Exploration musicale en terre inconnue (5)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien par la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.

Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1987 – Nuclear Device / Desperados. Comme j’allais pas toute ma vie rester croché aux sixties, j’explorais d’autres tendances musicales, toujours un oeil sur le pas très connu. Le France bougeait assez bien dans les années 80, avec des groupes issus de l’after punk. Les branchés de l’époque connaissent, les autres pas du tout, mais c’était pas mal Nuclear Device, un peu anarchiste sans doute.

1987 – Las Mescaleros / I’ve Been A Fool. Un 45 tours plus ou moins auto-produit pour un petit label et enregistré à Lyon. C’est un très bon souvenir pour moi, je l’ai écouté xxx fois + 2.

1980 – Indoor Life. Woodoo. Les années 80, c’est aussi ces groupes qui exploitent des choses un peu bizarres et sombres, particularité de celui-ci, un joueur de trombone. En voici un bon exemple, je les avais vu en concert à l’époque. Au même programme, il y avait les Rita Mitsouko, qui n’avaient pas encore enregistré un disque et Charlelie Couture encore inconnu. C’est toujours de la musique bien obscure appréciée par quelques initiés.

1984 – Box Of Frogs / Back Where I Started.  Ce n’est rien d’autre que les Yardbirds, tous le membres originaux sont présents sauf Eric Clapton et le chanteur décédé. Jeff Beck et Jimmy Page apparaissent sur certains titres et aussi des musiciens invités comme  Graham Parker, Ian Dury, Roger Chapman, Rory Gallagher  et John Fiddler principal chanteur.  Ce groupe n’a jamais existé qu’en studio, aucune apparition publique.  Bien que je me souvienne avoir acheté le disque à Paris, il n’y jamais eu les honneurs du passage radio. Par contre, le titre ici-présent fut passablement diffusé sur les radios FM américaines. Les ventes du premier album furent assez encourageantes pour en sortir un second.

1968 – Jean-Pierre Lebrot / Barbara Au Chapeau Rose. Il y a pas mal de disques comme celui-ci qui sont récupérés par les collectionneurs. C’est un bide complet à l’époque de leur sortie, mais pour une face ou l’autre musicalement intéressante, surtout à tendance psychédélique, quelques connaisseurs les recherchent. Exemple pour ce single qui peut monter à 60 euros.

1971 – Philippe Nicaud / C’Ex. Celui-ci fait encore plus fort, ça peut monter jusqu’à 100 euros. Phillipe Nicaud est un chanteur, compositeur, acteur dans de nombreux films. Il fit les beaux jours d’une série policière télévisée  « L’inspecteur Leclerc Enquête » vers 1962. Il composa pour France Gall et se spécialisa un peu dans la chanson à connotation érotique comme ce titre musicalement pas inintéressant. Du fait du sujet un peu délicat, ces disques restèrent très confidentiels.

1965 – Don Covay / Take This Hurt Off Me.  A part son hit de 1961 « Pony Time » et encore, Don Covay est assez peu connu en France, il aura un regain de popularité en 66-67 avec la vague R&B. Ce disque distribué par Barclay est très confidentiel. Les Small Faces en firent une cover.

1972 -Björn & Benny with Frieda & Anna / People Need Love. Eh oui c’est bien Abba, mais pas sous ce nom, 2 ans avant le célèbre « Waterloo ». Pas facile de penser que ce groupe va devenir un acte majeur des années 1970-80, bien que leur style soit déjà bien présent. Même si j’ai le disque dans ma collection, je dois dire que je ne l’ai pas souvent écouté, mais cela valait bien la somme ridicule que je l’ai payée aux puces.

1969 – Cloud / Cool Jane. Un truc américains publié en France dans une indifférence totale, ce n’est pourtant pas si mal.

