En passant

Inventaire musical à la Prévert (73)

Ce fut un de mes premiers albums et aussi un de mes premiers concerts, j’avais 15 ans. C’est dire que les flonflons de la variété française étaient déjà derrière moi. C’était une évidence, une suite assez logique après avoir découvert les Yardbirds, ils étaient dans la même lignée. C’est en fait leur second album, il va gentiment vers ce que les Pretty Things allaient devenir, un groupe très innovateur dans la lignée de Pink Floyd. Ici les traces du blues sont encore audibles, ainsi qu’une certaine sauvagerie musicale soulignée par les rugissements de Phil May le chanteur. Je les comparais assez volontiers aux Them, que je trouvais aussi très remuants et qui avaient aussi un chanteur qui sortait du lot. Rappelons que le guitariste soliste Dick Taylor fut évincé des Rolling Stones avant la gloire, il est pourtant aussi compétent que Brian Jones. Et que dire de Viv Prince le batteur, considéré à l’époque comme le batteur le plus déjanté de la scène anglaise ?
L’album ne contient pratiquement que des originaux. Une des reprises *You’ll Never Do It Baby » vient des Cops’N’ Robbers, autre groupe de la scène londonienne. Mais c’est définitivement la reprise des Pretty Things, très différente, qui alla dans l’histoire, peu de gens en connaissent la provenance.
Je les ai revus 45 ans après mon premier concert., il y avait toujours Phil May et Dick Taylor et ça tenait toujours bien la route. Cela tombait bien, j’avais des salutations pour eux d’un autre musicien. J’ai pu blaguer un moment et ils m’on fait de belles dédicaces et selfies. Phil May ne se souvenait pas du tout de la ville et du concert, encore moins de moi. Malheureusement il est décédé accidentellement en 2020 alors qu’il faisait du vélo. comme pour le reste cela fait partie de mes bons souvenirs.

You Don’t Believe Me

Buzz The Jerk

Get The Picture?

Can’t Stand The Pain

Rainin’ In My Heart

We’ll Play House

You’ll Never Do It Baby

I Had A Dream

I Want Your Love

London Town

Cry To Me

Gonna Find Me A Substitute

Documents

Honey I Need

C’est ce titre, sur le premier single que j’ai possédé qui décida de la suite, c’était vers Noël 1965. Ce clip et le suivant sont des montages sur des images d’un concert en Hollande. La qualité du son n’étant pas top, la version studio des titres a été collée sur la bande live, mais elle correspond bien au titre joué.

Don’t Bring Me Down

Un concert acoustique avec Phil May et Dick Taylor au début 2020, sans doute la dernière fois où il ont joué ensemble.

Durant les sixties, la discographie française se distingua par le nombre impressionnant de publications qui furent faites sous la forme de EP, c’est à dire quatre titres, deux par face. Le principe de base était un peu mercantile, on vendait deux fois plus de marchandise sur la réputation d’un titre principal ou d’un succès, le 45 tours simple avec deux titres était réservé à la promotion et aux jukeboxes. L’avantage principal de ces EP’s demeurait dans le fait que ces éditions étaient présentées dans une pochette avec le plus souvent une photo de l’artiste et un emballage cartonné et plastifié plus résistant à l’épreuve du temps. L’Angleterre et les USA eurent beaucoup moins recours à ce genre de publications. Le plus souvent, la règle était le 45 tours simple emballé dans une simple pochette à trous permettant de voir l’étiquette du disque. Aujourd’hui ces fameuses disques EP’s français, surtout ceux concernant des artistes étrangers, sont recherchés par les collectionneurs du monde entier car ils sont uniques dans leur genre et peuvent parfois atteindre des sommes folles s’ils sont très rares. Au fil des semaines, je vous en présenterai quelques uns parmi ceux qui attirent justement les collectionneurs. Ils seront présentés avec la pochette, éventuellement avec un scan de ma collection personnelle si je ne trouve rien de satisfaisant, les titres qu’ils contiennent, et le plus haut prix atteint par une enchère sur Ebay.

Voici un collector haut de gamme qui ne tient que par la présence d’une future star. Les connaisseurs savent que le monsieur à gauche sur la photo n’est autre que Rod Stewart à la recherche du succès. La photo est d’ailleurs trompeuse, car en réalité six musiciens ont participé à l’enregistrement dont Peter Green et Mick Fleetwood futurs Fleetwood Mac, Peter Bardens un ex Them et futur Camel, La voix féminine est celle de Beryl Marsden, une chanteuse de Liverpool qui n’a jamais vraiment atteint les sommets bien qu’elle enregistre depuis 1963, pas plus qu’elle connaîtra le succès avec ce groupe. Il existe des copies pirates de cette publication qui se vendent quelques dizaines d’euros. C’est bien entendu un appel aux fans de Rod Stewart, bien que sa présence sur ce disque ne soit pas vocalement prépondérante, il faut presque savoir qu’il est présent.

