistrer quelques titres en français. Elle interprète ici une reprise de son titre anglais « I Apologise ». Cette tentative, comme beaucoup d’autres, ne rencontra pas vraiment le succès. Le seul avantage, c’est d’avoir fabriqué des collectors pour les fans.

1961 – Linda Scott / Don’t Bet Money Honey. Seule apparition sur un rare EP de cette chanteuse américaine. Un splendide titre, en plus une composition personnelle, qui n’est pas sans rappeler les vocaux des Ronettes ou des Crystals deux ans plus tard, elle est pourtant de race blanche, mais on s’y tromperait. On peut voir dans le film de David Lynch « Mulholland Drive » une chanteuse interprétant en playback sur l’original, une autre de ses succès figurant également sur la publication française « I’ve Told Every Little Star ». Extrait dans le second clip.

1967 – Roy Orbison / Ooby Dooby. Roy Orbison est un des chanteurs les plus importants de l’après-guerre. Du rock dans roll à l’opérette, il a un très vaste répertoire de possibilités. Bien qu’il soit surtout connu comme chanteur de ballades, il débuta pourtant comme chanteur de rock and roll sur les fameux disques Sun. Passé complètement inaperçu, un EP de lui fut publié en 1957 par London France qui illustre justement sa face rock. C’est un rareté comment dirais-je, très rare. La pochette est très marrante.

1969 – Cloud / Cool Jane. Une de ces obscurités tellement obscures qu’elles restent obscures, on sait juste que c’est d’origine américaine. C’est plutôt commercial, mais plaisant à écouter.

1965 – Burt Bacharach / Trans Boats & Planes. Celle-là vous la connaissez certainement, elle fut un gros succès pour Claude François « Quand Un Bateau Passe ». Cette immense compositeur aux presque innombrables succès écrits pour les autres, fit sa première tentative comme interprète avec cette chanson. En fait il dirige l’orchestre laissant la partie vocale au groupe féminin les Breakaways. Ce fut un gros succès en Angleterre, très légèrement concurrencé par la version parallèle de Billy J Kramer & The Dakotas. On l’oublie facilement, il a fait l’objet d’une édition française sur un EP sorti à l’époque, pas trop visible. Pour les cinéphiles, rappelons qu’il fut le mari de la belle Angie Dickinson.

1968 – Ian Whitcomb / Nervous. Ce chanteur anglais fit une carrière exclusivement aux USA avec un certain succès. Trois EP’s furent publiés en France qui sans être rarissimes ne sont pas parmi les plus en vue. Son répertoire est plutôt rock, mais c’est avant tout un spécialiste de l’humour et de l’amusement. Le voici dans un clip pour la tv française, vous comprendrez ce que je veux dire. Il est toujours en action du côté de la Californie où il réside. A noter que Willie Dixon a enregistré un truc assez semblable en 1960.

1967 – Tommy James & The Shondells / I Think We’re Alone Now. Durant le seconde moitié des sixties, Tommy James et son équipe furent de réguliers visiteurs du hit parade. Leurs succès n’exercent pas la même attirance entre eux, certains sont de très gros hits, d’autres n’ont qu’une carrière modeste. La publication française est assez respectueuse de leurs parcours dont cinq EP’s pour les débuts. Parmi eux, les deux derniers sont plus rares que les autres, ne contenant pas de hit majeur. Emballés dans de superbes pochettes, ils sont assez volontiers recherchés par les collectionneurs internationaux et leur visibilité moindre fait un peu monter les prix. Le titre proposé est un extrait du 4ème EP.

En passant

Exploration en terre musicale inconnue (29)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1963 – The Big Three / What’d I Say. Ce trio anglais était au moins aussi populaire à la fameuse « Cavern » de Liverpool que les Beatles. Mais une fois la porte de sortie franchie, ils l’étaient beaucoup moins. Après s’être mordu les doigts de ne pas avoir signé les Beatles, Decca s’accrocha à tout ce qui pouvait avoir une connexion avec les Beatles. Ils signèrent Pete Best, le batteur écarté au profit de Ringo Star, et ce trio en publiant un EP enregistré en live dans le fameux endroit. Rien de très original, mais une bonne reprise du classique de Ray Charles. Ils n’eurent par ailleurs que des succès mineurs dans les classements. le seul qui tira bien son épingle du jeu fut le bassiste John Gustafson qui fit partie des Merseybeats, Quatermass, Roxy Music, et plus tard une reformation des Pirates de Johnny Kidd. Le EP fut fut publié en France, mais il est d’une rareté à fait pâlir un vampire assoiffé de vinyle.