1965 – Hoyt Axton / Thunder And Lightnin’. Le célèbre créateur de « Greenback Dollar » dont la mère co-écrivit « Heartbreak Hotel » pour Elvis Presley, commença sa carrière dans le folk. Même avec beaucoup de talent et une puissante voix, il ne parvint guère à charmer les foules françaises avec ses éclairs et son tonnerre. Il en existe une version moins folk par Jimmy Gilmer et les Fireballs.

1963 – The Caravelles / You Don’t Have To Be A Baby To Cry. Ce duo féminin anglais eut un succès assez considérable avec cette chanson, une reprise, no 3 US (elles coiffèrent même au poteau les Beatles dans la conquête du hit parade américain), et no 6 UK. Ce disque paru en France sombra complètement au niveau des ventes.

1968 – Ars Nova / Pavane For My Lady. Un des groupes de l’écurie Elektra, mais bien moins connus que les Doors. Ils furent vraiment parmi les premiers à mélanger la musique classique et la pop, comme cet arrangement sur une pavane d’inspiration médiévale.

En passant

Exploration musicale en terre inconnue (4)

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien par la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.

Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

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Quelques astuces pour améliorer votre expérience Youtube.

Je lis de temps en temps la presse spécialisée Internet, surtout celle un peu en dehors du conventionnel. On y trouve des trucs très intéressants, en voici un. Vous allez sans doute regarder des vidéos sur Youtube, eh ben moi aussi. Comme vous vous en doutez, nous sommes suivis et observés, mais pas trop étonnés qu’après avoir regardé une série de vidéos sur Hawaï, une pub pour des billets d’avion à prix imbattables s’affiche. Certains ont essayé de lutter contre en ouvrant leurs propres sites de vidéos, Dailymotion en est un exemple. Mais il faut bien admettre que le choix est riquiqui par rapport au concurrent. Depuis quelques temps Youtube offre des solutions sous forme d’abonnements qui vous permettent d’avoir accès à des trucs plus branchés comme des récentes séries tv et suppriment la publicité, entre autres, et c’est pas donné. Il est vrai que les publicités envahissent parfois votre écran ou coupent le clip pendant un certain temps. En bien vos misères sont finies et pas besoin d’avoir fait une école d’informatique ou d’installer 36 logiciels, vous n’avez qu’à faire un petit travail très simple que je vous explique.

Il existe une solution qui vous permet de regarder Youtube sans passer par Youtube, n’est-ce pas merveilleux ? Ce site s’appelle hooktube, il permet de voir les vidéos sans souffrir du pistage et sans les publicités.

Si vous regardez la vidéo ci-dessous sur Youtube et si vous regardez le lien vous aurez www. ensuite youtube.com et un tas de lettres et de chiffres. Si vous remplacez juste et seulement youtube.com par hook.com, vous aurez exactement la même vidéo, mais vous n’êtes plus sur Youtube. La seule exception que j’ai notée, c’est que certains  personnages ne veulent pas que l’on regarde la vidéo ailleurs que sur Youtube, et bloquent le partage, des actionnaire dans doute, des idiots certainement, alors c’est râpé mais c’est assez rare. Oui, vous allez me dire que c’est chiant de changer chaque fois les termes. D’accord, mais il existe une solution très simple, vous créez un lien hookcom dans vos favoris ou sur votre bureau et une fois sur le site, vous pouvez y rester des heures, il y a un moteur de recherche qui fonctionne très bien.  Cliquez sur le lien en dessous de la vidéo, il vous amènera sur la vidéo mais version hook.com et vous verrez exactement la même vidéo. Cliquez sur le lien encore en-dessous (celui qu’il vous faudra mettre en raccourci) et vous arriverez sur la site en page d’accueil et à vous de choisir votre programme. Elle est pas belle la vie ?

https://hooktube.com/watch?v=dnqxbdnzlhw

 

https://hooktube.com

 

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Revenons à notre programme habituel

1963 – Michel Cogoni  / Oublie qu’elle est si belle. Michel Cogoni fut avant tout connu comme un animateur, mais il essayé aussi d’enregistrer quelques disques qui n’attirèrent pas les foules. Ici en 1963, il enregistre une version vocale de l’instrumental anglais créé par les Dakotas, « The Cruel Sea ». Il s’est tué dans un accident en 1969.