The Shotgun Express – Columbia ESRF 1864, publié en 1967, meilleure enchère sur Ebay 1276 euros.

I Could Feel The Whole World Turn Round

Curtains

Funny ‘Cos Neither Could I

Indian Thing

A propos de Rod Stewart

Son premier disque en 1964, une reprise de « Good Morning Little Schoolgirl » de Sonny Boy Williamson.

Un document live de 1964, il chante « Bright Lights Big City » de Jimmy Reed

Envies de découvrir autre chose ?

La musique n’a pas de frontières. S’il y a bien un point où je suis très éclectique, c’est assurément la musique. Entre un disque de hard rock et un opéra, pour moi c’est de la musique. C’est la différence qu’il y a entre un plat de haricots et un entrecôte bordelaise, les deux pris dans leur contexte propre peuvent s’avérer délicieux. Je fouille, j’écoute, je trouve, et puis quelquefois je tombe sous le charme. C’est pour moi une quête permanente.
Je vous invite à partager ces découvertes au hasard. Des artistes qui ne font pas forcément la une des médias, mais qui ne sont pas dépourvus d’un certain magnétisme ou plus simplement nous présentent une belle vision musicale.

Le Japon est un pays qui a toujours été très branché sur la musique occidentale. Nombres d’artistes qui n’ont pas particulièrement les yeux bridés sont devenus de véritables gloires nationales en ne sachant pas un seul mot de japonais. La France y participe aussi, déjà à l’époque yéyé, des chanteuses comme Sylvie Vartan vendent des tonnes de disques, parfois même en enregistrant dans la langue. Adamo raconte une anecdote à propos de « Tombe La Neige » qu’il avait enregistré en japonais. Alors qu’il voyageait en avion en direction du Japon, passager d’une compagnie japonaise, il entendit sa chanson diffusée en musique de fond. Il demanda à une hôtesse de l’air quelle était cette chanson. Elle lui répondit que c’était une chanson du folklore japonais. Il a bien du rigoler.
Les Japonais ne se contentent pas d’écouter, ils ont leur propre production axée sur une vision occidentale. Ces artistes sont pratiquement inconnus chez nous mais ils existent, reprenant tous les styles et toutes les époques. Nous allons nous intéresser à des extraits d’un album de pop « Milk Time », qui date de 1970. Il a été enregistré par Hiro Yanagida, joueur de clavier, qui fonctionne un peu comme chef d’orchestre. Vous verrez que cela n’a rien à envier à la musique de nos stars pop. On y retrouve parfois quelques plans d’inspiration locale, mais si on vous présenterait cette musique comme un enregistrement récent de nostalgiques de la pop, vous n’y verriez que du feu et ne soupçonneriez jamais que c’est du « Made in Japan ».

Running Shirts Long

Love T

Me and Milk Tea and Others

En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (4)

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Johnny Smith (1954)

Walk Don’t Run

Reprise des Ventures (1960)

Rétroviseur

Il y a pile 60 ans ces chansons se pavanaient aux premières places du hit parade anglais ou américain. Certaines sont encore très connues, d’autres moins, et même un peu oubliées

Barbara George – I Know

Chubby Checker – The Twist

Bobby Vee – Run To Him

The Angles – Till

Leroy Van Dyke – Walk On By

De l’autre côté

Au temps des 45 tours, les disques avaient deux faces, alors on retournait le disque et parfois, il y avait une bonne surprise. Des chansons aussi bien roulées, voire supérieures à la face principale. Dans certains cas, elle reflètent le vrai visage de l’artiste. En voici une sélection.

The Rolling Stones – Dandelion

The Kinks – I Need You

France Gall – Le Temps De La Rentrée

Les Lionceaux – Tu Fais Fausse Route

Gerry & Pacemakers – You Got What I Like

Des trucs originaux

Des chansons que l’on connait éventuellement en version française, elles furent toutes diffusées sur les radios à une époque où à une autre, fréquemment ou plus rarement. Ce sont des reprises de chansons anglophones ou autres et plus ou moins obscures, dont certaines personnes ne connaissent même pas l’existence. Voici les versions originales qui vous rappelleront peut-être quelque chose. C’est une sorte de jeu, cherchez le titre de la version française. Dans certains cas c’est facile, dans d’autres plus difficile, mais c’est possible puisque je le fais mais à l’envers. Bravo si vous faites un 5/5. Je vous donne les solutions tout en bas de la page. Mais on peut aussi simplement les écouter.