1972 – Greenfield & Cook. Un splendide duo folk/psyché d’origine hollandaise. On peut se demander à son propos pourquoi un disque ne devient pas un succès. Assez connus dans leur pays d’origine, ce premier single français, malgré ce titre accrocheur pour autant que l’on aime un peu planer, se solda par une échec total. Il est vrai qu’à la même époque la France se gargarisait avec les Poppys, qui intéressaient assez peu les fumeurs de joints. Tiens fume, c’est pas du belge !

1966 – The Beatstalkers /You’d Better Get A Better Hold On. Groupe d’origine écossaise qui avait le pouvoir de transformer l’eau bénite en whisky, du moins c’est ce que l’on pourrait croire en lisant les commentaires au dos de la pochette de ce très rare EP français. Certes, ils furent populaires en Ecosse, mais le reste du monde sembla assez hermétique à leur talent. Cette publication française reste un des seuls témoignages d’époque si l’on désire les voir en photo sur la pochette. C’est sans doute ce qui fait son attrait, car une copie peut se vendre plusieurs centaines d’euros. Le titre proposé montre une tendance r’n’b assez proche de celle  des Small Faces.

1968 – Les Classels / Les Trois Cloches. De temps en temps les vieille recettes de succès sont remises au goût du jour. Les fameuses « Tois Cloches » firent le tour du monde avec Edit Piaf et les Compagnons de la Chanson, puis plus tard par les Browns en version anglaise. Le groupe canadien les Classels en proposa un version dépoussiérée et résolument moderne. Ce plutôt réussi, mais le miracle ne se reproduisit pas, du moins dans sa publication française.

1966 – Bobby Fuller Four / I Fought The Lav. Les hits américains ne trouvent par forcément grâce auprès du public français, sauf peut être auprès des chanteurs français qui l’adaptent (ici Caude François « J’ai Joue Et J’ai Perdu »). Cet EP publié par London est rarissime, très récemment une copie s’est vendue 276 euros sur Ebay. Bobby Fuller ne profita pas longtemps de sa notoriété, car on trouva son cadavre dans un coin d’Hollywood, suicide, mais plus probablement meurtre, le mystère n’est toujours pas résolu.

1959 – Toni Dalli / Just Say I Love Her. Seule publication française de ce chanteur né en Italie et possédant une très belle voix, digne d’un chanteur d’opéra. C’est plus de la variété italianisante que de l’opéra, mais cela ne l’empêcha pas de se produire dans les plus grandes salles américaines comme Carnegie Hall. Je suis toujours en admiration devant des gens qui possèdent ce genre de don. Comment voulez-vous qu’une femme à qui l’on fait une déclaration d’amour dans ce style ne tombe pas dans vous bras?

1972 – Drama / Mary’s Mama. Le chanson est bien connue en France, elle fut la proie de Sheila « Le Mari De Mama ». Mais elle fut créée par ce groupe hollandais dont cette publication française retourna assez vite dans les oubliettes. C’est un bel exemple de musique que je n’aime pas, tellement c’est vite énervant. Mais chacun ses goûts, ce n’est pas une critique, juste un avis personnel.

1964 – Billy Strange / House Of The Rising Sun. Ce guitariste et arrangeur américain hors-pair a une discographie assez abondante dont une partie a été éditée en France, qui sans être rare, n’est pas très courante. De toutes les versions instrumentales qu’il existe de ce fameux « Pénitencier », celle-ci est assurément une des plus flamboyantes.

1964 – Les Guitares Sèches / Le Pénitencier. Restons avec cette fameuse chanson. Johnny n’est pas le seul à l’avoir enregistré. Il y a eu les Players et aussi ce groupe produit par l’excellent Ken Lean. La version reste dans l’essence de l’original, une chanson de folk traditionnel. Ce n’est de loin pas déplaisant et mérite un petit détour. La qualité du son n’est pas au top, il y a quelques grattements et même un petit saut, mais ce n’est pas le genre de disque que l’on peut trouver à tous les coins de rues, en posséder et en trouver une copie est déjà presque un exploit. Je l’ai dans ma collection depuis plus de 50 ans et ce n’est pas le disque dont je me séparerais en premier.