1966 – Giorgio / Bla Bla Diddley. Ce disque originaire d’Allemagne fut publié en France, car il était assez accrocheur avec son gimmick facile. On ne peut pas dire que ce fut un succès. Mais derrière le nom de Giorgio se cache celui de Moroder, qui devint un compositeur et producteur au succès planétaire une dizaine d’années plus tard. Il faut bien commencer une fois, n’est-il pas ?

1965 – Sir Douglas Quintet / she’s About A Mover. En 1969, le Sir Douglas Quintet connut un succès planétaire avec « Mendocino ». Mais 3 ans avant London France avait publié un EP très rare, qui présentait leur première percée dans les chars américains avec « She’s About A Mover », qui resta totalement ignorée en France. Un clip en playback présenté par Trini Lopez.

1965 – The Trashmen / Whoa Dad. Il existe trois EP’s des Trashmen publiés en France. Leur rareté va crescendo, le troisième étant de loin le plus rare et le plus recherché, compter plus de 200 euros pour une copie en très bon état. Musicalement, c’est pas le plus intéressant bien que très plaisant.

 

1964 – Isabella Ianetti / Non Lo Faro Mai Piu. On a très souvent tenté d’essayer de nous faire connaître les chanteurs et chanteuses italiens, mais bien peu firent une carrière en France. Ce n’est surtout pas le cas de cette chanteuse dont 4 titres furent publiés par Vogue. Sans être génial, le titre que je vous propose est assez original dans le rythme.

1964 – Casey Jones & Governors / Don’t Ha Ha.  Ce fut un de ces nombreux groupes anglais qui émigra en Allemagne, afin d’y tenter de trouver le succès. Dans le cas présent, ils abandonnèrent un certain Eric Clapton, alors guitariste du groupe, qui préféra rejoindre les Yardbirds. Toutefois Casey Jones et son équipe réussirent plutôt bien dans leur patrie d’adoption, ils devinrent un groupe de premier plan. Leur premier succès fut une reprise de « Don’t Ha Ha » de Huey Piano Smith, tout d’abord enregistré pour le label Bellaphon et publié en France par President, il fut réenregistré pour leur nouveau label Golden 12 et le succès démarra. C’est cette version publiée en France par Riviera, qui je vous propose ici. L’une ou l’autre version ne connut pas de succès en France.

 

1966 – The Pebbles / Huma La La. Ce groupe d’origine belge enregistra ce titre en 1966. Il était agrémenté d’un gimminck facile a retenir. Publié sur un EP par President, ce titre ne sembla pas affoler le public français. Toutefois, le groupe connut, via Barclay, une assez bonne réputation au tournant des années 1970 avec des titres plutôt bien torchés et très dans la vague pop.

1964 – Les Volcans / Sans hésiter. Plusieurs groupes suisses tentèrent leur chance en France. Celui qui réussit le mieux fut les Aiglons et leur fameux « Stalactite ». Mais il y a aussi les Volcans, produit comme les Aiglons par Ken Lean. Viré de Barclay, il fut récupéré par Pathé Marconi et s’occupa des Volcans pour leur unique publication, sans vrai succès, de cet EP sur lequel figure cette adaptation de « All Of The Time » de Dave Clark Five. Un peu plus tard, Ken Lean produira les deux fameux EP’s de Larry Greco pour La Voix De Son Maître, prouvant qu’il avait l’étoffe d’un excellent producteur. Passé chez AZ, il se maria avec la chanteuse Katty Line et se tua dans un accident de voiture en Italie en 1971, où il relança la carrière de sa femme avec un certain succès. Sa femme, passagère, fut grièvement blessée et passa de nombreux mois à l’hôpital. Retournée en France, à part un disque en 1981, elle n’a plus donnée de ses nouvelles.