1) Cops’n’Robbers – St James Infirmary

2) Hoyt Axton – Greenback Dollar

3) The Brigands – Would I Still Be Her Big Man? 1966

4) The Laurie Sisters – Stand A Little Closer

5) Sandie Shaw – I’ve Heard About Him

Repêchages en vrac

Quelques sélection sans ordre, ni époque, ni style précis

Pete Gavin – Shake Your Money Maker

Vanilla Fudge – You Keep Me Hangin’ On

Les Terribles – Tu Perds Ton Temps

Jad Wio – Colors in my Dream

Jean-Jacques Goldman – Tournent Les Violons

Deux musiques pour rêver


The Mamas & The Papas – Dancing Bear

René Joly – La Cour Du Roi Musicien

Solutions – 1) Eddy Mitchell / J’Avais Deux Amis (il existe des centaines de versions anglaises de ce titre, mais l’arrangement est inspiré de cette version) // 2) Les Missiles / Sacré Dollar // 3) Noël Deschamps -/ Ah Si J’avais Pensé // 4) France Gall / Ne Sois Pas Si Bête // 5) Dick Rivers / Frappe De Toutes Tes Forces.

En passant

Inventaire musical à la Prévert (72)

Un album qui figure depuis plus de 50 ans dans ma discothèque, voilà l’occasion de reparler d’un artiste intéressant mais un peu oublié chez nous. Il s’agit de Don Partridge (1945 – 2010) qui eut un bref moment de notoriété en 1968/69, à travers trois succès dont le plus grand est « Rosie », repris en français par Noël Deschamps. C’est n’est pas un musicien tout à fait comme les autres, c’est ce que les Anglais appellent un « busker », un musicien itinérant ou musicien de rue chez nous, Il est aussi un homme orchestre, tout en étant seul il s’accompagne avec plusieurs instruments, une guitare, un harmonica, des percussions. Au tournant des sixties, il s’établit comme musicien de rue. En 1963, il se signale au public à travers les journaux, mais pas en tant que musicien. Avec des ailes de sa fabrication, il se lance du haut du pont de Hammersmith essayant de voler tout en se posant sans dommages. Sa soudaine notoriété musicale en 1968, lui permet d’enregistrer un album chez Columbia. C’est un mélange de folk traditionnel et de blues, quelques reprises agrémentées par ses propres compositions dont 2 hits. Il contient aussi une des plus belles versions que je connaisse du classique de Louis Armstrong « St James Infirmary ».
Assez vite dépité par le showbiz, il retourne comme musicien de rue et voyage à travers l’Europe, retournant sporadiquement en studio pour le compte de petits labels. Mais ses heures de gloire ont eu un avantage, quand il se produit en public, on se souvient de lui et on s’arrête volontiers pour l’écouter, ce qui lui vaudra le titre de roi des buskers. Il n’abandonnera jamais ce style de vie, malgré trois mariages et six enfants. Voici cet album, assez intemporel, toutefois agrémenté de quelques artifices de studio.

Rosie ( UK no 4)

Following Your Fancy

The Wayward Boy

Keep Your Hands Off Her

Seven Days Chokey

St James Infirmary

I’m Going Away

Blue Eyes (UK no 3)

Dock Of The Bay

First Girl I Loved

Candy Man

Black, Brown & White Blues

Mona Song

Blue Eyes, clip tv

Quelques années plus tard dans le métro interprétant Chuck Berry

Durant les sixties, la discographie française se distingua par le nombre impressionnant de publications qui furent faites sous la forme de EP, c’est à dire quatre titres, deux par face. Le principe de base était un peu mercantile, on vendait deux fois plus de marchandise sur la réputation d’un titre principal ou d’un succès, le 45 tours simple avec deux titres était réservé à la promotion et aux jukeboxes. L’avantage principal de ces EP’s demeurait dans le fait que ces éditions étaient présentées dans une pochette avec le plus souvent une photo de l’artiste et un emballage cartonné et plastifié plus résistant à l’épreuve du temps. L’Angleterre et les USA eurent beaucoup moins recours à ce genre de publications. Le plus souvent, la règle était le 45 tours simple emballé dans une simple pochette à trous permettant de voir l’étiquette du disque. Aujourd’hui ces fameuses disques EP’s français, surtout ceux concernant des artistes étrangers, sont recherchés par les collectionneurs du monde entier car ils sont uniques dans leur genre et peuvent parfois atteindre des sommes folles s’ils sont très rares. Au fil des semaines, je vous en présenterai quelques uns parmi ceux qui attirent justement les collectionneurs. Ils seront présentés avec la pochette, éventuellement avec un scan de ma collection personnelle si je ne trouve rien de satisfaisant, les titres qu’ils contiennent, et le plus haut prix atteint par une enchère sur Ebay.