1967 – Billie Davis / Angel In The Morning. Elle fut la petite amie de Jet Harris, le premier bassiste des Shadows. Elle connut un succès anglais en 1963 avec une reprise de « Tell Him » des Exciters. Sa carrière en dents de scie la voit réapparaître après un silence conséquent dans le fond des chars anglais avec une version, mais pas l’original, de cette chanson écrite par Chip Taylor, qui composa aussi « Wild Thing » pour les Troggs. Cette première publication française ne lui apporta pas gloire et fortune au pays des mangeurs de cuisses de grenouilles.

1969 –  Bill Deal & The Rhondells / What Kind Of Fool Do You Think I Am. Un groupe américain blanc qui sonne bien noir. Seule publication française pas trop facile à apercevoir, même avec une loupe.

1969 – The Frost / Help Me Baby. Le groupe est une des belles révélations de 1969, surtout avec son guitariste très remuant, Dick Wagner. C’est une sorte de hard rock version vintage comme Blue Cheer. Ils connurent une assez belle notoriété en France avec leur premier album enregistré en live et surtout la chanson « Rock And Roll Music » qui n’a d’ailleurs rien à voir avec la chanson de Chuck Berry. Un second single en fut extrait avec une version raccourcie du titre que je vous propose ici en version intégrale, « Help Me Baby » qui chauffe bien. Ce single n’est pas vraiment courant. Plus tard, Dick Wagner sera le guitariste d’Alice Cooper.

1959 – The Islanders / The Enchanted Sea. Si vous êtes un fan de Sacha Distel ou Sheila, vous connaissez peut-être cette chanson d’origine américaine. Ils en firent un peu plus tard une reprise sous le nom de « Un Bateau S’en Va », ils ne furent d’ailleurs pas les seuls. L’original parut en France en 1959 sur un EP partagé avec un autre groupe, les Warriors. Ce disque est une petite innovation pour l’époque, il utilisait passablement les effets sonores, comme ici les vagues. Quant aux Islanders, ils disparurent très vite de la circulation, plus vite que leur chanson reprise maintes fois.

1970 – Flynn Mc Cool / U.S. Thumbstyle. Ce groupe très peu connu résulte de la fusion des deux autres groupes, l’un fut les Shakespeares assez connu en France, mais originaire de Rhodésie et l’autre les Grapefruit. Ce dernier est une découverte des Beatles qui les signèrent avant que le groupe n’aie mis en route son label Apple. C’est ainsi que les disques furent licenciés au label RCA, qui permit un groupe de trouver quelques succès avec leur morceau fétiche « Dear Delilah ». Sous leur nouveau nom, la fusion produit un rare album, dont il semble que le groupe n’autorisa pas la publication, mais on se passa de son avis. C’est plutôt pop et ce rare single en fut extrait pour une édition française.

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En passant

Exploration en terre musicale inconnue (28)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1967 – Neil Diamond / Kentucky Woman. Avant sa carrière internationalement appréciée, sa discographie est beaucoup plus confidentielle. On peut supposer, sans trop se tromper, que ses disques furent surtout édités sur sa réputation de compositeur à succès pour les autres, notamment les Monkees. La France n’y échappe pas, et la poignée de disques édités, dont un EP, ne sont pas trop courants. Pourtant la qualité est là, comme ce single de 1967 avec cette dame du Kentucky.

1967 – 8th Wonders Of The World / Must have Your Love. Les pressages français du style garage punk publiés à l’époque sont très rares. Edité sur le très confidentiel label DiscJockey, cette obscurité américaine tournée en huitième merveille du monde vaut son pesant de cacahuètes.