1967 – The Cryin’ Strings / Monja. Le coup du slow bien baveux avec un peu de promotion, ça marche toujours. Ce groupe allemand en fit l’expérience avec « Monja » un hit colossal dans les pays germanophones, partagé avec la version de Roland W. En France, elle connut quelques succès via l’adaptation de Peter Holm, le playboy suédois et futur mari (très brièvement) de l’actrice Joan Collins. Le disque du groupe fut néanmoins publié en France, mais qui s’en aperçut ?

1968 – Les Sauterelles / Heavenly Club. Groupe suisse qui malgré son nom francophone est de la partie germanophone du pays. On leur colla l’étiquette de Swiss Beatles, plus par le fait de leur popularité que celle d’avoir un talent égal. En 1968, ils cassent la baraque dans leur pays avec ce titre, dont la réputation déborda un peu les frontières, notamment celle de l’Allemagne et même celle des USA. Mais la France ne fit pas honneur à la seule publication qu’il existe d’eux ici et qui contient ce titre très plaisant et assez original que l’on peut déjà ranger dans la musique progressive.

1969 – Steamhammer / Autumn Song. Cet excellent groupe anglais qui fusionna plus tard avec Renaissance et le chanteur des Yardbirds Keith Relf pour former Armageddon, passa assez inaperçu en France. Le choix des titres pour les publications en 45 tours ne fut pas des plus heureux, ce qui n’aida pas trop à les faire connaître. Voici un clip pour la TV française. Si vous regardez bien, dans les public vous verrez des têtes bien connues.

1971 – Joe Frazier – If you go stay gone. En 1971, c’est le combat de boxe du siècle, Joe Frazier rencontre l’invincible Cassius Clay. Frazier remporte le match et se met à la musique. Dans un style R&B, même si les disque ne gagne pas le match en France, il faut reconnaître que ce n’est pas mal du tout.

 

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Exploration en terre musicale inconnue 2

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien par la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.

Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1979 – Duncan Browne / Americain Heartbeat – Pas complètement inconnu ailleurs, un compositeur venu du folk qui a publié quelques beaux albums.

1963 – Keith Colley / Enamorado – Les Américains aiment assez la musique latine. Keith Colley, par ailleurs parfaitement américain, enregistre ce titre en espagnol avec un certain succès national. Les fans de Gene Vincent le connaissent sans doute sans le savoir, c’est lui qui a écrit son fameux « Bird Doggin ».

1969 – Freedom – Dirty Water – Des dissidents du Procol Harum d’origine, sous ce nouveau nom ils enregistrent cette reprise de « Dirty Water », le classique des Standells.

1967 – Warm Sounds / Birds And Bees – Typique de la production de 1967-68, ce plaisant petit hit anglais est publié en France dans une indifférence totale.

1965 – Rita Monico / Thrilling – Cette Italienne qui semble même un peu oubliée dans son pays, interprète ici une musique de film composée par Ennio Morrico dont on sent venir les futures musiques de western spaghetti. Elle a pour le moins une jolie voix du haut de ses 15 ans, elle chante aussi en anglais, mais cela ne suffit pas toujours pour être célèbre.

1964 – The Undertakers / Just A Little Bit – Un de ces nombreux bands anglais qui essayaient de se frayer un chemin vers le succès. Ce disque, avec un titre aussi repris par d’autres, fut publié en France seulement en 45 tours simple contrairement à l’habitude. Ce truc était souvent employé comme promo, si cela marchait on le publiait en 4 titres. Il ne franchit jamais la seconde étape.