Le nom de Mickie Most rappellera sans doute quelque chose à tous les fans des sixties anglaises. C’est un des plus célèbres producteurs, Animals, Herman’s Hermits, Yardbirds, Nashville Teens, Donovan et autres. En 1968, il fonde le label Rak qui devient une véritable usine à tubes et il produit une flopée de hits et de numéros un. Des artistes comme Lulu, Mary Hopkin, Hot Chocolate, Smokie, Suzi Qautro lui doivent tout ou partie de leurs succès.

Moins connu est le fait qu’il fut aussi guitariste, compositeur, chanteur à succès.. Bien qu’il soit Anglais, c’est en Afrique du Sud qu’il fonda un groupe, Mickie Most & the Playboys. Ils ont un succès considérable puisqu’ils sont 11 fois à la première place du hit parade local avec des reprises anglaises ou américaines. Lassé par les tournée incessantes, il décide revenir en Angleterre et de continuer sa carrière de chanteur. C’est ce qu’il fait, mais il songe rapidement à s’établir comme producteur, métier qu’il estime plus tranquille et sans doute plus lucratif, il n’a pas tout à fait tort. Sur un EP datant de 1965. EMI France se décide de publier un disque avec des titres anglais période 63-64. Le titre le plus intéressant reste « That’s Allright » un original composé par Miki Dallon, qui travaillera avec les Sorrows un peu plus tard. Il fut aussi repris en français par les Chats Sauvages période Mike Shannon « Je Suis Prêt ». On peut penser que la réputation qu’il s’est faite avec les Animals n’est pas étranger à cette sortie. C’est malgré tout une pièce très rare

Mickie Most – Vogue EPL.8020, publié en 1962, meilleure enchère sur Ebay 209 euros.

That’s Allright

Sea Cruise

Money Honey

It’s A Little Bit Hot

1964

La reprise des Chats Sauvages

Envies de découvrir autre chose ?

La musique n’a pas de frontières. S’il y a bien un point où je suis très éclectique, c’est assurément la musique. Entre un disque de hard rock et un opéra, pour moi c’est de la musique. C’est la différence qu’il y a entre un plat de haricots et un entrecôte bordelaise, les deux pris dans leur contexte propre peuvent s’avérer délicieux. Je fouille, j’écoute, je trouve, et puis quelquefois je tombe sous le charme. C’est pour moi une quête permanente.
Je vous invite à partager ces découvertes au hasard. Des artistes qui ne font pas forcément la une des médias, mais qui ne sont pas dépourvus d’un certain magnétisme ou plus simplement nous présentent une belle vision musicale.

La musique russe ne nous est pas complètement inconnue, de nombreux airs de folk sont parvenus jusqu’à nous. Historiquement, il y a eu à travers les siècles de nombreuses connexions avec l’Europe de l’ouest. Avec l’invention de l’enregistrement sonore, elle voyagea d’autant mieux, on trouve de nombreuses chansons russes qui sont chantées en français, qui ne connaît pas « Kalinka »? Les airs russes n’ont pas l’air de répugner les Français si j’en juge par les tonnes de disques du Choeur de l’Armée Rouge que l’on trouve dans les puces. Cette grosse machine précise comme une horloge est une des rares concession que l’on fit au régime communiste après la révolution de 1918. Les compositeurs classiques russes n’ont rien à envier à leurs collègues occidentaux, ils sont maîtres chez eux. Personnellement je trouve dans la musique russe, une âme qu’on ne trouve pas ailleurs, une nostalgie qui figure aussi dans la musique tzigane, on parle de l’âme slave, c’est un peu cela. Et puis la langue ne manque pas d’un certain charme.
Pour cette petite sélection de musique russe, j’ai choisi des airs plutôt traditionnels, inconnus pour moi ou presque. Si les Russes peuvent rêver ou avoir du plaisir sur cette musique, alors on peut le faire aussi avec eux. La musique n’a pas de frontières.

On The hills Of Manchuria
C’est sans doute le chanson la moins inconnue des trois, elle est devenue un classique de la guitare électrique, on peut la trouver dans la discographie des Ventures sous le titre de « Mandshurian Beat ». Les connaisseurs en musique classique reconnaîtront un certain air de famille avec la « Valse No 2 » de Shostakovich
.

The Bogatyr
Un air traditionnel instrumental à propos d’un chevalier légendaire

Beloe Zlato – Juillet
Chanson traditionnelle par un ensemble féminin. Ce qui est sûr en Russie, c’est que les filles sont plutôt jolies.