1966-67 – Marianne Faithfull / Hier Ou Demain – Sally Free And d Easy. On peut être une descendante du Marquis de Sade et chanter du folk. La discographie française sixties de Marianne Faithfull est assez cotée, surtout les titres chantés en français. En 1967, elle chante en français un titre de la comédie musicale « Anna » composée et confiée par Serge Gainsbourg à Marianne, « Hier Ou Demain ». Ce fut ce que l’on peut appeler un bide pour elle et de ce fait il est peu visible dans sa discographie et plutôt recherché par les fans des deux bords. Dans ce domaine, elle a moins bien réussi que sa compatriote Sandie Shaw qui eut un succès plus conséquent dans ses chansons interprétées en français. Pour moi, la Marianne Faitfull de cette période excelle plutôt dans le folk, alors je mets à la suite une chanson de ce style qui figure également sur le disque « Sally Free And Easy » du folkeux Cyril Tawney. Voir à la fin du clip la petite interview,

1968 – John Farnham / Sadie. Seule publication en France de ce chanteur australien d’origine anglaise. Cette chanson fut un tube en Australie, mais un bide aussi complet q’obscur en France. Elle est bien dans le style de ces chansons au goût rétro qui étaient assez populaires vers 1967-68. C’est le genre de trucs que l’on peut oublier sans s’excuser.

1964 – The Fourmost / Hello Little Girl / I’m In Love. C’est probablement le seul disque en France sur lequel figure deux chansons des Beatles, écrites par eux, qu’ils non’t jamais interprétées eux-mêmes. Ils ont un peu été aidés par George Martin producteur des deux groupes, qui savait d’aventure ce que contenait le tiroir des compositions Lennon – McCartney délaissées. La première fut enregistrée par Gerry et les Pacemakers, mais ne fut pas publiée à l’époque. Cela profita aux Fourmost qui en firent un bon hit pour « Hello Little Girl » et succès un peu plus modeste pour l’autre »I’m In Love ». Malgré tout, on reconnaît la « patte » des compositeurs. Ces deux singles sont réunis sur cet EP, le seul dédié aux Fourmost. Les deux titres furent adaptés, l’un par Sheila « Hello Petite Fille » et par les Jets « Je Suis Amoureux ».

1963 – Les Guitares / Cavalcade Sidérale. Profitant qu’ils étaient les accompagnateurs de Sheila, Philips se décida à sortir cet EP instrumental avec ce titre inspiré de la conquête de l’espace. C’est un plaisant morceau bien dans l’esprit de l’époque. Plus rare que n’importe quel autre disque de Sheila.

1967 – The Herd / From The Underworld. Les spécialistes savent que Peter Frampton fut guitariste dans ce groupe. Ils connurent le succès en Angleterre et en Allemagne notamment, la France les bouda avec une certaine ferveur. Dommage car c’était plustôt intéressant musicalement, entre mod et psychédélique anglais option 1967. Deux singles furent publiés pas très courants.

1967 – The Klan / Stop Little Girl. Bon nombre de groupes belges furent édités en France. C’est le cas de Klan dont deux EP’s sortirent sur Palette / France. Ils sont assez rares du fait de ventes plutôt confidentielles, mais ce sont d’assez bons collectors recherchés par les fans.

1965 – Anna Identici / Un Bene Grande Cosi’. Une de ces nombreuses tentatives pour essayer d’imposer une chanson italienne en France. Très peu eurent de vrais succès en France, même s’ils sont assez connus dans leur pays d’origine. C’est le cas d’Anna Identici qui participa de nombreuses fois au festival de San Remo, même une fois en compagnie d’Antoine qui triomphait avec sa chanson « Taxi », dont elle fit sa version. Elle connut quelques vaches grasses avant de se tourner vers la télévision. Ici, pratiquement personne ne se souvient de cette unique publication française.

1965 – Unit Four + Two / Stop Wasting Your Time. Il existe deux EP’s du groupe publiés en France, ils sont tous deux relativement rares, le second l’étant encore plus. Le premier reprend leur grand et excellent succès « Concrete And Clay » qui fut no 1 en Angleterre, adapté en France par Richard Anthony « Comment Fait-Elle », qui scia un peu le succès de l’original chez nous. La suite fut plus hasardeuse, le succès ne se renouvelant pas vraiment, ils sombrèrent assez vite l’anonymat  On publia quand même les deux singles suivants qui sont réunis dans le second EP français. IL contient néanmoins un très bon titre au niveau vocal, c’est celui que je je vous propose ici. Un des membres connut après la séparation du groupe un gros succès, car il fut la moitié du duo Bill & Buster et son hit « Hold On To What You’ve Got » en 1971.