1965 – Peter And Gordon – L’inconnue – Nombreux sont les artistes anglophones qui ont enregistrée en français, avec un résultat plus ou moins réussi. Le célèbre duo Peter And Gordon tenta aussi sa chance. Dans ce style c’est un des plus probants que je connaisse. Pour autant, cela n’intéressa que peu les Français, car il est plutôt difficile à dénicher.

1966 – The Krew / Everything Is Allright – Enregistré et publié en France en pleine vague R&B, ce groupe, dont on ne connaît pas grand chose, ne décolla pas malgré qu’il soit intéressant pour les amateurs du genre.

1966 – The Motions / I’ll Follow The Sun – Ce groupe hollandais qui est la première mouture de ce qui deviendra Shocking Blue et son hit international « Venus », a eu trois EP’s publiés en France dans une indifférence quasi totale. Sur le second, on trouve ce plaisant titre qui n’a rien à voir avec la chanson homonyme des Beatles.

1975 – Shocking Blue / Gonna Sing My Song – Les feux du succès apaisés, le groupe continue sa carrière sans le compositeur des hits, Rob Van Leeuwen. Reste à trouver un compositeur digne de son prédécesseur pour alimenter la discographie et permettre à la chanteuse de nous ravir avec sa jolie voix. Cette tentative est assez intéressante, mais passa assez inaperçue et totalement en France.

1974 – Geordie / Goin Down – Brian Johnson avant de devenir le chanteur de ACDC officiait dans ce groupe déjà un peu hard rock. Le groupe ne connut qu’un succès d’estime mais fut assez populaire en Allemagne. Le titre proposé ici est une réécriture du fameux « St James Infirmary ».

1970 – Clouds / Take Me To Your Leader – Un trio de progressive écossais, dominé par l’orgue, à la courte existence et qui bénéficie d’une assez bonne réputation chez les collectionneurs de leurs albums assez difficiles à dénicher. Un clip en playback. C’est un excellent disque.

Exploration en terre musicale inconnue

Au temps du vinyle, la production phonographique française est assez minimaliste par rapport à un pays comme les USA. Cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Malgré tout, une immense partie de cette production restera dans l’ombre, par manque de soutien par la presse spécialisée, par manque de diffusion radiophonique, par manque promotion. Je me souviens d’avoir vu chez les disquaires des représentants de maison de disques faire la promotion de nouveautés du catalogue. Ils n’avaient rien de différent des autres représentants, sauf qu’ils vendaient ou faisaient la promotion des disques au lieu de brosses ou d’assurances. Il y avait ce qui était en demande, les fameux succès du moment, et des trucs moins connus ou inconnus qu’il fallait essayer de refiler au disquaire en vantant la marchandise, charge à lui d’en souligner les mérites auprès d’une clientèle dont il connaissait les goûts.

Malgré cela une très grande partie de cette production est restée inconnue, ne s’est pas ou mal vendue, c’est en général ces disques qui font le bonheur des encyclopédistes, même certains sont devenus de très estimables pièces de collection. Allons faire un tour dans ces publications dont la plupart vous sont inconnues, autant les chansons que les artistes, à moins que vous n’ayez été un chasseur de disques averti pour quelques uns d’entre eux. Toutes les publication dont je parle ici ont bien été éditées en France et sont uniquement des 45 tours.

1972 – Amazing Blondel –  un trio de folk anglais à l’inspiration baroque et médiévale. Produit à l’origine comme Cat Stevens, par Paul Samwell-Smith, ancien bassiste des Yardbirds.

1972 – Spontaneus Combustion – Space Ship, trio anglais plutôt hard.

1970 – Groupe Naissance / A Bientôt. L’avènement de la pop donna l’idée à quelques uns de se servir de ce mouvement pour transmettre un message religieux. Si on fait abstraction des paroles ridicules pour un athée, ce titre est plutôt bien fait musicalement, un rien psychédélique. Il est produit par le label Jef spécialisé dans ce genre de truc.