1970 – Junco Partners / Fly Me High. Cet obscur groupe anglais qui avait enregistré un unique single légendaire dans son pays en 1965, trouva quelques années plus tard en France l’occasion d’enregistrer un album résolument pop et assez prisé des collectionneurs. C’était une pratique relativement courante de signer pour le marché français des artistes anglophones, on pensait qu’eux seuls étaient à même de sortir des choses réellement branchés pop, ce qui n’était pas complètement absurde en 1970. L’album fut d’ailleurs après coup publié dans plusieurs pays dont l’Angleterre. Un single en fut tiré, le voici.

1967 – Question Mark & The Mysterians – Girl. Après leur hit « 96 Tears » qui tourna dans les jukeboxes terrestres et peut-être même ceux de la galaxie d’Andromède, le succès se tarit assez vite. La France publia un ultime EP résolument dans le style garage. C’est un pièce plutôt recherchée, magnifié par une belle pochette.

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En passant

Exploration en terre musicale inconnue (27)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1965 – The Lewis Sisters / You Need Me. Les artistes blancs sont plutôt rares sur le label Tamla Motown ou ses dérivés. En voici un exemple avec ce duo de soeurs qui officia par la suite à la composition pour d’autres vedettes de l’écurie, leur deux tentatives s’étant soldées par des échecs. Un rarissime EP et très recherché fut publié en France. Musicalement c’est bien et cela peut faire penser à une production de Phil Spector, ce qui ne gâche rien.

 

1960 – Freddy / Près De Mon Coeur. C’est une grosse pointure de la variété allemande. Il essaya à plusieurs tentatives de percer le marché français. Cela ne fit pas trembler la république, mais en retour les fans allemands s’intéressent à ces publications.

1963 – Sophia Loren / Donne-Moi Ma Chance. Le sex-symbol du cinéma italien s’essaya plusieurs fois à la chanson, aussi en français. En France, on ne peut pas dire que ses disques furent accueillis avec enthousiasme, ils sont tous assez rares. En pleine période yéyyé, elle enregistre ce titre qui réussit mieux à Richard Anthony.

1973 – Ipi’ N’ Tombia / The Warroir. Dans les années 1970, la musique africaine commence à sortir du ghetto et à se mélanger à la pop. Sans doute encourage par la réussite de Burundi Steïphenson Black en 1971, Barclay publie sous licence ce nouvel opus avec ces artistes de l’Afrique  du Sud. Il connut une meilleure réussite sur le plan international que sur le plan local français.

1963 – Tammy Montgomery / If You See Bill. Elle sera connue plus tard sous le nom de Tammy Terrell et collaborera étroitement dans des duos avec Marvin Gaye. Bien que le titre qui nous intéresse ici a été enregistré en 1961, il ne sera publié que deux ans plus tard en France par Vogue qui avait acquis les droits pour le label Scepter populaire aux USA avec les Shirelles et les Chiffons. Lors de cet enregistrement, elle n’a que 15 ans, mais possède déjà une voix exceptionnelle. Elle mourut prématurément à l’âge de 24 ans d’une tumeur au cerveau. Une jolie pièce de collection.

1967 – The Mindbenders / We’ll Talk About It Tomorrow. Quand ils se séparèrent de Wayne Fontana, les Mindbenders connurent plus de succès que leur ancien complice. Deux EP’s furent publiés en France. Si le premier est très relativement courant, le second est nettement plus rare. Il contient ce qui devait être leur prochain tube et qui ne le fut pas tellement « We’ll Talk About It Tomorrow » et une curiosité, un titre des Zombies « I Want Her She Wants Me » qu’ils enregistrèrent en primeur avant qu’il paraisse par les créateurs. Je vous mets les deux pour le même prix.

1957 – Sonny James / Young Love. La musique country est très populaire aux USA, elle est à l’Amérique ce que le café est à l’Italie. De nombreux chanteurs suivirent les traces du plus populaire d’entre eux, Hank Williams. Sonny James devint une autres de ces pointures très prisées dans ce style. La France resta assez distante de de ces publications qui virent le jour dans les années 50, on préférait André Verchuren.

1968 – Liberace / Happy Barefoot Boy. Pianiste et chef d’orchestre immensément célèbre aux USA au style très kitch qui fit pâmer de bonheur toutes les vieilles rombières de Las Vegas. Assez bizarrement, les éditeurs français qui ont parfois mauvais goût l’ignorèrent complètement exception faite de cette publication de1968, sans doute un peu aidé car il s’agissait de la musique d’un film. Musicalement rien à dire, c’est du beau travail comme n’importe quel disque de Richard Clayderman, mais on peut préférer Led Zeppelin.