1966 – Bob Lackman / Laughing Boy. Un excellent disque qui n’est pas sans préfigurer ce que fera David Bowie plus tard. On ne connait pratiquement rien de ce chanteur, sinon qu’il est anglais et lancé par le fameux President Rosko, célèbre animateur radio-télé.

1968 – Eyes Of Blue / Crossroads Of Time. Groupe sous la houlette du fameux Graham Bond, un titre qui aurait mérité un succès plus conséquent. Entre pop, jazz et classique.

1967 – The Lyrics / Wait . Groupe assez connu chez le garagepunkeux sixties, une belle réussite dans le genre.

1969 – The Locomotive / Mr Aramageddan. Du psyché anglais.

1968 – Mec Op Singers – Miserere. Après un titre inspiré de la musique grégorienne « Dies Irae », qui avait assez bien cartonné en Europe, les Mec Op Singers, un band belge voisin de la frontière française, enregistrent un disque de même style deux ans plus tard. C’est très plaisant pour ceux qui aiment ce genre d’ambiance. Si le premier sur Disc AZ est relativement courant, cette deuxième publication est nettement plus difficile à dénicher en pressage français.

1970 – Ben Cramer / Lady Of The Night. Hollandais, il a participé à l’Eurovision. Un peu dans le style de Barry Ryan.

1971 – Irish Coffe  / Carry On. Très connus en Belgique où ils sont nés, ils ont très bonne réputation chez les collectionneurs. Un disque intéressant.

1978 – Herman’s Hermits  / Heart Get Ready For Love. En pleine période disco, Herman’s Hermits sans Peter Noone, tentent de relancer la machine sans convaincre vraiment.

1963 – Simone Jackson – Tell Me What To Do. Issue de l’ère Beatlemania, elle est peu connue ici ou même ailleurs.

En passant

Vers d’autres horizons musicaux

A la fin des années 1960, sans doute un peu lassé parce que j’écoutais, j’ai cherché des palliatifs. En fréquentant les disquaires qui offraient de nouvelles alternatives musicales, je me suis tourné après avoir écouté, vers ce qui me semblait sortir des sentiers battus. Les Stooges, MC5, Blue Cheer, Frank Zappa, Captain Beefheart, me parurent répondre a cette recherche. Ce furent les premiers pas. Par la suite, j’ai cherché à compléter mes écoutes en mettant la main sur des artistes relativement obscurs dont les disques n’étaient pas toujours évident à trouver. Je n’ai jamais cessé d’explorer cette voie, même encore aijourd’hui, je découvre des trucs qui datent de 40 ou 50 ans en arrière, souvent sur les conseils d’un autre collectionneur. Aujourd’hui on colle souvent l’étiquette de musique progressive sur ces artistes qui sont devenus les pionniers d’un style ou de simples parenthèses de ce mouvement. Voici une sélection des ces trucs pas toujours évidents à écouter pour un profane, mais qui confinent au céleste pour les amateurs. Je me suis attardé plutôt à présenter les plus célèbres, bien que pour certains ce terme relève un peu de la gageure. Pour ces derniers, à travers le monde, ils ne sont connus que par quelques milliers et encore, tandis que les autres peuvent additionner les fans par millions.

Un de ces trucs bien baveux, bien déglingué, bien saignant, de la musique pour grandes personnes. Shockabilly, groupe des années 80 avec Ed Sanders, le chanteur des Fugs.

The Deviants, vraiment un des premiers du genre. Leurs albums sont autant légendaires que leur musique.

Captain Beefheart, un personnage tout en saveurs.

Edgar Broughton Band, par hasard il a la même voix que celle de Captain Beefheart.

Stackwady et leur fameuse reprise de « Mystic Eyes » de Them.

MC5, toute une légende dont il ne reste que peu de survivants parmi les membres fondateurs.

Frank Zappa, avec le Captain Beefheart aux vocaux, une riche idée.