1966 – Niemen / EP- Jamais etc… (Czeslaw) Niemen est un chanteur polonais qui avait sans doute trouvé un moyen de s’évader de son pays sous l’emprise communiste, enregistrer un disque en France et en français, quatre titres dont il compose la musique. Ici il est dans la variété, mais se tournera plus tard vers la pop. Il est connu dans son pays, mais il ne percera jamais en France avec cet EP publié par AZ. A quoi pouvait ressembler ce disque ? Eh bien voici un clip avec ces quatre titres. C’est assez aguicheur et chanté sans trop d’accent, on a vu pire dans ce domaine. Il est décédé en 2004.

1975 – Delizia / Alors Le Bel Eté. Pour ceux qui ne le savent pas, c’est une des soeurs d’Adamo, née en 1952. Sous la houlette de son frère qui lui écrivit quelques titres, elle tenta avec plus ou moins de succès, plutôt moins, de percer dans la chanson. Une de mes anciennes copines m’a raconté qu’elle fréquentait la même école qu’elle à Mons et que son frère venait parfois la chercher à la sortie de l’école. Alors toutes ces demoiselles pouvaient admirer leur idole. Ce disque enregistré en 1975, composition du frangin, reste de la variété, mais c’est plutôt bien fait. Elle a une belle voix, je dirais même plus puissante que celle de son frère. Bizarre autant qu’étrange, c’est par hasard que je l’ai choisie pour mon article, et en faisant une petite recherche, je vois qu’elle vient de décéder. Alors R.I.P. Delizia.

1971 – Third World War / Ascension Day, Je me souviens que les spécialistes dans la presse française présentaient assez volontiers ce band anglais comme très prometteur, mais qui ne tint pas trop ses promesses. C’est de la pop tendance hard rock. Single publié sans doute pour promouvoir l’album, il ne doit pas s’être vendu à la tonne, et semble même assez recherché, de même que l’album.

1969 – Chantal Kelly / Fragola. La petite Chantal Kelly, je dis petite en faisant allusion à sa taille, après des débuts prometteurs le succès sembla ne plus vouloir trop d’elle. En quittant Philips pour les disques Mouloudji, elle enregistre deux singles teintés de folk en compagnie de Los Incas. Mais le succès ne revient pas. Malgré une tentative de retour en 1981, le temps d’un album, son nom reste pour toujours lié à son fameux premier tube « Caribou ». Le concernant, je peux dire que je n’ai pas beaucoup de disques de l’époque yéyé que je peux qualifier de « sacrés ». Celui-là en est un, je l’ai écouté des milliers de fois.

 

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Exploration en terre musicale inconnue (26)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien de la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.
Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1970 – Clover – Shotgun. On trouvait assez facilement l’album français dans les bacs de soldeurs. Sans doute publié en France car ils enregistraient pour le label Fantasy, le même que Creedence Clearwater Revival, très populaires à l’époque. Un single en fut extrait avec cette reprise de « Shotgun » de Jr Walker dans une version moins intéressante que celle de Vanilla Fudge, deux ans avant. Il est sans doute bien moins visible. C’est de la pop américaine tendance sudiste.

1971 – David Crosby / Orleans Beaugency. Un des nombreux singles qui étaient tirés d’albums pour on ne sait trop quelle raison, sinon celle de promotion. La plupart sont bien plus rares que les albums. Ici le fameux David Crosby s’attaque à un traditionnel français. Etonnant et beau, il la chante encore dans ses concerts.

1973 – Monty De Lyle / Birdwatcher. Un acteur déjà âgé et peu connu se voit offrir l’occasion d’enregistrer un disque pour le fameux label Harvest entouré d’une équipe de jeunes. Une curiosité peu connue.

1956 – Tennessee Ernie Ford / Sixteen Tons ’65. Il connut dix ans avant un beau succès avec cette chanson qui parle de mineurs. En 1965, il remet ça avec une version dépoussiérée qui ne fut pas un coup de grisou.

1961 – Jorgen Ingman / Apache. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les Shadows n’eurent aucun succès aux USA. Leur immortelle création fut no 2 aux USA, mais via la version du guitaristes danois Jorgen Ingman, pourtant nettement moins intéressante. Pour en trouver une copie dans son édition française, c’est du 1000 contre 1 en face de celle des Shadows. Notons aussi qu’avec sa femme, il remporta avec « Dansevise » le Grand Prix Eurovision en 1963.

1966 – Brenda Lee Jones / You’re The Love Of My Life. Un de ces fabuleux disques peu connus de ce que l’on appelle maintenant le Northern Soul. Pour ce titre, c’est toute la magie des disques interprétés par des Noirs. Ce petit single publié par Vogue passa bien inaperçu, mais pas assez pour que Noël Deschamps n’en fasse pas une adaptation « A Prendre Ou A Laisser ».

1960 – Ella Johnson / What A Day. C’est plutôt une chanteuse de jazz, mais Barclay qui distribuait Mercury à l’époque, publia un EP sous étiquette racoleuse de rock and roll, ça en a quand même un peu le goût. Le titre datent de 1956, mais comme il semble que la France prend enfin conscience que le rock est une musique d’avenir, le moment est bien choisi. Seule publication française qui existe en deux pochettes que l’on a pas souvent l’occasion d’admirer.

1963 – Peggy Lee / I’m A Woman . En 1963, Peggy Lee a déjà quelques kilomètres de carrière au compteur tout en s’étant imposée comme une des plus grandes chanteuses du 20ème siècle. Elle reste néanmoins une étonnante interprète qui ne néglige pas les nouvelles modes, allant même jusqu’à reprendre les Beatles, Ray Charles, ou Otis Redding. Sur ce EP de 1963 qui ne s’est pas vendu à la tonne, se trouve ce titre très plaisant bien dans son style.

1958 – Georgia Gibbs – The Hula-Hoop Song. Il arrive assez souvent qu’une mode ou un objet soit associé à une chanson. En 1958, un truc improbable devient un phénomène, le hula-hoop. Cela consiste en un gros anneau en matière légère qu’il faut faire tourner en remuant les hanches et le ventre. Ils se vendent par millions. Cela valait bien un chanson que l’on confia à Georgia Gibbs, une chanteuse au succès sur le déclin . Edité en France en single, il s’en vendit certainement moins que sa source d’inspiration. L’objet en lui-même a assez bien survécu, on le voit dans les cirques et aussi chez les personnes qui veulent entretenir la ligne, de même que certains disques postérieurs le mettent encore en vedette. A l’époque c’est Annie Cordy qui créa une version française.

1959 – Larry Williams / Hootchy-Koo. Si vous désirez vous procurer une chanson de Larry Williams en pressage français, il vous sera plus facile d’acheter une des trois reprises officielles que firent les Beatles de ses titres. Bien que connaissant un succès assez conséquent aux USA, aucune de ses chanson phares ne furent publiées à l’époque en France. Un seul EP, et pas très représentatif de ses succès, fut édité. Et en trouver une copie relève presque de l’obscénité.

1963 – Michèle et ses Wouaps / Dam Dam. J’adore ce disque. Pour moi, il représente la parfaite incarnation du disque yéyé français. Les paroles sont la summum de ces histoires d’amour à deux balles qui dégoulinaient sur les sillons des disques. Vocalement et instrumentalement c’est plutôt bien, la guitare est splendide et très représentative du son des années 1960. Je ne regretterai jamais les deux ou trois balles que m’avait coûté ce disque trouvé aux puces il y a bien longtemps. Cette rare et unique publication fait partie d’une série éditée par les disques Président en liaison avec Radio Monte-Carlo, qui donnait sa chance à quelques artistes probablement du coin.

1971 – Stackwaddy / Roadrunner. De la musique de freaks, ce légendaire groupe de progressive anglaise est l’auteur de deux albums très recherchés. La France a eu droit à seulement un single, moins recherché que les albums, mais sans doute tout aussi rare.

1959 – The Tempos / See You In September. Les Happenings refirent un succès de ce titre en 1966, mais l’original fut créé par les Tempos en 1959, un groupe blanc de doo-wop basé à Pittsburgh dont c’est le seul titre vraiment connu. Un single fut néanmoins publié en France la même année. Jamais vu cette bestiole.

 

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