Pink Fairies toute une histoire.

Twink, une légende qui passa à travers d’autres artistes de légende dont les Pink Fairies.

Les Stooges à leurs débuts et bien sûr Iggy Pop.

Frank Marino, très proche de Jimi Hendrix, mais bien bordélique.

Ron Ashton, après les Stooges dans Destroy All Monters.

 

Toujours Ron Ashton, mais ici avec le batteur de MC5, dans un groupe qui s’appelait New Order, avant les autres New Order.

Blue Cheer, un de leurs vieux titres en live dans les années 90, superbe !

The Monks, des GI’s basés en Allemagne décident de « faire » de la musique. La chose qu’ils détestent le plus, les mélodies. Alors pratiquement tout leur répertoire est composé de manière rythmique avec des vocaux entre borborygmes et plaintes arrachées, ils sortent un album et quelques singles. Entre 1965 et 1966, ils se posent comme le premier groupe de punk, bien avant l’heure. Pas pour un titre qui pourrait approcher le style, mais pour tout le répertoire. Ils eurent peu de succès avant de devenir des vraies légendes.

En passant

Musique avec deux frères au top

Si on me demande de citer un groupe parmi ceux qui firent les grandes heures des années 50, je pense immédiatement aux Everly Brothers. Ce duo de deux vrais frères, Don et Phil Everly (décédé en 2014), connut un succès considérable à partir de 1958 et jusqu’au milieu des années 60. De parfaites harmonies vocales qui ne manquèrent pas d’inspirer les Beatles, et de parfaits arrangeurs. Ils ont composé ou interprété une multitude de chansons qui sont encore aujourd’hui dans toutes les oreilles des témoins de leur heure de gloire. Ils ont aussi puisé dans le répertoire des autres et il faut bien reconnaître que leur reprises sont parfois, et même assez souvent, géniales. Je me régale depuis plus de 50 ans à écouter les pépites qui jalonnent la multitude d’albums qu’ils ont enregistrés.

En voici un choix qui concerne les reprises tout au long de leur carrière. Vous y retrouverez quelques chansons que vous connaissez sans doute par l’un ou l’autre. Mais toutes leurs reprises tant au niveau vocal qu’au niveau des arrangements sont de grande classe. Le talent multiplié par deux dans la même famille.

Lucille de Little Richard

Suzie Q de Dale Hawkins

Muskrat de Merle Travis

Kansas City de Little Willie Littlefield

The House Of The Rising Sun via les Animals

High Heel Sneakers de Tommy Tucker

Jezebel de Frankie Laine

Good Golly Miss Molly de Little Richard

Trains Boats And Planes de Burt Bacharach / Billy J Kramer & Dakotas

Whither Shade Of Pale de Procol Harum

My Babe de Little Walter

Have You Ever Loved Somebody des Hollies

Autumn Leaves (Les Feuilles Mortes)  de Jacques Douai / Cora Vaucaire / Yves Montand

People Get Ready des Impressions

I’m Gonna Move To The Outskirts of Town de Casey Bill Weldon

En passant

Un Jefferson qui plane

Groupe majeur des années 60, immensément créatif dominé par la voix de Grace Slick à partir du second album. En explorant les albums, on retrouve ces petites perles de musique sans doutes moins connues que les titres phares, mais qui font que les albums sont intégralement passionnants. Trois extraits par album des quatre premiers albums.

Take Off – 1966. C’est la première chanteuse Signe Anderson.

Let Me In

Bringing Me Down

It’s Allright, ne fut pas publié sur l’album original, mais fait partie des sessions.

Surrealistic Pillow, 1967. Premier album avec Grace Slick.

She Has Funny Cars

Today

Come Back To Me

After Bathing At Baxter’s, 1967

The Ballad Of You And Me And Poneil

Martha

Rejoyce

Crown Of Creation, 1968

Lather

Star Track

Crown Of Creation